





1. VIE ET ETUDE FAITES
Quand Dieu a fait le monde, il a donné aux hommes la capacité de continuer l’œuvre de la création par la reproduction. Ainsi, dans la nuit, au clair de la lune du 16 juin 1983 est né un jeune homme appelé ISAAC CAMEL MUYIRA du couple EVEE et YAYA.

Artiste-Musicien Nande Isaac Camel Muyira
Quelle belle surprise cette belle lune du 16 juin 1983 avait vu naître ce petit garçon malheureux qui du jour de sa naissance jusqu’à nos jours ne connaît pas son père qui pourtant vit encore. Comment comprendre la vie de l’homme sur terre. Une coïncidence tomba à la faveur de notre jeune musicien ISAAC CAMEL. Et cette coïncidence n’est autre que le 16 juin 1994 fut déclaré officiellement par l’Assemblée de l’Union Africaine comme Journée Internationale de l’Enfant Africain. Cette journée nous rappelle le massacre de jeunes enfants à SOWETO, les enfants qui militaient pour la suppression de l’Apartheid en Afrique du Sud un certain 16 juin 1976. Pourquoi encore cette coïncidence dans la vie d’ISAAC qui fut poignardé par un départ cuisant de son père ? Mais Dieu qui n’abandonne jamais les siens, fait que tout s’arrange. Je comprends alors pourquoi ce jeune Isaac se débrouille tout seul dans toute sa vie. Ses chansons, j’en ai alors une idée. Je ne comprenais pas pourquoi les termes liberté, pacification, égalité etc. dominaient ses chansons. Il veut comme les enfants de SOWETO sauver la vie de sa nation et de tout son continent par les différents messages de ses compositions musicales. Que l’absence d’une paternité ne soit pas une embûche dans sa vie.
ISAAC CAMEL sera successivement gardé par sa grand-mère maternelle puis par l’époux de sa mère. Vue la situation de l’époque, ISAAC passera toute son enfance au village au près de sa grand-mère qu’il considéra comme sa mère par une longue absence de sa maman à ses côtés. Une enfance pourtant riche pour la préparation de sa vie future. Le chant du griot, les danses au claire de la lune au village, les chansons de la grand-mère qui tantôt triste, tantôt mélancolique, tantôt heureux et joyeux captiva les petites oreilles du petit gamin encore profane en musique. Adieu la vie au village pour ISAAC CAMEL quand l’âge scolaire l’obligea de rejoindre la vie urbaine où il sera respectivement en l’Ecole Primaire d’Application NYUKI. Encadré au niveau primaire par Monsieur le Supérieur Général des Frères de l’Assomption, le Révérend Frère ALBERIQUE MIREMBE, l’esprit ecclésiastique l’accabla au point qu’au sortir du primaire avec un certificat d’études Primaires, il s’orienta au Collège Pie X, école d’obédience catholique chapotée par les Pères de la Congrégation des Augustins de l’assomption. Donc il faut qu’ISAAC CAMEL se prépare à la vie religieuse au près de ces pères dans ce joli bijoux de la ville, l’Institut KAMBALI. Mais la mort de son mécène et grand-père Frère MIREMBE, le détourna de la vie religieuse et de la vie du monastère vers une nouvelle aventure. Cette mort conduit ISAAC à quitter l’Institut KAMBALI où il était en 3ème scientifique pour l’Institut de l’Avenir de Butembo (I.A.BU). C’est le jeune collégien future prêtre qui se retrouve parmi des jeunes techniciens. Il se donna à l’étude de l’électricité. Une aventure de courte durée car deux ans après il fait son entrée dans une école d’apprentissage d’art et métier. C’est au Complexe Scolaire des Techniques Appliquées (C.S.T.A) d’où il sortira avec un diplôme d’aptitude professionnelle, spécialité en moteur Diesel. Malheureusement un diplôme qui n’aura pas de sens car ISAAC CAMEL n’accompagna pas ses apprentissages d’un stage de perfectionnement jusqu’à nos jours. A l’obtention de ce diplôme, ISAAC CAMEL fait une étude accélérée en informatique au Cybernétique de Recyclage Informatique D’Alzon (C.R.I.D). Après cette formation au CRID, ISAAC se consacra aux recherches en informatique ce qui fait de lui aujourd’hui un informaticien excellent. Aujourd’hui il s’intéresse à l’informatique musicale.
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II. CARRIERE MUSICALE
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Né d’une mère chanteuse, ISAAC CAMEL sera dès son jeune âge épris d’un esprit de danse. Car déjà à l’âge de dix ans il se donne beaucoup à la danse dans différents concours musicaux où il est soit parmi les meilleurs soit tout simplement le meilleur. A l’époque seule la Rumba Congolaise faisait sa spécialité. Mais vers son quinzième anniversaire, il participe à la création d’un club culturel pour la promotion culturelle. Le club fut nommé NEW DAYS .Au sein de l’organisation ISAAC se spécialisa en Reggae où il fit ses premières interprétations de vieilles chansons de son idole musicale BOB MARLEY. Il chanta par exemple I SHOOT THE SHERIFF Seules la photo de Bob Marley et les couleurs du RASTAFARISME lui donnaient le courage de chanter. The happening 2000, un club local aussi de la promotion culturelle lui donne aussi une nouvelle occasion de se produire devant un public plus large et de se faire connaître de bon nombre de gens comme un futur musicien du Reggae. Vers les années 1999, ISAAC CAMEL fait son entrée dans un orchestre du plus grand musicien du Reggae de la place, à savoir monsieur MAYAYA SANTA, patron de « Sitchi Universel ». Au sein de cet orchestre, le petit ISAAC n’aura pas de chance de se faire valoir étant donné que le cercle de fondateurs ne tourne pas les yeux vers les nouveaux venus, préférant toujours rester seuls. C’est ainsi qu’en 2001 avec le concours du petit frère de MAYAYA, Noé MATEMBELA et ISAAC CAMEL fondent leur propre orchestre en dissidence de SITCHI qu’ils nommèrent YIRA NITCHI. C’est presque le début de la vraie carrière musicale. C’est au sein de YIRA NITCHI qu’ISAAC fait sa première chanson intitulée « KALACHNIKOV», chanson faite en pleine répétition. Cette chanson attira l’attention de beaucoup de personnes parmi lesquelles la grande sœur de MAYAYA qui supporta le jeune orchestre. Le plus grand souvenir à garder de cet orchestre est qu’il a donné un bon moment à Isaac d’approfondir ses petites connaissances en musique. Mais aussi, pendant son séjour dans cet orchestre, il participera à un grand concert en « featuring » avec le Sitchi de Mayaya à Lubero au camp du contingent Sud-Africain de la MONUC. Un concert souvenir sur l’interprétation de « Slave de LUCKY BUBE », tous les sud-africains se levèrent pour danser au rythme du reggae et lui offrirent de cadeaux parmi les quelles deux bouteilles de Whisky pour avoir chanté le « Slave » de DUBE. Une aventure de courte durée. Des problèmes d’hommes et de gestion surgirent au sein de l’Orchestre. Du coup, le jeune Isaac se trouva sans grand projet d’avenir à part ses concerts ici et là. C’est pourquoi en juin 2003, ISAAC CAMEL se retira du YIRA NITCHI dit aussi SITCHI JUNIOR pour former sa propre troupe « THE SEEDS ». Avec « The SEEDS », une nouvelle vie et un pari se dresse devant le jeune artiste ISAAC CAMEL. C’est ainsi qu’il cherchera à se faire un public au sein de la ville de Butembo par des concerts ou productions comme :
– Au happening 2000, rubrique surprise ou chanson du jour
– dans des émissions radiodiffusées
– dans des expositions théâtrales en inter- actes
– dans des promotions culturelles
– dans des night clubs en Uganda pendant un bref séjour
Au cours de toutes ses sorties musicales ISAAC CAMEL ne chantait que les chansons des stars du reggae comme Bob Marley, Lucky Dube mais aussi sa chanson KALACHNIKOV
DE JUIN 2003 en 2005, c’est le temps fort de la composition de ses propres chansons qui a amené son répertoire à un stock de plus de 25 à 30 chansons qui restent jusqu’alors dans les tiroirs. Parmi celles-ci nous citons :
1. Terre promise
2. Freedom
3. Enzoli
4. My Soul
5. Singwith’omwira
6. Elle ne sert à rien
7. There is no place like home, etc.
Le 19 /09/ 2005 Isaac Camel s’en va pour l’Uganda pour une étude accélérée en art musical où il apprend l’arrangement en DJ de concerts, de manifestation, etc. C’est pendant cette période qu’ISAAC CAMEL se décide de se présenter au public par la production d’une petite œuvre. Avec sa famille d’accueil en Kampala (Uganda), il fait ses répétitions et arrivé à Butembo en juillet 2006, il commença l’enregistrement de son premier album. C’est au studio CY-MIX qu’il travailla avec DJ YANICKE et FISTON BUGALE. Faute des moyens, il joue six chansons qui sont :
1. Balkanisation du monde
2. Namalwa hali
3. Mymi-reviens
4. Busananatchi ?
5. Pacification
6. Thukaya hayi ?
Autour de lui « in The Seeds » Isaac Camel chante avec des hommes qui l’aident et qui forment son entourage dont
– Cinq chanteurs : Mavilla Katsuva, Freddy, Asumani, Djudi, et Onicke Camel la petite sœur d’Isaac.
– Six instrumentalistes : Papy, dialo, Justin, Rodrigue, Eloi, et fiston.
– Six conseillers : Elgaétan, Jacques, Emanou, Adélard, Michael, et Mwakilishi.
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III PERSPECTIVES D’AVENIR
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Comme c’est le souhait de tout artiste Isaac Camel veut que dans les jours avenirs il puisse :
– Trouver un producteur.
– S’ouvrir davantage au monde extérieur.
– Trouver un bon manager, un chargé de la publicité et de relations publiques.
– Se doter d’un équipement musical complet,
– Encadrer les enfants de la rue, les enfants victimes de la guerre, de divorce, etc.
Ainsi, terminons ce CV musical en signalant qu’ISAAC CAMEL est le fils aîné de son père dont il ne connaît pas ses demi-frères, mais de sa mère il a sept demi-sœurs et frères.
Vers la clôture de cette page, signalons qu’ISAAC CAMEL, un jeune garçon, vrai congolais de naissance, habitant l’Est de la RDC, précisément à Butembo, de teint naturel, il pèse 60 kg et mesure 1,60 m. Il est polyglotte manipulant bien sa langue maternelle le Kinande puis le Swahili, l’Anglais, le Français et le Lingala.
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IV. CONTACT
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E-mail : isarast22@yahoo.fr
Tél. : 00243816130049
00243997294083
00243994339703
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Fait JACQUES MUSAVULI (chargé de la Composition)
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Transmis par Nzanzu Zawadi
Mukuna/Butembo
Beni-Lubero Online





