La sécurité de vote confiée aux Mai-mai dans plusieurs localités du territoire de Beni ce 31 mars 2019

Elections législatives à Beni-Butembo: La CENI confie la sécurité aux miliciens Mai-mai

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Les habitants de Beni (ville et territoire) et de Butembo se sont enfin rendus aux urnes ce 31 mars 2019 pour élire ses Députés aux parlement national et provincial. La population qui avait été privée de droit de voter son président de la République le 30 décembre 2018, a manifesté une grande soif de se choisir ne fût-ce que des représentants aux parlements. Mais hélas! C’est alors qu’il sied de souligner que le gouvernement congolais, à travers la CENI, qui ne cesse de prouver sa subordination aux tenants du pouvoir, ne fait que multiplier démagogie et escroquerie contre le peuple. Beaucoup d’électeurs n’ont pas pu voter, car forcer par l’insécurité à se retrouver très loin de leurs centres d’enrôlement qui seraient d’office leurs bureaux de vote respectifs.

Où sont passés les prétextes de la privation des élections présidentielles d’il y a trois mois?

Le ridicule ne tue pas! La CENI avait décidé de supprimer le programme des élections présidentielles à Beni et à Butembo sur le motif de l’épidémie de l’Ebola et l’insécurité, les massacres. La CENI, au nom du gouvernement dont elle porte les ordres, promettait donner aux populations de Beni et de Butembo la chance de voter au mois de mars, après que l’Ebola et l’insécurité auront été éradiqués. Or, dans un cas tout comme dans l’autre, la situation s’est empirée:


Parlant de l’épidémie d’Ebola, jadis on ne dénombrait que moins de 600 cas de personnes déclarées être porteuses de cette maladie. Mais de nos jours, ce chiffre est multiplié par deux. Si donc, les 600 cas du décmbre 2018 était la pire de situation qui ne pouvait permettre aux millions de populations de Beni-Butembo de se rendre aux urnes, comment et pourquoi la CENI autorise aujourd’hui les mêmes populations à aller voter dans un environnement jonché d’environ 1100 malades d’ébola, et surtout quand on se souvient qu’il existe de nombreux malades qui se sont dissimulés dans la nature avec le plus haut grand risque de propagation de la maladie après la destruction méchante des centres de traitement d’Ebola à Butembo et à Katwa?


Voici la raison qui a motivé les populations de Beni et de Butembo de porter plainte contre Corneille NANGA, afin qu’il soit arrêté sans délai et jugé. Il doit répondre de toutes ces manoeuvres par lequelles non seulement il fait priver des populations du droit de se choisir un chef de l’Etat, mais encore pour cette contradiction qu’il entretien autour de l’Ebola en rapport avec le processus électoral; car tout porte à croire désormais à sa complicité au jeu du pouvoir de décimer la population de Beni-Butembo par l’Ebola et les massacres, sans perdre de vue son engagement au service du pouvoir de Kabila, continuer dans Felix Tshisekedi, pour escroquer la véritable opposition politique aux élections.


Quant à l’insécurité, c’est avec beaucoup d’espoir que Beni et Butembo attendaient le retour de la paix sur base de la confiance due à l’autorité qui l’avait promis au nom de la volonté d’aider les populations locales à participer aux votes. Le bilan de sécurité fait pourtant honte jusqu’à ce jour où ces élections sont finalement offertes. La situation sécuritaire est portée à un état plus grave que jamais: les égorgeurs, tout en continuant les massacres au rythme quotidien dans le rayon de Beni et Oicha, sont passés à la phase d’occupation du terrain, car rassurer de son triomphalisme avec le soutien des dirigeants du pays qui jouent à l’indifférence.


Il se dévine mieux que le refus des élections présidentielles à Beni et à Butembo était seulement une stratégie qui visait de priver l’opposition politique des voix de ses électeurs acquis presque entièrement en sa faveur dans ces entités.

La sécurité des élections confiées aux miliciens Mai-mai

Du jamais vu sous un régime et pouvoir responsable et honnête! Ce sont des Mai-mai qui sécurisent le vote dans plusieurs agglomérations du territoire de Beni ce 31 mars 2019. Cela s’est passé dans les villages de Kalunguta, Mabuku, Mambingi, Mundiba, Kyavisogho et Mambale. Avec peur pour certains et sans crainte pour d’autres, des citoyens de ces villages ont accepté d’aller aux urnes sous cette surveillance à cause de la soif d’élire qui les haabitait. Quel genre de résultat pourrait-on attendre des élections tenues dans une telle condition?
Des Mai-mai admis par la CENI et le pouvoir en place au top de surveillance d’un événement aussi important que les élections législatives, ceci n’est qu’une preuve en plus de la complicité des autorités nationales congolaises dans le phénomène d’insécurité, des massacres et prolifération des groupes armés non seulement dans le grand Nord-Kivu, précisément à Beni, mais encore ailleurs dans le pays.

La population, une fois de plus attend la vérité des urnes

La population s’est rendue aux urnes pour opérer un choix souverain. Les premiers reflets des résultats présentent le tableaux ci-après:

A Butembo, les premières tendances donnent favoris:

I. National

1. Nzangi.
2. Tembos Yotama
3. Kamavu Éric.
4. Mbindule Mitono.

II. Provincial

1. Kamavu Éric
2. Matofali.
3. Pay Pay.
4.Mangolopa ou Mbenze.
5. Peruzi ou Tsongo.

A Beni , les premières tendances donnent favoris:

I. National

1. Kizerbo.
2. kiro tsongo Grégoire
3. Maman Dyna Yalala.
4. Arsene Mwaka.

II. Provincial

1. Evariste kambale kombi
2. Mufunza Bayengo.
3. Christophe Saiba
4. Ndambi wa ndambi.

En territoire de Béni le candidat qui est au top selon le premier tendance reste Jean Paul Ngaghagondi

Talangai Katchelewa
Beni

©Beni-Lubero Online.

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