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Butembo : Un enfant de six ans assiste à l’assassinat de son papa YALALA MBUSA (36 ans)

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Dans la soirée du 22 janvier 2011 vers 19h45, Mr Yalala Mbusa John (36 ans) connu pour les intimes comme «YALOS » a été assassiné dans sa maison par trois Policiers. Il était père de 4 enfants, cambiste de profession, meilleur guitariste de la Paroisse CBCA KIMEMI connu aussi comme CBCA Banque.

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                            Feu Yalala Mbusa John ( 1975- 2011)

Son épouse était hospitalisée depuis 3 trois jours au Dispensaire de Mr SINDANI au Rond Point Route Muchanga-Kyavuyiri non loin du domicile de papa SAMU KASUMBAKALI. Revenu du marché de change après une journée de dure labeur, Feu Yalala avait fait un crochet au Dispensaire qui se trouve à 200 m de son domicile pour s’assurer de l’état de santé de son épouse.

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Feu Yalala Mbusa de son Vivant

Arrivé à son domicile, il entre dans sa chambre pour se reposer en attendant qu’on lui apprête le repas du soir. A moins d’une minute, trois policiers en tenue de la PNC font irruption dans la parcelle comme s’ils attendaient le retour de Yalala non loin de sa parcelle. Ils forcent leur entrée dans la chambre à coucher de Yalala où ils le trouvent allongé sur son lit. Son fils Musa Yalala de six ans qui raconte les derniers moments de son papa était avec lui dans la chambre. Un policier s’occupe des autres enfants et de leur berceuse en les enfermant dans la cuisine. Dans la chambre, les deux autres policiers torturent Feu YALALA, lui demande avec la pointe du fusil sur la tête son téléphone et tout son capital de cambiste. Feu YALALA donne tout ce qu’il avait aux tueurs qui ne sont pas toujours satisfaits. C’est ainsi que l’un des policiers tirera à bout portant dans son œil et lui ôta la vie sur le champ. Comme toujours, après le forfait, les trois policiers tueurs prirent le large. Les voisins apprendront la triste nouvelle après le forfait au point que les efforts de rechercher les malfrats n’avaient rien produit.

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Le petit MUSA Yalala que les malfrats ont épargné quitta la chambre avec le cadavre de son papa en pleurant pendant que les autres enfants étaient toujours enfermés dans la cuisine. Ce sont les cris du petit MUSA « Basuda Bameua ye papa, papa amekufa » (les militaires ont tué mon père, mon père vient de mourir) qui annonceront la triste nouvelles aux voisins. Le petit Musa sanglotant n’eut d’autre reflexe que de courir vers le dispensaire où sa mère était alitée avec une forte fièvre. Avec les mêmes mots, le petit Musa annonce l’assassinat de son papa à sa mère « Maman, Basuda bameua ye papa, papa amefuka ». La maman qui venait d’avoir la visite de son mari quelques dix minutes auparavant n’en revient pas. Presque en même temps, les voisins viendront confirmer les paroles du petit Musa. Immédiatement, celle qui venait de devenir veuve rechuta pour entrer dans un coma tellement le coup était dur. Pour éviter d’avoir deux morts dans la même famille, la veuve de Yalala fut transférée au Centre Hospitalier de Wanamahika pour des soins d’urgence appropriés.

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Le Petit Musa seul témoin de l’assassinat de son papa et sa petite soeur, tous deux devenus orphelins

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Epouse de Feu Yalala Mbusa au Dispensaire

Un assassinat douloureux qui torture un enfant de six ans et sa mère malade. A l’enterrement, la le petit MUSA a inspiré pitié à tous ceux qui sont venus consoler la famille. Etant le premier garçon de l’illustre disparu, le petit MUSA a déjà commencé en six ans son rôle d’héritier et de protecteur de sa maman et de ses petits frères et sœurs. Une demande a été lancé au lieu du deuil pour quelqu’un de bonne volonté prenne en charge le Petit MUSA mais aussi les autres enfants de la famille où Feu YALALA était le seul gagne-pain. Tout son capital de cambiste a été emporté par les tueurs au point que l’on ne sait pas qui va payer la facture de l’hôpital pour la veuve malade de maladie mais aussi de l’assassinat de son mari.

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L’enterrement de Yalala a eu lieu dans la localité de KITOVO au-delà de MATEMBE, VUSESA.

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Le petit MUSA, inconsolable seul témoin de l’assassinat de son père a surpris le public en participant en adulte et les larmes aux yeux à l’enterrement de son père.

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Dans la nuit du Dimanche au Lundi 24 janvier, les Jeunes Patriotes de Katwa suivant le modèle de FURU ont mis la main sur des hommes en armes. Dans la nuit du samedi au dimanche, ces hommes en armes avaient volé les habits et d’autres effets de grande valeur d’un journaliste de la radio VULUMBI CBCA spécialiste des questions sécuritaires du Sud de LUBERO.

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En apprenant la nouvelle, les Jeunes Patriotes de Katwa sont intervenus immédiatement pour pourchasser les hommes en armes dans les rues de Katwa. Dans leur poursuite, les Jeunes Patriotes de Katwa ont vu l’endroit où les hommes en armes avaient caché la valise par crainte d’être rattraper par les jeunes. Les Jeunes Patriotes ont campé toute la nuit aux alentours des valises d’habits volés pour voir qui viendrait les récupérer. Effectivement vers 3h du matin, les hommes en armes revenus. Les Jeunes Patriotes embusqués et armés des machettes ont mis la main sur eux. Dans la confrontation, un des bandits est parvenu à ravir une machette à un Jeune patriote et à l’utiliser pour vouloir tuer Shahava, le journaliste. Le journaliste s’est bien défendu même le bandit l’a blessé au bras. Maitrisé, l’homme en arme était interrogé et a dit tantôt qu’il était de Masereka et tantôt de Kaina. Suivant leur logique de non-violence et de collaboration avec les autorités locales ont fait appel à la Police. Comme la Police n’arrivait pas, et craignant que les bandits qui ont fui ne reviennent avec du renfort, les jeunes patriotes de Katwa ont exécuté le bandit.  

– Les nouvelles d’autres coins de Beni-Lubero rapportent la poursuite des tueries, des viols, des incendies des maisons. C’est le cas MIRIKI, LUOFU, MBUGHAVINYWA où des personnes qui font passer pour des HUNDE du Masisi mais qui parlent uniquement Kinyarwanda, s’en donnent la journée à la scierie du bois de la forêt et la nuit aux vols à mains armées. Après enquête, les populations locales ont découvert que ces occupants scieurs du bois sont des Hutu venus du Rwanda qui sont tous des militaires et qui malignement s’installent dans la région en se faisant passer pour des HUNDE du Masisi. Ce qui étonne les populations locales c’est qu’aucune autorité locale ou provinciale n’a présenté ses occupants ou scieurs de bois. Ils arrivent dans la forêt nuitamment, et de la forêt ils entrent dans les villages la nuit comme le jour pour se ravitailler en nourriture. Leur présence fait monter la tension dans la région. 

Le 19 janvier 2011, les habitants de LUOFU ont constaté un matin la présence massive dans leur localité d’une centaine des filles et femmes Hutu parlant Kinyarwanda. Elles squattent des maisons inoccupées quand elles ne vivent pas sous les bâches. Les rumeurs courent que ses femmes seraient les épouses des scieurs du bois aperçus dans le reboisement environnant. 

Toujours en date du 19/01/2011, un papa d’une trentaine d’année a été poignardé nuitamment dans son « château-fort » par les hommes en armes dans la localité de Kamandi-Lac. La victime est morte sur le champ.  

Ailleurs, un groupe d’hommes en armes ont fait irruption dans la localité de KASINGA-VUNYAKONDOMYA où ils ont pillé, violé des femmes dans la nuit du 16 au 17/01/2011. 

Au cours de la même nuit tragique du 16 janvier 2011, en NGELEZA, les hommes en armes ont envahi la localité et mis en feu une boutique réduisant tous les articles de vente en cendre. 

Pendant la journée du 16 janvier 2011, un minibus de l’Agence MEPROBA est tombé dans le filet des hommes en armes lourdement armées. Après avoir terrorisé les passagers du minibus, tous les biens de grande valeur ont été emportés. 

En date du 17/01/2011, en territoire de NYIRAGONGO, un miliaire CNDP a tué 2 civils à bout portant. Folle de colère, la population a lapidé à mort ce militaire. Bilan de l’attaque : deux morts parmi les civils, et le militaire tueur.

 

Dans la soirée du 17/01/2011, les prêtres de la Paroisse Catholique de KIPESE ont été la cible des hommes en armes. Leur véhicule a été arrêté, plusieurs biens de valeur emportés dans un climat infernal créée par le crépitement des balles dans l’enceinte de la paroisse.

 

Dans la nuit du 17/01/2011, il y eu crépitement des balles toute la nuit dans la localité d’ITILI et KILONGE.

 

En date du 16/01/2011, il y eu découverte de 4 corps sans vie et décomposition avancée dans le Secteur de Ruwenzori, en Territoire de Beni. Grâce aux habits et chaînettes qu’ils portaient, on a pu les identifier comme habitants des villages environnants.

 

En date du 18/01/2011, un corps sans vie a été découvert dans la rivière TALIHYA sur la route Butembo-Kyondo.

 

On constate que les villages attaqués sont aussi des villages sur la liste des sites d’accueil des retournés, des villages à la terre fertile mais aussi riches en minerais divers selon les experts.

Il n’y a plus aucun doute que les Fardc issus du CNDP poursuivent leur plan d’occupation militaire et de balkanisation du Nord-Kivu par ces assassinats et autres violations des droits humains commis par des tueurs à gages sortis de prison, formés au Rwanda à l’art de la terreur avant d’être larguer au Nord-Kivu. A part ceux que la population a elle-même appréhendés ou tués comme dans le cas du bandit de Katwa, l’armée, la police, ainsi que la Monusco se comportent comme si elles n’avaient pas le mandat d’arrêter ces tueurs à gages qui ont déjà assez endeuillé toute la région. 

En ce même temps, que la classe politique congolaise distrait les congolais par la révision constitutionnelle et les hypothétiques élections de 2011. Comme la police et l’armée ne sont pas indépendantes et républicaines, elles suivent le débat des politiciens au lieu de s’acquitter de son devoir constitutionnel de protection des civils et de leurs biens. Les articles sur la securité qui fait le plus défaut en RDC n’ont pas malheureusement été révisés. 

Les résultats partiels d’une enquête en cours par les fins limiers beniluberois révèlent que deux ONG internationales qui utilisent seulement une main d’œuvre étrangère à Beni-Lubero, participent à l’érection des caches d’armes dans les cités et villages de Beni-Lubero, des villages qui sont sur la liste des sites d’accueil des retournés (cfr nos prochaines éditions). 

Aussi, la dernière déclaration de la fameuse tripartite des Grands Lacs sur l’existence de nouveaux groupes armés étrangers au Kivu et de l’échec des opérations militaires dites conjointes qui en réalité n’ont jamais eu lieu est perçue au Nord-Kivu comme une nouvelle déclaration de guerre aux populations congolaises de l’Est du pays dont le calvaire se poursuit et se diversifie. Sans aucune preuve, cette tripartite dont les déclarations sont pour une consommation étrangère, va jusqu’à trouver des islamistes EL-Shabab dans un pays où les militaires de l’armée régulière qui tuent, violent les femmes et les hommes, incarcèrent les journalistes, les opposants politiques, et les activistes des droits humains sont pires que les islamistes de Somalie. La dernière déclaration de la tripartite des Grands Lacs confirme le constat selon lequel depuis 1996, la guerre d’occupation de l’Est de la RDC se fait par coup de mensonge et d’une nébuleuse des rebelles hypothétiques qui comme l’Al-Qaïda de Ben Laden sont vus partout où on voudrait qu’ils soient en préparation d’une attaque ou d’une guerre dont les objectifs réels sont autres que la paix. Ainsi la dernière déclaration de la tripartite des Grands Lacs aurait comme objectif d’obtenir une passe officielle pour une nième intervention militaire à l’Est de la R.D.C pour poursuivre ou parachever l’occupation rwandaise de la région. Les caches d’armes inventoriées et les scieurs de bois la journée et militaires la nuit, ne sont que deux signes avant coureurs de l’imminence d’une attaque de la région pendant que le pays tout entier est distrait par le débat autour de la révision constitutionnelle. 

Devant un tel scenario catastrophe, seule l’auto-prise en charge du peuple congolais sauvera la RDC. L’exemple de la révolution tunisienne devrait réveiller les congolais de leur sommeil qui a trop duré. Les Jeunes de Takriz devraient être un modèle pour les Jeunes Patriotes congolais de Furu, Katwa, Vutsundo, Kiwanja, Fizi, Kikwit, Kingasani, Mbandaka, Tshela, Luozi, Mweneditu, Aru, Dilolo, Kabambare, etc. pour enfin faire taire les armes qui ensanglantent nos rues avec du sang des innocents à la fleur de l’âge. 

©Beni-Lubero Online

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