Alerte!!! Nouveau foyer de génocide à Rutshuru

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Après Beni et Ituri, c’est maintenant le territoire de Rutshuru qui amorce le bain de sang. Les auteurs sont toujours les mêmes, les victimes pareillement. Horrible et effrayant, tel que la campagne amorcée pour cette troisième phase de génocide planifié cette fois-ci pour le petit Nord-Kivu embrase simultanément non seulement l’étendue du territoire de Rutshuru, mais encore la ville de Goma avec des stimulus donnés à partir de la haute sphère nationale, c’est-à-dire à Kinshasa.

Le coup d’envoi est donné à Kiwanja…

La date du 25 octobre 2020, sera désormais un autre repère clé dans les annales des massacres génocidaires des membres de la communauté Nande. En ce jour-là une femme Nande habitant Kiwanja (en territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu) âgée d’une quarantaine d’année, mère de cinq enfants, s’était rendu au champ avec son fils aîné âgé de douze ans. Un groupe de cinq miliciens Hutu armés de fusils et de machettes les surprend et se jette sur eux. Le petit garçon, favorisé par la souplesse de son âge et sa taille, réussit providentiellement à s’éclipser dans la nature et échappe aux bourreaux. Mais le centre d’intérêt de ces derniers était davantage la pauvre maman qu’ils ont systématiquement violée en chaîne.

Le jeune homme, quant à lui, vint alerter les gens dans la cité. Les jeunes gens s’engagèrent alors à la poursuite des malfrats dont ils purent maîtriser trois avec le concours des forces de l’ordre. Il a été scandaleux de constater parmi ces inciviques appréhendés la présence de Monsieur Rurahoze, connu comme le président du PPRD/section de Kiwanja.

De qui est cette œuvre tragique en déchaînement?

Une nouvelle milice issue de la milice classique Hutu dite NYATURA vient de voir le jour. Il s’agit du groupe appelé CMC, dont l’objectif est d’exécuter à travers les territoires de Rutshuru, de Masisi et dans la ville de Goma le genre de massacre génocidaire en cours à Beni et en Ituri. L’état-major de cette milice est basée à Mulimbi dans les contrées de Tongo, à l’ouest de la cité de Kiwanja/Rutshuru.

Les combattants de CMC sont éparpillés partout dans le territoire de Rutshuru. C’est ainsi que, saisissant de l’opportunité des échauffourés qu’ils ont provoqués pour trouver le prétexte du déclenchement de leurs actions génocidaires, ils se sont immédiatement largués à partir des villages de Buhunda et Mabungu, envoyés par leurs leaders pour amorcer des attaques tragiques contre les familles Nande. Le jour où ces événements malheureux sévissent à Kiwanja, d’autres attaques du mêmes s’enregistrent contre les Nande au niveau de la localité de Buramba, à plus de 30 kilomètres de Kiwanja, sur l’axe qui conduit vers la frontière d’Ishasha. Ceci est un signe visible que le plan du présent génocide a déjà posé ses jalons partout à travers le territoire de Rutshuru.

Tous les extrémistes Hutu se lancent fortement dans la campagne de sensibilisation pour porter ce génocide à son apogée tel qu’on peut le lire sur ce Twitter de Mélanie Uwamahoro:

Les célèbrent opérateurs politiques Hutu, tels que Monsieur Eugène SERUFULI NGAYABASEKA, n’ont pas nom plus manqué à y donner un coup de pousse pour que la tragédie soit ramenée à la hauteur requise en vue d’infliger l’image d’un réel terrorisme du genre de Beni et de l’Ituri.

Voudriez-vous palper l’horreur déjà en marche…?

Seulement à l’espace de trois jours, c’est l’hécatombe. Les miliciens de CMC ont démontré combien ils ont juré loyauté à leurs mobilisateur en exécutant sans faille les instructions de leur hiérarchie signalée ci-dessus. Le 27 octobre 2020 a fait voir aux familles Nande de Katoro (4 kilomètres de Rutshuru) le pire de tragédie. Quel cœur resterait-il insensible en contemplant cette boucherie humaine? Il suffit de cliquer sur ce lien qui suit pour s’en rendre compte, mais attention aux cœurs sensibles! C’est ici que se trouve l’image des victimes Nande du génocide des rwandais et leurs alliés congolais à Kiwanja

Les personnes ainsi massacrées dans la nuit du 27 au 28 octobre 2020 à Katoro sont les suivantes:
1. Kavira Joséphine, 67 ans
2. Kanyere Evelyne, 6 ans
3. Mumbere Wasakundi, père de famille
4. Kahindo Jeannette, mère de famille
5. Kanyere Neema
6. Muhindo Clovis
7. Kavira Christelle
8. Kabuo Clarice
Deux enfants ont providentiellement échappé à la mort en se cachant sous le lit.

Le champ du complot est vaste…

La principale mission est, certes, l’extermination des membres de la communauté Nande. Mais, au-delà de cette élimination physique, le Nande est visé dans toutes les manifestations de sa vie sociale. Et d’emblée, les génocidaires clament ouvertement que les Nande sont déjà littéralement épuisés par les massacres et autres phénomènes d’insécurité qu’ils subissent dans le grand Nord-Kivu (Beni) et l’Ituri, et qu’il n’y aurait pas besoin de beaucoup d’effort pour réduire au silence ceux qui résistent encore.

Actuellement, il faut donc les attaquer sur tous les plans, surtout dans le domaine professionnel. D’où, un nouveau terrain pour les poursuivre est déclaré à l’ICCN (Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) et d’autres Institutions publiques. Ceci est une alerte pour que des dispositions appropriées soient prises par les autorités pour protéger les sujets Nande au service de l’ICCN dont la vie est menacée par ceux qui planifient le génocide dans le territoire de Rutshuru.

Joséphine FURAHA
Goma

©Beni-Lubero Online.

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Un commentaire

  1. Comme d’habitude, vos articles sont truffés d’affabulations, hallucinations et autres contre – vérités (aucune enquête sérieuse menée) visant à brouiller les pistes et enfumer la communauté nationale! Les massacres horribles qui endeuillent la zone de Beni sont le fait des rebelles islamistes des ADF, opérant en connivence avec certains commerçants et politiciens Nande, les preuves existent! Pour le Rutshuru, il semble bien que les tensions ethniques dans ce territoire sont attisées par certains politiciens extrémistes (essentiellement Nande et Hutu). Les immigrés Nande vivant dans cette zone, sur ordre de certains politiciens en province, se sont lancés dans des provocations et harcèlement à connotations ethniques sur les autochtones Hutu. Les conséquences sont là et déplorables ! Il appartient aux uns et aux autres de se désolidariser des leaders tribalistes qui les emmènent sur une pente dangereuse !

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