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APRES UN NOUVEAU CARNAGE A BULONGO, LES ADFARDC VEULENT VICTIMISER LES AGENTS DE L’ICCN

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Les FARDC ne doivent pas faire de l’ICCN un bouc émissaire pour se dédouaner devant les opinions…

Dans la nuit du Dimanche au lundi 15 mars 2021, la population de la périphérie de la commune rurale de Bulongo, en Secteur de Ruwenzori, Territoire de Beni, province du Nord-Kivu, a été sauvagement massacrée par les envahisseurs présentés à l’opinion publique comme des présumés ADF, et que l’ambassadeur des USA à Kinshasa, dans une sorte de politique de disculpation des coupables et de distraction, déclarait récemment comme des alliés de l’Etat islamique.

Pour revenir à cette nuit très désolante, quelques jours avant le forfait des ADFARDC contre la paisible population de Bulongo, des alertes venaient d’être présentées par la société civile de Bulongo au commandement du lieu. Et la réaction ayant été celle de toujours, l’indifférence, ce sont les habitants du quartier Mutilipi qui en ont payé de leurs pauvres vies, et de la manière la plus inhumaine possible. Et comme toujours, aucun mot de condoléances de la part du gouvernement, ni de l’armée qui est elle-même infiltrée par l’ennemi.

Curieusement, au lieu d’interpeller les commandements du Secteur de Ruwenzori, ce qui aurait été une bonne surprise, car du jamais vu dans les tristes opérations « Souiller 1 » et « Souiller 2 », c’est à la distraction que nous assistons maintenant : des complices avérés qui trouvent d’autres complices. L’ironie de l’histoire. Mais, BLO invite le peuple à la vigilance. Il sied de dénoncer cette sournoise intention de décharger sur d’autres les responsabilités énormes que portent sur leurs épaules des grands officiers des FARDC, dont la complicité, le cynisme et la criminalité constituent le socle de la pérennisation de ces massacres et de toute l’insécurité vécue au Kivu. Comme pour dire que le mal de Beni se trouve à Kinshasa, d’où le peuple meurtri ne reçoit ni compassion ni action gouvernementale responsable.

En fait, ce mardi 16 mars, le lendemain des massacres de Mutilipi-Bulongo, on apprend que le Conservateur de la Sous-station de l’ICCN de Mutsora en Secteur de Ruwenzori serait arrêté, accusé de trafic des munitions de guerre dans la région de Beni.

On sait très bien que les agents de l’ICCN font usage des armes à feu sans en avoir la licence d’achat. C’est en fait les FARDC qui les leurs fournissent, par l’intermédiaire de Mr Gilbert Dilice, chargé de la sécurité de l’ICCN. Donc, toutes les munitions qu’on retrouve chez l’ICCN proviennent, normalement, des FARDC. Ce recours provient du fait que l’ICCN, à côté des FARDC, relève également du Ministère de la défense ; c’est à ce titre que ces deux structures sont souvent en collaboration en cas de nécessité pour ce qui concerne la sécurité et la protection dans le parc. A ce titre, toutes les opinions devraient aisément comprendre que le transfert de munitions entre FARDC et ICCN ne saurait être tenu pour infraction. L’intervention du Directeur de Parc National de Virunga clarifie donne assez de clarification sur l’incident qui suscite de réchauffement d’esprit à Beni. Il est urgent que la population en place ne se laisse pas emporter par les vents des manipulateurs qui, à l’insu de la masse populaire, savent bien en quoi ils jouent : chercher des boucs émissaires.

Cependant, la pire des choses, c’est la dissipation de l’armement des FARDC ailleurs que dans ce circuit inter-ministère de défense. Car, il faut signaler que les mêmes FARDC sont les vendeurs privilégiés des munitions de guerre à tous les groupes armés de la région. Ils sont en même temps versés dans le commerce des produits agricoles et miniers exploités dans les zones supposés conquises ou terrorisées par les présumés ADF. La conclusion est claire.

Face à la persistance des massacres, à l’infiltration et complicité des FARDC, qui ont étés plusieurs fois prises la main dans la poche, BLO formule les recommandations suivantes :

1º. Interpeller publiquement les officiers soupçonnés de complicité ou inefficacité. Et que justice soit faite.
2º. Que la région de Beni soit déclarée une zone sinistrée, et que le budget 2020-2021 en fasse de la lutte contre l’insécurité dans cette partie du pays une claire priorité.
3º. Que l’on fasse officiellement participer la jeunesse du milieu dans la sécurisation de la zone, en diminuant sensiblement les éléments des FARDC et très sensiblement les agents de la MONUSCO, dont souvent la présence semble plutôt être une source de confusion qui donne lieu à la contestation populaire ;
4º. Qu’un terrain d’au moins cinq hectares soit octroyé à la mémoire des victimes des massacres de Beni qui pourraient en bénéficier comme cimetière commune.

Shalom Musaidizi

Bulongo
Pour BLO

 

©Beni-Lubero Online.

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