Débandade à Kanyabayonga-Lubero

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La cité de Kanyabayonga au Sud du Territoire de Lubero, dans la Province du Nord-Kivu, était sens dessus-dessous hier mardi 9 septembre 2008 à la suite de l’annonce de la chute de la localité de Kibirizi en Territoire de Rutshuru,  aux mains des rebelles de Nkunda.
 
Petit marché de Kanyabayonga
La prise de Kibirizi par les rebelles de Nkunda s’est faite sans combat car les militaires Fardc de la 7ième Brigade avaient pris la poudre d’escampette bien avant l’arrivée des rebelles. Au lieu de se battre contre l’ennemi, les militaires Fardc de la 7 ième brigade ont d’abord pillé Kibirizi et ses environs, tuant des civils innocents qu’ils accusaient d’infiltrés de Nkunda, brûlant maisons et brousses sur leur passage, emportant tout ce qu’ils pouvaient, notamment poules, lapins,  et  chèvres, etc. L’arrivée à Kanyabayonga  de ces militaires fuyards en furie  est ce qui a sèmé la panique dans la cité de Kanyabayonga et ses environs. La rumeur de la chute imminente de Kanyabayonga circule jusqu’au moment où nous mettons par écrit ces informations recueillis au téléphone en direct de Kanyabayonga et de Luofu.
 
La cité de Kanyabayonga
Notez que la 7 ième brigade commandée par le Colonel MANGA est essentiellement composée des militaires issus de MLC de Bemba et des Ex-FAZ.
 
La chute de Kibirizi rappelle celle de Nyanzale toujours en Territoire de Rutshuru, une localité qui aurait été prise le jeudi dernier par seulement 7 rebelles du CNDP de Nkunda, les militaires Fardc ayant déserté le lieu bien avant le combat.
 
Cette technique du salut par la fuite, nous rappelle bien l’attitude des EX-FAZ lors de la première guerre d’occupation du Zaïre par l’AFDL en 1996-1997. Les villes et les localités tombaient entre les mains des rebelles de l’AFDL non pas à l’issue des combats mais par l’effet de la ruse et de la désinformation.
 
C’est même tactique qui est utilisée aujourd’hui par les rebelles de Nkunda à la différence que les congolais ont compris le jeu. La faute n’est pas à attribuer aux soldats fuyards, mais à leurs commandants. L’arme étant un service commandé, le rôle du commandant est très important. La bravoure de la troupe dépend de celle de son commandant.  C’est ainsi que lors de la première guerre d’occupation du Zaïre par les rebelles de l’AFDL, la tactique était de débaucher les commandants des Ex-FAZ, leur promettant monts et merveilles après la chute de Maréchal Mobutu. En retour, ces commandants Ex-FAZ démoralisaient les EX-FAZ qui n’avaient d’autre choix que de fuir ou de se rendre. L’histoire retient que ces commandants  traîtres des EX-FAZ avaient tous été payés en monnaie de singe. Ils ont été éliminés par Mobutu avant de s’en fuir (le cas du Général Mahele) ou par l’AFDL une fois au pouvoir pour que jamais ils ne s’en orgueillissent ou ne livrent le secret. Un des survivants de cette race des commandants traîtres est l’actuelle ministre de l’intérieur, le Général Denis  Kalume qui dit une chose et son contraire sur la securité  du Congo, telle Pas de dialogue avec Nkunda (12/2006), Table ronde du Kivu (3/2007) , dialogue avec Nkunda ( 1/2008), etc.
  
La rébellion de Nkunda qui est un résidu de l’AFDL utilise la même tactique. Bien avant les attaques en cours, nous avions fait remarquer que tous les commandants des Fardc, à l’exception de celui de Rutshuru et de la cité de Lubero, étaient  Tutsi ou Pro-Tutsi. Nous avions ensuite pressenti que la guerre en cours serait une diversion dont le but serait de donner à Kinshasa une sortie honorable après avoir livré une partie du territoire national à l’ennemi.  Aujourd’hui, notre prophétie se réalise. Les commandants Fardc de la 7ième brigade  démoralisent leurs troupes. Pour donner l’impression de se battre, ils nous offrent un véritable jeu de chaises musicales. Ils peuvent faire tomber momentanément une localité avant de la reprendre deux jours après. L’objectif étant de faire fuir la population vers les camps des déplacés.
 
Au lieu d’envoyer un renfort militaire au front, le gouvernement de Kinshasa y envoie des fortes délégations des ministres et des technocrates qui y passent quelques heures avant de s’envoler pour Kinshasa. L’aéroport de Goma est calme. Pas de mouvement de troupes. On en dirait pas que la Province du Nord-Kivu est en guerre. Il y a seulement une parodie de guerre au Nord-Kivu qui se fait avec les commandants qui ont été préparé à jouer leur rôle comme dans un véritable théâtre de Chez-nous ! La finalité escomptée est connue, à savoir, la capitulation de la population congolaise. Le bouc émissaire est lui aussi connu, notamment, l’armée congolaise, l’armée de Bemba, les Ex-Faz qu’on accusera de tous les maux et a qui on fera porter la responsabilité de la chute du Nord-Kivu. Mais le fait est que, selon toute vraisemblance, le gouvernement de Kinshasa aura livré, de gré ou de force, une partie de son territoire à l’ennemi. La seule inconnue : la réaction du peuple congolais vis-à-vis du gouvernement de Kinshasa, de la Monuc, des rwandais et des ougandais. A suivre !
 
Rigobert Kanduki
Goma
Beni-Lubero
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La cité de Kanyabayonga au Sud du Territoire de Lubero, dans la Province du Nord-Kivu, était sens dessus-dessous hier mardi 9 septembre 2008 à la suite de l’annonce de la chute de la localité de Kibirizi en Territoire de Rutshuru,  aux mains des rebelles de Nkunda.
 
Petit marché de Kanyabayonga
La prise de Kibirizi par les rebelles de Nkunda s’est faite sans combat car les militaires Fardc de la 7ième Brigade avaient pris la poudre d’escampette bien avant l’arrivée des rebelles. Au lieu de se battre contre l’ennemi, les militaires Fardc de la 7 ième brigade ont d’abord pillé Kibirizi et ses environs, tuant des civils innocents qu’ils accusaient d’infiltrés de Nkunda, brûlant maisons et brousses sur leur passage, emportant tout ce qu’ils pouvaient, notamment poules, lapins,  et  chèvres, etc. L’arrivée à Kanyabayonga  de ces militaires fuyards en furie  est ce qui a sèmé la panique dans la cité de Kanyabayonga et ses environs. La rumeur de la chute imminente de Kanyabayonga circule jusqu’au moment où nous mettons par écrit ces informations recueillis au téléphone en direct de Kanyabayonga et de Luofu.
 
La cité de Kanyabayonga
Notez que la 7 ième brigade commandée par le Colonel MANGA est essentiellement composée des militaires issus de MLC de Bemba et des Ex-FAZ.
 
La chute de Kibirizi rappelle celle de Nyanzale toujours en Territoire de Rutshuru, une localité qui aurait été prise le jeudi dernier par seulement 7 rebelles du CNDP de Nkunda, les militaires Fardc ayant déserté le lieu bien avant le combat.
 
Cette technique du salut par la fuite, nous rappelle bien l’attitude des EX-FAZ lors de la première guerre d’occupation du Zaïre par l’AFDL en 1996-1997. Les villes et les localités tombaient entre les mains des rebelles de l’AFDL non pas à l’issue des combats mais par l’effet de la ruse et de la désinformation.
 
C’est même tactique qui est utilisée aujourd’hui par les rebelles de Nkunda à la différence que les congolais ont compris le jeu. La faute n’est pas à attribuer aux soldats fuyards, mais à leurs commandants. L’arme étant un service commandé, le rôle du commandant est très important. La bravoure de la troupe dépend de celle de son commandant.  C’est ainsi que lors de la première guerre d’occupation du Zaïre par les rebelles de l’AFDL, la tactique était de débaucher les commandants des Ex-FAZ, leur promettant monts et merveilles après la chute de Maréchal Mobutu. En retour, ces commandants Ex-FAZ démoralisaient les EX-FAZ qui n’avaient d’autre choix que de fuir ou de se rendre. L’histoire retient que ces commandants  traîtres des EX-FAZ avaient tous été payés en monnaie de singe. Ils ont été éliminés par Mobutu avant de s’en fuir (le cas du Général Mahele) ou par l’AFDL une fois au pouvoir pour que jamais ils ne s’en orgueillissent ou ne livrent le secret. Un des survivants de cette race des commandants traîtres est l’actuelle ministre de l’intérieur, le Général Denis  Kalume qui dit une chose et son contraire sur la securité  du Congo, telle Pas de dialogue avec Nkunda (12/2006), Table ronde du Kivu (3/2007) , dialogue avec Nkunda ( 1/2008), etc.
  
La rébellion de Nkunda qui est un résidu de l’AFDL utilise la même tactique. Bien avant les attaques en cours, nous avions fait remarquer que tous les commandants des Fardc, à l’exception de celui de Rutshuru et de la cité de Lubero, étaient  Tutsi ou Pro-Tutsi. Nous avions ensuite pressenti que la guerre en cours serait une diversion dont le but serait de donner à Kinshasa une sortie honorable après avoir livré une partie du territoire national à l’ennemi.  Aujourd’hui, notre prophétie se réalise. Les commandants Fardc de la 7ième brigade  démoralisent leurs troupes. Pour donner l’impression de se battre, ils nous offrent un véritable jeu de chaises musicales. Ils peuvent faire tomber momentanément une localité avant de la reprendre deux jours après. L’objectif étant de faire fuir la population vers les camps des déplacés.
 
Au lieu d’envoyer un renfort militaire au front, le gouvernement de Kinshasa y envoie des fortes délégations des ministres et des technocrates qui y passent quelques heures avant de s’envoler pour Kinshasa. L’aéroport de Goma est calme. Pas de mouvement de troupes. On en dirait pas que la Province du Nord-Kivu est en guerre. Il y a seulement une parodie de guerre au Nord-Kivu qui se fait avec les commandants qui ont été préparé à jouer leur rôle comme dans un véritable théâtre de Chez-nous ! La finalité escomptée est connue, à savoir, la capitulation de la population congolaise. Le bouc émissaire est lui aussi connu, notamment, l’armée congolaise, l’armée de Bemba, les Ex-Faz qu’on accusera de tous les maux et a qui on fera porter la responsabilité de la chute du Nord-Kivu. Mais le fait est que, selon toute vraisemblance, le gouvernement de Kinshasa aura livré, de gré ou de force, une partie de son territoire à l’ennemi. La seule inconnue : la réaction du peuple congolais vis-à-vis du gouvernement de Kinshasa, de la Monuc, des rwandais et des ougandais. A suivre !
 
Rigobert Kanduki
Goma
Beni-Lubero
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