Echos de la Conf

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Les travaux de la deuxieme Conférence Internationale Culturelle des Nande qui se déroulent dans la Ville de Beni en Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu, vont bon train. Les délegués ne cessent d’arriver de tous les coins et les recoins de Beni-Lubero, au point que la Salle Bercy n’arrive plus à les contenir tous. La session de ce Jeudi 20 Août 2009, a vu la conférence dépasser le seuil de 1000 participants. Plusieurs ont suivi les travaux debout ! Le message de convocation a pris du temps pour atteindre certains coins de Beni-Lubero au point que certains participants seraient toujours en route pour Beni avec leurs cahiers des doléances. Les organisateurs sont satisfaits de cette participation massive qui démontre que le Munande reste attaché à sa culture et prêt à la sauvegarder contre tout danger !
Les Travaux en commissions et sous-commissions vont commencer le Samedi 22 Août et les débats s’annoncent enrichissants.
Nous proposons ci-dessous les déclarations écrites des quelques délegations. Les déclarations orales sont sur le support audio que pour des raisons techniques ne peuvent être partager pour l’instant. Dans ce même posting, vous trouverez aussi les deux comptes rendus de deux premières journées de travail !
Les contributions de toutes sortes sont les bienvenues. La grande affluence des participants demande des gros moyens. Pour tout contact avec le bureau de la Conférence, s’adresser à Omar Kavota ( email :okavota@yahoo.fr)
1. Déclaration de Kanyabayonga au Sud du Territoire de Lubero
La délégation de Kanyabayonga à la 2e Conférence a été porteuse d’une déclaration des sinistrés des maisons incendiées dans les localités et cités du Territoire de Lubero. Elle brosse les statistiques suivantes :
KANYABAYONGA : 153 Maisons incendiées
MIRIKI : 272
LUOFU : 280
KALONGOLA : 132
BUYIRIMA : 54
KAMANDI : 24
LUSOGHA : 434
KALEHE : 166
KANUNE : 15
Au total, environ 1377 maisons incendiées par des hommes en uniformes dont le déclarant affirme ignorer l’identité exacte.
Dans le même message, le délégué de Kanyabayonga, Monsieur David KAMBALE WASIERE a fait savoir à l’assemblée que les bourreaux recourent à des pratiques inhumaines sur leurs victimes en leur arrachant leurs parties génitales et en chassant les populations locales de leurs localités et de leurs champs pour les disperser dans la nature austère…
2. MESSAGE DE LA DELEGATION DE L’OUGANDA : CONGO COMMUNITY IN UGANDA KASESE BRANCH
The organizers of the conference;
Government leaders;
All Bayira presents;
The audience at large;
Ladies and Gentlemen;
Representing congolees in Uganda Kasese
On behalf of me entire community of Congolese Bayira in Uganda and on my own, I wish to represent all Bayira who are Congoleese in Uganda. And I wish to represent all Congoleese in Uganda.
And I honsety submitt our request in your office; to do dont totally forget your fellow in Uganda.
Thanks and God bless
Mr. MUMBERE PILUKANDO
From Uganda-Kasese
Toutes les délégations présentes à la Conférence venues de tous les horizons, après avoir remercié l’initiative, ont palidé en faveur de l’unité et la concorde de tout le peuple yira en vue de son développement intégral. Elles ont également, chacune dans le secteur où elle opère, fait rapport des difficultés que traversent les populations de leurs ressorts. Elles lancent toutes un appel aux autres peuples ainsi qu’aux autorités publiques de leur venir en aide.
3. MESSAGE DE LA DELEGATION DE FRANCE A LA CONFERENCE
Recevez d’abord chère Assemblée Nande les salutations venant de vos frères qui se trouvent en Europe et plus particulièrement de la part de vos enfants de France ; de bon cœur ils sont avec vous dans cette auguste assemblée.
Au nom du Président,
La diaspora Nande de France vous dit que être à l’étranger ou vivre à l’étranger dans des pays dits développés ne dit pas être plus intelligent que nos pères, mères, frères et sœurs qui sont restés ici entrain de travailler pour le développement de la terre de nos ancêtres.
Dans le souci de penser à l’avenir de nos enfants qui doivent savoir qu’ils sont venus d’une grande tribu Nande, nous nous efforçons de leur dire un petit « KUTHI » le matin ; quand ils nous demandent si c’est quelle langue, nous leur répondons que c’est la langue de notre origine.
Toujours soucieux de notre culture, nous nous efforçons de nous unir pour former un petit « KYAGHANDA » dans nos villes à l’étranger quelque fois pour danser un petit « MUNDE ».
Pour la sécurité, la diaspora nande de France veut demander à cette grande assemblée et à nos vieux sages, quelle sécurité nos sages prennent pour sécuriser notre :
Langue
Culture
Nos coutumes
Notre population Nande
Parce qu’autrefois il semble que le chef prenait sa lance et son « ENGAVO » et allait au devant pour combattre quand il sentait son clan ou peuple menancé par l’ennemi. Que faites-vous actuellement quand nos coutumes et cultures sont menacées ? Que faites-vous aujourd’hui qu’un étranger vient vous voir ? Autrefois l’étranger devait être présenté dans la Kyaghanda, être connu de tous les chefs de clans, même pour lui vendre un terrain privé c’était une affaire d’homme (KYAGHANDA). Les nande ne sont pas une menace pour d’autres tribus voisines, que faites-vous pour qu’un nande vive en harmonie avec d’autres tribus tout en faisant échange et connaissance de la culture de l’autre ?
Les enfants de France, lors de leur dernière réunion à Paris, se sont souciés d’expatrier leurs corps en quand d’un décès en France. Cela demande des moyens et des idées. Merci de nous apporter votre savoir et des conseils.
Le Président KAHINDO ROMAIN qui vous salue personnellement promet qu’il est avec vous de tout cœur et qu’il est en sensibilisation pour la contribution morale, financière de sa juridiction afin que cette grande conférence réussisse.
Je vous en remercie au nom de mes frères de la diaspora nande-France (KASEREKA MATAMBO )
4. MESSAGE DE LA JEUNESSE NANDE DE GOMA
Excellence Monsieur le Gouverneur de Province;
Excellence Monsieur le Ministre Provincial de la Culture, Arts du Nord-Kivu;
Excellence Monseigneur l’Evêque du Diocèse de Butembo-Beni;
Madame le Maire de la Ville de Beni;
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, tous membres des Byaghanda ici réunis pour la 2e conférence internationale tenue en cette date à Beni,
Au nom de l’omnipotent, l’omniscient,
Au nom de nos ancêtres et de tous les martyrs qui ont lutté avec bravoure pour l’intérêt supérieur de la Communauté Yira;
La Communauté Nande, par le Kyaghanda/Goma, vous salue et nous a recommandés de bous transmettre ces idées-forces ci-dessous:
Primo: Elle affirme que « O’bughuma n’ikaghala » « L’union fait la force ». Voilà le principe-directeur pour tout peuple qui se veut et se dit civilisé. Depuis la niuit de temps, ce principe a constitué son cheval de bataille et non la cheval de troie. Il est le véhicule même de grandes civilisations du monde. Celles qui en ont usé comme arme ont éradiqué le sous-développement. L’union fait la force doit être aussi l’arme de tout Muyira partout dans le monde aux fins d’un développement haureux et harmonieux de la puissante et brillante civilisation YIRA. Et le peuple nande résidant à Goma, en fouillant les archives, les annales Nande, y a trouvéce même principe-directeur traduit de la manièresuivante: « Oghundi okoghundi chaleka o’munyu inyahika e’vupiri ».
Secundo: Elle déclare avec énergie que, plutôt que de prêcher la division, le collinisme, la jalousie, la haine, la vengance, qui constituent la voie sûre vers lq déportation, l’esclavage d’un peuple, nous devons prêcher l’union. Oui, nous prêcherons l’amour de soi, du prochain, de Dieu parce qu’en vérité le fils de Dieu est né, non pas en Palestine mais plutôt à Isale…
Tertio : Elle stipule que le Munande doit prêcher l’amour du travail car lui seul libère le peuple de toute servitude, de l’esclavage, de la domination, de la soumission et de la pauvreté. Com,e l’a dit un français: « Le travail est l’amour rendu visible ». Un autre aussi déclare que « seul le travail libère l’homme ». Un autre encore dit « force-les de bâtir ensemble une tour et tu les changeras en frères mais si tu veux qu’ils se haïssent jette-leur des grains ». (A. St EXPERY). Oui, nous sommes le peuple de Dieu et Saint Paul dit « qui ne travaille pas qu’il ne mange pas non plus ».
Quarto: Elle dit qu’un munande doit travailler pour l’intérêt général de la communauté Yira et chasser très loin les intérêts individuels. Elle doit cesser la peur, car cette dernière est la source même de la colonisation. Et, ici, nous rappelons à votre mémoire chers conférenciers les grands sacrifices faits par le grand Martyr du peuple Yira. A ceci nous citons NYAMWISI MUVINGI, Mgr. KATALIKO, KASESO, trois héros qui nous ont appris à chasser la peur, à éviter la division, à aimer le travail, à voir à l’avant plan l’intérêr supérier de la communauté Yira … Levons-nous et gardons une minute de silence en mémoire de ces héros nande.
Quinto : Elle vous exhorte de soutenir financièrement, matériellement et moralement l’orchestre YIRA SONG, qui est aujourd’hui un instrument sûr qui aidera la communauté à véhiculer les idées-forces YIRA à travers le monde par sa musique. Nous signalons qu’il a des cassettes à vendre.
Sixto : Enfin, elle vous confirme que tout peuple organisé sait que pour aboutir à ces objectifs, il doit être régi pas les statuts. Le projet des statuts étant déjà entre les mains du Comité Intarnational de Pilotage, sans oublier le Règlement d’Ordre Intérieur, la Communauté nande de Gomaa affirme que les nande vivant à beni la décevraient si ses délégués rentraient sans ces deux instruments juridiques finis.
Elle suggère enfin que la Conférence 2010 se tienne à Goma et que ce n’est qu’après qu’elle pourra se tenir au Canada, aux Etats-Unis d’Amérique, en Asie, en Europe, … car tous les instruments juridiques cités ci-hauts seront déjà portés à la connaissance de tous, et attendu que « Nul ne sera censé ignorer la loi ».
Excellence Monsieur le Gouverneur de province ;
Excellence Monsieur le Ministre provincial de la Culture et des Arts du Nord-Kivu ;
Excellence Mgr l’Evêque du Diocèse de Butembo-Beni ;
Madame le Maire de la ville de Beni ;
Mesdames, Mesdemoiselles et messieurs, tous membres des Byaghanda ici réunis pour la 2e Conférence Intarnationale Nande tenue à Beni en cette date.
Que de mots nous manquent ….
Au nom de Dieu et de nos ancêtres,
Nous avons dit et vous remercions.
Pour le Kyaghanda/Goma
KAMBERE MAAGANO Napoléon, Président Honoraire du Kyaghanda Jeunesse/goma et Délégué à la Conférence
5. Message du Kyaghanda-Goma
Chers frères,
Nous avons l’honneur de vous saluer au nom de tout le peuple Nande résidant à Goma.
Nous sommes ici devant vous empli d’un sentiment d’humilité face à la tâche qui nous attend dans le cadre des travaux de la deuxième Conférence Culturelle, Economique et Sociale de la Communauté Nande, conscients pour les sacrifices consentis par nos ancêtres et par chacun d’entre nous tous ici présents.
Nous remercions sincèrement le Comité International de préparation (le panel des Vateghekania) pour la détermination dont il a fait montre durant le grand périple qui constituait à la fois un défi et un champ d’action : celui de tenir à la promesse d’organiser dans ces échéances ponctuelles la 2e Conférence Culturelle, Economique et Sociale de la Communauté Nande.
En effet, une année vient de s’écouler depuis la tenue des assises dites de Butembo, qui resteront les toutes premières d’envergure planétaire dans l’histoire de notre communauté. Jamais une rencontre communautaire n’a réussi à mobiliser un monde aussi important et une adhésion si majestueuse.
Après Butembo, c’est finalement Beni qui est à l’honneur !
Le choix de Beni n’est pas un simple fait de hasard. Loin de demeurer seulement un signe de respect d’une disposition contenue dans les recommandations qui ont sanctionné les travaux de la Conférence de Butembo, ce choix repose à juste titre sur la volonté de concilier et de renforcer l’attachement que les peuples nande des deux territoires qui composent le Bunande doivent se témoigner les uns envers les autres.
Notre message de ce jour portera sur cette conciliation avec son puissant corollaire qu’est l’unité du peuple Nande. Nous partons du principe que de l’unité germe les perspectives dignes de l’aînée des communautés du Nord-Kivu.
A l’occasion des assises de Butembo, les participants se sont accordés pour dire que l’un des grands problèmes qui guettent actuellement notre communauté est la démobilisation des énergies face au défi de l’unité. Cette démobilisation se caractérise le plus souvent par les agissements motivés par l’appartenance à une colline, à un village, ou à la vénération d’un prophète différent, ou encore d’un acteur politique différent.
Cependant, nous soulignons que nous demeurons une jeune communauté. Mais pour reprendre les mots de la Bible, le temps est venu de se défaire des enfantillages et de cesser de nous comporter comme des acteurs de ténèbre. Le moment est arrivé de réaffirmer la force de notre caractère, de choisir la meilleure part de notre histoire, de porter ce précieux don, cette noble idée transmise de génération en génération : la promesse de Dieu que nous sommes tous égaux, libres et que nous méritions tous la chance de prétendre à une pleine mesure de bonheur.
A la convocation de cette conférence, plusieurs soubresauts ont laissé parler d’eux-mêmes pour nous justifier son inutilité. Mais nous avons choisi de nous présenter à ce moment parce que nous croyons profondément que nous ne pourrons résoudre les problèmes de notre temps que si nous les résolvons ensemble, que nous ne pourrons parfaire l’union que si nous comprenons que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espérances, que nous ne sommes pas tous du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction.
Nous devons tous savoir que la communauté Nande n’a pas besoin d’hommes forts, mais plutôt des institutions fortes. Des institutions capables d’installer la démocratie dans la durée. Des institutions qui mobilisent les masses à agir pour l’intérêt commun. Des institutions capables d’amener les gens à rompre avec les anciennes habitudes et la culture des conflits qui sont devenus aussi constants que le soleil.
Nous sommes répartis selon nos identités diverses, de religion ou de provenance. Mais se définir par opposition à une autre personne d’une autre provenance, ou qui vénère un prophète différent, cela n’a aucune place au XXIè siècle.
En fin de compte, ce que l’on attend de nous, ce n’est ni plus ni moins ce que toutes les grandes religions du monde exigent –que nous nous conduisions envers les autres comme nous aimerions qu’ils se conduisent envers nous. Trouvons ensemble cet enjeux commun qui nous soude les uns aux autres, et que notre politique reflète aussi l’esprit de ce projet.
Car nous avons un choix à faire dans cette communauté. Nous pouvons accepter une politique qui engendre les divisions collinistes, les conflits et le cynisme. Nous pouvons aborder nos problèmes de sécurité et de réussite économique en voyeurs, sous l’angle tragique –comme nous l’avons fait lors des incendies des maisons de nos frères dans le sud de Lubero, ou encore comme la nourriture des émissions télévisées ou radiophoniques. Nous pouvons exploiter les petits conflits entre des individus comme preuve qu’il n’y a pas de sérieux dans ce qui se fait et qu’il faille en conséquence nous abstenir de prendre part à cette conférence.
Oui, nous pouvons faire cela !
Mais dans ce cas, nous vous garantissons qu’à la convocation de la prochaine conférence, nous trouverons un autre sujet de distraction. Et puis un autre. Et puis encore un autre. Et rien ne changera.
C’est une possibilité. Mais à partir de cette Conférence nous pouvons dire « cette fois non ! ». Cette fois nous ne voulons plus du cynisme et des conflits. Cette fois non aux promesses mesquines et à la méconduite. Cette fois non aux divisions collinistes. Cette fois non à l’agression du Bunande et aux traitements ignobles afférents. Cette fois non à une économie stéréotype.
Et après des années, on pourra bien se rappeler des lieux comme Beni et de se dire que lorsque nous avons été éprouvés, nous n’avons pas faibli et tourné le dos. Que c’est à cette époque là que les gens s’étaient réunis à Beni que nos espérances sont rentrées dans l’histoire et que la promesse de l’unité s’est pleinement réalisée.
Nous le pouvons.
Merci beaucoup !
6. RAPPORT SYNTHESE DE LA JOURNEE DE MARDI, 18 AOUT 2009
Tout a commencé aux environs de 10 heures sous la modération de MUHINDO BAYLANDA. La journée est ouverte par l’hymne national à présence des autorités locales. Après s’en est suivi la série des lectures des différents mots de circonstances présentés par les diverses peronnalités présentes à la cérémonie : celui du Comité Préparatoire (présenté par Me JEROME), celui du Comité International de Pilotage pononcé par Jacques VITHI (délégué du Kyaghanda du CANADA), celui de la Société Civile ville de Beni puis celui de la Société Civile Territoire de Beni prononcé par Omar’ KAVOTA, enfin celui de Madame le Maire de la Ville de Beni, qui consacre l’ouverture sollennelle de la conférence.
A travers tous ces messages, on pouvait ressentir la satisfaction de tout un chacun des lecteurs dans les mots de bienvenue et l’appel à l’unite. De manière particulière, Madame le Maire de la ville de Beni a réaffirmé son soutien pour la réussite des assises et a exhorté tous les Nande à demeurer unis quels que soient les petits tiraillements qui ont émaillé le debut de cette conférence. C’est ainsi qu’elle a lancé un appel à tous ceux continuent à traîner les pas à s’unir à tous les autres Nande réunis au sein du KYAGHANDA.
Après la série des danses culturelles, le modérateur a procédé à la présentation de tous les délégués des Vyaghanda ici représentés. Tout cela a été couronné par la présentation de différentes commissions et sous-commissions qui auront à travailler dans les différents services accrédités durant cette conférence. Environ 357 participants ont pris part aux cérémonies de cette journée de mardi.
Pour clore la journée, le Comité International de Pilotage a rendu public le programme de la conférence, à savoir : la 1ère jounée sera consacrée à la culture, la 2e à l’économie, la 3e à la question sociale et la 4e aux travaux en carrefours. Les assises débuteront chaque fois à 8 heures et prendront fin à 16 heures. Les travaux seront ponctués par une pause d’une heure allant de 13 à 14 heures, souvent consacrée au point de presse et à l’agrementation musicale.
Après la distribution des t-shirts, un repas cordial a été partagé entre convives accompagné d’un verre de boisson traditionnelle.
Commencée à 10 heures, la rencontre a pris fin à 16 heures.
Fait à Beni, le 18/08/2009
7. RAPPORT SYNTHESE DE LA JOURNEE DE MERCREDI, LE 19 AOUT 2009
Modérateur du jour : Omar’ KAVOTA
La journée de mercredi démarre par une prière d’ouverture entonnée par Mgr MUNZENDA de l’église anglicane. Elle est conscrée à la lecture des messages des différents VYAGHANDA. Au total 32 délegations ont présenté la brève situation sociale, économique et politique de leur milieu. Tous les messages ont insisté sur l’unité Yira, la valorisation de la langue et de la culture Yira.
D’une manière particulière, les VYAGHANDA de BENI (ville et territoire) sont confrontés à un problème d’exclusion clanique entre les nande et les autres clans frères (BAMBUBA, BATALINGA, BAPAKOMBE, BANYANGALA …), entre les nande du Nord et ceux dits du Sud (Butembo-Lubero). Ils dénoncent également une certaine forme de collinisme dans l’administration publique, l’espace politique et la sphère religieuse.
Par ailleurs, les Vyaghanda du Sud du Territoire de Lubero déplorent le mutusme des autres VYAGHANDA, surtout ceux du Nord, face à l’insécurité causée par les groupes armés étrangers. Le problème de collinisme plane aussi dans ce milieu.
De l’autre côté, le Kyaghanda de Goma insiste sur le patriotisme et le travail en imitant les grandes figures comme Mgr KATALIKO, NYAMWISI MUVINGI, KASESO, KAYITENGA, …à qui l’assemblée a observé une minute de silence. La délégation a formulé le vœu que la prochaine conférence se tienne à Goma. Ce souhait a été également exprimé par la délegation de KIRUMBA.
Par contre, les VYAGHANDA de la Province Orientale (ITURI et ISIRO) et ceux de l’Equateur (GEMENA, LISALA, GBADOLITE, BUMBA) regrettent le fait qu’ils sont marginalisés et rejettésde tous les côtés : au Kivu, ils sont appelés des Yira pirates alors que dans les milieux où ils vivent ils sont jugés comme des étrangers. De part et d’autre on leur dit : « vous avez perdu votre culture ». Pourtant ils figurent parmi les organisations communautaires les plus développées de leurs milieux respectifs et forment les VYAGHANDA les mieux organisés de la RDC. Ils sont dicriminés dans les milieux académiques, professionnels, voire dans les services militaires.
Pour le Kyaghanda de l’OUGANDA, la Communauté Nande de la RDC a délaissé ses frères de l’Est considérant qu’ils sont d’une autre nation alors que nous sommes tous fils d’une même tribu. Les colons nous ont divisé par les langues (Français et Anglais) et par les frontières de deux pays. Le Kyaghanda de l’Ouganda accuse les frères Nande de la diaspora de ne pas fournir suffisamment d’efforts pour aider leurs frères à suivre la voie qu’ils ont empruntée en vue de jouir des privilèges dont ils bénéficient.
Bref, de toutes les inteventions nous avons retenu le grand débat autour de « Aketu katere » et de l’unité du peuple Yira.
Pour clore, le Président du Kyaghanda de KINSHASA et organisateur de la 1ère Conférence, à savoir l’Ir. BALINANDE MUSAVUKA, a demandé qu’au cours de cette conférence, les statuts uniques et le Règlement d’Ordre Intérieur soient adoptés car les textes sont nécessaires pour régir le KYAGHANDA et pour trancher en cas des différends. Il a ensuite présenté le rapport synthétique de la Conférence de Butembo, qui avait coûté environ 26 200$ (dollars américains).
Débutée à 9 heures 52’, la journée du mercredi, 19 août 2009 a été clôturée à 18 heures 5’ à la grande satisfaction de tous par la prière.
Fait à Beni, le 19 août 2009
James Kambale Mathe
Beni
Beni-Lubero Online
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Les Partisans du Boycott de la Conférence de Goma qualifiée de « mort née » sont aussi chaque matin en conférence parallèle debout à Butembo, Commune de Vulamba, Quartier Furu.  Les débats se tiennent chaque jour à l’esplanade de la Rencontre. L’admission est ouverte à tous, sans macaron et sans per diem pour les organisateurs.
 
Au menu de la Conférence Parallèle debout de Butembo se trouvent le passage en revue des pièges de la Conférence de Goma qui sautent à l’œil nu des Patriotes de la Ville de Butembo. L’objectif de la Conférence Parallèle de Butembo est de préparer les bubolais et les bubolaises à l’enterrement du « mort né » de Goma pour envisager la paix au Kivu et au Congo par une nouvelle dynamique sociale et politique. Et cette nouvelle dynamique c’est la démocratie, c’est-à-dire un système politique où la voix de tout un chacun compte dans la gestion de la cité et où seule une personne dument mandaté par son entité de base a qualité de représentant. La Conférence  Parallèle de Butembo veut ainsi donner une leçon de démocratie aux excellences réunis Goma et aux bailleurs internationaux qui les financent.
 
Pour les organisateurs de la Conférence Parallèle de Butembo, le principe démocratique  n’a pas été suivi dans la convocation et dans l’organisation de la conférence précipitée de Goma. En effet, plusieurs opportunistes, leaders politiques, et des représentants autoproclamés ont été parachutés  à Goma par des combines politiques avec des objectifs obscurs. Goma ressemble ainsi à toutes les conférences mort nées organisées au Congo ou sur le Congo. Il suffit de revisiter l’histoire.
 
 En 1992 lors de la conférence Nationale Souveraine (CNS) la Province du Nord-Kivu en général et la ville de Butembo en particulier, étaient représentées par des délégués non désignés par la base populaire. Aujourd’hui, les femmes et les hommes qui se sont décidément trompés de métier ne se sont pas gênés pas d’aller à la conférence sur la paix, sécurité et le développement dans les provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu au nom de la pauvre population de la ville de Butembo et de la Communauté YIRA-Nande.
 
A Sun City, c’était pareille. Plusieurs délégués politiques de Butembo étaient sélectionnés par Ketumile Masire à Kinshasa. Jusqu’aujourd’hui il n’y a jamais eu une restitution des travaux de Sun City aux habitants de Butembo. Le nom seul est passé mais le contenu n’est pas connu du commun des mortels.
 
Le Referendum sur la Constitution a été organisé sans explication aucune au point qu’un vieux Nande posant la question suivante : «  Qui est Mr Referendum pour qui on nous demande de  voter ? Nous avons toujours entendu parler de Tshisekedi, de Nyamwisi, de Kabila, où était Mr Referendum pendant tout ce temps ? D’où vient-il ? ». Les notables autoproclamés n’avaient expliqué à ce vieux ce qu’était un Referendum. Et pourtant ils avaient des milliers de dollars pour la sensibilisation qu’ils ont limitée aux bars et aux hôtels des grandes villes.  
 
Il en est de même de la Conférence de Goma. Une sensibilisation était annoncée pour la forme mais en réalité elle n’a pas eu lieu. En effet, lors de nos sondages dans les quatre communes de la ville de Butembo, nous avons constaté que la plupart des habitants de la ville de Butembo ignoraient la tenue de la conférence sur la paix à Goma (68 %). Les 32 %semblaient avoir quelques informations sur l’organisation de la conférence sur la paix, la sécurité et le développement dans les Provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. Cette dernière classe de la population est généralement constituée des intellectuels qui semblent dire que la ville de Butembo n’a pas été représenté et si elle représentée, c’est par des personnes et des femmes qui n’habitent pas Butembo ou encore qui n’ont pas la procuration de la population de base.
 
Pour Monsieur Kambale SYAUSWA (enseignant), la conférence de Goma est une affaire de l’Abbé et son groupe invité.
 
Pour Monsieur Jean WASAKUNDI NGOVI (commerçant ambulant au marché central de Butembo), le gouvernement central veut négocier avec le Général déchu Nkunda à travers les communautés du Nord et du Sud Kivu.
 
Pour le leader charismatique du Quartier Furu et Président élu de la Conférence Parallèle de Butembo,  Monsieur Crispin MBINDULE MITONO,   « il y a eu clientélisme dans le choix des délégués de la Ville de Butembo à la conférence de Goma… seuls les amis de l’Abbé et les membres de son club « Malumalu Boys » ont eu les invitations, or ils maîtrisent moins la question du Nord Kivu et encore moins celle de la Ville de Butembo… nous savons tous que selon la culture Nande, chaque fois qu’il y avait un problème dans la Communauté Yira-Nande l’on se rassemble dans le KYAGHANDA ( la véranda communautaire, ndlr)  pour trouver une solution et c’est le KYAGHANDA qui a le pouvoir d’octroyer un mandat de représenter la communauté. Pourquoi pour la conférence de Goma l’on n’a pas respecté les mœurs ? Pourquoi avoir précipité l’organisation d’une Conférence qui voudrait résoudre les problèmes du Kivu? »
 
Chaque matin, la Conférence Parallèle debout de Butembo essaie d’apporter une réponse à l’énigme de la Conférence de Goma à l’intention des habitants de Butembo. Les Jeunes écoliers, élèves, adultes, voire les Policiers avant d’aller au boulot participent sans macaron et sans per diem aux travaux de la Conférence Parallèle de Butembo dont la mission est d’éclairer la religion des bubolais et des bubolaises sur les enjeux de la Conférence de Goma.
 
Parlant du conflit identitaire entre Hutu et Nande au Nord-Kivu, le président de la Conférence Parallèle de Butembo trouve que ceux qui avancent cette thèse sont de mauvaise foi et que si ce conflit existe, il existe seulement dans l’imaginaire des politiciens autoproclamés Hutu et Nande qui n’ont d’autres moyens d’accéder à la soupe de l’Etat que les combines politiques, le mensonge et l’incrimination sans fondement de leurs opposants.
 
D’après le Président MBINDULE, les habitants de la ville de  Butembo accueillent bien les Hutu et toutes les autres ethnies du Congo. Les Nande comme les Hutu et les autres sont tous censés   jouer franc jeu de démocratie et respecter la loi de la R.D. Congo. Avec la mondialisation le conflit ethnique n’a plus de place partout au monde, et Butembo est une ville ouverte à toutes les tribus du Grand Kivu et du Congo. C’est pourquoi, la première résolution de la Conférence Parallèle de Butembo a été de classer comme « sans objet » la question des conflits ethniques au Kivu.
 
Le Président MBINDULE a fait une sévère critique des propos tenus par certaines communautés du Nord-Kivu vis-à-vis des Nande, notamment que les Nande sont tribalistes et envahisseurs de tout le Kivu par leur commerce, etc. Le Président MBINDULE a fait rire son audience en demandant si tous les différends fonciers, commerciaux, qui existent au sein d’une même famille constituent des conflits ethniques. Le fait qu’il n’y ait pas un tutsi à Malende, ou un Hutu à Butuhe, est-ce un signe qu’il y a conflit ethnique entre les gens de Malende et les Tutsi ? Le fait que le  secteur commercial du Nord-Kivu fut dominé dans le temps par les Grecs avec des noms comme Kyriakos, Gorgandelisse, était-ce une occupation du Nord-Kivu par la Grèce ou un phénomène économique du moment ? Pourquoi ne parle-t-on pas de l’agression de Kinshasa par le Liban vu le nombre des libanais qui tiennent le commerce dans la capitale congolaise ?
 
Le Président MBINDULE se demande si  les participants à la Conférence de Goma sont au courant du phénomène de la mondialisation. La question identitaire ou ethnique, il faut le dire a été depuis ce que les Mobutistes appelaient à tort ou en raison «  géopolitique », un moyen d’accéder sans effort à la soupe de l’Etat. On a l’impression que la Conférence de Goma vise à imposer aux Kivutiens le diktat d’une minorité ethnique qui a perdu les élections démocratiques de 2006. Ainsi, l’objectif de la Conférence de Goma n’est pas du tout de résoudre le conflit du Kivu, mais plutôt chercher à donner du boulot à ceux qui ne peuvent pas se faire élire démocratiquement au Kivu mais que savent faire parler les armes.  
 
Les habitants du Kivu doivent être sur leur garde pour ne pas tomber dans le piège de Goma qui voudrait s’appesantir sur la peur de la mort, de la souffrance, de 5 000 000 des morts congolais pour obtenir gain de cause. En procédant ainsi, les vraies questions seront noyées dans des commissions et des enquêtes interminables sur terrain.
 
Pour aider les habitants de la Ville de Butembo à ne pas se laisser prendre par la mascarade de Goma, la Conférence Parallèle de Butembo invite tous les Kivutiens et tous les congolais à ne pas rester passifs ou succomber à la peur,  mais de rester éveiller en initiant des débats parallèles partout au Kivu et au Congo pour ne pas perdre de vue la vérité du Kivu, la vérité du Congo. Si la Conférence de Goma représente le courant machiavélique au pouvoir, le Kivu, et tout le Congo  absent de Goma et qui ne participe pas au pouvoir de Kinshasa, doit parler à son propre nom. La pensée unique du Maréchal Mobutu, Père unique, Guide unique, avait montré ses limites. Nous n’avons plus droit à l’erreur !  Mettons en commun nos idées et nos moyens pour faire entendre l’autre voix sur la situation du Kivu en particulier, et du Congo en général, car les deux sont liés.
 
Pour toute contribution aux travaux de la Conférence Parallèle de Butembo, adressez-vous à: gclg2020@yahoo.fr ou à benilubero@benilubero.com
 
KATSUVA Charles
Porte-parole de la Conférence Parallèle de Butembo
et Chercheur au GCLG
Beni-Lubero Online 

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