Beni : Conditions difficiles des Journalistes

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En ville comme en Territoire de BENI, la population accède difficilement à la TV. Rares aussi, sont ceux qui ont accès aux nouvelles technologies de l’information, telles l’Internet, etc.
A Beni les gens s’informent plus facilement de Dieu moyennant la Bible qu’on trouve dans chaque famille. Le développement dans le domaine de l’information sociale est toujours au niveau de la radio. Au moins chaque famille possède une radio pour s’informer ou écouter la musique.
 
Bâtiment de la Radio Moto à Mbau, la plus ancienne en Territoire de Beni
Quand bien même les quelques intellectuels peuvent lire les journaux occasionnellement, la quasi-totalité de la population Benicienne donne l’importance à la Radio dont l’accès est à la portée de tous.
Si avec 100 FC (0, 13 US$) on peut s’acheter une paire des piles dites “crayons" pour un poste de radio portative, avec 100 FC, personne ne peut accéder au Cyber-internet rien que pour ouvrir son adresse email.  Seule la Radio reste le moyen le plus accessible à tous pour s’informer de nouvelles locales et internationales.
 
Etre informé par un informateur affamé
 
C’est cela le paradoxe du métier de journalisme en territoire de Beni. Les Professionnels de médias vivotent à BENI. Seuls les Directeurs de Chaînes de Radio ou les Editeurs de Journaux roulent dans de belles voitures, abandonnant sans pitié à leur triste sort les pauvres journalistes qui se coupent en mille morceaux pour fournir quotidiennement l’information, et la bonne, à la population qui en a tant besoin.
 
Bâtiment de la Radio Moto-Oïcha, en Territoire de Beni
Aucun journaliste n’a signé un Contrat de travail avec son employé au sein de 5 Chaînes de Radio à savoir la RTGB,  la RMB, la R.Moto/Oicha, Ishango/Kasindi et Liberté/Mangina, des radios émettant en Ville et Territoire de BENI.
 
Pour nombreux journalistes qui se sont livrés à Beni-Lubero Online, l’exercice de leur métier est l’expression du chômage deguisé, chomage profitable tout de même à la collectivité. "Pas de salaire pour cette délicate profession »,  renchérissent « les coqs du micro ».
Cela expose la conscience du journaliste, prêt à se livrer au plus offrant dans le traitement de ses papiers et ouvre la voie au phénomène tant décrié en R.D. Congo, à savoir, « le coupagisme » ou «coupage ».
 
Bien qu’abandonnés, ils œuvrent pour le développement
 
Le salut de Beniciens passe par le dévouement de ces volontaires qui, sans aucun salaire, s’efforcent à produire un travail de qualité.
Et, il faut le reconnaitre, leurs journaux, Emissions, Magazines contribuent tant soit peu au changement de mentalité, à la prospérité de cette zone. Une journée sans presse paraît fantôme et un indicateur qu’il y a un plus grand problème que ceux que le territoire connaît au quotidien. L’emission de différentes radios très tôt le matin et tard dans la nuit, est un indicateur de securité dans cette partie du pays où la securité est une denrée rare et précieuse.
 
Il est plus qu’indispensable qu’à coté des subventions que l’Etat devrait donner aux Organes de presse, les Responsables de ces différents organes prennent en compte la situation de leurs employés qui pendant qu’ils font la fierté de ceux-ci, croupissent dans la misère pendant que les Chefs vivent dans l’opulence.
L’UNPC [Union de la Presse au Congo], seul syndicat national de journalistes au pays doit se penché sur cette question d’autant plus que la quasi-totalité des Organes de Presse du Congo sont logés à la même enseigne.
 
Unis par un simple nom
 
Les Professionnels de médias de BENI-LUBERO sont regroupés au sein de l’Amical des Journalistes du Congo (A.J.C en sigle)  qui vit de la cotisation de ses membres. Ce sacrifice que les journalistes impayés se donnent pour s’acquitter de leurs cotisations mensuelles est un signe qu’ils veulent sauvegarder leur métier qui est un des moteurs du développement. Les responsables des organes de presse qui s’octroient la meilleure part du produit de la presse, ne devraient pas insensibles devant le sacrifice des journalistes pour la survie de la presse. Mais hélas! Le spectacle qu’ils ont offert lors de la Journée Internationale de la Presse célébrée le Dimanche 3 mai courant, était révélateur de la disparité de traitement des chefs et de leurs agents. Pendant qu’ils étaient vêtus en vestes et cravates bien nouées, leurs agents journalistes paraissaient dans leurs petits souliers usés comme des revendeurs de journaux.
 
La réalité de la presse a pignon sur rue en ville et territoire de Beni bien que l’offre y reste inférieure à la demande et que les conditions de travail des journalistes soient difficiles. (Omuthima Ni Sanduku) 
 
O.BAHATI
Beni
Beni-Lubero Online
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