Elections : Gagner par le forceps de la rue ou par les urnes ?

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Chers amis de BLO,

Merci pour votre amabilité de me tenir informé de l’état actuel de notre pays! La situation de crise que traverse la RD-Congo est analogue à celle que nous vivons au Mexique. Le 02 juillet dernier, jour des élections présidentielles et législatives, deux candidats (à la présidence) —Felipe Calderón et López Obrador— se sont autoproclamés Présidents de la République. Un mois plus tard, la commission électorale a pris la décision de procéder à un nouveau comptage général des bulletins de vote pour départager les deux candidats. Procédure au bout de laquelle Calderón fut proclamé légalement vainqueur du scrutin présidentiel, avec 0,58% de suffrages de différence sur son rival, Obrador. Celui-ci n’avait d’autre choix que contester les résultats, tout en recourant à la désobéissance civile.

Comme vous pouvez facilement le percevoir, entre le premier et le second candidat, la différence est si minime qu’elle donne à penser. Soit ! Une chose est pourtant certaine. 0,58% de différence, ce n’est pas beaucoup. Ce n’est pas non plus rien ! En réinsérant cette proportion dans la configuration électorale d’ensemble, elle représente plus ou moins 278.000 voix, qui ont décidé de la victoire de l’un et de l’échec de l’autre. Telle est l’une des valeurs de la démocratie.

Pour terminer, une analogie s’avère éclairante : López Obrador est pour Felipe Calderón ce qu’est Jean-Pierre Bemba pour Joseph Kabila. Au Mexique comme en RD-Congo, les perdants du scrutin présidentiel recourent désespérément —proportions faites, bien sûr— aux manifestations populaires pour gagner dans la rue ce qu’ils n’ont pu dans les urnes. Quel triste privilège !

Union dans la prière !

Kakule Muvunga Tardif, a.a.

Mexico City ( Mexique)

Beni-Lubero Online

 

 

 

 

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