Crash de l

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Un régulier de la Compagnie Africaine d’Aviation (en sigle CAA) en provenance de Kinshasa a glissé à son atterrissage sur le tarmac de la piste  de l’aéroport international de Goma. La plus grande personnalité politique à bord de cet avion malchanceux était le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, Son Excellence Julien Paluku Kahongya.

Le fait que l’avion n’ait pas pris feu lors de sa collision contre les laves asséchées, et que tous les passagers et membres d’équipage soient sortis vivants avec une vingtaine des blessés, fait dire aux Gomatraciens qu’il y avait des Mai-Mai parmi les passagers. Pour les chrétiens, c’est un miracle qui s’est produit à l’aéroport de Goma où Dieu s’est souvenu des congolais qui ont déjà tant souffert des guerres et des catastrophes naturelles.
 
Parlant des raisons de la glissade, les commentaires vont dans tous les sens. On n’espère qu’une  sérieuse enquête technique pourra être diligentée par qui de droit pour éclairer la religion des congolais sur cet accident qui aurait pu déstabiliser davantage la Province du Nord-Kivu, notamment si quelque chose d’irréparable arrivait au Gouverneur Julien Paluku.
 
Les témoins de l’accident suspectent un problème technique de freinage et les mauvaises conditions climatiques, notamment la fine pluie qui tombait sur Goma lors de l’atterrissage.
 
Les sceptiques parlent d’un attentat manqué ! Se rappelant que le Gouverneur du Nord-Kivu vient d’échapper à une motion de défiance qui a coulé beaucoup d’encre et de salive, et tenant compte des rumeurs persistantes de l’imminence d’un coup de force rwandais au Kivu, la mort ou blessure du Gouverneur aurait poussé ces sceptiques à soupçonner de nouveau le mauvais voisin d’en face dont la bonne volonté est toujours mise en doute par la majorité des congolais.
 
Le miracle qui s’est produit à Goma a ainsi contribué tant soit peu à la pacification du Nord-Kivu, en évitant une escalade de la violence dans une province déjà martyrisée par des massacres des populations ( cas de Kiwanja, Rubare, Quartier Kalemire/Butembo), les assassinats, les incendies des maisons d’habitation, 2 millions de déplacés internes, les bracages sur les routes, etc.  
 
Autres images du Crash
Les rescapés encore sous le choc répondent aux questions des journalistes
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Correspondance Particulière de Goma
© Beni-Lubero Online
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Le jeudi 6 septembre dernier à 14 h 00, heure de Goma, l’Antonov 12 de la Compagnie Aérienne Galaxy Kavatsi  a pris feu à l’atterrissage à l’Aéroport International de Goma. Il n’y a pas eu des survivants dans cette catastrophe qui a frappé le Nord-Kivu en un mauvais moment. En effet, les Gomatraciens n’avaient pas besoin d’une autre explosion après une semaine des combats à quelques kilomètres de leur ville.

Aéroport International de Goma ( Photo BLO)
Le bilan est de 5 morts dont 4 citoyens russes et 1 congolais de Beni-Lubero dont l’identité n’a pas encore été rendue publique. La même explosion a fait aussi quelques blessés parmi les agents de l’aéroport qui ont tenté de secourir l’avion en feu et flammes. Le bilan aurait pu être très lourd si le Ministère de Transports du Gouvernement Gizenga n’avait pas défendu le transport des passagers dans les avions  russes de marque Antonov qui sont devenus des véritables cercueils volants dans le ciel congolais.
Cet avion en provenance de Kinshasa via Kisangani, transportait 19 tonnes de marchandises. Les commerçants propriétaires de ces marchandises qui étaient mecontents de la décision du Ministre des Transports n’ont eu la vie sauve que parce qu’ils avaient voyage par la Compagnie aérienne CAA. Pour une fois, un ministre du gouvernement Gizenga a sauvé des vies humaines en interdisant à tous les avions Antonov de transporter des passagers. Avec le crash de Galaxy Kavatsi, des voix s’élèvent pour exiger l’interdiction de tout Antonov de voler dans le ciel congolais pour sauver les vies des membres d’équipage qui ne sont pas moins hommes. Les organisateurs des manifestations qui ont eu lieu dans plusieurs villes et localités de la Province 0rientale (Isiro, Buta, etc.), protestant contre la mesure du Ministre des Transports, devraient revoir leurs revendications.
                    
                                                                  Vue aérienne d’un quartier de la ville de Goma ( Photo BLO)
Que s’est-il passé ? Des rumeurs ont rapporté que l’avion avait été descendu par un missile des rebelles de Nkunda ou des soldats du Rwanda… D’autres ont parlé d’un bombardier des Fardc qui serait touché par des balles des rebelles de Nkunda lors d’une opération à Sake. Mais d’après les sources proches du gouvernorat du Nord-Kivu et de l’agence de Galaxy Kavatsi à Goma, le crash mortel était provoqué par le tonnage et par la courte longueur de la piste.  Le pilote avait pourtant réussi d’atterrir au milieu de la piste. C’est en cherchant à faire le taxi après l’atterrissage que l’appareil est allé terminer sa course dans la lave avant d’exploser comme une bombe. Galaxy Kavatsi rassure que ce n’était pas une bombe des malins rwandais mais un accident technique.
 
Rigobert Kanduki
Goma
Beni-Lubero Online

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