Butembo : Assassinat de 3 civils, 3 Fardc, 35 maisons incendi

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Les bandits en uniforme militaire et armés jusqu’aux dents ont encore tué à Butembo et ailleurs dans la région de Beni-Lubero,  ignorant l’opération «  Butembo sans armes » lancée par le Maire de la Ville le 1er juin dernier. Les bubolais comme tous les beniluberois ne savent plus à quel saint se vouer, tellement les dieux de Benilubero ainsi que les autorités administratives et politiques locales paraissent impuissants devant le mal.
 
Dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin, le quartier Kyaghala en commune de Bulengera, ville de Butembo, deux jeunes hommes ont été abattus à bout portant dans leurs parcelles  respectives pendant les petites heures du matin. Plusieurs habitants du quartier ont aussi été tabassé, pillé de leurs biens de valeur, argent, téléphones portables, habits, etc.
 
La première victime de l’attaque est de la cellule Kakuva, au quartier Kyaghala, à savoir Mr. KAKULE KALENGANI DAKO, karateman et ceinture noire au Club HINO à Butembo. D’après les voisins, Mr Dako avait réussit à maitriser les assaillants utilisant ses techniques de karaté. Mais Hélas ! D’autres assaillants qui opéraient dans le même quartier étaient venus au secours de leurs camarades tenus en échec. Sans pitié, ces derniers lui logeront deux balles dans la tête et deux autres dans la poitrine. Mr Dako s’écroulera à 1 h du matin après avoir maîtrisé seul pendant longtemps trois bandits armés. Mr. Dako qui s’est marié il y a deux ans, laisse derrière lui une veuve et son premier bébé de 6 mois.
 
Dans leur fuite, dans la cellule voisine de Vutara, quartier Kyaghala, ces bandits en uniforme militaire ont croisé Mr KASEREKA KISAKA dans sa parcelle à l’extérieur de la maison. Mr KISAKA était réveillé par les cris de panique venant de la cellule voisine. Sorti de la maison pour s’enquérir de ce qui se passait dans la cellule voisine, les tueurs l’apercevront et lui logeront deux balles dans la tête avant de continuer leur chemin. Mr KISAKA est mort sur le champ vers 2h du matin.
 
Ailleurs, toujours en ville de Butembo, le corps sans vie de Mlle KAVIRA KASIENENE SAFI du Quartier Kalemire a été retrouvé sans vie dans la concession de Cafekit, route de Muchanga. Elle était partie de chez ses parents  le samedi 6 juin vers 18h30 pour s’amuser avec ses amies du quartier. Mais hélas ! Butembo n’est plus une ville où l’on s’amuse le samedi soir. Les bubolais sont obligés de s’enfermer dans leurs maisons à la tombée de la nuit. Le corps de Mlle SAFI a été retrouvé dimanche matin. Le premier constat révèle que Mlle Safi avait été  poignardée au coup et ailleurs sur son corps.
 
La tactique utilisée par les assaillants est bien connue : Si aujourd’hui les assaillants frappent à l’Est de la ville, le lendemain, ils vont frapper à l’Ouest. Le vendredi soir, ils avaient attaqué le quartier Vutsundo, à l’ouest de la ville. Dans la nuit de samedi, ils ont frappé Kyaghala à l’autre extrême Est de la ville. Aujourd’hui, il n’est pas impossible qu’ils attaquent un quartier du Nord ou du Sud de la ville.
 
Les membres du Karate Club de la ville vocifèrent à qui veut les entendre qu’ils vont venger leur camarade ceinture noire abattus par des bandits en uniforme militaire. Déjà hier dimanche, la police de la ville avait peur de descendre sur le lieu du crime, tellement les jeunes en colère s’y étaient rassemblés pour pleur leur ami ainsi que tous les civils qui sont abattus à travers la ville. Vers 13h d’hier dimanche 7 juin, les karatemen de la ville ont barricadé l’avenue qui va de la route principale vers l’ITAV au niveau de l’Ecole Primaire Tsaka Tsaka exigeant à tout passant motorisé une contribution d’au moins 100 FC aux funérailles des victimes du banditisme.
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Au sud du Territoire de Lubero, plus précisément au camp militaire de Kaseghe et à Kanyabayonga, des assaillants armés ont attaqué le camp faisant 3 morts parmi les militaires congolais d’origine, et 3 morts parmi les civils. Deux autres personnes étaient grièvement blessées, 35 maisons incendiées. 
 
L’inaction et le silence des autorités locales ayant en charge la securité des personnes et de leurs biens inquiète plus d’un. Certaines de ces autorités locales qui s’expriment sous le sceau de l’anonymat rejettent la responsabilité sur le gouvernement central qui d’après la constitution a en charge la securité des frontières ainsi que toutes  les opérations militaires de pacification de la région.  
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Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online
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