Après la mort du Général Kayimbi, le Général Cirimwami prend le bâton de commandement des massacres dans le Grand-Nord

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Voici maintenant plus d’un mois que les massacres ont repris de plus belle non seulement dans ce qui est connu comme le triangle de la mort mais aussi au pieds du Mont Rwenzori, en dépit de la présence de 20 mille militaires selon le nombre donné par le gouvernement congolais.

La mort du Général Kayimbi fut un coup dur contre l’ennemi mais…

Pour mémoire, l’opinion se souviendra que juste après la mort du Général Kayimbi qui avec le Général Mundos était la pièce centrale dans les massacres de Beni notamment, les populations ont cru apercevoir à l’horizon une certaine lueur d’espoir. Nos Fardc ont même pris le dessus sur l’ennemi dans certains villages et coins où l’ennemi régnait en maître. La raison est simple : la chaîne de commandement des massacres venait d’être déstabilisée par la mort de son chef de commandement, le Général Kayimbi. Et l’ennemi n’avait plus accès aux stratégies que montaient les Fardc. Il est fort possible que Felix Tshisekedi était bien informé du double jeu du Général Kayimbi. Et avec la mort de ce dernier, il a dû peut-être voir la paix pointer à l’horizon dans le Grand-Nord.  Pour arriver à la victoire finale, Felix va trouver nécessaire d’opérer des changements au sein des Fardc, notamment dans les opérations de Sokola 1. Malheureusement, au nom de la coalition, il ne pouvait mener ces changements sans l’aval de l’ancien chef de l’Etat au nom de qui le « Génocidaire » Kayimbi agissait et menait les massacres dans le territoire de Beni.

Par ruse de Joseph Kabila, Cirimwami est nommé chef des opérations de Sokola 1

Sur demande, pour ne pas dire par ruse de Kabila, Felix va se faire piéger et nommer Cirimwami comme chef des opérations de Sokola 1, sans le moindre doute que ce dernier est un acteur actif dans les massacres à l’Est du pays et dans le plan de balkanisation du pays.

Cirimwami un acteur sous coulisse dans la mort de Mamadou et de Bahuma

Pour votre mémoire, Cirimwami était le chef du Bureau de renseignement D2 de Mundos lors de la mort du Colonel Mamadou et du Général Bahuma. Inutile d’insister sur le rôle dévastateur de Mundos dans les massacres à l’Est. Depuis lors, il est compté parmi les hommes de confiance de Joseph Kabila qui fait tout de l’impliquer indirectement ou directement dans les opérations militaires à l’Est.

Quelle ne fut la désolation lorsque la population de Beni apprit que Cirimwami est désormais le patron de Solola 1 ! Bien de gens avaient réagi larmes aux yeux en criant: Joseph Kabila revient avec force, préparez-vous à compter des morts tous les jours jusqu’au jour où Cirimwami partira d’ici ! Il a suffi seulement d’une semaine après son installation pour que cela devienne une réalité !

Mais qui pouvait y croire ?

Cirimwami pris la main dans le sac dans les massacres de Mwenda le 17/08/202O

Jusqu’au 17 aout 2020, personne ne pouvait croire que Cirimwami est à vrai la potion dont l’ennemi se sert pour ressusciter.

Il est environ 19 heures de Mwenda, au pieds du Mont Ruwenzori. Des coups de détonation se font attendre. L’ennemi vient d’entrer. Des civils sont tués. Des populations fuient dans toutes les directions. Les Fards basés non loin de là ne réagissent pas.

A entendre ces détonations, d’autres Fardc basés dans les environs, se disent que leurs compagnons d’arme sont attaqués. Et par solidarité, ils se déploient immédiatement pour renfort. Arrivés sur place, ils engagent des combats contre l’ennemi qui ne résiste pas et est repoussé jusqu’à Buhasa, un village déjà abandonné depuis plusieurs mois par ses habitants.

Mais quelle ne fut la surprise le matin, lorsque les Fardc ramassent des corps des rebelles tués. Parmi les 8 cadavres, ils reconnaissent 4 militaires : un commandant d’une des unités basées à Mwenda, le Capitaine Hilaire (Hitler pour d’autres) Pengema, un rwandais d’origine, et 3 de ses garde-corps. Il n’y a pas de doute : c’est lui qui était à la tête de prétendus « ADF » qui venaient d’endeuiller la cité de Mwenda.

Scandale ! Le corps du Capitaine Rwandais est amené immédiatement à Beni. Le Général Cirimwami donne instruction à tous les services de communication de Fardc de garder un silence radio sur ce scandale de Mwenda! En toute discrétion, le 19 octobre, le Général Cirimwami déplace vers une autre une zone non encore identifiée par nos services tout le bataillon chargé des opérations au pieds du Mont Rwenzori avec son Commandant, le colonel Patient, dont le quartier général se trouve à Mutwanga et y déploie au même moment une nouvelle unité. Chose étonnante, aucun jugement, aucune sanction n’est prise, cependant, contre le commandant Patient qui dans son meeting matinal au lendemain des massacres avait déclaré : « Nilisikia masasi mingi nika waza watu wamekufa plus de 100 mushukuru wako tu 8 » (J’ai entendu beaucoup de coups de feu. J’ai pensé qu’il a eu plus de 100 morts. Mais dites merci, parce qu’il n’y a eu que 8).

Il n’y a plus de doute, Cirimwami a pris le bâton de commandement des massacres après la mort du Général Kayimbi. Il a réussi à restructurer la chaîne de commandement des massacres. On comprend alors pourquoi les massacres ont repris de plus belle aussi bien dans le triangle de la mort où depuis plus de deux semaines en moyenne 8 morts mais aussi à l’est au pied du Mont Ruwenzori, comme c’est le cas à Halungupa et à Mwenda ces derniers jours. Chose étonnante, ces dernières semaines la société civile signale partout l’arrivée ou la présence suspecte des groupes d’hommes armés accompagnés d’enfants et de femmes dans toutes ces zones mais aussi dans les environs de la ville de Beni. Cependant aucune action n’est prise par les responsables des opérations de Sokola 1 en savoir plus.

Felix Tshisekedi est averti 

Felix Tshisekedi doit agir sans tarder. Il n’y a qu’une solution pour la libération de notre pays, particulièrement du Kivu et de l’Ituri : nettoyer l’armée de tous ces mercenaires et mettre hors d’état de nuire tous leurs complices, qu’ils soient au sein des Farc ou des Institutions du pays.

 

Pascal Masumbuko

©Beni-Lubero Online.

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