Courrier des Lecteurs et Amis de Beni-Lubero Online

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1. De Jean-Marie Kamavu ( Italie): Critique de la Critique de Blaise Mwengesyali
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Cher muthunga Blaise
J’ai lu votre message avec beaucoup d’attention. Lorsque je l’ai trouvé avant hier dans ma boite, je n’ai pas eu le temps d’y faire suite sur-le-champ. Voici que notre cher site BLO vient humblement de le publier. Je pense que vous ne lui en êtes pas moins reconnaissant! Mon cher frère, vous ne cessez de réclamer un espace pour commenter, "critiquer" certaines nouvelles. C’est bien et je crois que BLO vous a déjà donné une réponse quelconque à cette demande. Hélas! à moi vous avez donné plutôt l’impression d’avoir besoin d’un espace pour faire des polémiques avec les gens. Je vous assure que la façon par laquelle vous avez réagi aux articles de nos bathunga – Magloire et Serge – ne m’a pas semblé gentille, constructive, polie (et/ou respectueuse surtout!) et moins encore reconnaissante à leurs efforts qu’ils ont fourni dans leurs recherches jusqu’à nous produire ces deux articles qui, à mon avis, n’ont aucun caractère offensif. Mon cher ami, deux jours avant que Magloire ne publie son article sur l’origine du SIDA, j’avais déjà aussi suivi à la télévision (Rai Uno ouTrè) un documentaire dans lequel on transmettait les résultats des recherches faites par des scientifiques Américains et Européens sur des chimpanzés du Cameroun depuis un certain nombre d’années, exactement comme l’avait rapporté notre muthunga Magloire. D’ailleurs lorsque j’avais lu son article, je m’étais demandé si lui aussi n’était pas connecté à la même "rai" et que nous suivions donc la même émission au même moment. Certes, beaucoup de découvertes sont publiées dans différentes langues et manières. Et chacun choisit la manière qui lui est accessible et la langue qui lui est compréhensible. Si par exemple Magloire vivait dans une brousse de chez nous et ne connaissait exclusivement que notre Kinande vous auriez peut-être un peu raison de douter si fortement de son article parce que, disons-nous clairement car c’est malheureusement une vérité patente, dans nos villages lointains de nos grands-parents, internet et/ou télévision restent encore des réalités inimaginables. Jusque-là je pense qu’il n’y a pas encore des grandes découvertes faites très loin de chez nous, qui sont publiées à Kinande parmi tant des premières langues de cette publication. En invoquant l’article paru en 2000, croyez-vous vraiment avoir des arguments convaincants pour contredire les découvertes récentes? Dire que Magloire a ramassé son information dans un sac-poubelle me semble un manque de respect envers notre frère-ci qui pourtant est l’un de nos bathunga qui font la fierté et l’honneur de nous les Yira par ses différentes oeuvres (reportage sur des radios internationales surtout quand il était à Kin, Musique,…) en général et de l’institut Kambali (dont vous même êtes ressortissant) en particulier. Ainsi permettez, mon bien cher ami, que je vous signale que votre phrase ci-dessous n’est pas d’un style fraternel:
"Sur la théorie de l’apparition du sida personne n’a le droit de dire que cette théorie que Magloire Paluku a <> soit la vraie". La préoccupation de notre muthunga Magloire pour nos chimpanzés de Kyavirimu traduit, à mon avis, un amour particulier envers la terre de nos ancêtres Yira, la terre de nos origines, qui nous a vu naître. Il n’a pas cité les chimpanzés d’un autre pays.
Quant à notre Serge, je suis vraiment désolé de votre réaction. Vous avez trop confiance en ce que vous avez lu je ne sais quand. Le pauvre muthunga Serge n’a fait autre que nous raconter son expérience sur terrain. Vous pouvez prétendre connaître les Marocains ou d’autres peuples en lisant quelque chose sur eux; mais la vraie connaissance ne peut s’acquérir qu’en vivant sur place avec les gens!!! Or vous n’avez jamais été là. Quelle preuve vous pouvez porter pour prouver le contraire à notre muthunga Serge. Seulement votre dictionnaire-là suffit-il vraiment?! Certes, cela ne veut pas dire que je suis naïf… (d’ailleurs vous me connaissez très bien!). Il me semble plus crédible ce qu’a dit Serge que votre critique assez vide de preuves convaincantes. Je ne pense pas que vous ayez les compétences nécessaires pour juger si fortement l’article de Serge.
Enfin, cher muthunga habituez-vous à polémiser le moins possible en "critiquant" les autres avec humilité. Et surtout en reconnaissant vos limites et les qualités et compétences des autres. Sinon vous avez donné l’impression d’une personne prétentieuse. Et pourtant vous ne l’êtes même pas…!!!?
Méfiez-vous des erreurs car je vous ai écrit à la hâte. Bon travail et tant de belles choses.
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Jean-Marie Kamavu
Italie
Beni-Lubero Online
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2. De Kirere Mathe( Belgique): Un article de BLO passé sous silence !
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Chers amis,
Cet article sur l’ouragan d’Oicha m’avait interpellé tant par la grossierté des mots utilisés pour reprocher les victimes de cette catastrophe que par les vérités et conseils donnés au sujet de la technologie sur la construction. Bien que tard, je me permets de revenir sur le sujet pour savoir finalement comment cette information a été gérée. Maintenant que nous sommes à quelques mois de cet ouragan, et que probablement la reconstruction est amorcée, ces informations sont – elles intégrées dans les reconstructions post ouragan à Oicha? Le monde scientifique a toujours tendance à considerer les lignes générales recommandées sans tenir compte des spécificités propre à nos pays. Je prends l’exemple de celui qui recommande les architectes pour toute construction, alors que nous sommes conscients que ceci ne represente pas la réalité. Nous savons bien que ce sont les maçons qui construisent 90% de maisons que nous habitons dans nos cités du Nord Est de la RDC sans faire recours aux architectes. Dans les meilleurs des cas, l’architecte ne fait que le plan et ne se rend jamais au chantier! Je m’adresse ici aux architectes pour savoir si l’on peut faire un programme semblable aux "soins de santé primaires" ou au concept chinois de "medecins à pieds nus" ? dans lequel le maçon reçoit des notions solides évoqués par nos professionnels de la construction pour éviter les victimes comme observé à Oicha. Dans les sciences de la santé, nous avons déjà experimenté la délégation des tâches des médecins aux infirmiers au point que les infirmiers arrivent à effectuer certains actes qui sauvent bien des vies, genre certaines chirurgies comme césariennes simples comme des césariennes sur déchirure de l’utérus, hernies étranglées, etc. Une délegation de certaines tâches des architectes devrait être conçue pour prevenir des catastrophes comme celle que nous avons observé à Oicha. Qu’en pensez-vous?
 
Kirere Mathe
Belgique
Beni-Lubero Online
 
Des voix s’élèvent pour comprendre le pourquoi de la tempête d’Oicha Version imprimable
10-03-2006
1. De Musayi Kalemire
L’architecture des maisons de la Cité d’Oicha semble ne pas être suffisament solide et adaptée à cette région de basse altitude pour affronter les assauts des vents d’un ouragan violent. Les architectes d’Oicha sont donc interpellés par cette catastrophe naturelle pour concevoir une architecture de toiture capable de résister à ces genres des catastrophes naturelles et de limiter les dégâts des matériels des toitures qui s’envolent comme des feuilles mortes. Les habitants d’Oicha se rendent comptent qu’une maison construite à la légère sans respecter les normes propres à chaque topographie peut être un danger public. Le Grand Nord connu pour son foisonnement des nouvelles constructions ou bâtisses doit commencer à construire selon des normes données par les spécialistes (comme l’Etat ne fait rien en cette matière) et non seulement construire selon l’argent qu’on a à poche, en prenant le maître-maçon le moins cher du village ou du quartier. Il est vrai que, de fois, devant la nature, la science est impuissante. Mais la science a déjà démontré qu’elle peut maitriser la nature dans plusieurs circonstances.
2. De Juvénal Paluku
D’après les dernières nouvelles de la Cité d’Oicha, le bilan de la pluie torrentielle du Mercredi 8 Mars 2006 ne cesse de s’alourdir.Le nombre des morts est passé de trois à quatre. Comme la toiture des bâtiments de l’Hôpital Général d’Oicha était emportée par l’ouragan, les blessés victimes de la catastrophe, les malades ainsi que les sinistrés qui ont perdu les toits de leurs maisons sont hospitalisés ou mieux entassés dans les quelques maisons d’habitation qui ont été épargné par cette violente tempête des tropiques.
Des langues se délient pour essayer de comprendre pourquoi des catastrophes n’épargnent jamais Oicha ces dernières années! En effet, on se rappellera qu’ il y a environ deux ans la foudre avait frappé 15 écoliers dans une salle de classe de l’Ecole Primaire d’Oicha en les calcinant tous sur le champ. Toutes ces 15 victimes sont toutes enterrées dans la concession de l’Ecole Primaire d’Oicha à moins d’un kilomètre de l’Hôpital Général qui avait aussi eu sa part de feu de cette colère du ciel et qui s’en était sorti avec sa salle d’opérations brûlée.
Il y a à peine une semaine , soit le Samedi 4 mars 2006, qu’un étudiant de G2 à l’ ISP /Beni avait été égorgé par des inconnus dans le village de KITEVYA à moins de 5 km de la Cité d’Oicha. Son enterrement avait eu lieu chez ses parents à Oicha, le Dimanche 5 mars 2006…
"L’étudiant tué répondait au nom de Kakule Masirini, il était inscrit en G2 mais quant à l’option, je n’ai pas encore eu assez de renseignements, selon les prémières informations que j’ai eu cette journée, on me disait qu’il faisait l’Histoire.Moise 14 mars 2006"
3. De Poshombili Tsongo
" Le malheur ne vient jamais seul" dit-on! Plus d’une fois la population d’Oicha subit toujours le même sort ,il suffit qu’il y ait une pluie accompagnée d’un vent pour que des maisons ,des écoles ,des hôpitaux , la radio, les personnes humaines soient victimes…
Alors que c’était une journée mondiale de la femme, un jour où toutes les créatures féminines seraient en fête. Pendant que les unes étaient en train de fêter, chez les autres c’étaient cependant le contraire…
Mais alors qu’ en est-il au juste avec cette Cité qui chaque année est victime des catastrophes naturelles? … N ‘y a-t-il pas un fait caché derrière ces catastrophes?
Alors même que ce Mecredi 8 mars 2006 il a plu sur toute la region, il n’y a qu’à Oicha où on a enregistré des dégats matériels et humains? … Cette Cité ne necéssite-t-elle pas une délivrance? Espérons que ce malheur repétitif n’est pas un bâton dans les roues de l’évolution de cette Cité?
Si une poule savait s’en prendre à son ennemi l’épervier, elle aurait autour d’elle des milliers des poussins . "Le malheur des uns fait le bonheur des autres" !
4. De Emmanuel Matsoro (Architecte)
Pourquoi les toitures d’Oicha se sont-elles envolées? En architecture, la toiture est l’élément clé d’une construction qui joue le rôle d’un abri. C’est la couverture même qui protège contre les intempéries.La toiture est faite de la charpente(le squelette) et de la couverture proprement dite. Elle comporte des contre-ventements qui font que la toiture ne puisse pas bouger sous l’effet des vents forts. La toiture est cette partie de la maison qui est en permanence soumise aux forces extérieures, notamment les intemperies climatiques. Sur ce, elle mérite d’être bien exécutée pour qu’elle remplisse son rôle. La toiture devient problématique quand elle a été soit mal fixée, soit sans solidarité avec le reste de la construction. L’erreur habituellement commise est celle de poser la toiture comme un simple chapeau de la maison. Dans des zones où il vente beaucoup,il faudra bien veiller sur le dépassemnent qui peut varier entre 50 centimètres et 1.50 m selon l’endroit où l’on se trouve, la grandeur et la hauteur du bâtiment. Le dépassement doit être calculé de telle sorte qu’il ne constitue pas un frein ou une résistance au vent. Au contraire il doit laisser passer le vent sans lui opposer une résistance et cela par un point d’appui délibérement crée. C’est pour cela qu’on dit que la toiture doit être aérodynamique. Mais cela n’empêche que la nature soit plus forte que la technologie… L’exemple du Sud des USA est encore frais dans la mémoire du monde entier où la technologie de pointe a cédé devant la force de nature. Pour se protéger, les architectes sont priés de respecter les normes établies. Quand une enquête prouve que le constructeur avait suivi les normes en matière de construction, il n’est pas responsable des dégâts causés par la chute ou l’affaissement de son ouvrage.

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