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En cas d’une nouvelle mascarade électorale en RDC, la solution qui s’impose !

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Chaque jour qui passe démontre que le processus électoral en cours est plus une affaire de la communauté internationale représentée au pays par la Monusco qu’une affaire du souverain primaire congolais. Les appels du peuple congolais à la CENI restent lettre morte. Par contre, la CENI fait appel à la Monusco pour valider son action très critiquée par le peuple congolais. La fracture entre la CENI et le peuple congolais s’aggrave ainsi du jour au lendemain, un fait qui n’augure pas des lendemains meilleurs. Comme en Côte d’Ivoire, la MONUSCO se donne déjà le rôle de validateur du processus électoral tel que conduit par le Pasteur Ngoy Mulunda, un proche du président sortant! C’était le cas en Côte d’Ivoire. L’ONU et le Président de la Commission Electorale Indépendante travaillaient pour le candidat Ouattara ! La suite est connue ! Il est vrai que la Côte d’Ivoire n’est pas le Congo, mais l’action de la communauté internationale dans ces deux pays relève de la même politique actuelle des pays du Nord vis-à-vis les pays d’Afrique dirigés ou en voie de l’être par des nationalistes africains. 

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La solution qui s’impose : faire du peuple congolais le concepteur et l’artisan de sa libération

L’histoire de la RDC, un pays crée par l’Occident lors de la conférence de Berlin 1885 et non par une révolution populaire congolaise, se répétera aussi longtemps que le peuple congolais ne renversera pas le coltan du colonisateur dans le lac Kivu (Parallélisme avec le Tea Party qui marqua le début de la révolution américaine). Le peuple congolais doit ouvrir les yeux, couper son cordon ombilical avec les colonisateurs qui tiennent le pays sous leur coupe depuis 1482, date de l’arrivée du conquistadore portugais Diego Cao à l’embouchure du fleuve Congo, et inventer à zéro la forme de sa relation avec le reste du monde.

Depuis 1482, c’est celui qui a le gros fusil qui dicte la loi, les dirigeants, la politique, la religion, etc. au peuple congolais. Pour y arriver le colonisateur avec son gros fusil, fait subir une mort atroce à tous les vaillants fils et filles du Congo tels Béatrice Kimpa Vita, Simon Kimbangu, Lumumba, Mzee LDK, Chebeya, etc. Cette doctrine du choc ou de la violence à l’encontre des plus éclairés des congolais est à la naissance de l’infantilisation de l’élite congolaise et du peuple tout entier qui se complaisent dans un statut de « boy », « garçon de course » pour le colon au gros fusil. Se faire le protégé du colonisateur au gros fusil et démontrer qu’on est capable de servir ses intérêts au Congo mieux que quiconque est ainsi devenu le sport quotidien des politiciens congolais, qu’ils soient ceux au pouvoir , les opposants, les indépendants, les hommes d’église, etc.

Comme on peut le constater actuellement, les hommes au pouvoir comme les opposants passent plus de temps à l’étranger ou dans les chancelleries accreditées au Congo qu’au chevet des hommes et femmes rescapés des massacres, mutilation des sexes, viols, braquages, incendies des maisons, des atrocités qui n’ont rien à envier de celles infligées à nos ancêtres lors de la terreur du caoutchouc rouge sous Leopold II, roi des belges. Dans leurs discours de Pre-campagne, ils évitent de parler de l’insécurité, de 8 000 000 de morts congolais par peur d’irriter le colonisateur au gros fusil qui est le cerveau derrière cette insécurité et ce carnage congolais. En effet, ils espèrent obtenir le pouvoir du même colonisateur au gros fusil qui offre financement, securité, protection contre les crimes de guerre, crimes contre l’humanité, génocide ( cas de Luarent Nkunda, Bosco Ntaganda, etc.). C’est ainsi que les hommes politiques utilisent le langage du colonisateur au gros fusil avec les mots vides de sens comme développement, bonne gouvernance, démocratie, élections libres et transparantes, souveraineté nationale, institutions indépendantes telles la CENI, etc. , des euphémismes pour cacher aux yeux du monde libre le terrorisme et le mercenariat qui maintiennent le Congo sous tutelle.

Entre-temps, le peuple congolais qui ploie sous l’injustice, la famine, l’insécurité multiforme, ne sait à quel saint se vouer. Visiblement, il n’est pas le centre de la campagne en cours. Au contraire, le peuple congolais est réduit à un simple décor, un vernissage du processus électoral entrain d’être taillé sur la mesure du candidat favori du colonisateur au gros fusil. 

Les différentes crises politiques qu’a connues la RDC démontrent que les solutions y apportées dans le passé et jusqu’ à nos jours sont des initiatives de l’extérieur qui ont toutes échouées. Qu’est-ce qu’on n’a pas essayé comme solution au Congo? L’abolition de l’esclavage, les trois C ( civilisation, commerce, christianisme),  la solution belge, l’indépendance, le developpement, la FMI, la Banque Mondiale, les ONG, la démocratie multipartite, l’ONU, la communauté internationale, le dialogue intercongolais en Afrique du Sud, les élections, la CEPGL, …? Dans toutes ces initiatives exterieures de par leurs conceptions, financements, exécutions, le peuple congolais est toujours absent. Le colonisateur lui fabrique une certaine élite qu’il lui présente comme son représentant. La suite est connue. Le représentant coopté à Kinshasa, à Washington, Paris, Bruxelles, represente en effet les intérêts de celui qui l’a mis au pouvoir et qui le protège avec son gros fusil. Ces faux représentants non redevables au peuple congolais s’appellent ” les petites mains du capitalisme”. 

Même quand ces initiatives pour sauver le Congo étaient bien intentionnées comme celles des Abolitionnistes de l’esclavage, de l’Association des Réformateurs du Congo (Edmund Morel, Casement) et des missionnaires presbytériens du Kasai tel William Sheppard, etc., elles n’ont jamais mis le peuple congolais au centre de la solution. L’exécution de la solution préconisée a toujours été confiée à ceux-là mêmes qui infligeaient les maux combattus, laissant ainsi le système tronqué en place. Ainsi, par exemple, les Abolitionnistes de l’esclavage avaient laissé leurs gouvernants voter et faire appliquer des lois contre les négriers récalcitrants. Pour continuer le même metier, les négriers de mèche avec leurs gouvernants, ont inventé un autre système d’exploitation des noirs sur leur propre sol d’Afrique sous couvert philanthropie, civilisation, commerce, etc. La terreur du caoutchouc rouge au Congo-Belge était ainsi pire que l’esclave abolit plusieurs décennies avant. Et le génocide actuel au Kivu est pire que l’esclavage, deux siècles après l’abolition de l’esclavage.

Pendant la terreur du caoutchouc rouge sous Léopold II, les réformateurs de l’époque dont Edmond Morel, avaient proposé ce qu’on appelait « La solution belge » pour résoudre une crise inventée par les belges. Cette « solution belge » fut matérialisée en 1908 par la cession du Congo au gouvernement de la Belgique. Au lieu de la paix, le peuple congolais se retrouva enchainé par le travail forcé des colonisateurs belges. Pour mettre fin à la colonisation, on envisagea la solution de l’indépendance. Mais cette indépendance fut proclamée à Bruxelles. Les combattants congolais pour l’indépendance dont Emery Patrice Lumumba, était sorti de prison pour aller signer l’indépendance du Congo à Belgique. L’indépendance du Congo sous Lumumba dura 4 jours. Elle fut suivie de la mutinerie de l’armée, des sécessions du Katanga, du Sud-Kasaï, et de l’assassinat du premier vrai révolutionnaire congolais, Emery Patrice Lumumba trahi par les siens, notamment Mobutu, Moise Tshombe, Kalonji, Kasavubu, etc. Le tombeur de Lumumba, à savoir Mobutu, fut porté au pouvoir par les USA et la Belgique. Pendant 32 ans, il saigna le Congo à blanc sous des slogans du Mouvement Populaire de la Révolution. Ce qu’on appelle Communauté Internationale ferma l’œil pendant 32 ans soit de 1965 à 1997. La FMI et la Banque Mondiale ne tarissaient pas d’éloges à l’égard de ce dictateur, kleptomane, un véritable « papa m’a dit » des prédateurs occidentaux. Mzee LDK fut porté par les mêmes circuits de prédation. Une fois au pouvoir, Mzee LDK se ressaisit pour faire œuvre utile de nationaliste congolais. Mais il ne réussit pas à convaincre son entourage de sa vocation de révolutionnaire. Il fut assassiné par un congolais dans son palais. Joseph Kabila prit le pouvoir dans des circonstances d’une cour royale en deuil. Le premier président à le reconnaître comme président de la RDC et à lui transmettre ses félicitations fut le Président va—t-en guerre Américain Georges W. Bush. Depuis lors, la RDC est sous-tutelle des USA. Le Président de la CENI l’a démontré le lundi 25 juillet dernier lors de l’ouverture du forum des partis politiques sur l’adoption d’un code de bonne conduite pendant les prochaines élections. Le constat est que sous toutes les tutelles depuis Léopold II à nos jours, le peuple congolais est le plus grand absent des initiatives de paix. Il est ainsi victime d’une prédation qui durera jusqu’au moment où il sera le concepteur et l’artisan de la solution congolaise. 

La préparation des élections de 2011 démontre que la RDC est encore loin de sa libération de chaines de son ancien esclavage. Les partis politiques cherchent le pouvoir à l’étranger ou dans les chancelleries occidentales. L’Etat n’a pas l’argent pour organiser ses élections et pour assurer la securité de ses citoyens alors que des contrats de plusieurs milliards des dollars sont signés au quotidien. Même pour compter ses citoyens, on a besoin de l’étranger. Le peuple congolais affamé dans un pays le plus fertile du monde pour l’agriculture, se jette dans les bras de ses oppresseurs pour apaiser sa faim. Les plus malins vont en exil économique abandonnant leur pays aux prédateurs.  Si une nouvelle génération de libérateurs ne se lève pas aujourd’hui pour organiser et mobiliser le peuple congolais pour son auto-détermination en vue de la solution congolaise attendue depuis 1482, c’est la prédation qui continuera, qu’il y ait élections ou pas en 2011. 

Les combattants de l’Occident sont sur la bonne voie pourvu qu’ils viennent mener leur combat sur terrain en RDC. Au lieu d’avoir tous les  combattants à Lausanne, Londres, Paris, Bruxelles, Montréal, Helsinki, etc. il faut en avoir aussi à Goma, Kimpese, Dilolo, Mweka, Masimanimba, Buta, Eringeti, Bokungu-Ikela, Kinshasa, Lubumbashi, etc. 

Avec la crise économique qui frappe actuellement les colonisateurs aux gros fusils, il ne faut pas s’attendre à des cadeaux de leur part. Ils n’en ont plus assez pour eux-mêmes! Au contraire, ils cherchent par tous les moyens à se servir des républiques bananières pour refaire leur santé économique à peu de frais en utilisant les mêmes recettes du passé: génocide, coups d’etat, assassinats des leaders éclairés, rebellions, contrats léonins, coopération, etc.  Seule une révolution populaire congolaise bien organisée peut, dans les circonstances actuelles, poser les bases de la solution congolaise dont les congolais authentiques seront les concepteurs, les artisans, les exécutants. Le peuple congolais doit tout recommencer à zéro, faire de chaque congolais un combattant éclairé contre la néo-colonisation, la prédation, le génocide, etc. Tous les pays libres du monde sont passés par là (L’Angleterre, les USA, la France, l’Iran, etc.).

©Beni-Lubero Online

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