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Une nouvelle Congrégation vient de faire son entrée à l’Internoviciat de Butembo. Il s’agit des Sœurs Missionnaires du Travail du Cœur Immaculé de Marie. C’est le lundi 08 octobre 2007 qu’ont commencé les cours à l’Internoviciat de Butembo qui compte actuellement 9 congrégations, entres autres :
les Augustins de l’Assomption, dits Assomptionnistes (A.A.)
les Oblates de l’Assomption, (O.A.)
les Orantes de l’Assomption, (Or.A)
les Petites Sœurs de la Présentation, ( PSP)
les Frères de l’Assomption (FA)
les Servites de Marie, ( SM)
Les Sœurs de la Sainte Famille de Notre Dame de Spoleto,
et enfin les Sœurs Missionnaires du Travail du Cœur Immaculé de Marie. ( MTCIM)
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Qui sont les Sœurs Missionnaires du Travail?
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C’est une famille religieuse fondée par Madre Matilde Mapelli en 1951.

Celle-ci est née à Olginate (Italie du Nord) le 22 février 1898. Elle est décédée à Bologne (Italie) le 26 septembre 1966. Elle a étudié dans une école des Sœurs Canossiennes et a pris la décision de se faire religieuse canossienne. Elle est entrée au postulat le 19 mars 1915, au noviciat le 16 juillet 1916 et a fait la prise d’habit le même jour. Deux ans après, c’est-à-dire en 1918 elle émet ses premiers vœux. Elle prononcera ces vœux perpétuels le 11 août 1927. Elle demanda de faire son apostolat auprès des ouvriers après la seconde guerre mondiale lors de l’industrialisation de l’Italie. Malheureusement elle se heurte au refus catégorique de ses supérieures canossiennes pour autant que l’activité principale de ces religieuses fût d’abord l’éducation. Toutefois, elle reçut la permission de fonder une nouvelle famille religieuse qui s’occuperait des travailleurs.
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Madre Matilde entra officiellement à Bologne en 1950. Elle y est accueillie par l’Archevêque, le Cardinal Giovanni Batista Nasalli Rocca. En 1951, elle fonde la Congrégation des Missionnaires du Travail du Cœur Immaculé de Marie. Cette dernière comprend une branche constituée des laïcs missionnaires du travail. Leur Maison Généralice se trouve à Bologne. Un bon nombre des communautés ont été fermées après la mort de la Fondatrice. Jusqu’en présent, les congolaises Sœurs Missionnaires du Travail sont au nombre de cinq dont trois au Diocèse de Butembo-Beni pour la formation. Parmi elles, une est perpétuelle et est l’actuelle Maîtresse des novices. Depuis le 8 septembre 2007, elles ont accueilli 6 novices. Ces dernières viennent de commencer les cours à l’Internoviciat, ce Lundi 8 octobre 2007.
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Les Sœurs Missionnaires du Travail au Diocèse de Butembo-Beni
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C’est depuis 2005 que les Sœurs sont installées au Diocèse de Butembo-Beni, dans la Paroisse de Lukanga. Le postulat y a ouvert ses portes le 1er mai de la même année. Notons que c’est la toute première expérience en Afrique et au Congo-Kinshasa. Cette mission est pilotée par Sœur Alphonsine, la seule perpétuelle du Groupe et pionnière de la mission.
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Leur Charisme
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Cette famille religieuse est mise sous la protection des sacrés cœurs de Jésus, de Marie et de Saint Joseph le Travailleur. Sa finalité générale est l’appel à la sainteté à travers les 3 vœux : Chasteté, Pauvreté et Obéissance. A ces vœux s’ajoutent l’obéissance des constitutions et la vie communautaire.
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Le charisme de cette famille prend ses racines dans l’Eucharistie, la catéchèse et la sanctification du travail. Ce charisme est symbolisé par le pain et le vin, fruits de la terre et du travail des hommes offerts dans l’Eucharistie à travers laquelle les sœurs rendent grâce au Père avec le Christ dans la mission et l’obéissance.
L’Eucharistie célébrée et vécue est la source, le centre et le point culminant de leur mission. Adorer Dieu le Père Créateur de toute chose, Lui rendre gloire au nom de tous les hommes en Christ, avec le Christ et pour le Christ. Tel est l’idéal qui anime la congrégation entière des Sœurs Missionnaires du Travail.
Se sanctifier à travers le travail sachant qu’en celui-ci, ces sœurs participent à l’œuvre créatrice de Dieu le Père demeure leur devoir. Les peines, les difficultés, la souffrance et la fatigue de chaque travailleur, sont offertes par ces sœurs en Jésus Christ dans leurs prières journalières dans la communion à l’œuvre rédemptrice.
Les sœurs annoncent l’Evangile en transmettant les valeurs spirituelles du travail, en valorisant chaque métier. Parce qu’en travaillant pour gagner chacun ses objectifs personnels, le service du prochain, le développement et l’amélioration du pays, l’homme s’ennoblit, se rend utile pour lui-même et pour la société.
Toutefois, la chose la plus importante que les hommes doivent faire, c’est de porter leurs joies et leurs peines dans le calice durant la célébration eucharistique à l’exemple de Jésus qui s’est donné sur la croix.
Enfin, chez les sœurs missionnaires du travail, il faut qu’une action missionnaire de catéchèse soit individuelle, d’équipe ou de famille pour que les hommes vivent dans leur travail le prolongement du sacrifice eucharistique devenant leur tour témoins et annonciateurs de l’Evangile.
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Leur apostolat
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L’apostolat est pour, les sœurs, la sanctification du travail sous toutes ses formes. Leur apostolat est ainsi fait auprès des ouvriers en précédant les prêtres pour étudier les problèmes des travailleurs. Les laïcs missionnaires du travail sont appelés à mener le même apostolat au lieu de leurs différentes professions. Ils élargissent cette action missionnaire pour autant qu’ils ne soient pas tenus à vivre au couvent. Ils peuvent par exemple s’occuper du service caritatif auprès des pauvres, …
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Au Diocèse de Butembo-Beni, tout est encore en étude. Pour le moment, elles se concentrent d’abord et surtout à la formation religieuse. Voila ce qui leur a demandé d’ouvrir un postulat à Lukanga et un Noviciat à Butembo. Ces sœurs veulent s’installer dans le Diocèse et y demeurer comme les autres Congrégations qui y sont déjà présentes. Elles sollicitent la collaboration de tous pour un bon enracinement dans le Diocèse. C’est pour cette raison qu’elles sont aujourd’hui présentes à l’Internoviciat. Dans un bref délai, le diocèse de Butembo-Beni va donc produire ses toutes premières Sœurs Missionnaires du travail, formées en son sein, dans un style purement africain.
Le Diocèse attend profiter de ce nouveau charisme qui intéresse non seulement les consacrées mais tous ceux qui veulent donner un sens au travail. Le travail c’est la vie. Sans travail, le monde ne peut pas évoluer. Toutefois, le travail dont on a besoin doit concourir à l’épanouissement de tout homme et tout l’homme. Les beniluberois ont besoin du travail de ce genre pour aller de l’avant et être de plus en plus désenclavés.
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KAVUSA KASOKO Jean-Guillaume, a.a.
Butembo
Beni-Lubero Online

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