Deux bandits Fardc arr

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Les habitants de la très patriotique cellule Furu, Commune Vulamba, en Ville de Butembo, viennent d’opérer un joli coup de filet en mettant sur la main sur deux militaires des Fardc qui utilisaient leurs armes pour semer terreur et désolation dans la concession de Kikyo, en commune de Bulengera. Le chef de file de la bande armée s’appelle JOHN NGOY.
John Ngoy, un des deux bandits Fardc cloués au sol par les habitants de Furu (Butembo)
Les faits se sont passés le lundi 14 juillet 2008 vers 20 heures. Ces bandits ont d’abord été découverts cachés dans la brousse dans la concession de Kikyo, voisine de la cellule Furu.
Ils commençaient déjà à dépouiller les passants de tous leurs biens de valeur, y compris les habits qu’ils portent. Ceux qui n’avaient rien étaient fouettés à mort. Il a fallu le courage d’un rescapé du quartier Furu pour que ces deux malfrats soient mis hors d’état de nuire.
L’arme du crime
Le rescapé s’est rappelé que dans son quartier il y avait un parlement qui défende les intérêts de la population. Alertés, les parlementaires de Furu se sont mobilisés comme un seul homme et sont descendus sans tarder sur le lieu du crime tel que décrit par le rescapé. Devant la foule compacte des parlementaires, les deux militaires bandits n’ont eu d’autre choix que de se rendre.
Selon les témoignages recueillis sur le lieu du drame, toutes les autorités politiques, militaires, et policières de la Ville avaient déjà été plusieurs fois informées de la présence des bandits armes qui étaient une menace pour la sécurité des personnes et de leurs biens dans ce coin de la ville, mais sans action de leur part.
Les parlementaires de Furu avaient pris soin d’appeler au secours les autorités de la ville pour qu’elles leur prêtent main forte dans cette opération au cas où les bandits refusaient de se rendre ou opposaient une résistance farouche. Apres une heure d’attente sans suite, les parlementaires ont lance l’opération consistant en prendre en sandwich les deux bandits. Ce qui fut fait sans faute. Comme toujours, les autorités de la ville, les militaires, et les éléments de la Monuc arriveront longtemps après l’arrestation de deux bandits par la population de Furu.
Interrogé, l’un des bandits à avouer appartenir à la IIème brigade intégrée des Fardc basée à Rumangabo. Il s’est dit être étonné d’être arrêté à Butembo alors qu’il revenait de Beni à la recherche de son épouse, avant de retourner dans sa base de Rumangabo. Cette recherche de famille est ce que tous les bandits armés ces derniers temps disent quand on les attrape. Voulant se tirer d’affaires, il a eu le culot de demander qu’on lui présente les personnes qu’il aurait tracassées.
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Les deux bandits avec leur arme AK 47 étaient remis, non sans résistance et suspicion, à la Monuc qui avait demandé de s’en occuper.
Pour le chef du « Parlement » de Furu, Monsieur MBINDULE MITONO Crispin, ces bandits devenus trop nombreux dans la région, y sont envoyés avec la mission de massacrer les paisibles citoyens. La sourde oreille de l’hiérarchie militaire aux appels des victimes est très significative et démontre que la population doit se prendre en charge. Les autorités politico- militaires et administratives ont déjà démontré leurs peurs et leurs limites dans l’art de protéger les personnes et leurs biens contre les abus commis par des militaires.
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Un opérateur économique de la place et fournisseur de la bière Primus, Monsieur Elie MATHE s’est dit très satisfait de l’acte pose par les habitants de la cellule Furu dans le cadre de l’autodéfense populaire. Il a aussi salué le courage et la bravoure de ces hommes et femmes de Furu qui démontrent que Furu ne tombera pas entre des mains des bandits. Pour Elie, les gens aux objectifs pervers tel que troubler la quiétude de la population, doivent être vite maîtrisés et mis hors d’état de nuire.
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Pour le commandant de bataillon Fardc de la ville de Butembo, Major MOYO, le geste de la population de Furu d’arrêter des militaires en vagabondage est louable. Il a aussi promis que les militaires arrêtés répondront de leurs actes. C’est cela aussi le vœu de la population de Furu qui demande que justice soit faite et que toute la vérité sur ces militaires vagabonds soit tirée au clair. Si un jour cette population apprenait que ces deux malfrats se seraient évadés de leur prison, alors le temps de la justice populaire expéditive serait venu pour les habitants de Furu. La balle est dans le camp de la Monuc et des Fardc.
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Albert Mwengesyali
Furu – Butembo
Beni-Lubero Online
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