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Butembo: Marche contre l’occupation rwandaise du Sud-Lubero

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Près de 50 associations et mutualités des jeunes descendent dans les rues de Butembo ce Samedi 21 mai 2011 pour protester contre l’occupation rwandaise du sud du Territoire de Lubero et demander aux autorités du pays d’accélérer le processus de résolution de la question des déplacés internes appelés abusivement hutu-nande. Selon Maître SEKERAVITI KIVASUVWAMO, Secrétaire Général de l’ASBL Jeunes pour la Non Hypothèque du Congo, JNC, cette marche vise aussi à demander aux autorités politico administratives de résoudre avant le début des échéances électorales la question des FDLR et de déplacés internes installés depuis janvier 2011 au sud du Territoire de Lubero. Il s’agit, au cours de cette marche pacifique et non violente, indique la meme source de soutenir aussi la pétition adressée au Président de l’Assemblée Nationale en date du O1 mai 2011 en vue de la résolution de la question des « Hutu-Nande ». 

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Des Jeunes lors d’une Conférence de la JNC à l’Hôtel IVATSIRO

La manifestation partira du Monument Mgr Emmanuel KATALIKO sur Avenue des Ecoles en face de la Station Takenga à 11h00 T.U, soit 13 h00, heure locale, avant d’arpenter l’artère principale de la ville de Butembo. Le point de chute de la manif étant la Mairie de Butembo et l QG de la MONUSCO. Des sources protocolaires de la marche indiquent que le regroupement des manifestants non violents et pacifiques aux pieds du monument Mgr Kataliko est symbolique en ce sens que cette personnalité a depuis longtemps été une marque de résistance contre toute occupation étrangère du pays. 

Cette manif aura lieu en dépit de son interdiction par les autorités locales qui bien qu’elles soient aussi victimes silencieuses, l’interdisent pour conserver leurs postes et les avantages liés à ces postes. Selon le Maire Sikuly’Uvasaka Makala, qui s’appuie sur le Comité Urbain de Sécurité, les Jeunes feraient mieux de marcher pour soutenir les oeuvres des cinq chantiers de la RDC dont les résultats tel l’asphaltage de la rue principale de Butembo sont palpables. Le Maire a aussi demandé aux jeunes qui veulent manifester d’aller manifester au Sud de Lubero ou à Goma car, dit-il, la question des Hutus- Nande ne concerne pas la ville de Butembo. 

Cette étrange réaction du Maire est vivement condamnée dans l’opinion en ville de Butembo où la population soutient l’initiative des Jeunes. Parmi les habitants de la ville de Butembo, on compte plusieurs ressortissants du Sud de Lubero. Les violations des droits humains commises par les soit-disant FDLR et les Hutu-Nande au Sud de Lubero affectent ainsi non seulement la ville de Butembo mais tout le pays. Quand un congolais est privé de ses droits, c’est tout le pays qui en souffre et qui doit tout faire pour rétablir l’état de droit. Mais comme les autorités du pays, les politiciens, et les élus de Lubero prefèrent manger avec l’ennemi que défendre les populations du Sud de Lubero, le temps du changement du regime en place qui ne respecte plus la constitution garantissant la paix nationale pour tous, est arrivé.

Parlant de la manif, les organisateurs rappellent que l’article 26 de la constitution accorde à tout congolais le droit de manifester. Au sujet de l’information des autorités sur la dite marche comme le demande la constitution, les autorités ont reçu plusieurs jours avant la lettre des organisateurs. Si les autorités s’inscrivent en faux contre cette marche pacifique et non violente, les organisateurs ne l’attendent pas de cette oreille et brandissent l’article 26 de la constitution. Pour eux l’interdiction d’une expression libre des citoyens est ce qui illégal et anticonstitutionnel.

Pour les organisateurs, la manif aura lieu. Ou bien la RDC est une democratie où le pouvoir émane du peuple et est pour le peuple, ou bien la RDC est une dictature militaire où le pouvoir s’obtient par la Kalashnikov. La manif de samedi à Butembo est une demande d’un dialogue constructif entre le pouvoir et les populations du Territoire de Lubero sur une question d’intérêt commun. A vouloir résoudre cette question sans la population locale, le pouvoir pose les germes d’un conflit meurtrier qui risqué d’embraser toute la région pendant longtemps. La Monusco qui represente localement l’ONU est saisie de cette demande de dialogue avec le pouvoir sur la résolution pacifique de l’occupation rwandaise du Sud de Lubero. [NDLR: La question qui demeure est le pourquoi du choix de Beni-Lubero, le coin rural le plus peuplé de la RDC où le conflit terrien fait déjà rage, comme lieu d’accueil des nouvelles populations venant de pays voisins et qui n’y ont jamais étés auparavant contrairement à la version officielle de cette transplantation des populations. Pourquoi les autorités congolaises ainsi que la Monusco ferment-elles l’oeil devant cette réalité? La voie du fait accompli choisie pour imposer cette transplantation des populations après un débauchage discret des politiciens locaux, des chefs coutumiers, des chefs des confessions religieuses, des opérateurs économiques, pèche par l’oubli de forces vives de la population qui ne sont plus dupes et qui croient detenir le dernier mot. En effet, ce sont les populations congolaises locales et non les leaders de Lubero qui vivent au quotidien avec les transplantés des pays voisins. C’est donc avec les populations congolaises de Lubero que le pouvoir et la monusco doivent dialoguer pour résoudre le conflit.]  

Deogratias SIKU

Butembo

©Beni-Lubero Online

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