Après 46 ans d’indépendance en R.D.Congo…

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Après 46 ans d’indépendance, la RDC pourra-t-elle enfin goûter les délices de la démocratie ?

 

 

 

 

La date du 30 juin, journée de commémoration de l’indépendance de la RDC , mobilise les congolais tant ceux de l’intérieur que ceux de l’extérieur. Dans le cadre de la célébration du 46ème anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance, les congolais présents à Rome, résidents ou seulement de passage, se sont rencontrés ce jeudi 29 juin, sous l’égide de l’ « association » dite Société Civile Congolaise en Italie en collaboration avec diverses fraternités régionales congolaises en Italie, pour réfléchir sur la destinée de leur patrie-mère en ce moment où elle s’apprête à franchir le Rubicon en organisant les premières élections démocratiques libres et transparentes.

 

 

 

 

« Les 46 ans d’indépendance de notre pays sont lourds d’événements malheureux qui émaillent notre histoire », a fait remarquer l’Abbé Sosthène AYIKULI ,Président de la SOBANO (Solidarité Bienheureuse Anouarite) regroupant les congolais de Kisangani en Italie. En effet, si le souvenir de ces événements évoque un passé douloureux, il constitue néanmoins une leçon pour la construction d’un Congo meilleur.

 

 

 

 

Même si les élections ne constituent pas une solution miracle contre les maux qui ont ruiné notre peuple, elles sont non seulement l’un des 5 objectifs assignés à la transition, mais la plus importante qui mettra fin à la crise toujours décriée de légitimité, a souligné Rigobert Kamate Mbuyiro, Chercheur en Communication Politique. A propos de la date apocalyptique du 30 juin, le conférencier, dans son analyse des enjeux des élections en RDC, a rappelé les dispositions de l’article 222 de la Constitution du 18 février 2006 qui stipulent le principe de la continuité des Institutions de la Transition jusqu’à l’installation effective des institutions correspondantes issues des élections libres transparentes et démocratiques.

 

 

 

 

De son coté, L’Abbé Amisi KAOBO, Président de Kaoze (Fraternité de Lubumbashi en Italie), intervenant sur l’implication de l’Eglise catholique du Congo dans le Processus électoral en RDC, tout en restant convaincu que celui-ci ne constitue pas l’éradication magique de la misère congolaise, a brossé les efforts de la mystique de l’engagement de la CENCO (Conférence Episcopale Nationale du Congo) matérialisés dans le CARTEC (Coordination des Actions pour la Réussite de la Transition selon l’Eglise catholique (CARTEC ) en collaboration avec les autres confessions religieuses pour la formation de la conscience nationale, l’éducation civique et électorale entreprises sur toute l’étendue de la République.

 

 

 

 

Quelle est la contribution des congolais de l’étranger pour l’avènement d’un Etat de droit en RDC ? Telle a été l’essentiel de la communication de Patrick KAPITA, Chercheur en Philosophie Politique. Ce dernier a fustigé un certain manque de coordination sinon d’unité au milieu des congolais vivant en Italie. Pourtant ce pays regorge de plusieurs organisations socio-.culturelles indépendantes et ONG italo-congolaises. Le défi est lancé !

 

 

 

 

Qu’à cela ne tienne, « en suivant de plus prêt la situation congolaise, c’est-à-dire en étant proche du peuple qui a souffert des affres de la longue guerre d’occupation et/ou de libération, on constate sans peine qu’il y a des raisons de croire à l’avènement d’un nouvel ordre politique en RDC, a affirmé Mr Eugenio MALADRINO, ancien Parlementaire Européen, actuel Coordinateur de l’Association Chiama Africa et futur observateur aux prochaines élections du 30 juillet. Ainsi a-t-il confessé, en 5 points suivants, son credo :

 

 

1° Il est faux d’affirmer que les congolais n’ont pas su gérer leur pays quand on sait bien que les occidentaux sont sortis par la porte pour rentrer par la fenêtre. Aussi a-t- il ajouté en disant : « comme aucun pays au monde n’est pas moins mûr pour la démocratie, si la RDC semble battre de l’aile encore, c’est parce qu’il y a des forces qui freinent son élan démocratique. »

 

 

2° Dans ce monde où tous parlent droit de l’homme, le cas du Congo est un exemple fragrant qui démontre que ce discours bien intentionné de la Communauté International est un mensonge. En effet, ce qui intéresse, c’est le gain à gagner au détriment des 3 500 000 des morts, a souligné cet ami du Congo.

 

 

3° La forte unité, l’auto-détermination et la défense de l’intégrité territoriale- qui est pour les congolais non négociable-, face au risque de balkanisation du pays après la chute du défunt Maréchal Président, sont un signal fort que le monde aura noté dans l’histoire de ce géant de l’Afrique Centrale, la RDC.

 

 

4° En admirant la forte capacité des congolais de résister dans des situations désespérantes, Eugenio Malandrino propose : « S’il faut construire un monument pour honorer la résistance populaire, faites un monument pour les vaillants soldats tombés sur le champs de bataille, mais n’oubliez pas d’en faire un en l’honneur de la femme congolaise qui, tout en portant le poids de toute la famille, a lutté pour la paix en descendant sur les places publiques, parfois les seins nus, pour protester contre les forces de la mort. »

 

 

5° L’ancien parlementaire européen reconnaît tout de même l’efficacité de l’action de l’Eglise Catholique qui s’est montrée capable, au-delà des difficultés, d’interpréter les signes de temps en se mettant du côté des plus vulnérables.

 

 

 

 

Enfin, Eugenio Malandrino, pour boucler son intervention on ne peut plus optimiste, a fait remarquer, c’est son point de vue, que les congolais sont riches des valeurs humaines comme des ressources naturelles. Néanmoins ils sont pessimistes. « Si l’éveil de la conscience nationale dans le chef du peuple congolais ne peut pas tout changer, il aura changé quelque chose au moins. Vous congolais de l’extérieur, vous êtes importants car vous pouvez changer beaucoup de choses dans votre pays ».

 

 

 

 

Mr Fernandez MURHOLA, Coordonnateur National du Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI/RDC) de passage à Rome, a, lui aussi, souligné l’importance capitale de cette invitation à l’implication positive de la part de la « diaspora congolaise ».

 

 

 

 

MODERATEUR: Rév. A. SOSTHENE AYIKULI , PRESIDENT DE LA SOBANO

 

 

 

 

10.40: ENJEUX DES ELECTIONS EN RDC, par Mr KAMATE MBUYIRO CHERCHEUR EN COMMUNICATION POLITIQUE

 

 

 

 

11.00: QUELLE FORME DE PARTICIPATION DE CONGOLAIS DE LA DIASPORA POUR LA RECONSTRUCTION DE LA RDC , par Mme BRIGITTE KABU CHERCHEUR EN PHILOSOPHIE

 

 

POLITIQUE

 

 

 

 

11.20: IMPLICATION EGLISE DU CONGO DANS LE PROCESSUS ELECTORAL, par Rév. A. AMISI KAOBO PRESIDENT DE KAOZE

 

 

 

 

11.40: PROCESSUS ELECTORAL EN RDC. VU PAR UN NON CONGOLAIS par EUGENIO MELANDRI COORDINATEUR DE CHIAMA AFRICA

 

 

 

 

P .Adélard Mayani, a .a.

 

 

Italie

 

 

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