Assassinat de Mr. ZAMU AWELE (25 ans)

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Depuis quelques mois, un jour ne passe sans qu’il y ait assassinat dans chaque ville, chaque cité, chaque agglomération de Beni-Lubero. Le nombre exact d’assassinats par jour n’est pas connu étant donné que plusieurs cités et villages ne sont pas encore accessibles par téléphone, email, poste, etc. Mais rien qu’en prenant la ville de Beni, l’assassinat de Mr ZAMU AWELE est le cinquième connu dans l’intervalle de deux semaines, à partir de l’assassinat du journaliste Patient MONTIGOMO CHEBEYA. Hors micro, les autorités administratives se disent dépassées par la situation dont la solution dépend de Kinshasa.  En attendant cette solution de Kinshasa qui a choisi le silence vis-à-vis de cette boucherie humaine à Beni-Lubero, les beniluberois ne savent plus à quel saint se vouer.   
 
La nuit de mercredi à jeudi 22 avril 2010, le motard ZAMU AWELE, 25 ans révolus, fils de Joseph Mukondani et de Mama Asha, résidant sur Avenue JAMAICA, au quartier NZUMA, en Commune de Ruwenzori, Ville de Beni, a été lâchement assassiné à son domicile.
Il était minuit, heure de Beni, quand des inciviques armés défoncent la porte d’entre de sa maison. Sans rien dire, ces inciviques déshabillent Mr ZAMU avant de lui loger deux balles au bas ventre. ZAMU s’écroule dans son sang. Avant de quitter le lieu du crime, les tueurs s’emparent de sa moto de service, toute la recette du jour, ses plus beaux vêtements, et autres effets de grande valeur.  
                               
                                              Le corps de Feu  ZAMU AWELE(1985-2010)
L’illustre disparu qui était le gagne-pain de sa famille laisse derrière lui deux enfants et une femme inconsolable. En emportant l’argent et l’outil de production de la victime, les tueurs ont ainsi réduit la famille à une pauvreté matérielle dont la conséquence c’est aussi la mort.  
Pour la population de Beni, les tueurs de ZAMU comme ceux des fils et filles de Beni-Lubero assassinés ces jours-ci sont dans les camps militaires de la région qui, au lieu d’être des symboles de la securité, sont devenus des tanières des terroristes.  Des voix s’élèvent pour demander aux députés provinciaux, nationaux, sénateurs, ministres, politiciens de Beni-Lubero d’intercéder auprès du gouvernement de Kinshasa pour que la securité des personnes et de leurs biens soit restaure à Beni-Lubero et ailleurs en R.D. Congo. C’est pendant un moment comme celui-ci qu’on reconnaît ses vrais amis, pas pendant la campagne électorale.
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Obède Bahati  
Beni
©Beni-Lubero Online
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