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Butembo : La Marche de soutien aux élus Mbindule (UNC) et Malisawa (UDECF) a eu lieu malgré son interdiction par le Maire de Ville

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Les Honorables Crispin Mbindule Mitono (UNC) et Marie-Jules Malis MALISAWA (UDECF) peuvent se rassurer que si jamais la justice congolaise demandait de refaire les élections législatives, ils seraient réélus sans faute. En effet, leurs électeurs du 28 novembre dernier sont sortis en grand nombre pour manifester pacifiquement contre la requête d’annulation de leur élection introduite par le Ministre Ferdinand Kambere Kalumbi (PPRD) candidat malheureux au scrutin du 28 novembre 2011.

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La lecture des motifs avancés dans sa requête lui a, selon certains manifestants, arraché plusieurs des électeurs qui avaient voté pour lui. La preuve est que ces derniers étaient dans les rangs des manifestants contre sa requête. Le motif de haine tribale dans une ville sans tribalisme comme Butembo est ce qui choque le plus les bubolais qui se demandent ce qui est arrivé au Ministre que d’aucuns préféreraient designer par le nom de «Kalumbi’’ car ne méritant plus le nom de ‘’Kambere’’ qui veut dire ‘’ainé’’ en Kinande. Si Kalumbi est Nande comment peut-il accuser ses petits frères Nande de tribalistes ? De quelle tribu est-il donc, qu’il nous le dise, ont demandé certains manifestants. Selon un manifestant, la Cour Suprême de Justice, quelle que soit la partialité dont elle est accusée, ne peut que rejeter la requête du Ministre Kalumbi.

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La mobilisation était au top ! Me MBENZ MBUSA YOTAMA du Parlement de FURU avait pris les soins d’informer l’autorité urbaine compétente dans le délai prévu par la loi. Malgré cela, le Maire de Butembo a passé la veille de la manifestation un communiqué sur les antennes des radios locales selon lequel le Conseil de Sécurité de la ville avait pris langue avec les Etats-Majors de Mbindule et de Malisawa pour annuler la marche pacifique.

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Connaissant les manœuvres dilatoires de la Mairie, les manifestants avaient vite compris que le communiqué du Maire n’était pas fondé et qu’il voulait tout simplement démobiliser les manifestants qui s’étaient préparés pendant toute une semaine. En plus, les organisateurs de la marche n’avaient pas envoyé un seul sms collectif annonçant un changement de dernière minute. Dans la mobilisation, le téléphone mobile a joué un rôle déterminant. L’usage de la technologie moderne de communication met ainsi chaque jour à rude épreuve les politiciens formés aux vieilles méthodes de gestion du public. Heureusement que les compagnies de communication de Butembo n’ont pas faussé compagnie aux manifestants de ce mercredi 29 février comme elles l’avaient fait au lendemain du 28 novembre 2011 pour empêcher la communication des vrais résultats des bureaux de vote aux Q.G nationaux de leurs candidats. La suite est connue : le bourrage des urnes dans les Centres de compilation dont le pays ne s’est pas encore remis.

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Que dire de la Police ? Elle qui avait reçu les ordres d’empêcher la manifestation pacifique, était visiblement débordée par la foule immense qui venait de partout, grâce une stratégie mise en place par les organisateurs. C’est ainsi qu’au lieu de réprimer, la police a été obligée d’accompagner la marche. Aucun incident n’a été déploré. Les casques bleus de la MONUSCO étaient visibles et bien armés surtout dans les rues vers MAKARENGO et FURU d’où sont originaires plusieurs parlementaires bubolais.

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La marche a interrompu la circulation sur l’Avenue Principale de la ville de Butembo. Aucun véhicule, aucune moto, aucun vélo, ne pouvait passer tellement la foule était immense et compacte. Les vendeurs et agents des bureaux situés le long de l’Avenue Président étaient obligés de sortir pour assister à la marche. Ceux qui ne savaient pas de quoi il s’agissait, ont alors appris qu’il s’agissait d’une marche contre la requête du Ministre Ferdinand Kambere Kalumbi pour l’annulation de l’élection des députés nationaux Mbindule et Milisawa avec comme motif la Haine Tribale. En apprenant le motif avancé par le Ministre Ferdinand Kambere, tous rigolaient en disant « akavula ekyerikola oyo. Alighe e defaite nga mulume » (Il ne sait plus que faire. Qu’il accepte sa défaite comme un homme).

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                        Me Mbenz Mbusa Yotama au Micro

Au Rondpoint VGH, Me Mbenz MBUSA YOTAMA qui était à la tête des manifestants a pris la parole devant une foule compacte pour fustiger la démarche du Ministre Ferdinand Kambere qui, au lieu d’encourager la pratique de la démocratie dans notre pays, nous ramène aux heures les plus sombres de la dictature mobutienne quand les habitués des allées du pouvoir mobutiste volaient les voix des beniluberois débutants en politique pour se maintenir au pouvoir. Selon, Me MBENZ, ce temps-là est révolu !

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Dans son discours à la Maire de Butembo, Me MBENZ a rappelé que la Mairie de Butembo n’appartient à aucun parti politique fut-il celui du Président de la République mais à tous les partis politiques et à tous les bubolais . Ceux qui, par moment, y travaillent ne sont que des locataires « avapangi »  et que par définition, le Maire doit être apolitique pour qu’il serve équitablement les membres des différents partis politiques.

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Mr MUKULU, représentant de l’Etat-major de l’honorable MALISAWA (UDECF) a aussi pris la parole à la Mairie comme au Rondpoint VGH pour remercier les bubolais qui ont répondu massivement à l’invitation de la marche, preuve, selon lui, de la maturité politique des bubolais et des bubolaises qui savent désormais que les voix comptent pour la reconstruction de la R.D.Congo. Mr MUKULU a annoncé l’organisation d’autres marches pacifiques en faveur des enseignants et autres fonctionnaires de l’Etat qui sont des laissés pour compte par le régime actuel.

Le RCD-K-ML de Mbusa Nyamwisi était aussi représenté par son porte-parole en ville de Butembo, à savoir, Mr KALENDI ISEPAMUKI.

Les manifestants ont scandé plusieurs chants contre le Ministre Ferdinand Kambere en rappelant les paroles d’Etienne Tshisekedi qui avait dit lors de sa campagne que le perdant retournera chez lui en pleurant dans sa langue maternelle : « Kufa ni lazima kwa wewe kambere, rudi butembo kula viazi, Tshisekedi alisema, kambere ameshindwa, arudi butembo, alie mukinande, na ale viazi. Aeeee, Mbindulé, na Malisawa, lelo oyo bakomi bakonzi ya terrain…. Kambere rudi Butembo ukale viazi…

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L’organisation réussie de cette marche a été saluée par la population de Butembo comme un signe d’espoir dans une ville où le Maire prend de plus en plus des allures dictatoriales contre les partis de l’opposition et les associations de la société civile.

Tembos Yotama

Butembo

©Beni-Lubero Online

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