Monsieur John Tibasima Mbogemu, 2e Vice-Président du Sénaat de la RDC

Droit de réponse du Sénateur John Tibasima : Une agitation trahissant une conscience surchargée

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Réagissant de manière brute, et pas directement, mais par le biais de son cabinet du 2e Vice-Président du Sénat, Monsieur Tibasima,s’efforce de réfuter en bloc les faits consignés dans l’article de BLO intitulé URGENT ! IMMINENTE CHUTE DE BUNIA ET GOMA, ET RENVERSEMENT DE FELIX A. TSHISEKEDI mis en ligne le 10 mai 2020.


Loin d’engager une polémique à cet effet, BLO tient à attirer l’attention du Sénateur et de toutes les opinions sur ce qui suit:


1. BLO est un média qui ne travaille pas par parachute, mais dispose des enquêteurs permanents sur terrain d’une manière intensive dans toute la région du grand lac de l’Afrique centrale en général, et dans l’est de la République Démocratique du Congo en particulier.


2. La réponse de Monsieur Tibasima, en optant de passer non pas directement par lui-même en tant qu’individu et fils de l’Ituri, mais par son cabinet, est une manière de fuir sa responsabilité aussi bien devant sa propre conscience que devant ses frères “Ituriens” au sujet des désolations que traverse l’Ituri de nos jours. Cette façon de vouloir se cacher derrière l’institution – car son cabinet est une structure qui relève du Sénat, donc de l’institution publique du pays – est un témoignage implicite qu’un fils de l’Ituri a délibérément choisi de servir le bourreaux de ses frères; en sorte qu’il se sentirait en droit de réclamer la protection desdits bourreaux en sa faveur au moment où il se sentirait exposé.


3. La réponse du cabinet de Monsieur Tibasima prétend que la saturation des contrées de Sota par des exploitants ne saurait permettre la traversée de cette région par des assaillants, alors que la réalité toute pure est telle que ce sont des autochtones de la région d’Irumu qui se sont laissés naïvement recruter par des agents rwandais qui ont envahi le sud d’Irumu justement par la complicité du gouvernement que ce fils de l’Ituri (Tibasima) préfère servir au détriment de ses frères à cause de son obsession pour le pouvoir et pour l’argent. Cette invasion, dont non seulement les représentants politiques corrompus de l’Ituri, mais aussi le gouvernement entier, garde un silence complice, est pourtant la principale source de désolation décriée aujourd’hui en territoire d’Irumu, de Djugu et de Mahagi. Si Tibasima et son cabinet, parlant ainsi quelque peu en guise de réaction officielle, estime que les faits dénoncés par BLO sont de colportages non fondés, pourquoi ne peuvent-ils pas réclamer au gouvernement congolais, au Sénat ou au Parlement de diligenter urgemment une enquête sur terrain? Sont-ils vraiment informés des massacres qui sévissent dans cette région? Ont-ils réellement conscience de leur responsabilité publique face à la paisible population décimée? C’est vraiment honteux, à notre avis, de prétendre nier devant les opinions une réalité qui n’est plus qu’une évidence pour tout ressortissant de l’Ituri et d’autres témoins qui vivent ces choses au quotidien à travers cette province, une réalité que même le collectif des femmes de l’Ituri vient de reproduire de manière la plus alarmante ces derniers jours.


4. En s’agitant des révélations produites par BLO, Monsieur Tibasima – caché derrière son cabinet du vice président du Sénat – trahit profondément la culpabilité de sa conscience et visiblement se sent redevable de beaucoup de choses vis-à-vis de ses frères Ituriens, entre autres du fait que:


a. En tant que Sénateur ressortissant de l’Ituri, et précisément issu du territoire d’Irumu, il n’a jamais déposé un seul rapport ni au gouvernement, ni au Parlement ni au Sénat dont il est un des dirigeants, au sujet de l’immigration illicite de plus de 100 mille rwandais qui ont envahi les contrées de Boga et de Tchabi et leur implication dans les massacres de Beni, de Djugu et de Mahagi.


b. Il n’a jamais réclamé des enquêtes auprès des deux chambres du Parlement congolais sur les massacres qui ont transformé son entité de base, c’est-à-dire l’Ituri en une terre de désolation.


c. Il n’a jamais dénoncé qu’en Ituri il n’existe pas de guerre interethnique de nos jours, mais qu’un plan de Joseph Kabila et Paul Kagame a mis sur pied des massacres des autochtones perpétrés par des rwandais qui se cachent derrière CODECO et FPIC, après avoir monnayé le recrutement de quelques autochtones Lendu et Bira succombés dans cette tentation à cause du degré de leur misère sociale.


d. Il n’a jamais réclamé des enquêtes officielles sur tous les autres faits que BLO ne cessent de dénoncer par ses publications en rapport avec les crimes de Joseph Kabila et des rwandais dans le Kivu-Ituri, même quand il prétend contester que ces dénonciations ne seraient pas vraies. N’est-ce pas là faire preuve d’une haute complicité contre ses propres frères et sœurs?


Bref, BLO tient à souligner à l’intention du gouvernement congolais que, compte tenu de son indifférence, qui prouve en grand trait sa complicité dans les crimes en cours dans la région de Beni et en Ituri, il a davantage perdu la confiance de ses administrés victimes des atrocités imposées dans cette région. Mais, l’heure vient où toute personne physique ou morale ayant la main mouillée dans le sang des innocents qui continuent à être massacrés comme des mouches auront un compte rigoureux à rendre. Les coupables auront, tôt ou tard, la rétribution qu’ils méritent.


Donc, le cabinet de Tibsima et son patron n’ont pas besoin de s’agiter, à moins que leur conscience leur fasse le calcul d’un compte à rendre un jour.
A bon entendeur salut!

Pascal Masumbuko

©Beni-Lubero Online.

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