BLO déclare 2010 année de lutte pour la survie de la R.D.C

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1.1.2006 – 1.1. 2010, cela fait 4 ans jour pour jour que le site internet Beni-Lubero Online (BLO) de la Fondation Beni-Lubero (FOBELU en signe) informe ses lecteurs sur la brûlante actualité de la R.D.Congo telle que vue par les Amis de Beni-Lubero qui travaillent sans relâche pour la survie d’une R.D. Congo prospère au cœur de l’Afrique.
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Au nom de tous les Amis de Beni-Lubero de par le monde, nous profitons de cette occasion d’anniversaire pour remercier tous nos lecteurs et tous ceux qui, de près ou de loin, enrichissent le site par leurs articles, photos, vidéos, musique, conseils et critiques constructives, etc. Votre dynamisme malgré les conditions de travail très difficiles est un signe d’espoir pour la survie de la R.D.Congo, un état souverain à qui des puissances occultes retirent du jour au lendemain le droit à la parole et à son auto-détermination dans le concert des nations.
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Ainsi, chers amis de Beni-Lubero, quand vous envoyez un SMS de Kirumba ou de Maboya pour annoncer qu’un groupe des militaires est entrain d’incendier un village ou de piller des véhicules de commerce en partance pour Kasindi, vous participez à la lutte pour l’auto-détermination du peuple congolais pour laquelle les martyrs de l’indépendance ont versé leur sang. En refusant que quelqu’un parlant en votre place sans votre aval ne dise le contraire de ce que vous avez vécu ou vu de vos yeux, vous affirmez votre existence comme acteurs et artisans de votre propre histoire ! Et même quand les usurpateurs peuvent falsifier les faits usant de leur influence dans les milieux de la décision, vous savez que la vérité n’est pas de leur côté et qu’ils sont tout simplement des menteurs mal intentionnés.
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L’année écoulée a été particulièrement révélatrice de cette bataille des communiqués contradictoires sur la situation réelle qui sévit en R.D. Congo, et plus particulièrement dans les Provinces de l’Est. Les congolais entrent dans l’an 2010 avec deux ou trois versions de ce qui se passe au Kivu, à Dongo, à la frontière angolaise, etc. Cette contradiction flagrante caractérise la situation du pays sur la scène nationale et internationale. La vérité des congolais qui vivent les faits souvent atroces et inimaginables en ce 21 ième siècle est différente du discours officiel du gouvernement voire de l’ONU.
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En conséquence la voix des congolais à la base est non seulement étouffée, falsifiée mais souvent ignorée. Quand le congolais dit qu’il souffre, ses détracteurs disent qu’il est en paix. Quand les militaires de l’armée nationale intégrée incendient des villages entiers au vu et au su des victimes, ses fossoyeurs qui viennent faire le constat deux jours après disent que l’incendie était l’œuvre des FDLR, des ADF/NALU, ou des Mai-Mai. Quand les citoyens des pays limitrophes envahissent le Congo et chassent les congolais de leurs champs et maisons pour les envoyer mourir dans la forêt, les fossoyeurs du Congo se félicitent des relations au bon fixe entre ces pays agresseurs et le Congo. Quand les congolais pleurent leurs morts abattus par les agresseurs, on dit au monde qu’ils meurent de malaria ou des conflits ethniques. Quand on les tue, on dit que c’est de leur faute, qu’ils sont conservateurs, non ouverts au progrès et au business. Quand ils se choisissent un partenaire économique, on leur dit que leur choix n’est pas bon. Quand ils se choisissent des leaders de manière démocratique, on leur dit que les rebelles sont mieux que leurs élus pour la bonne gouvernance de leur pays. Quand ils désarment leurs résistants armés, les civils armés jusqu’aux dents envahissent leurs territoires et y sèment la terreur au vu et au su des représentants de l’ONU.
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Les exemples sont légion pour démontrer cette volonté délibérée de parler à la place des congolais pour dire le contraire de ce qu’ils vivent. Dans la tradition africaine, priver quelqu’un de la parole, c’est le tuer. C’est ainsi que plusieurs observateurs du muselage du peuple congolais voient le danger de la disparition organisée du peuple congolais dans l’ensemble ou en partie, ou son remplacement méthodique par une autre peuplade à l’insu de l’opinion internationale. Ainsi l’alibi de la guerre aux FDLR, LRA, ADF/NALU, Mai-Mai, etc. pourrait cacher aux yeux du monde et de l’histoire le génocide de six millions des congolais. Quand même ils meurent par l’épée de l’agresseur, leurs détracteurs disent qu’ils sont morts de malaria.
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Le dernier trimestre de 2009 a vu des milliers des rwandais et des ougandais entrer au Kivu sans aucune identification et dans le silence total du gouvernement congolais qui fait semblant de diriger un pays sans frontières avec le Rwanda et l’Ouganda. Le silence des gouvernants devant cette transgression avérée de la loi internationale et de la constitution de la R.D.Congo volent aux congolais leurs droits constitutionnels. Les clandestins ainsi accueillis dans la transgression des lois de la république mais jouissant de la protection des grandes puissances peuvent devenir demain plus congolais que les congolais. Selon les nouvelles des zones occupées, ces clandestins seraient entrain de recevoir des cartes d’électeurs des congolais. Et bientôt, ils pourraient recevoir des passeports biométriques de Bukavu pour commercialiser le coltan du Kivu au monde. Aux élections locales prochaines, ce sont eux les congolais électeurs et candidats aux différents postes de l’administration locale. Et pour finir, les grands de ce monde pourraient leur arracher la reconnaissance de leur auto-détermination à la manière du Kosovo.
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Dans tout ceci, les congolais que ces clandestins chassent de leurs terres aujourd’hui et à qui ont refuse la parole et les sentiments, n’ont que Dieu comme avenir.
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Devant cette situation dramatique qui se vit sous nos yeux, les Amis de Beni-Lubero ne voudraient pas continuer à subir les événements jusqu’à ce que leur mort s’en suive. Au contraire ils voudraient revendiquer leur droit d’artisans de leur propre histoire en travaillant pour redonner la parole à chaque congolais, lui offrir un espace de liberté d’expression et de débat avec le monde extérieur, le faire passer de son statut actuel de victime au statut d’acteur de sa propre libération.
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Le reportage que Beni-Lubero Online a réalisé dernièrement au Sud de Lubero, a démontré combien les rescapés des massacres et des incendies des maisons ont souffert de l’isolement dans leur souffrance et du fait qu’aucun dirigeant du pays n’ait condamné les atrocités dont ils ont été victimes. La soif de parler et de s’immortaliser dans une photo y est très grande pour leur guérison psychologique.
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Pour répondre à ce grand défi de l’heure, Beni-Lubero Online a mis l’an 2010 sous le signe de la promotion de la vérité des congolais de la base dans l’opinion nationale et internationale. Aux paroles et images des congolais de la base, Beni-Lubero Online se propose d’ajouter le son, la voix, le mouvement, les gestes, l’expression du visage, etc. De cette manière, Beni-Lubero Online espère participer avec plus de force à la bataille sans merci que livrent les fossoyeurs du Congo aux congolais de la base. Comme les fossoyeurs du Congo utilisent les nouvelles technologies de l’information fabriques à base du coltan du Kivu, Beni-Lubero Online voudrait aussi utiliser les mêmes technologies pour defendre la vérité congolaise.
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Pour mener cette mission à bon port, Beni-Lubero Online a besoin des moyens de tous ses amis et lecteurs. Vous qui appréciez le travail de Beni-Lubero Online faites le vœu de contribuer financièrement à son travail en envoyant par Paypal votre contribution ( cfr. Rubrique Donate sur le menu principal de Beni-Lubero Online). La force de Beni-Lubero Online ne dépendra pas seulement de vos prières et souhaits mais aussi de votre bourse. Merci d’avance pour ceux qui contribueront et qui refuseront d’être des lecteurs passifs. L’avenir de la R.D.Congo est non seulement entre vos mains, mais aussi dans votre bourse.
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Notre mission au cours de l’an 2010 reste ainsi dans la ligne de celle de l’an dernier qui consistait à s’organiser en differentes associations selon les pays, les continents, les provinces, les villes, ou les villages autour de notre intérêt commun, à savoir le développement de notre cher pays, la R.D. Congo. L’expérience de l’an dernier démontre que les organisations une fois formées ont besoin des moyens réunis par les membres pour commencer en toute liberté la réalisation de différents projets. Nous disons merci à tous ceux qui ont contribué financièrement à la mission des differentes antennes de Beni-Lubero Online. Mais plus que l’an dernier, l’an 2010 qui s’annonce de tous les dangers si les congolais restent apathiques, nécessitera plus des moyens pour soutenir la mission que Beni-Lubero Online s’est assignée en ce premier janvier 2010.
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Sans une communication adaptée aux nouvelles technologies de l’information et une organisation solide sur tous les plans, la voix de congolais risque de disparaître de l’opinion internationale pendant l’an 2010. Pour survivre aux assauts actuels des fossoyeurs du Congo, nous devons unir nos énergies et nos moyens et parler fort d’une même voix. Si nous ne nous adaptons pas au rythme du matraquage qu’imposent les fossoyeurs avec leurs gros moyens, nous risquons de disparaître avec notre cher Congo. Notre force devant ceux qui possèdent un fusil plus grand que le nôtre, c’est notre croyance en notre propre capacité de remporter la victoire, la solidité de nos associations et de nos alliances avec des peuples épris de paix, la hauteur de notre bourse, l’amour du travail et du sacrifice, etc.
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Malheur à nous si, comme un bébé qui se jette dans les bras de sa mère qui l’a frappé, nous continuons à chercher notre salut auprès de nos fossoyeurs. L’heure est à la recherche de nouveaux partenaires qui peuvent nous prendre pour leurs égaux ! « La naïveté des peuples conduit toujours à leur propre asservissement » a déclaré un jour Lénine.
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Comme peuple congolais, notre capacité est mise en rude épreuve. Depuis le déclenchement de la crise économique mondiale, les pays qui nous ont fait rêvé hier ne sont plus les mêmes. Ils se battent pour leur propre survie au top de l’échelle économique mondiale. Pour y arriver, ils frappent sans merci tous les maillons faibles de la chaîne économique mondiale pour y tirer le profit dont ils ont besoin pour se maintenir au top.
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C’est ainsi que nous assistons au retour des reflexes de l’époque coloniale avec toutes leurs mesquineries, les coups d’état, les rebellions comme mode d’accès au pouvoir, les révisions constitutionnelles pour devenir président à vie, la tribalisation du pouvoir politique, le racisme, etc.
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Devant nos yeux, les grands traités dits internationaux qui autrefois consacraient l’égalité de traitement et la souveraineté des états du monde, tombent caduques du jour au lendemain au profit de la loi du plus fort. Ainsi par exemple, l’égalité consacrée par la charte de l’ONU, n’est plus égale pour tous. Il y a des états qui sont plus égaux que d’autres, des droits humains fondamentaux qui sont défendus pour les uns mais pas pour les autres, etc. Aujourd’hui certaines grandes puissances militaires passent outre les traités internationaux d’hier pour recruter et entrainer des terroristes en vue du changement forcé de l’ordre constitutionnel en R.D. Congo.

Le mensonge des pays dits démocratiques et soi-disant engagés dans la guerre contre le terrorisme international est mis à nu en R.D.Congo où ils entretiennent un terrorisme  sanglant ! La démocratie selon eux se limite à quelques états du monde. C’est ainsi qu’on est passé de Sept états égaux (G7) à 20 états égaux du monde (G20). Certains états qui ont bénéficié d’un statut intermédiaire sont appelés observateurs aux sommets du G20. La R.D. Congo n’est ni observateur, ni égal à aucun autre état du monde, ni autorisée à former seule son « G1 » ou à s’associer aux pays de son choix. Au contraire, au cours de l’an 2009, on a l’impresssion de voir l’application au Congo du principe évolutif du philosophe Emmanuel Kant selon lequel dans le système complexe de l’évolution, les parties inférieures existent pour le bien de plus élevées, le règne végétal pour le bien du règne animal, les hommes d’une race différente pour le bien de la race blanche plus développée.Tout se passe comme si la R.D. Congo n’appartenait plus aux congolais mais qu’elle existerait pour le seul bien des grandes puissances, ou de ceux qui prennent les armes, ceux qui savent verser le sang sans scrupules, ceux qui sont dans les bonnes grâces de grandes puissances militaires et économiques, etc.  . Ce qui se passe en R.D.Congo ressemble à une sélection artificielle qui utilise la corruption pour acheter les consciences des leaders afin de fausser le rapport naturel des forces en présence. Profitant du silence des leaders corrompus, cette sélection artificielle se mue en épuration ethnique voire génocide des citoyens trahis par leurs leaders. C’est ce danger de génocide qui se profile dans l’horizon de l’est de la R.D. Congo si rien n’est fait aujourd’hui pour l’arrêter en le dénonçant et en revendiquant notre place sur la table où se prennent les décisions de notre securité et de notre avenir. Nous devons ramener le lieu de décision sur notre avenir de New York à Dongo, de Kigali à Butembo ! Se résigner pour abandonner notre avenir à un heureux hasard serait choisir une probabilité de survie de 1 pour 1000. C’est ainsi que dans ce contexte où les plus forts du monde se battent pour leur primauté, la résignation des congolais serait suicidaire. L’an 2010 paraît ainsi déterminant pour la R.D. Congo aux prises avec une lutte sans merci de repositionnement où les congolais sont entrainés malgré eux et où ils sont devant un terrible choix entre la lutte et la disparition !

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Pour participer à cette lutte nous imposée de l’extérieur, Beni-Lubero Online invite tous les congolais à puiser dans leur capital humain pour la reconquête de notre droit à la parole et à l’initiative pour leur avenir commun. Bonne année 2010 ! Que nos efforts conjugués soient couronnés de victoire.
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©Beni-Lubero Online
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