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Depuis le 24 avril, de GOMA à BENI, les Chefs Coutumiers, les Autorités Politico-administratives ainsi que les Acteurs de la Société Civile sont informés par le Haut Commissariat pour Refugiées (HCR), l’ONU-HABITAT, le STAREC (Programme de Stabilisation et de Reconstruction de l’Est du Congo), de la CNR (Commission Nationale pour le Refugiés, antenne de GOMA) et du Ministère Provincial des Affaires Foncières de l’arrivée imminente au Nord-Kivu de 53 000 rwandais.
Notez qu’on ne parle plus de 53 000 familles rwandaises. Personne du groupe n’a su expliqué cette révision à la baisse du chiffre des rwandais devant être installés au Nord-Kivu par l’ONU, en accord avec le Gouvernement de Joseph Kabila- Adolphe Muzito. Le chiffre pour les autres provinces n’a pas non plus été communiqué à l’étape de Beni. Cela prédit-il une guerre des chiffres dans l’avenir ? Pas du tout ! L’actuelle occupation militaire rwandaise de la région devant recevoir ces rwandais rend caduques toutes les données statistiques qu’on peut avancer. Depuis plus d’une année, selon le CNR, les rwandais entrent au Nord-Kivu par petits groupes, d’abord sous la protection du CNDP, aujourd’hui sous la protection des militaires FARDC Intégrés – Amani Leo, etc. Au moment où l’on avance le chiffre de 53 000, plusieurs villages du Nord-Kivu sont déjà occupés par des assaillants armés ( un euphémisme pour ne pas dire Rwandais) qui répondent à un commandement militaire et politique parallèle, mais aussi par des femmes, des enfants, et des vaches, comme c’est le cas à Biakato, Boga, autour de la ville de Bunia, etc.

De gauche à Droite : Le Chef de Bureau HCR-Beni, le Coordo.CNR/Goma, le Maire de Beni, le DIRECAB-Ministre des Affaires Foncières N.KIVU et l’AT.de Beni

Cette randonnée historique a eu lieu à :
GOMA à l’Hôtel la Joie Plazza du 23 au 24 Avril 2010,
KIWANJA (Territoire de RUTSHURU) dans la Salle de réunion de l’ONG GREFAMU du 4 au 5 mai 2010,
LUBERO du 7au 8 mai 2010,
BENI du11 au 12 mai 2010

Chaque Territoire du Nord-Kivu a ses hôtes, excepté le Territoire de Beni qui est déjà occupé par des clandestins en armes dans plusieurs villages le long de la frontière ougandaise.
Les données statistiques ci-dessous ont été reçues de Kigali, selon le Coordonnateur Provincial de la CNR :
Territoire de MASISI : 23.441 « Congorais » candidats au retour ;
– Territoire de RUTSHURU : 15.226
– Territoire de WALIKALE : 551;
– Territoire de LUBERO : 805 (Il y a déjà plus de 1000 à Kanyabayonga, Kasugho, Manguredjipa, Kirumba)
– Ville de GOMA : 148
– Ville de BUTEMBO : 8
Photo historique des Participants à l’Atelier de Beni dans la Salle La Référence Plus
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Quoi qu’il en soit, certains participants à ces différents travaux n’hésitent pas à appeler leurs concitoyens à ouvrir l’œil, à bien gérer le temps, l’espace et eux-mêmes.
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Pendant que l’atelier avait lieu à Beni, les habitants de la Chefferie de WATALINGA organisait une marche pacifique contre l’occupation de leurs terres. La marche était  suivie le lendemain  d’une journée ville morte. Cette action spontanée de la population prévenait contre toute tentative d’occupation programmée des terres congolaises par de faux refugiés qui proviendraient du Rwanda ou d’ailleurs pour s’imposer par les armes. Tout le monde pense que le PNUD, le HCR, l’ONU-Habitat ne permettront pas une occupation sanglante des terres congolaises déjà habitées en ce 21 ième siècle, et qu’ils s’occuperont sans tarder des clandestins armés qui ont précédé les 53 000 individus rwandais au Congo. Autrement dit, l’ONU aurait fait son temps comme maison de tous et comme autorité morale des nations libres et souveraines du monde.
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Les Organisateurs de l’Atelier de Formation  parlent d’une forte sensibilisation de la population du Nord-Kivu mais en réalité le commun des Nord-Kivutiens habitant les villes et cités où cette randonnée est passée n’en est pas informé, mis à part bien sûr le chef coutumier et les membres de la société civile. Une forte sensibilisation aurait exigée des émissions aux radios locales, des communiqués explicatifs dans les églises, les écoles, des débats dans les universités et instituts supérieurs, des meetings des élus locaux dans leurs circonscriptions électorales respectives, la publication d’un calendrier d’activités, la mise en place des comités d’accueil, etc. Selon quelques participants à la réunion, ce qu’on appelle « forte sensibilisation » se déroule plutôt sous forme d’Atelier d’information d’une décision déjà prise et dont le sujet ne paraît plus comme celui du retour de « Congorais » refugiés vivant au Rwanda mais d’une arrivée d’une colonie de peuplement rwandais au Nord-Kivu. D’où notre titre, « Entrée forcée ou Accueil de 53 000 Rwandais au Nord-Kivu ». Il s’agit d’une occupation militaire après une conquête militaire. Dans ce cas, la sensibilisation dont on parle paraît être un simple maquillage! Les incendies et tueries dans les endroits ciblés par l’ONU pour l’installation armée des rwandais, constituent la preuve de l’occupation militaire de la région.
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Un autre détail important de ce maquillage, c’est la dynamique dans la salle de Beni où s’est tenue l’atelier de formation. Le climat était morose. Les présentateurs ( tous congolais) parlaient une langue de bois peut-être parce que du fond de leurs cœurs, ils savent que ce qu’ils disent n’est pas juste. Ils sont payés pour faire ce qu’ils disent, qu’ils y croient ou pas ! Les députés nationaux et provinciaux font pareil. Pour leur survie ils votent des lois contre leurs circonscriptions électorales.
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Pendant que cette randonnée d’information s’effectuait à travers la Province, les clandestins armés qu’on appelle ainsi pour ne pas dire « rwandais » font la loi partout dans la Province.
Goma :
De nouvelles de Goma rapportent que même le Gouverneur de Province n’est plus en securité. Pendant qu’il dirigeait la réunion de l’élection du Présidente Provincial de la FEC le 7 mai courant, on a découvert un homme armé dans la salle au point qu’on ne sait pas qui du Gouverneur et du favori Président Provincial de la FEC devait être abattu à l’issue de l’élection d’un non-kinyarwandaphone comme Président de la FEC Provinciale.
– Rutshuru :
En date du 6 mai 2010, les hommes en armes ont fait irruption dans la localité de Rubare en territoire de Rutshuru aux heures vespérales. Après avoir vandalisé une maison d’habitation, violé une maman et ses filles, torturé le papa, ils avaient emporté tous les biens de grande valeur tels téléphones portables, argent, habits, etc. A la sortie de la parcelle, ces hommes armés s’étaient trouvés nez à nez avec une patrouille de la Police Nationale Congolaise. Pensant qu’ils s’agissaient d’une faction des Fardc de passage dans la zone, les policiers ont voulu établir un contact de routine. La réponse des hommes en armes et en tenue militaire Fardc a été de tirer sur les policiers, tuant un policier sur le champ et un autre grièvement blessé qui lutte aujourd’hui entre la vie et la mort dans un centre de santé de la place.
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Un peu plus loin, toujours à Rubare, ces mêmes hommes en armes et en tenue militaire Fardc ont mis le feu sur deux camions transportant des vivres en provenance de Rutshuru. Plusieurs sacs de farine de manioc et des haricots ont été réduits en cendres.
– Au même moment, en date du 12 mai 2010, trois personnes ont été retrouvé mortes dans une brousse à Nyamilima. Elles avaient été criblées des balles en pleine journée par des hommes en armes. Dès lors, les gens ne se rendent plus au champ comme dans le temps. La famine s’annonce ainsi dans plusieurs coins du Territoire de Rutshuru.
(Correspondance particulière de Rubare)
Territoire de Lubero
Alimbongo : Assassinat de Mr KAKULE MUFAZILI à Kasingiri
Dans la soirée du 11 au 12 mai 2010, Monsieur KAKULE FAZILI (27 ans), Enseignant et Taximan moto, habitant dans la localité de Kasingiri à 16 km d’Alimbongo, en territoire de Lubero, a été assassiné par des militaires Fardc, vers 20 h, en son domicile. Les militaires ont tiré plusieurs balles à travers les fenêtres et la porte de sa maison en pisée. Après ils ont mis le feu sur la maison de l’infortuné avant de quitter le lieu de leur crime contre humanité, emportant la moto de leur victime. Atteint au niveau des jambes et des cuisses, Kakule rendra l’âme quelques minutes plus tard par manque de secours médical pour ses blessures et brûlures un peu partout sur son corps. Sur le lieu du crime, les malfrats avaient fait tombé leur képi FARDC, élément de preuve de leur identité.
Ailleurs dans le même village, ils ont mis du feu sur 8 maisons réduites en cendres.
Aux abords du Secteur Paroissial Catholique d’Alimbongo, 6 maisons ont aussi été incendiées au cours de cette même nuit, des biens de grande valeur calcinés, et ses habitants devenus sans logis abandonnés à leur triste sort. (Correspondance particulière de Kasingiri-Alimbongo)
Butembo
– En date du 12 mai 2010, Mr KAMBALE VALIRENDI, a été victime d’un vol en mains armées. Des hommes en armes sont venus chez lui vers 20h, et l’ont dépouillé de tous ses biens de valeurs avant de disparaître dans le noir.
– En date du 11 mai 2010, Mr Germain, Taximan moto du Parking Kinsoir, membre de l’ATAMOV et son client de l’heure ont tous les deux été agressés par des hommes en armes en uniforme Fardc dans la concession de l’ITAV sur l’Axe Centre ville –Vutsundo. Après extorsion de tout ce que ces deux victimes avaient dans leurs poches, et des coups de crosse sur plusieurs parties du corps, les assaillants ont ravi la moto et ont poursuivi leur chemin comme si de rien n’était.
Territoire de Beni
– Le village de Maghubo-Mangazi en Secteur Beni-MBAU occupé par des 44 hommes armés. Les habitants du village n’ont trouvé leur salut que dans la fuite en brousse. Dix notables et quelques habitants ont été pris en otage par les envahisseurs et personne n’a de leurs nouvelles. Les autorités administratives de MBAU se disent impuissants pour repousser les occupants !
– Le village de Mwighalika dans le Graben d’Isale-Bulambo, en Collectivité des Bashu, est depuis deux jours occupés par des hommes armés selon les paysans du coin. La tactique d’occupation est la même : Certaines radios proches de l’occupation rapportent qu’un groupe des Mai-Mai sème le désordre dans un coin comme c’était le cas à Isale. Un déploiement des Fardc pour les repousser s’en suit. Après, les habitants du coin découvrent à leurs dépens que les Fardc venus repousser les Mai-Mai sont des candidats à l’immigration au Congo. Les tueries ainsi que les incendies des maisons commencent sans qu’on mette la main sur les acteurs, etc.
– Ituri en Province Orientale
– D’après les transporteurs de l’axe Beni-Bunia, 3 gros camions en provenance de Kasindi (frontière Ougandaise) et ne roulant que la nuit, y ont été intercepté transportant chacun une cargaison d’armes à feu avec comme destination finale BUNIA.
En même temps, habitants des environs de Bunia rapportent la présence des FDLR dans leurs villages. Parlant du mémé fait, la Radio Okapi parle des familles rwandophones du Kivu qui s’installent à Bunia à la recherche des pâturages pour leur bétail, et qu’il n’ya rien à craindre car ils y sont déjà bien accueillis par les autochtones (c’est-à-dire les Hema dont la parenté ethnique avec les Tutsi du Rwanda et les Banyankole de l’Ouganda est une vérité historique indiscutable).
– En même temps les députés provinciaux et nationaux de l’Ituri, de la province de Bas Uélé, et Haut Uélé ont appelé la population à célébrer l’élévation de leur territoire en Province en minuit de ce 15 mai 2010 comme prévue dans la constitution congolaise. Déjà le Jeudi 13 mai 2010, à Bunia, quelques étudiants ont été dispersés par la Police lors d’une tentative de manifestation pour saluer la naissance de la Province de l’Ituri. Le gouvernement congolais a déployé des contingents des militaires partout dans la ville de Bunia pour empêcher toute manifestation publique liée à cette naissance de la Province de l’Ituri. (Correspondance Particulière de Bunia)
C’est dans ce contexte d’occupation militaire armée que se déroulé ce qu’on a appelé sensibilisation pour l’accueil des retournés du Rwanda.
Pour les observateurs, l’intensité des tueries des congolais par des assaillants Kinyarwandaphones dans une région où l’ONU est toujours engagée sans rien faire et d’où le Gouvernement congolais a rappelé tous les officiers combattants et aguerris, est le signe probant du complot que l’histoire appréciera au moment venu. L’ONU a une fois de plus montré ses limites au Congo. Aussi la présence successive à la tête de la Monuc des citoyens américain (William SWING), anglais (Alan DOSS), et prochainement du Canadien (Dallaire), avec l’anglais John Holmes Secrétaire Général Adjoint de l’ONU aux Affaires Humanitaires de l’ONU depuis 2007 est une preuve de l’intérêt des USA, UK, CANADA en DRC et de leur complicité dans la souffrance actuelle. Les mêmes pays ci-dessus, grandes puissances militaires du monde, sont aussi les plus grands financiers des opérations de la MONUC. Il est impensable que leur coalition militaire au Congo soit incapable de mettre fin aux tueries des Fardc, Cndp, FDLR, et LRA. Au moins les grandes villes et cités seraient sécurisées avec 20 000 casques ayant une capacité militaire supérieure à celle de tous les pays de l’Afrique Centrale. Notez qu’un général espagnol qui devait remplacer William SWING avait démissionné une semaine après à cause des contradictions insupportables constatées dans l’organisation de la MONUC.
Ce fait suffit à démontrer ce qu’est l’ONU. Kaddhafi définit l’ONU comme une caisse de résonance de l’Occident Chrétien. L’afrique chrétienne et musulmane, du moins sa population n’intéresserait donc pas l’ONU qui serait au Congo pour protéger, maximiser les intérêts de ceux qui financent les opérations de la MONUC ? On ne peut penser autrement !
Pour installer leur régime pion au Rwanda, les financiers de la MINUAR avaient laisser massacrer les Tutsi et les Hutu modérés lors du génocide de 1994 perpétré par des Inkontanyi armés seulement des machettes et des bâtons ! Deux ou trois Casques Bleus pouvaient sauver plusieurs victimes avec leurs armes automatiques, mais la décision fut prise de les retirer du Rwanda. Notez que les casques bleus déployés au Rwanda étaient commandés par le Général Roméo Antonius Dallaire (64 ans), le canadien pressenti à la tête de la Monuc pendant les prochains mois qui s’annoncent de tous les dangers pour les congolais et la R.D.Congo. Dallaire va-t-il réédité son exploit d’assister passif à un génocide au Congo comme ce fut le cas au Rwanda? Il a en effet l’expérience de rester indifférent vis-à-vis d’un génocide de tout un peuple.
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Il y a plus à craindre qu’à espérer quand on voit l’irresponsabilité des deputés nationaux qui continuent de soutenir le régime fossoyeur du Congo en dépit de toutes les occasions providentielles qui se présentent (cas de la motion de censure Busa contre Muzito) et quand on entend parler d’un mouvement d’armes de l’Ouganda vers l’Ituri via Kasindi, et du Rwanda vers le Nord et le Sud-Kivu, via le Quartier des Volcans et le Port de Goma!
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©Beni-Lubero Online
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Les appels téléphoniques en provenance de Rutshuru sont unanimes pour confirmer que depuis ce mercredi matin 7 janvier 2009, les miliciens du CNDP de Nkunda ont quitté à pieds la cité de Rutshuru aux petites heures du matin pour se diriger vers Goma. Seuls une cinquantaine de ces miliciens étaient restés à Rutshuru pendant toute la journée de ce mercredi 7 janvier 2009. A la tombée de la nuit, soit 18h40, heure de Rutshuru, plusieurs camions avec immatriculation rwandaise sont arrivés au centre de la cité avec abord plusieurs troupes rwandaises. A partir de 20 heures, ces troupes rwandaises qui portent déjà des uniformes militaires de l’armée congolaise, patrouillent dans les rues de Rutshuru.
C’est la deuxième fois que les troupes rwandaises entrent dans le Territoire de Rutshuru pendant les négociations de Nairobi pour soutenir militairement le CNDP et parer à toute éventualité.
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Si l’appui du Rwanda au CNDP de Nkunda n’est plus un secret pour personne, le silence de la Monuc en poste à la frontière Rwanda-Rutshuru et Uganda-Rutshuru reste troublant. Par sa Résolution 1856, le Conseil de Securité venait pourtant de changer la lettre du mandat de la Monuc en lui donnant plus de pouvoir qu’auparavant. La traversée de la frontière congolaise par les troupes rwandaises au vu et au su de la Monuc ce mercredi 7 janvier 2009 est la preuve que rien n’a encore changé sur terrain. Il est vrai que la dernière résolution de l’ONU n’avait pas demandé à la Monuc de surveiller les frontières du Congo mais de défendre les populations civiles contre les milices ou forces négatives opérationnelles dans la région. Il est aussi vrai que L’ONU n’a jamais voulu empêcher et encore moins condamner avec force l’agression du Congo par le Rwanda et l’Ouganda. L’attitude de L’ONU à Rutshuru comme celle de l’ONU à Gaza démontre combien l’ONU est faible comme force dissuasive de maintien de la paix. Seules les initiatives privées des pays ou des lobbies des grandes puissances jouissant du droit de Veto décident qui a droit à la sécurité, à la paix et qui n’en a pas, qui est patriote, combattant et qui est terroriste, etc.
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C’est ainsi que les voix s’élèvent pour appeler les négociateurs congolais à crever l’abcès du conflit congolais qui n’est pas ethnique mais économique et international. Ses acteurs sont des états et des multinationales intéressés par les ressources minières du Congo. Au lieu de perdre le temps à Nairobi avec les agenda bidons de Nkunda, homme de paille de vrais commanditaires, les négociateurs congolais devraient prendre en main la direction des négociations sur base des vrais motifs de la guerre et négocier directement avec les vrais commanditaires du conflit congolais qui sont le Rwanda, l’Ouganda, les USA et l’Angleterre et tous ceux que les experts de l’ONU avaient identifié dans leur rapport de 2002 sur les pillages des ressources minières du Congo.
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Tant que les vrais motifs de la guerre ainsi que les vrais commanditaires resteront dans l’ombre, les hommes de paille s’amuseront à changer d’agenda pour pérenniser le statu quo qui profite déjà à leurs commanditaires. Jusqu’à présent le gouvernement congolais est timide dans son approche au conflit congolais, une timidité déconcertante qui risque de tourner à l’avantage de l’ennemi.
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Profitant de cette apathie, les médias proches des vrais commanditaires continuent de diffuser à travers le monde qu’il n’y a pas d’état ni d’armée au Congo et que cette anomie au Congo est préjudiciable à la securité internationale dans la région des Grands Lacs africains. Seule la bande à Nkunda est présentée comme une armée disciplinée, combattante, et avec un projet clair. La situation a un peu changé depuis les massacres de Kiwanja, de Rubare, etc. Les USA et l’Angleterre ainsi que les autres grandes puissances déçues par les contrats chinois avec le gouvernement congolais, étaient occupées à faire du CNDP un mouvement rebelle incarnant l’avenir du Congo. Ceux qui connaissent l’histoire impérialiste des USA voyaient le CNDP suivre le chemin du RENAMO au Mozambique, de l’UNITA de Jonas Savimbi en Angola, du CONTRAS au Nicaragua, toutes des rebellions créées par les USA.
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Le massacre de Kiwanja qui a fait le tour du monde a servi à contrarier les médias pro-Nkunda. Mais curieusement, le gouvernement congolais fait tout pour ne pas exploiter le massacre de Kiwanja dont les images affreuses continuent de faire le tour du monde. Aucun deuil national n’a été organisé jusqu’à présent pour déplorer ce fait frappant de génocide sur le sol congolais. Les victimes de la LRA en Province Orientale subissent aussi le même sort du silence du gouvernement congolais. Et pourtant le massacre de Kiwanja est certainement ce qui est à l’origine de la discorde actuelle au sein du CNDP. La figure de Nkunda dérangerait ses bailleurs qui chercheraient un candidat qui n’a pas trop de squelettes humains dans ses valises et qui peut servir de suppôt aux intérêts des USA et de l’Angleterre, deux puissances impérialistes qui camouflent toujours leur machiavélisme par les droits humains, la démocratie, etc. Au lieu de profiter de l’image ternie de Nkunda sur la scène internationale pour le clouer au pilori à Nairobi, on a entendu Raymond Tshibanda délégué de Kinshasa déclarer ce matin à Nairobi que le gouvernement congolais est prêt à satisfaire toute demande de Nkunda.
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Les congolais ne comprennent pas pourquoi le gouvernement de Kinshasa ne veut jamais profiter de toutes les occasions lui offertes pour mettre au placard l’aventure de Nkunda. Cette apathie inexpliquée et inexplicable pousse les congolais à traiter le gouvernement actuel de complice de Nkunda. Les conséquences de cette accusation seront très graves si jamais Kinshasa n’obtienne gain cause. Kinshasa est ainsi condamné à ramener la paix au Congo, un et indivisible. Sinon, tous ses négociateurs et tous les membres du gouvernement actuel seront logés à la même enseigne que Nkunda et ses alliés.
Beni-Lubero Online
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