Deux entreprises rwandaises install

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Ceux qui accusent les commerçants Nande de protectionnisme malsain sur le marché de Beni-Lubero se trompent. La présence des entreprises rwandaises à Butembo, ouvertement ou sous couvert par des congolais, apporte un cinglant démenti à toutes les accusations contre les commerçants Nande. Pour cette première communication, nous allons nous limiter à deux de ces entreprises, à savoir, TOP-SIG et CTC (Congo Tumbaco Company) Supermatch. Notez que les noms de ces deux entreprises sont anglicisés.
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1. TOP-SIG est une société de gardiennage appartenant à un Tutsi rwandais qui se dit congolais dont le nom rwandais n’est pas encore connu. La recherche continue ! Ce qui est curieux pour les bubolais c’est qu’un tutsi rwandais arrive à décrocher un permis d’exploitation d’une société qui forme les gardiens ou sentinelles pour les congolais ! C’est comme un patron qui engage un bandit de grand chemin comme sentinelle ! Cela ne surprend pas car depuis l’arrivée de Joseph Kabila au pouvoir à Kinshasa, le petit Rwanda passe pour être la sentinelle du Grand Congo. La réussite de toute opération sécuritaire au Congo dépend de l’implication du petit Rwanda. TOP-SIG forme ainsi les sentinelles pour assurer la sécurité des habitants de Butembo. N’est-ce pas là une ironie ?
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Une visite rapide du Quartier Général du TOP-SIG à Butembo fait découvrir un personnel à la morphologie rwandaise y compris les coupeurs de pelouse qui pour beaucoup seraient des agents de securité ou des militaires rwandais. Contre toute attente, l’accueil au QG du TOP-SIG est courtois et respectueux comme rarement on en trouve dans les entreprises congolaises de Butembo où seul l’argent parle et ouvre la porte. TOP-SIG semble avoir un plan : soigner la relation humaine dans ses rapports avec les congolais ! Ainsi l’inquiétude exprimée par les bubolais est vite compensée par la gentillesse des cadres et du personnel du TOP-SIG. A cette gentillesse apparente, il faut ajouter un très bon salaire, souvent le double de ce que la société congolaise de gardiennage « Graben Security » offre à ses travailleurs. En termes de business, on peut dire que TOP-SIG fait de la bonne concurrence sur le marché de Beni-Lubero. TOP-SIG semble avoir fait une bonne étude du marché de Beni-Lubero avant de s’implanter, un fait qui lui permet de réussir là où plusieurs ont échoué : Les Grecs, Les indiens, les Libanais, etc. Selon certains observateurs, la faille découverte est le désintérêt que les commerçants Nande (surtout les protestants qui constituent la majorité) affichent vis-à-vis des business considérés par eux comme indignes et propres aux petits ambulants catholiques. C’est le cas du commerce de la bière, de la cigarette, les sentinelles de nuit qui sont au bas de l’échelle sociale à Beni-Lubero… C’est par le truchement de ces secteurs où les commerçants Nande n’avaient pas encore investis que les Tutsi viennent de faire leur entrée dans la capitale économique du Nord-Kivu !
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Les travailleurs bubolais quant à eux ne cherchent que l’argent qui n’a pas de couleur ou de tribu ! Cet exemple à lui seul désavoue ceux qui traitent les congolais de tribalistes vis-à-vis des rwandais ! Les relations entre ces deux pays ont toujours été bonnes jusqu’à l’arrivée de Paul Kagame au pouvoir à Kigali avec ses visées expansionnistes et hégémoniques sur la R.D. Congo. Bonne vie à TOP-SIG ! Pourvu que les sentinelles qu’il forme ou amène dans la région soient vraiment des sentinelles et non des guérilleros à la solde de Kigali.
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2. C.T.C (Congo Tumbaco Company) Supermatch! Cette entreprise appartient au rwandais Tribert RUJUGIRO Ayabatwa, un ami de Paul Kagame qui réside en Angleterre. Millionnaire de son état, Mr. RUJUGIRO, est cité dans le rapport de l’ONU sur les pillages des ressources minières en R.D. Congo et le financement des groupes rebelles rwandais qui endeuillent l’Est de la R.D. Congo depuis 1996 !
Le journal congolais Forum des As dans son Edition du 25 juin 2008, avait rapporté la motion d’information du député national Lisanga Bonganga qui du haut de l’hémicycle avait sans ambages qualifié la cigarette Supermatch de C.T.C de « cigarette de sang ».
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En effet, CTC opère à Beni-Lubero bien avant l’agression rwandaise de 1996. Les bubolais se rappellent qu’à partir de septembre 1996, les Jeep de CTC supermatch avaient excellé dans la publicité de la cigarette à travers les villes, cités, et villages du Nord-Kivu. Les FAZ déployés au Nord-Kivu pour s’occuper de la securité dans les camps des refugiés Hutu rwandais n’avaient pas découvert le jeu d’infiltration et de transport d’armes et minutions de guerre dans des cartons de cigarette supermatch. Deux mois plus tard, les FAZ tombaient dans les panneaux rwandais comme des fruits trop murs pour résister.
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Bien avant que la maffia tabacicole de RUJUGIRO ne soit découverte en R.D. Congo, le journal ougandais « East African » l’avait déjà pointée du doigt comme très dangereuse pour l’économie des trois pays, à savoir, le Kenya, l’Ouganda et la RDCongo.
Le député Lisanga Bonganga avait demandé en 2008 la mise en place d’une commission parlementaire pour étudier le dossier de la maffia tabacicole politico-financière, une demande qui est restée un vœu pieux comme d’autres demandes du genre dans le cas de l’occupation de Kahemba par l’Angola, des Mbororo de la Province Orientale qui sont devenus des LRA, de la révolte du Bundu dia Kongo, etc. Comme on dit souvent, pour oublier un dossier, il faut le renvoyer pour étude dans une commission ! L’occupation militaire actuelle du Nord-Kivu par l’armée rwandaise déguisée en Fardc, fait comprendre pourquoi le CTC n’a jamais été inquiété par le pouvoir en place. Aujourd’hui on peut le dire sans peur de se tromper que le CTC est un cheval de Troie de l’occupation rwandaise de la R.D. Congo en ceci qu’il jouit de l’impunité de l’ONU et du pouvoir de Kinshasa, bien que son patron rwandais soit sur la liste des criminels de la maffia politico-financière en R.D. Congo !
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Pour se faire accepter par les bubolais qui ne cherchent que du boulot, CTC a mis sur pied une bonne politique salariale, avec des primes et avantages divers aux travailleurs.
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TOP-SIG et CTC, deux entreprises rwandaises, fonctionnent légalement à Butembo et les congolais qui y sont engagés se disent satisfaits du salaire, et autres avantages sociaux ! Pourvu que cela dure, disent certains bubolais ! Pour d’autres, il faudrait attendre un peu, le temps de s’assurer que les sentinelles du TOP-SIG protègent vraiment les congolais ! Pour le cas du CTC, la justice congolaise doit agir pour mettre hors d’état de nuire cette entreprise criminelle qui tire profit des congolais morts (victimes de la guerre d’occupation) et des congolais vivants (les survivants de la guerre et fumeurs de super match)
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Correspondance particulière de Kasereka SALAMIRA
Butembo
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Réaction de Papy Matsoro ( Kyaghanda Afrique du Sud)
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Un lendemain meilleur se pointe à la porte de Beni Lubero!
Chers Frères, Chères sœurs,
Koffi Annan a dit aux Kenyans, lorsqu’il y a un problème, deux voies s’ouvrent devant sois, le danger ou l’opportunité. Le moment est venu pour nous de ne plus nous plaindre, mais de choisir une opportunité de développement – faisons la concurrence loyale à ces entreprises, car les résultats seront : un meilleur service a nos populations, moins des chômeurs et une meilleure qualité vie.  
 
Si ces sociétés sont légalement établis et respecte nos frères mieux que les vedettes commerçants de Butembo, il n y a plus de place pour des spéculations. Ils emploi et changent leur vie de nos frères, voyons la une grande porte ouverte a la résistance populaire vis a vis des nos frères commerçants : les obliges à se ranger et relever le niveau de vie de ses employées.
 
Je profite de cette opportunité, pour dire a tous les jeunes Nande : vous aussi vous pouvez- osez initier des entreprises, créer des amis pour faire un réseau et associer vous aux autres. Devenez partenaires et actionnaires dans ces entreprises qualifiées étrangères.
 
Nous, de la classe de non commerçant, sommes ravis et rassurer que finalement notre ville natale va s’ouvrir a quiconque peut travailler, et que nous pourrons très rapidement ramener nos investissement chez NOUS sans être obliger d’appartenir a des clubs ou système près définis. plus de castes établis depuis des siècles par nous mêmes. Que nous puissions ramener l’expérience, expertise et science à nos parents. Changer leurs conditions de vie.
 
Que règne le discours basé sur les intérêts communs et non sur nos différences
Que règne le discours de la reconstruction et du développement
Que règne un discours d’ouverture au monde
Et que la paix de Dieu règne sur Beni-Lubero et ses hommes d’affaires. 
Ma correspondance personnelle!
Papy Ikambira Matsoro
Cape Town – Afrique du Sud
 

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