Assassinat de Floribert Chebeya: Que veut dire enqu

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Exraits de la REVUE DE LA PRESSE CONGOLAISE DE CE SAMEDI (CongoForum)
L’assassinat du directeur exécutif de la VSV (Voix des sans Voix), Floribert Chebeya n’a pas fini d’alimenter les commentaires dans les colonnes des journaux kinois. Les commentaires autour de ce crime dominent toujours l’actualité dans les colonnes des journaux parus à Kinshasa. Ils risquent de donner une saveur un peu amère aux pâtisseries du 39ème anniversaire de naissance du chef de l’Etat, Joseph Kabila.
Chebeya
Sous le titre : « Kinshasa sous haute pression internationale », Le Potentiel note que choqués l’Onu, l’Union européenne, les Etats-Unis, Amnesty International et de nombreuses autres Ong de défense des droits humains de par le monde expriment non seulement leur indignation, mais exigent également du gouvernement de la Rdc une enquête indépendante et transparente.
Floribert Chebeya assassiné, c’est une patate chaude entre les mains du gouvernement, constate Le Potentiel. Tout bien considéré, le lâche assassin du directeur exécutif de la VSV et de son chauffeur interpelle au plus haut point les autorités nationales. Son ou ses auteurs devraient être considérés, dans les circonstances présentes des préparatifs des festivités du cinquantenaire, comme des ennemis personnels du chef de l’Etat, Joseph Kabila. « A tout prendre, écrit-il, on peut se poser la question suivante : ‘Est-ce que le président Joseph Kabila et la RDC avaient réellement besoin d’une telle publicité en ce moment précis ? ‘ La réponse est globalement négative d’autant plus que Kinshasa a intérêt à donner du pays une image de paix, de sécurité, afin de battre en brèche les velléités de démobilisation orchestrée de l’extérieur pour décourager certaines personnalités de marque invitées aux festivités du Cinquantenaire de l’indépendance de la RDC ».
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(S’il est exact qu’une enquête doit être faite sans a priori, et que ceux qui, la nouvelle à peine connue, ont aussitôt brandi des références incendiaires aux « escadrons de la mort de Joseph Kabila », ont à tout le moins anticipé de manière téméraire sur les résultats des investigations, il semble quand même que là, Le Potentiel pousse la balle un peu loin. Il y a certainement des gens qui se réjouissent de la nouvelle, annoncée hier par Le Vif, qu’à Bruxelles le Palais « reconsidérait » la question du voyage du Roi. Ces réflexions sont toutefois liées à un ENSEMBLE de faits, et non au seul meurtre de Chebeya, même si celui-ci a été la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cet ensemble de faits a été évoqué fréquemment dans cette Revue : le contraste frappant entre le « tout va bien » béat des informations officielles et ce que l’on peut savoir de la situation réelle sur le terrain.
Bien entendu, les adversaires de Kabila ne manqueront pas de profiter d’une situation qui leur est favorable. Mais profiter d’une situation ne signifie pas qu’on l’a créée ! NdlR)
Un rapporteur de l’ONU a estimé vendredi "vraisemblable" la "participation" du gouvernement de la République démocratique du Congo dans la mort de Floribert Chebeya. Prenant note de la demande d’ouverture d’une enquête par le ministre congolais de l’Intérieur, le rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires de l’ONU, Philip Alston, a estimé "qu’il n’y a pas de raison de penser que ce sera une véritable enquête". Et ce, "particulièrement en raison des circonstances qui laissent penser qu’il est très vraisemblable qu’il y a eu une participation du gouvernement" dans l’affaire, a-t-il encore dit aux journalistes.
Le rapporteur de l’ONU, qui a eu l’occasion de rencontrer Floribert Chebeya lors de sa dernière mission en RDC en octobre 2009, a qualifié la situation sur le terrain de "très dangereuse". Il a ainsi déploré que les massacres de civils perpétrés par l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) se poursuivent, contrairement à ce que prétendent les autorités.
L’expert onusien -qui ces six dernières années a visité de nombreux autres pays où les droits de l’homme sont violés- s’est dit particulièrement "désespéré" par l’attitude du gouvernement de la RDC. "Ils ont rejeté mon rapport, disant qu’il était tendancieux. C’est toujours un très mauvais signe lorsqu’un gouvernement est dans un état de déni total", a-t-il conclu.
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Les évêques, par la voie de la CENCO, ont de leur côté réclamé simplement une « enquête crédible ». Toute la question est de savoir ce que l’on entend par là !
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(Le Congo est un pays bizarre où l’on croit à la démocratie, mais jamais au résultat des élections, et où l’on est patriotiquement sourcilleux sur l’indépendance et la souveraineté nationale tout en croyant les étrangers plutôt que les Congolais. Il est très clair que l’enquête « crédible, transparente, indépendante, etc… », Réclamée par tous, veut dire une enquête internationale. Les exigences en ce sens ont d’ailleurs souvent été accompagnées d’offres de collaboration, notamment de la part de l’ONU et des Etats-Unis. D’autre pat, compte tenu de ce que le Congo est la cible d’un réseau très international de pillage, on peut se demander aussi si des enquêteurs internationaux seront tellement plus crédibles que des policiers congolais ! NdlR)
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Extraits de la RP, CongoForum
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