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Elections en RDC : Leadership Nande et Pouvoir Politique

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               Mr Walter Mulondi

Président de la Communauté Congolaise d’Haiti (ACH en sigle)

Chers frères, sœurs et compatriotes

Notre pays, la RDC, souffre de plusieurs maux depuis l’époque coloniale. Les crises sociopolitiques ont ceci de commun : tous les détenteurs de pouvoirs, potentats colons ou zaïrois-congolais, aussi bien civils, militaires que religieux…ont utilisé la fibre tribalo-ethnique pour diviser les communautés, « les cellules-nations » pour mieux les assujettir, les dominer.

De l’émergence des leaders

Déjà à l’époque des leaders communautaires, visionnaires et résistants se sont révélés.

La première catégorie s’est retrouvée sur tous les fronts. Ils ont mené le bon combat jusqu’au sacrifice suprême sur le champ de bataille: ceux-là, c’est sont nos martyrs et héros. Je m’incline devant leur mémoire.

La deuxième catégorie de leaders communautaires, ont participé à la lutte, mais ont abandonné les rangs des combattants. Et n’ont pas pu continuer la lutte. Assujettie par la force de feu des adversaires. Ils ont jeté l’éponge et ont continué à mener leur vie individuelle, sans plus chercher à s’impliquer dans les affaires publiques ou de luttes sociales.

La troisième catégorie est celle des leaders communautaires qui ont changé de camps et ont choisi de trahir la cause des cellules nations pour servir les intérêts des adversaires. C’est la catégorie des « Judas ».

On peut ajouter d’autres catégories de leaders, selon des exemples puisés dans notre histoire riches en événements.

Leadership Yira et pouvoir politique

Vathunga !

Les temps changent. Le phénomène politique est dynamique. Nous disons « démocratie » pour la RDC ? Un cadre affiche son appartenance à un parti politique. Objectif : conquérir et exercer le pouvoir dans le cadre du processus démocratique en RDC.

Comment se positionner ? Adhérer dans l’un des partis existants à forte couleur tribale ou ethnique ? Profiter de l’aura d’un parti fort de l’opposition ou de la majorité au pouvoir ? Se présenter comme indépendant ? On hésite…et le temps passe, le temps presse pour jouir rapidement des miettes des partis. Fiko fiko fyon !!! On se jette dans l’une des structures existantes. On s’accroche à un « homme fort » au sein du parti, c’est mon parapluie. On devient un simple thuriféraire, éternel chiffre dans la masse, la foule des partisans…jamais un cadre ni un leader d’opinion. Quand l’« homme fort » tombe, on chute avec lui. Quand le parapluie s’envole, on se mouille.

Voilà le résultat de « fructus subito », les gains, pardon…les miettes tout de suite. Le temps passe, le temps presse pour jouir des miettes qui tombent de la table. On n’a pas le temps de penser à l’alternative, de préparer l’avenir des générations montantes.

Favoriser l’alternance et l’émergence des jeunes leaders

Oui, Mobutu a instauré un régime dictatorial à l’échelle nationale. Mais, par la suite et au nom de la démocratie, des politiciens ont crée des partis politique dans lesquels ils sont président-fondateur, secrétaire général ou exécutif à vie et au sein desquels les décisions sont prises par les cousins et amis proches au détriment du mérite des cadres du parti. Des partis politiques dans lesquels les mandats électifs sont renouvelables à volonté. C’est en réalité un piège statutaire contre la démocratie et pour le bien du président-fondateur, des confondateurs du parti et de leur clan. Le règne de la dictature dans les partis politiques dits démocratiques !

Les ainés devraient avoir l’élégance, le fair-play politique de favoriser l’alternance et l’émergence des jeunes leaders. Il faudra pour cela que les ainés acceptent de démocratiser, « dé-colliniser », « désethniser »,, pardonnez-moi les néologismes, et détribaliser les partis politiques séculiers. C’est le prix à payer pour une réelle alternance démocratique.

Ratisser aussi au-delà de la tribu, de l’ethnie

Les leaders Yira, nouvelle génération, devraient à mon avis penser à ratisser aussi au-delà de la tribu, de l’ethnie. Envisager les alliances politiques progressistes et transparentes avec les autres leaders CONGOLAIS, je souligne CONGOLAIS, avec comme socles : le progrès, le développement socio-économique et, j’insiste sur : la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC. Les nouveaux partis politiques forts devraient avoir une réelle représentativité nationale et une diversité sociologique effective. 

Walter MULONDI

Porte-au-Prince/ Haiti

©Beni-Lubero Online

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