Election a Beni 30 dec 2018 Le regard du peuple est braqué sur les Députés provinciaux pour attendre un changement positif!!!

Des élections libres, transparentes et incontestables à Beni et à Butembo. Une première dans l’histoire d’Afrique.

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Un modèle à suivre sur tout le Continent Africain.

Nous sommes à trois jours des élections. Le monde n’en revient pas. Nanga annonce à la presse nationale et internationale que les élections auront bel et bien lieu le dimanche 30 décembre 2018. Et à la surprise générale, il ajoute que pour des raisons de terrorisme et d’Ebola, le territoire de Beni, la ville de Beni et la ville de Butembo ne voteront pas. Les élections y reportées en mars 2019, sans préciser la date.
Consternation ! Colère ! Révolte ! Dénonciation ! Voilà les sentiments qui transpercent les cœurs de ces populations longtemps martyrisées et égorgées. Pour certains, il n’y a aucun de doute, c’est la Kabilie qui a intimé l’ordre à Nanga de prendre une telle décision, comme cela d’ailleurs sera revelé le lendemain de l’annonce de la décision à travers une lettre du Ministre de l’Intérieur, Mr Mova, adressée à Nanga le 17 décembre.


Il n’y a pas à chercher la raison plus loin que son nez : Kabila et son régime par cette décision répond au rejet total de la Kabilie que le Peuple du Grand-Nord a bien exprimé à travers l’accueil chaleureux de Martin de Fayulu. En dépit des appels non seulement de tout le peuple congolais et de certains organismes internationaux lancés à Nangaa pour revenir sur sa décision, ce dernier avec l’épée de Kabila sur sa gorge, campe à sa décision : le peuple du grand-nord ne mérite pas participer à l’élection d’un président de la RD Congo.

Samedi 29 décembre, les jeunes avec à la tête la Lucha de Beni s’organisent : ils lancent des appels à travers les réseaux sociaux et les médias locaux à la population qu’ils organiseront eux-mêmes les élections. Le message est capté cinq sur cinq.
Dimanche 30 décembre. Les structures sont en place. Tout part du quartier de Kaliva. Les bulletins de vote sur le modèle des élections précédentes sont imprimés. Un bureau est constitué. Le système de lavage et de désinfection avant le vote est garanti. La nouvelle se répand dans la ville et dans les contrées environnantes. Les gens commencent à afflouer. La police essaie d’intervenir mais elle est vite débordée. Après quelques minutes, elle cède à la volonté du peuple et décide d’encadrer les électeurs. C’est parti !


Les images sont impressionnantes, comme ces vieilles mamans courbées et fatiguées qui arrivent avec cartes d’électeurs à la main. Le centre ne peut contenir toute la population de la ville. D’autres centres ouvrent à travers la ville comme à Maboglio.


Butembo emboite la dance. Là aussi, à commencer par les taximen moto de Nziyapanda au sud de la ville, des bureaux de vote se mettent en place. A la différence de Beni, les papiers des cahiers vont servir de bulletins de vote. Le même engouement est observé à Kasindi.
Partout, les foules sont nombreuses et tout le monde veut voter, en observant strictement les règles d’hygiène. Ce qui va obliger les organisateurs à aller au-delà de l’heure prévue pour la fermeture. A peine le vote se termine-t-il, le dépouillement devant témoins venus de différents partis mais aussi en présence des caméras des télévisions internationales, le dépouillement commence.

Les visages sont radieux. Tout le monde est content d’avoir accompli son devoir civique. Le changement tant désiré pointe à l’horizon.

La presse aussi bien locale, nationale qu’internationale est ébahie. Les élections sont libres, transparentes et véridiques. Ce que Nangaa n’a pas réussi à organiser en trois ans, la population du Grand-Nord vient de le faire en deux jours, avec une somme n’excédant pas 500 dollars américains.
Les résultats vont être connus ce mardi à 12h00 et seront envoyés sans tarder à la Monusco et à la Ceni locale pour transmission à Nangaa.


Pendant ces temps, dans le reste de la République, tout le monde tire sur Nangaa. C’est le chaos total. De l’Est à l’Ouest, du Nord au sud, on signale partout des cas des machines qui ne démarrent pas ; des tentatives de corruption, des noms d’électeurs qui manquent sur les listes mais que l’on retrouvera sur des listes originales jétées soit dans les poubelles ou dans les toilettes comme à Goma, des morts à Wallungu, des électeurs chassés pour avoir refusé de voter pour un candidat, des machines à voler découvertes dans des maisons des autorités provinciales, etc. La liste est longue.


Les populations de Beni et de Butembo sont les vainqueurs de ces élections présidentielles, législatives et provinciales en R D Congo.


Oui, comme vient de le twiter quelqu’un ce matin, le « Peuple Nandé est un génie. Il vient de lancer sur le marché international un modèle de vote et d’élections qui pourrait désormais inspirer les leaders africains. A moins de 500 dollars et en deux jours on peut organiser des élections libres, transparentes et incontestables. Le terrorisme et l’ebola ont eu peur et ont pris refuge chez Nangaa et chez Kabila ».
Leaders africains, voulez-vous organiser des élections libres, transparentes et non contestables, en deux jours et à un moindre prix ? Venez à Butembo et à Beni. Cela vous épargnera des contracter des dettes et vous rendra indépendants dans la mise en œuvre de vos projets.

Malighe Luholo
Beni
©Beni-Lubero Online.

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Un commentaire

  1. felicitation la descendance de Malumalu. Seul le kivu sauvera le congo

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