Afflux des Militaires Rwandophones

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La population de la cité de Kirumba située à 150 Km de la ville de Butembo au Sud du Territoire de Lubero dénonce un afflux massif des militaires rwandophones, appelés aussi « Fardc Nouvelle Formule » ou «  Forces Armées Rwandaises Déployées au Congo ». Ce qui inquiète la population de Kirumba et des environs c’est moins l’effectif croissant des "Fardc Nouvelle Formule" que les exactions qu’ils commettent à l’encontre des paisibles congolais et de leurs biens dans l’indifférence ou impuissance totale des autorités administratives locales.
 
Au lieu que ces militaires soient cantonnés dans un camp militaire, ils se dispersent dans la cité de Kirumba, occupent de force les habitations appartenant aux civils, notamment les maisons en voie de construction, les paillottes ou vérandas des vieux, toute maison non occupée, etc. Quand vient le soir, ces militaires armés prennent leurs femmes et leurs enfants et s’invitent au repas du soir dans les familles de la cité de Kirumba jusqu’à ce qu’ils soient satisfaits. Le coin le plus touché par cette agression vespérale des familles c’est le Quartier Makasi.  Ce qui arrive dans les familles victimes de cette nouvelle forme d’agression, c’est que devant les armes, les menaces de ces intrus, les membres de la famille victime refusent de manger avec leurs agresseurs. Ces derniers vident les plats et s’en vont, laissant leurs victimes mourir de faim.
                                  
                                Une vue de la cité de Kirumba au Sud de Lubero
A part cette agression des domiciles aux heures vespérales, les habitants de Kirumba et de leurs environs dénoncent aussi le vol armé des récoltes dans les champs et du bétail dans les fermes par les mêmes militaires. La crainte est que, si cette pratique malveillante n’est pas arrêtée maintenant, les habitants de Kirumba et environs mourront de faim car ils n’auront plus de nourriture dans leurs maisons comme dans leurs champs. Les observateurs de la situation qui prévaut au Sud de Lubero redoutent ainsi l’usage de l’arme alimentaire par militaires rwandophones dont le déploiement incontrôlé fait problème.     
 
Ailleurs dans la région de Beni-Lubero, on signale les pillages du bétail dans les fermes. C’est le cas du village de Mwenye où les militaires ont extorqué 66 vaches, abattant 7 de ces vaches pour la casserole du jour. Dans une ferme de Mwenye, une sentinelle qui a voulu mourir pour ses brebis ( ses vaches dans ce cas précis) en les défendant contre le loup rugissant et ravageur, a été abattu par militaires pillards.
 
Au même moment dans les localités de VUSEGHA, VUKOKA, MBUMBI, etc. les habitants sont réduits en esclaves par les militaires qui y exploitent les minerais, le bois et planches (LIBOYO) et les font transporter de force par les civils. Tout citoyen qui refuse ou essaie de se soustraire de cet esclavage est abattu.   
 
Les populations congolaises de ces contrées lancent un SOS à l’administrateur du Territoire de Lubero ainsi qu’au Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, pour que ces derniers mettent fin à cette situation de guerre et d’occupation qui  continue en dépit de la version officielle de la paix retrouvée.  
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Correspondances  particulières de Kirumba et Mwenye/ Manguredjipa
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©Beni-Lubero Online
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