Débandade au Centre Universitaire de Goma

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Le Vendredi 17 Février 2006, les étudiants du Centre Universitaire de Goma, succursale de l’Université Nationale de Kisangani, avaient sur leur calendrier académique, les élections du Président des Etudiants de l’Université. Trois candidats étaient en lice pour cet exercice de démocratie au sein de l’université. Parmi eux, il y avait un Nande, un représentant des étudiants non-originaires de la Province du Nord-Kivu, et un Rwandophone. Comme toujours, tous les sondages donnaient pour gagnant le candidat Nande dont le nom ne nous a pas encore été communiqué. A quelques minutes du début du vote, les étudiants ont aperçu un intrus non autrement identifié qui portait un Revolver dans son veston, et cela dans l’auditoire où allait se derouler les élections tant attendues. Il a fallu que le premier étudiant sonne l’alerte en pointant du doigt l’intrus armé pour que les étudiants surchauffés transforment l’auditoire en salle de boxe entre les étudiants non-rwandophones et les rwandophones. L’amalgame a été vite fait entre le porteur du Revolver et la communauté rwandophone de l’Université qui s’est déjà illustré par le passé sur le même campus par le port illégal des armes à feu. Il a fallu l’intervention de la Police Nationale Congolaise pour ramener le calme au Centre Universitaire. Le bilan de ces échaffourés fait état de plusieurs blessés encore hospitalisés à l’Hôpital Général de Goma. Aucune arrestation n’a été effectué par la Police. Cette débandade est un autre iceberg qui démontre à suffisance qu’il y a toujours une insécurité et une peur au sein de plusieurs communautés éthniques du Nord-Kivu qui ne se sentent pas sécurisées par l’autorité provinciale actuelle accusée de connivence avec l’ennemi. Le Gouvernement de Transition doit désarmorcer au plus vite cette bombe à retardement au lieu de faire croire à l’opinion nationale et internationale que tout est reglé par des passages éclairs de ses mandataires dans les endroits sécurisés de Goma. Les chefs des communautés du Nord-Kivu ainsi que la Societé Civile de Goma, ont déjà épinglé à plusieurs reprises à qui de droit les voies de sortie de cette insécurité généralisée dans la Province du Nord-Kivu qui est entrain de se “somaliser” devant le regard complice de ceux qui ont la sécurité dans leur cahier des charges . A Bon entendeur, Salut!

(Mr. Rigobert Kanduki, Goma)

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