Et si la RDC mettait fin à la médiation de la Monuc?

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Les multiples tueries des civils et des militaires congolais d’origine, l’incendie des maisons d’habitation, des véhicules de transport et de leurs marchandises à l’Est de la R.D. Congo  au vu et au su de la Mission de l’ONU au Congo ( en sigle MONUC)   reposent la question de la nécessité de la médiation de la Monuc dans le conflit congolais. Peut-être que la Monuc joue bien son rôle d’observateur extérieur du conflit congolais, mais sa prestation de médiateur avec pouvoir d’imposer la paix (Cfr. Chapitre 7 de la Charte de l’ONU) laisse à désirer. C’est pourquoi nous pensons qu’il est grand temps de relever la Monuc de son rôle de médiateur dans le conflit congolais et confier cette mission à un allié efficace et sans parti pris.
 
Le constat général est amer : Le processus de paix en RDC n’a jamais dépassé la phase des discours et les promesses non-tenues par les belligérants et par la Monuc. Les sommets et les accords se succèdent et se ressemblent en ceci qu’ils sont conclus entre les élites politiques au pouvoir. Les populations civiles de la base ainsi que leurs représentants sont toujours tenus à l’écart des dernières décisions qui restent souvent un secret des dieux. Ainsi, après plus de dix ans de processus de paix, il n’y a pas aujourd’hui un seul cadre de concertation où le pouvoir en place, les facilitateurs, les seigneurs des guerres, ainsi que les représentants du peuple font des rendements des comptes mutuels afin de mieux baliser ensemble le chemin vers la paix. Il est vrai que l’hiérarchie politique congolaise ainsi que les représentants du peuple congolais portent une part de responsabilité dans l’enlisement du processus de paix. Dans notre présente réflexion critique, nous nous limiterons aux contradictions notoires dans l’action de la Monuc venue au Congo pour secourir un état à la dérive, mais un état qui se voit aujourd’hui livré progressivement aux fauves qu’il voulait combattre avec l’aide de l’ONU.  D’où la question qui revient souvent : A quoi sert la Monuc  si le conflit congolais s’aggrave de plus en plus sous ses yeux?
 
Depuis Juillet 1999, date à laquelle la facilitation internationale a pris le pilotage du processus de paix en imposant l’accord de paix de Lusaka aux belligérants, on assiste à un éternel recommencement du processus de paix avec chaque fois une nouvelle rébellion qui nait après un accord avec les précédentes. Comme on dirait : chaque rébellion au Congo cache une autre ! Ce qui est surprenant est que chaque nouvelle rébellion qui naît dans le même coin de la république, à savoir l’Est de la RDC, devient rapidement plus forte militairement et politiquement que le gouvernement central. D’où le questionnement du rôle de la médiation de l’ONU représentée en R.D. Congo par la Monuc. Pour qui la Monuc roule-t-elle au Congo ?
 
Le bilan humain de l’enlisement du processus de paix au Congo est très lourd. Les chiffres de l’ONU et des ONG internationales font état de plus de six millions des morts congolais, soit la population entière des pays suivants : Congo-Brazzaville, Gabon, Gambie et Cap-Vert.  Ce bilan fait du conflit congolais le plus meurtrier du monde depuis l’holocauste des juifs d’Europe du temps d’Adolphe HITLER. Chose curieuse, ce bilan macabre ne semble pas interpeller outre-mesure la facilitation de l’ONU qui est sur terrain, n’est pas pressé d’agir, et se garde de condamner explicitement les auteurs ou commanditaires de la tragédie congolaise.  
 
C’est pourquoi, nous demandons au Gouvernement, au Parlement et au Sénat congolais, de prendre toutes leurs responsabilités devant cet échec avéré de la Monuc en mettant fin à sa facilitation.  La Monuc peut garder son statut d’observateur ou remplir le rôle d’une ONG, etc. mais la médiation entre les belligérants doit lui être retirée parce qu’elle est tout simplement inefficace. 
 
Depuis que la Monuc est arrivée, le Congo n’a fait que descendre aux enfers comme état souverain et comme nation. Les nouvelles rebellions sont nées au Congo et continuent de naitre au vu et au su de la Monuc. Toute rébellion qui naît accule le gouvernement central jusqu’à le mettre au pied du mur sous la médiation de la Monuc. Cette humiliation du Congo comme Etat souverain et indépendante, se fait sous la médiation de  l’ONU  don la mission est la sauvegarde du respect de la souveraineté de chacun de ses états membres. L’action de la Monuc au Congo est ainsi en contradiction flagrante avec la charte des nations unies qu’on peut lire dans les livres. Là où le feu dictateur et maréchal du Zaïre avait réussi, malgré son impopularité, à faire régner l’unité, le sentiment et la fierté d’appartenir à une même nation et bien sur à un même père, la facilitation de la Monuc permet la résurgence d’une rhétorique divisionniste des congolais selon les tribus, les ethnies, les minorités, etc. A l’allure où vont les choses, l’imposition d’une ethnie que la Monuc appelle minoritaire à la majorité des congolais, provoquerait dans toute la sous-région une guerre civile plus meurtrière que l’actuelle.
 
Et pourtant la guerre congolaise est selon toute analyse, la plus facile à résoudre de toutes les trente guerres que l’Afrique a connues depuis 1970. En effet, les congolais dans leur ensemble n’ont jamais déclaré de guerre contre personne.  Ils sont pacifiques et ouverts au dialogue, aux débats d’idées, etc. Leur pays est agressé par ses voisins. En défaut de trouver une résistance pour qu’il y ait une véritable guerre, l’ennemi crée lui-même des rebellions à l’intérieur du pays pour avancer son agenda d’occupation. Malheureusement la Monuc semble ne pas voir cette grande avenue de la paix qui consiste à s’attaquer non pas aux congolais mais à la source de l’agression congolaise, c’est-à-dire, les pays voisins et les fausses rebellions que ces derniers ont créé à l’intérieur du Congo. Les observateurs de la communauté internationale avait été témoin de la maturité politique des congolais lors des élections de 2006. Les congolais avaient résolu les luttes politiques par la voie des urnes. Le fait que la Monuc qui représente la communauté internationale au Congo ait dorloté la rébellion de Nkunda après les elections est ce qui a jeté le discrédit sur elle et susciter la question de savoir pour qui la Monuc roule au Congo où dit une chose et son contraire.
 
Nombreux sont les analyses et les écrits crédibles qui aident à percer le mystère de la Monuc au Congo et  l’objectif du long calvaire imposé aux congolais. D’après ses écrits dont le récent livre du journaliste d’investigation Charles ONANA, certains pays de la communauté internationale dont la Monuc est une simple caisse de résonnance, visent la balkanisation de la R.D. Congo pour assouvir leurs appétits économiques. Ces puissances occidentales sont en recherche de nouvelles zones d’influence plus avantageuses pour leurs économies à l’agonie et de monopole sur certaines matières premières jugées stratégiques pour le troisième millénaire. Le fait que le foyer de la guerre congolaise corresponde au royaume du coltan, du gaz méthane, du pétrole, de l’or, diamant, du bois, etc. explique bien qu’il n’y a pas une guerre tribale au Congo mais bien une guerre de grande facture économique. Les assaillants viennent des pays limitrophes comme le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda, l’Angola, des pays qui font de la sous-traitance pour les grandes puissances parce que, si ces grandes puissances et les multinationales utilisaient les congolais pour exploiter leurs minerais, les congolais se comporteraient comme des ayants droits, des propriétaires, etc. Par contre, utiliser une minorité rescapée d’un génocide (le cas des Tutsi du Rwanda) est avantageuse parce qu’il suffit de miroiter à cette minorité le danger de génocide ou de la prison à la Haye en cas d’insoumission, pour qu’elle se range et obéisse servilement. En vérité les rwandais et les ougandais qui font de la sous-traitance au Congo sont aussi utilisés comme esclaves par les grandes puissances et multinationales. La seule différence est qu’ils ont décroché le statut de Kapita  comme à l’époque du commerce des esclaves.
 
Ainsi, la Monuc comme les Rwandais, les Ougandais, les Angolais, etc. sont des outils utilisés par les grandes puissances et leurs multinationales pour soumettre la R.D. Congo et lui voler ses richesses. Et en ce titre, la Monuc et les trois pays ci-haut cités ne peuvent servir de médiateur dans un conflit qu’ils ont contribué créer de toutes pièces. Nul ne peut être à la fois juge et parti.
 
Malheureusement, la R.D. Congo s’accroche à la Monuc comme si à part la médiation de la Monuc c’est le chaos. Notre message est qu’il n’y a pas que la Monuc au monde pour aider le Congo à sortir de la crise lui imposée par certaines grandes puissances. Les dirigeants politiques congolais dont on craint qu’ils ne se complaisent dans le rôle de « Kapita » pour les esclavagistes Tippo Tippo d’aujourd’hui, donnent souvent l’impression de manquer d’imagination pour extirper la R.D. Congo de griffes sournoises mais mordantes de la Monuc.
 
Un des principes de la théorie du progrès scientifique de Karl Popper est qu’il faut tester les  hypothèses de recherche. Quand une hypothèse ou une théorie n’est plus concluant, il faut la remplacer par une autre qui donne plus de résultat. Si on applique ce principe de Karl Popper au  processus de pacification de la R. D. Congo,  on conclurait qu’il est temps de remplacer la Monuc dont la médiation ne se révèle nulle.
 
Le plus grand grief que les congolais reprochent à la Monuc c’est son indifférence vis-à-vis des massacres des populations civiles congolaises. Les grandes puissances représentées au Congo par la Monuc donnent l’impression que les richesses minières du Congo sont plus intéressantes que les yeux bleus des congolais. Ainsi donc un Congo dépeuplé est plus profitable aux économies  des grandes puissances que les 60 millions des congolais qui sont un problème. Avec la crise économique qui frappe de plein fouet les grandes puissances, certains extrémistes et conservateurs de l’occident en faillite disent à qui veut les entendre, que les grandes puissances feront tout pour conserver leur rang de grande puissance.  Dernièrement les grandes puissances ont décidé quel pays il faut inclure dans le G20 au lieu de créer un groupe de tous les pays de la planète pour juguler la crise. Héritiers des esclavagistes et des colonialistes, ces extrémistes voient la résolution de la méga-crise économique mondiale actuelle dans la réduction de la population de la planète de 6, 5 milliards à 2 milliards. Pour ceux-ci, 4 milliards d’êtres humains seraient inutiles au monde actuellement et sont à la base de la crise mondiale. Sans dire que cette folie de dépeuplement du monde est partagée nécessairement par les puissances qui assistent dans l’indifférence aux massacres des congolais, les dirigeants congolais doivent être les défenseurs de leurs populations assises sur des mines de coltan, d’or et de diamant, mines convoitées aujourd’hui par les grandes puissances. La vigilance des dirigeants congolais s’impose ainsi car les grandes puissances en faillite et représentées au Congo par la Monuc, ne s’empêchent plus d’aller ouvertement à l’encontre des lois qu’elles ont elles-mêmes inventées dans le passé. Par exemple, au lieu de soutenir  la démocratie  dans les pays émergeants, elles soutiennent de fois des coups d’état, préfèrent des présidents dictateurs aux populistes démocrates. Au lieu de soutenir les droits humains et de nourrir les affamés, elles vendent parfois des armes aux terroristes et aux génocidaires de tout bord. La liste de leurs contradictions est longue. Les congolais connaissent si bien toutes ces contradictions depuis le grand mensonge des élections de 2006 qui ont porté celui qui les avait boudées dans les bras des grandes puissances qui avaient pourtant financées ces élections. En bons disciples de Machiavel, tous les moyens sont bons pour arriver à leur but. Les élections trop couteuses de 2006 avaient été utilisées pour détourner l’attention des congolais de réseaux maffieux du pillage des minerais congolais. Un autre exemple est celui de la vraie ou fausse arrestation de Nkunda en janvier dernier qui avait permis l’entrée officielle des troupes rwandaises au Congo. Son extradition vers le Congo pourra servir un autre mobile malicieux que les congolais ne tarderont peut-être pas à découvrir.  
 
Le gouvernement congolais doit ainsi tirer les leçons de toutes ces contradictions et de la banqueroute morale des grandes puissances représentées au Congo par la Monuc. Le Congo doit se choisir, avec tout ce que comporte comme sacrifices, des nouveaux alliés et facilitateurs dans le conflit qui lui est imposé de l’extérieur.
 
 Nous n’ignorons pas que les congolais sont aussi divisés entre eux. Mais nous savons aussi que leur unité a toujours été sabotée par ceux qui profitent de leurs rivalités. La facilitation de l’ONU au Congo se distingue à ceci qu’elle ramène au Congo de Lumumba, le vocabulaire de minorité, de communauté ethnique au lieu de renforcer l’idée de nation, d’entreprise, de parti politique, etc. 
 
Ainsi, mettre fin à son mandat de facilitateur et la remplacer une grande puissance amie du Congo, redonnerait de la dignité et de la fierté aux congolais humiliés par une agression et une occupation de leur grand pays. Pour bien faire, il n’est jamais trop tard et mieux vaut tard que jamais !
 
Tous les congolais de plus petits aux plus vieux sont unanimes pour affirmer que la Monuc a failli à sa mission de paix au Congo. Qu’on se rappelle les manifestations contre la Monuc partout au pays. Les autorités congolaises ont chaque fois réussi à mater les révoltes populaires contre la Monuc, en promettant la fin imminente du calvaire congolais. Mais chaque fois la bonne volonté ainsi que le pacifisme des congolais ont été trahi, recevant comme réponse des autres partis au conflit un « je t’aime, moi non plus », de la violence, des massacres, etc. La Monuc , et toujours la Monuc, avec ses chars et hélicoptères de combat, arrive toujours en retard sur les lieux des massacres des populations civiles congolaises. Comment peut-on continuer à garder une sentinelle qui n’est jamais au poste de garde quand les bandits attaquent ?
 
Les faits qui temoignant en faveur de la résiliation du contrat avec la Monuc sont nombreux ! Un referendum sur la fin de la mission de la Monuc recevrait l’appui de 101% des congolais.
 
L’inaction de la Monuc ne veut pas dire qu’elle est faible. Ce qui lui manque c’est une volonté politique de mettre fin au conflit congolais. Contrairement aux bombardements menés par l’ONU au Koweït pour repousser l’Iraq de Saddam Hussein, au Timor Oriental, en ex-Yougoslavie, au Kosovo,  en R.D. Congo, l’ONU reste passive devant les multiples agressions de l’intégrité territoriale du Congo et les abus des droits humains.  Les casques bleus fatigués de leur tourisme ont fini par participer activement aux viols des femmes congolaises, au commerce des minerais, à la vente des armes et minutions de guerre aux groupes armés, etc.  
 
Les avions de guerre et d’autres armes de combat très modernes et sophistiquées dont dispose la Monuc rouillent dans les entrepôts de l’aéroport de  Goma et de Kinshasa pendant que des « Machettistes » rwandais et ougandais égorgent les congolais à Kiwanja et ailleurs au pays. Mais curieusement, les droits de ces tueurs passent souvent avant ceux de leurs victimes congolaises. Les tueurs des congolais reçoivent une prime de la violence, une prime du génocide congolais.
 
Si ailleurs l’ONU et les grandes puissances traquent les terroristes et  les pirates (cas des Shabaab somaliens), au Congo, sous la barbe et le nez de l’ONU, les terroristes coupables de crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, ont droit au chapitre.  Le cas de Bosco Ntaganda du CNDP est éclairant!  Bosco, le boucher de Kisangani et Kiwanja est recherché par un organe de justice créé par l’ONU elle-même, à savoir la Cour Pénale Internationale. Mais l’ONU au Congo collabore avec son fugitif et ne veut pas exécuter le mandat d’arrêt qui émane d’elle-même. Pour se tirer d’affaire, la Monuc rejette souvent la responsabilité de l’arrestation de Bosco au gouvernement congolais.  Il n’y a pas pire contradiction dans la mission de l’ONU au Congo.  
 
De son vivant, Mzee LDK avait adenasser plusieurs fois les bureaux de la Monuc à Kinshasa. Les politiciens n’ayant pas compris le danger, avaient exigé leur réouverture. Aujourd’hui, les congolais réalisent sur le tard que l’appel à l’ONU n’a jamais porté bonheur au Congo. En 1960, le premier ministre élu, le héros national Emery Patrice Lumumba était assassiné sous la barbe de l’ONUC. Aujourd’hui c’est six millions des congolais assassinés sous la barbe et le nez de la Monuc. Avant l’arrivée de la Monuc en 1999, seulement quelques milliers des congolais étaient morts de la guerre d’agression rwando-burundo-ougandaise. Depuis l’arrivée de la Monuc, le nombre est passé à six millions des morts congolais. Au moment où je couche ces quelques lignes par écrits, d’autres congolais tombent sous les coups des « machettistes » rwandais et ougandais. Et pourtant, la R.D. Congo avait fait appel à l’ONU pour l’aider à mettre fin à la guerre. Mais les hélicoptères de combat de la MONUC ne sont pas utilisés pour protéger les populations civiles congolaises. Si d’habitude dans les guerres, la majorité des victimes est composée des militaires, au Congo ce sont les civils innocents qui constituent la majorité des victimes, au point que certains pensent que la guerre qui se déroule au Congo vise le dépeuplement du pays…   
 
Quand le gouvernement congolais tente de se chercher des alliés de son choix pour mettre fin à la guerre, les grandes puissances représentes au Congo par la Monuc, brandissent le danger d’embrasement de toute la région des Grands Lacs. En d’autres termes, toute armée alliée du Congo qui n’est pas de l’obédience de ces grandes puissances ne peut pas aider le Congo.  Quand le gouvernement congolais veut s’atteler à son développement économique en diversifiant ses partenaires, par exemple en accueillant les capitaux chinois, on assiste à un véritable lever des boucliers de certaines grandes puissances, comme si le Congo était une propriété privée des certains pays occidentaux. Le fait étonnant est que ces pays occidentaux sont favorables à l’intervention des armées du Rwanda et de l’Ouganda même quand ces dernières ne ramènent pas la paix au Congo. Cette attitude signifie que dans l’entendement de ces puissances occidentales, le Congo ne s’appartient pas, il est une toujours une espèce de colonie jouissant de ce que d’aucuns appellent « l’indépendance du drapeau ».
 
La seule internationalisation acceptée  de la guerre au Congo est l’intervention du Rwanda et de l’Ouganda comme on a pu le constater au debout de 2009. Les troupes rwandaises et ougandaises s’étaient déployées au Congo pour y faire la chasse aux FDLR. Un mois après ces opérations militaires conjointes qui n’ont servi à rien, les nouvelles de  l’infiltration des troupes rwandaises et ougandaises dans les rangs des Fardc au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, en Province Orientale, etc. circulent parmi les congolais.  Ces militaires étrangers et  infiltrés qui portent les uniformes des Fardc massacrent les congolais et se font passer pour FDLR, Fardc impayés, etc. Cette nouvelle situation fait craindre l’échec de l’accord signé le 23 mars dernier à l’Hôtel IHUSI de Goma entre le gouvernement et le CNDP.
En 1960-65, un pays, les USA, avait sauvé le Congo des rebellions de façade instrumentalisées par l’étranger. Aujourd’hui, plusieurs analystes soutiennent que les USA et plusieurs pays de l’Union Européenne, moins l’Espagne, soutiennent la balkanisation de la R.D. Congo. Il suffit de voir les consulats opérationnels à l’Est de la R.D. Congo et les origines des différents patrons de la MONUC. Seul un officier espagnol à qui les congolais rendent hommage, s’est montré humain et ami du peuple congolais en refusant de participer au génocide du peuple congolais.
 
Tous les faits précités nous poussent à faire appel au gouvernement congolais d’user de sa souveraineté et de son indépendance pour demander l’aider d’un allié militaire crédible et efficace.  Si le gouvernement congolais continue de danser à la musique de la Monuc, cette dernière accompagnera la R.D. Congo à sa tombe et entonnera elle-même son hymne funèbre. Les signes qui ne trompent pas sont assez nombreux pour que les congolais changent de stratégie aujourd’hui, en prenant leur courage en mains.
 
Selon plusieurs observateurs, la Monuc est en passe de réussir son coup en R.D. Congo. Les rumeurs les plus folles qui circulent sur l’internet parlent de la date du 9 mai, d’autres du 30 juin comme jour où l’ONU reconnaitrait un statut spécial au Kivu-Ituri, etc.
 
Sur place au Kivu, les sources proches des militaires congolais font état de l’infiltration de l’armée congolaise du Nord-Kivu, du Sud-Kivu, et de la Province Orientale par des militaires rwandais, ougandais et autres mercenaires recrutés  se présentant comme éléments intégrés du CNDP. Les Militaires congolais d’origine seraient quant à eux, entrain d’être muter de l’Est du pays vers d’autres provinces. Les militaires rwandophones par contre, sont aussi mutés mais toujours dans la même province. Ceux qui sont allés le plus loin, sont signalés, d’après les sources militaires toujours, au Maniema. Une des conséquences de cette situation si elle se confirmait, serait que, les prochaines opérations militaires conjointes Fardc-Monuc telles qu’annoncées par le Ministère de la Défense, aligneraient en grande partie, sous la bannière des Fardc, des militaires rwandais du CNDP, des mercenaires étrangers et les troupes de la Monuc !  Du coup on attend le CNDP ne juré que par sa participation à la traque des FDLR dont l’existence est aujourd’hui plus que douteuse surtout depuis que l’on sait que beaucoup de crimes sont commis par d’autres belligérants sur le compte des FDLR. 
 
Pour plusieurs observateurs, les opérations militaires conjointes annoncées dans une semaine, et auxquelles pour la première fois le Rwanda ne veut pas participer, comportent plusieurs dangers pour les populations congolaises et pour l’intégrité territoriale de la R.D. Congo.
 
Les objectifs non avoués de ces opérations peuvent inclure le nettoyage des forêts et des brousses des résidus des vrais FDLR dont la force serait minime, des Mai-Mai, et autres groupes armés ou  mouvements de résistance congolaise dont la survie menacerait le Tutsiland à créer.  
 
Les opérations militaires Fardc rwandais et Monuc peuvent aussi provoquer un mouvement des populations congolaises pour créer la place aux tutsi de la région des Grands Lacs qu’on appelle refugiés devant retourner au Congo. Ce projet peut ainsi expliquer pourquoi tous les accords actuels n’ont jamais abordé la question du retour des déplacés congolais dans leurs villages qui devront abriter des faux refugiés.  
 
A la fin des opérations militaires conjointes de janvier et février 2009, les différentes déclarations des états-majors faisaient état du repoussement dans la forêt tropicale des FDLR et des LRA dont certains se seraient mélangés à la population civile. D’après les analystes, ces déclarations insinuaient déjà qu’un jour une coalition armée, reviendra chercher les assaillants parmi la population civile. Et c’est cette étape que tous craignent aujourd’hui à l’Est du Congo où un génocide n’est pas du tout exclut pour mettre fin à la longue guerre imposée aux congolais. La crainte est que les populations congolaises soient attaquées sous le prétexte qu’elles cacheraient des assaillants  FDLR, LRA, Mai-Mai, PARECO, etc. Toute victime congolaise pourrait être appelée FDLR, LRA, Mai-Mai, ou un collabo ayant caché dans sa maison un rebelle hutu rwandais ou ougandais. Ainsi, l’alibi des FDLR que les cerveaux de la guerre ont jusqu’aujourd’hui bien utilisé, profitant de l’opportunisme des dirigeants politiques congolais, peut couvrir le dernier acte douloureux du génocide de six millions des congolais, un dernier acte dont la réussite ouvrirait la voie à une colonie de peuplement tutsi et nyangole à l’Est du Congo.
 
Les tergiversations et accords improductifs auxquels les congolais assistent depuis des années, n’auraient eu qu’un seul but, à savoir, l’imposition de la minorité Tutsi (et Nyangole)  à l’Est du Congo ou partout au Congo si les congolais se révèlent naïfs. L’histoire rappelle que toute imposition de ce genre se fait dans le sang et la terreur. L’exemple de la minorité sioniste juive imposée par l’ONU à la majorité palestinienne après la deuxième guerre mondiale est éclairant à ce propos. La crainte de plusieurs congolais c’est la « palestinisation » de l’Est de la R.D. Congo voire de la R.D. Congo tout entier par l’ONU. 
 
Ce qui sauverait la R.D. Congo de ce scenario macabre, c’est le courage des congolais de se débarrasser aujourd’hui de la facilitation de la Monuc et de faire venir aux côtés des Fardc loyalistes des alliés pour sauver l’honneur de la patrie en danger et mettre fin au génocide des congolais. Plus les congolais abandonneront la défense de leurs droits fondamentaux et de leur pays à la Monuc, plus leur libération sera incertaine. C’est ainsi que les congolais sont devant un choix entre faire appel à des pays amis crédibles pour libérer le pays ou disparaitre demain comme pays.
 
Kakule Mathe 
 
Beni-Lubero Online
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