Apollinaire Kivyamunda d

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Université Catholique de Louvain La Neuve (UCL)
Ottignies, Belgique, 2008
Dr. Apollinaire Kahindo Kivyamunda, Docteur es Théologie
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Titre de la Thèse :
La relation à Dieu selon Maurice Zundel

Le jury est composé de MM. les professeurs
É. Gaziaux, président
M. Foket, promoteur
J. Palsterman
Ph. Weber
G. Vergauwen (Université de Fribourg- Suisse)
 
Le lundi 16 juin 2008, à 9h00 du matin, à l’Université Catholique de Louvain en Belgique, notre compatriote Apollinaire KAHINDO KIVYAMUNDA a été reçu Docteur en Théologie après la présentation et la défense publique de sa dissertation doctorale axée sur la thématique de la relation à Dieu selon Maurice Zundel. Pour ceux qui ne le connaissent pas, le nouveau docteur est originaire de Manguredjipa, Territoire de Lubero, Province du Nord-Kivu, R.D.Congo!
1. Résumé de la thèse
Cette thèse à cheval sur la psychologie des profondeurs et sur la théologie spirituelle fait l’autopsie du vide ontologique et spirituel qui se vit en nous et autour de nous. Il ne fait pas l’ombre d’un doute que bien des personnes sont en quête du sens à donner à leur vie. Cette quête rencontre un foisonnement de propositions qui peuvent relever autant de la thérapie que de la spiritualité. Cette quête serait- elle due au fossé entre les exigences de la vie quotidienne et les valeurs spirituelles proposées par les religions ? Comment relever ce défi qui vient du plus profond du cœur de l’être humain? Ces questions sont à la source de cette thèse sur la relation à Dieu selon Maurice Zundel, qui s’attache à l’étude de la prédication inédite de ce dernier. Très sensible à l’humanisation des conditions de vie de tout être humain, M. Zundel découvre sa spiritualité propre. Elle conduit à la transfiguration intérieure de l’homme et de la femme par une vision du Dieu de l’Evangile, totalement désapproprié et proche du marginalisé. Telle est la trame de fond de la littérature spirituelle que M. Zundel lègue à l’humanité.
 
Cette thèse comprend deux grandes parties. La première partie est consacrée à une biographie critique de M. Zundel. Elle retrace son cheminement en le replaçant dans son époque et dans son milieu pour faire ressortir le lien que fait Zundel entre sa spiritualité, constituée tant de son expérience personnelle que de sa pensée, et son oeuvre pastorale. M. Zundel doit à l’expérience spirituelle de ses quatorze ans l’idéal de vie et l’appel à la forme de sainteté qu’il proclamait dans sa prédication. D’origine modeste, M. Zundel fit l’expérience de la précarité. Sa pensée et son action revêtent les formes d’un constant plaidoyer en faveur d’une justice sociale. Il rêvait d’une société qui procurerait aux hommes et aux femmes les conditions de vie idéales pour l’éclosion et pour le développement d’une personnalité libre et créative grâce à la rencontre de Dieu.
La deuxième partie porte sur la relation à Dieu selon Maurice Zundel. L’être humain est le point de départ de tout questionnement chez M. Zundel. Conscient de la quête du sens qui habite l’être humain, l’auteur organise sa pensée autour d’une thématique-clé : la dignité humaine. Pour lui, au fond de tous les problèmes humains se trouve la question de Dieu. Connaître Dieu et en parler c’est montrer que l’homme est perdu sans cette rencontre de Dieu dans laquelle l’homme puise le sens à donner à sa vie. La question de Dieu est en même temps une question sur l’homme et inversement. Partant de cette anthropo-théologie, la prédication de M. Zundel accentue la dynamique d’un retour de l’homme en lui-même en vue d’une meilleure ouverture à Dieu. Pour Zundel, l’être divin se révèle à travers l’histoire humaine comme Un et Trine. Il est relation vivante du Père au Fils. Le Saint-Esprit est la re-spiration d’amour qui répond à l’amour du Père et du Fils. La vie divine apparaît ainsi tout entière, concentrée dans ce don mutuel du Père au Fils et du Fils au Père, dans l’unité du Saint-Esprit. Dans cette communion trinitaire transparaît la toute puissance de Dieu mais aussi sa fragilité : un Dieu désarmé, silencieux, crucifié, un Dieu livré entre les mains de l’homme. Pour naître au monde et pour traverser l’histoire, ce Dieu trinitaire prend le visage que l’infirmité humaine lui prête et qu’Il assume comme un vêtement de pauvreté : le Christ, Verbe Incarné de Dieu.
La relation de l’homme à Dieu comporte une dimension d’engagement et de responsabilité à l’égard de l’Autre et des autres. Tout homme est chargé d’une mission spécifique qui l’incorpore dans la dynamique communautaire de l’Eglise comme acteur du salut tant individuel que collectif. La relation à Dieu est, de ce fait, constitutive de l’identité humaine. 
La relation à Dieu selon Zundel relève de l’attitude intérieure qui consiste accueillir au fond de soi l’Hôte Invisible qui se révèle en nous révélant à nous-même. Par sa prédication, M. Zundel veut aider l’homme à prendre conscience de l’existence de ce Dieu qui lui est intérieur comme « Père » et comme « Mère ». 
La finalité de la relation à Dieu, selon M. Zundel, est de procurer le sens de l’Infini, la liberté et la joie de l’esprit à ceux qui s’engagent dans le dialogue avec l’Autre ou avec les autres. La relation fait appel à un pur rapport qui, sans rien ajouter à la réalité des choses ou des personnes, provoque en elles cette sorte d’extase qui les meut vers A(a)utrui. Dans cette expérience de communion à Dieu, « l’homme passe infiniment l’homme » . 
 
2.Thèses annexes :
1.    Patrologie
La distinction origénienne entre « l’Évangile temporel » et « l’Évangile éternel » montre qu’aux yeux de l’exégète alexandrin, la lecture que l’Église fait des Écritures à la lumière de la foi au Christ n’épuise pas le sens de la Bible.
2.    Exégèse
Le récit des noces de Cana anticipe l’heure de Jésus à la croix où il manifeste sa gloire et accomplit son œuvre eschatologique.
3.    Dogmatique
L’Église de ce temps n’a pas trouvé de formulation du mystère de la résurrection recevable pour ses contemporains
Professeur à l’IPET – Nivelles et à Liège depuis 2003, Apollinaire Kahindo Kivyamunda est originaire du Nord-Kivu en RDC. Passionné par l’enseignement avec les nouvelles technologies, l’auteur de la présente thèse est diplômé d’Etudes Approfondies en Théologie (de la communication) et Maître Agrégé en Sciences Religieuses et en Philologie Biblique de l’Université Catholique de Louvain. Conjointement à ses enseignements, il dirige le Centre Virtuel de la Théologie de la Communication sis à Erembodegem en Belgique.

Thèses annexes :
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1. Patrologie
La distinction origénienne entre « l’Évangile temporel » et « l’Évangile éternel » montre qu’aux yeux de l’exégète alexandrin, la lecture que l’Église fait des Écritures à la lumière de la foi au Christ n’épuise pas le sens de la Bible.
2. Exégèse
Le récit des noces de Cana anticipe l’heure de Jésus à la croix où il manifeste sa gloire et accomplit son œuvre eschatologique.
3. Dogmatique
L’Église de ce temps n’a pas trouvé de formulation du mystère de la résurrection recevable pour ses contemporains.


Résumé
Aujourd’hui, bien des personnes sont en quête du sens à donner à leur vie. Cette quête rencontre un foisonnement de propositions qui peuvent relever autant de la thérapie que de la spiritualité. Cette quête serait- elle due au fossé entre les exigences de la vie quotidienne et les valeurs spirituelles proposées par les religions ? Comment relever ce défi qui vient du plus profond du cœur de l’être humain? Ces questions sont à la source de cette thèse sur la relation à Dieu selon Maurice Zundel, qui s’attache à l’étude de la prédication inédite de ce dernier. Très sensible à l’humanisation des conditions de vie de tout être humain, Zundel découvre sa spiritualité propre. Elle conduit à la transfiguration intérieure de l’homme et de la femme par une vision du Dieu de l’Evangile, totalement désapproprié et proche du marginalisé. Telle est la trame de fond de la littérature spirituelle que Zundel lègue à l’humanité.
Cette thèse comprend deux grandes parties. La première partie est consacrée à une biographie critique de Zundel. Elle retrace son cheminement en le replaçant dans son époque et dans son milieu pour faire ressortir le lien que fait Zundel entre sa spiritualité, constituée tant de son expérience personnelle que de sa pensée, et son œuvre pastorale. Zundel doit à l’expérience spirituelle de ses quatorze ans l’idéal de vie et l’appel à la forme de sainteté qu’il proclamait dans sa prédication. D’origine modeste, Zundel fit l’expérience de la précarité. Sa pensée et son action revêtent les formes d’un constant plaidoyer en faveur d’une justice sociale. Il rêvait d’une société qui procurerait aux hommes et aux femmes les conditions de vie idéales pour l’éclosion et pour le développement d’une personnalité libre et créative grâce à la rencontre de Dieu.
La deuxième partie, divisée en trois chapitres, porte sur la relation à Dieu selon Maurice Zundel. Le premier chapitre est consacré aux deux pôles de la relation : l’homme et Dieu. L’être humain est le point de départ de tout questionnement chez Zundel. Conscient de la quête du sens qui habite l’être humain, l’auteur organise sa pensée autour d’une thématique-clé : la dignité humaine. Pour lui, au fond de tous les problèmes humains se trouve la question de Dieu. Connaître Dieu et en parler c’est montrer que l’homme est perdu sans cette rencontre de Dieu dans laquelle l’homme puise le sens à donner à sa vie. La question de Dieu est en même temps une question sur l’homme et inversement. Partant de cette anthropo-théologie, la prédication de Zundel accentue la dynamique d’un retour de l’homme en lui-même en vue d’une meilleure ouverture à Dieu. Pour Zundel, l’être divin se révèle à travers l’histoire humaine comme Un et Trine. Il est relation vivante du Père au Fils. Le Saint-Esprit est la respiration d’amour qui répond à l’amour du Père et du Fils. La vie divine apparaît ainsi tout entière, concentrée dans ce don mutuel du Père au Fils et du Fils au Père, dans l’unité du Saint-Esprit. Dans cette communion trinitaire transparaît la toute puissance de Dieu mais aussi sa fragilité : un Dieu désarmé, silencieux, crucifié, un Dieu livré entre les mains de l’homme. Pour naître au monde et pour traverser l’histoire, ce Dieu trinitaire prend le visage que l’infirmité humaine lui prête et qu’Il assume comme un vêtement de pauvreté : le Christ, Verbe Incarné de Dieu.
Le deuxième chapitre traite de la relation à Dieu. Ce chapitre aborde d’abord la question des relations interpersonnelles ainsi que celle des modalités de leur déploiement dans les différents rapports au quotidien de l’être humain avec ses semblables, d’une part, avec l’être divin et avec l’univers, d’autre part. La relation de l’homme à Dieu comporte une dimension d’engagement et de responsabilité à l’égard de l’Autre et des autres. Tout homme est chargé d’une mission spécifique qui l’incorpore dans la dynamique communautaire de l’Eglise comme acteur du salut tant individuel que collectif. La relation à Dieu est, de ce fait, constitutive de l’identité humaine. La relation à Dieu selon Zundel relève de l’attitude intérieure qui consiste à accueillir au fond de soi l’Hôte Invisible qui se révèle en nous révélant à nous-mêmes. Par sa prédication, Zundel veut aider l’homme à prendre conscience de l’existence de ce Dieu qui lui est intérieur comme « Père » et comme « Mère ».
C’est pourquoi le troisième chapitre présente deux aspects de sa théologie en lien étroit avec le sujet : d’abord, la maternité de Dieu. Dieu est autant père que mère. Il ne peut être identifié exclusivement ni au masculin, ni au féminin. Chez Zundel, la différence sexuée est l’expression d’un amour donné et créateur de personnes ; ensuite, l’expérience de l’intériorité en tant que fondement de la théologie spirituelle de Zundel.
La finalité de la relation à Dieu, selon Zundel, est de procurer le sens de l’Infini, la liberté et la joie de l’esprit à ceux qui s’engagent dans le dialogue avec l’Autre ou avec les autres. La relation fait appel à un pur rapport qui, sans rien ajouter à la réalité des choses ou des personnes, provoque en elles cette sorte d’extase qui les meut vers A(a)utrui. Dans cette expérience de communion à Dieu, Zundel affirme que « l’homme passe infiniment l’homme ».
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Wassy Mumbere
Belgique
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