Front du Nord-Kivu : Appel Path

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Les Fardc loyalistes rescapés de Rumangabo qui ont requis l’anonymat ont décidé de briser le silence pour faire connaitre aux congolais les dures vérités du moment. Leur jugement est sévère : La R.D.Congo est en cours de balkanisation entre Anglo-saxons à l’Est et Union Européenne à l’Ouest. Les dirigeants congolais ainsi les milices de Nkunda, le Rwanda, l’Ouganda, et l’Angola jouent chacun un rôle de second plan mais déterminant dans cette sale besogne. Le peuple congolais est victime car il est le seul absent opposé à ce partage. Les Fardc loyalistes qui sont au front du Nord-Kivu, lancent ainsi un appel pathétique aux dignes fils et filles du Congo, aux réseaux internationaux que sont les confessions religieuses, aux vrais résistants congolais de par le monde,  de s’organiser incessamment pour protéger le peuple congolais dont la souffrance ne fait que commencer et de prendre langue avec toutes les forces vives de la nation  pour organiser le pouvoir du peuple congolais qui est actuellement vacant à la suite de la trahison des dirigeants actuels. Nous pensons que c’est avec les Fardc loyalistes rescapés des guerres du Nord-Kivu que l’histoire de l’occupation actuelle du Congo s’écrira. Que Dieu sauve leurs vies et leurs âmes.
 
Quels sont les faits qui expliquent cet appel pathétique ?
 
Avant la grande offense actuelle du CNDP au Nord-Kivu, il n’y avait plus que deux brigades loyalistes au Nord-Kivu, notamment la 2ième et la 6 ième brigades basées à Rutshuru-Cité et Lubero-Cité. Pendant que les Fardc loyalistes de ces deux brigades pensaient bien faire en protégeant les personnes et leurs biens des attaques des agresseurs rwandais et ougandais aidés par la Monuc, non seulement ils ont vu leurs braves commandants arrêtés par l’hiérarchie militaire du Nord-Kivu mais aussi leurs soldes étaient détournées vers les camps de l’ennemi. Aussi, ils n’étaient ravitaillés ni en troupes ni en munitions. Pendant que les signes  d’une attaque imminente se multipliaient sur terre au Nord-Kivu, les Fardc loyalistes n’avaient que leur courage en mains pour se battre. Les théories de guerre qu’ils avaient apprises n’étaient pas appliquées sous prétexte que la diplomatie s’occuperait de tout. Aujourd’hui, ces militaires loyalistes sont unanimes pour dire que ce qu’on appelle diplomatie, accords de Nairobi ou de Goma est une grande supercherie pour camoufler à la face des congolais et du monde, un autre génocide dans la région des grands Lacs africains avec le concours et le silence de l’hiérarchie militaire et politique de la R.D. Congo.
Au nombre des complices, les militaires loyalistes qui se sont livrés à nous, accusent la RFI ( la Radio France Internationale) de jouer un rôle néfaste de démoralisation des troupes congolaises en annonçant la chute des localités qu’elles contrôlent bien avant l’arrivée des assaillants rwandais. C’est pourquoi les Fardc loyalistes qualifient RFI de « Radio Panique ». Pour preuve : Hier, une dame de RFI qui disait être à Rwindi annonçait que les Fardc avaient tous fui Kanyabayonga et que les rebelles du CNDP étaient à un fusil de Kanyabayonga. Comment pouvait-elle être à Rwindi et voir en même temps ce qui se passe au front de Kanyabayonga ? Les militaires loyalistes demandent aux congolais de se méfier de radios internationales ( RFI, BBC, VOA, Radio Allemande, etc. ) dans leur recherche de vérité sur la situation qui prévaut à l’Est du Congo.  Ces radios comme des journaux disponibles à l’internet (New York Times, Associated Press, Le Soir, etc.) diffusent des demi-vérités sur le Congo pour avancer l’agenda des grandes puissances au Congo. En effet, ces medias préparaient l’opinion internationale à cautionner la balkanisation de la R.D. Congo. C’est pourquoi les patriotes congolais doivent s’en tenir aux faits du terrain, puiser leur information à la source par moyen du téléphone, de l’email, etc. Plusieurs internationaux sont complices de la crise congolaise en servant les intérêts de leurs états. Il est d’une bonne guerre que  les congolais défendent aussi les leurs sur tous les fronts politique, militaire, médiatique, humanitaire, sécuritaire, etc.
 
Revenant sur l’occupation progressive des villages, cités et villes du Nord-Kivu, les militaires loyalistes trouvent l’origine de cette débâcle dans un sujet tutsi nommé  Azarias Ruberwa, ancien Vice-président de la République dans le gouvernement 1 + 4 = 0 où il était en charge des questions militaires et sécuritaires. Azarias Ruberwa, l’architecte de l’occupation actuelle du Nord-Kivu vit toujours à Kinshasa, un signe que les congolais ne tuent pas les Tutsi. Il a une garde d’une brigade dont les éléments sont dispersés de la capitale congolaise Kinshasa jusqu’à Maluku.  Rappelez-vous comment la garde du Vice-président Jean-Pierre Bemba avait été écrasée sans merci en Mars 2007.  D’après les militaires loyalistes au front du Nord-Kivu, Azarias Ruberwa avait profité de sa fonction de Vice-président  chargé de la sécurité au Congo pour placer à la tête de toutes les brigades, ses frères tutsi depuis l’Ituri en province Orientale jusqu’au Sud- Kivu. C’est pourquoi, les troupes FARDC sont incapacités malgré leur volonté de se battre pour le pays. L’armée étant un service commandé, la force d’une brigade, c’est son commandant.  
 
Dans cette dépêche, nous limiterons seulement à deux faits parmi des milliers, notamment la chute de la base militaire de Rumangabo et le détournement de la solde des militaires au front de Kanyabayonga.
 
  1. La chute de la base militaire de Rumangabo
La chute de la base militaire de Rumangabo est une preuve de mensonge et de trahison de la part de l’hiérarchie militaire du Nord-Kivu. La première attaque de la base militaire de Rumangabo avait échoué vers mi-octobre après que RFI avait déjà annoncé sa chute. Pourquoi cette première attaque avait-elle échoué ? C’est parce que les Fardc loyalistes de la deuxième brigade avec à la tête le Colonel Kasongo, avaient défendu vaillamment la base militaire. Pendant que les Fardc savouraient leur victoire et attendaient des encouragements de la part de l’hiérarchie militaire du pays, le 24 octobre 2008, le colonel Kasongo fut convoqué et arrêté à Goma par la hiérarchie de la huitième région militaire pour violation de consigne. La consigne était de ne pas s’opposer à  la prise de la base militaire de Rumangabo sous prétexte de respect du cessez-le feu. Un cessez-le-feu à sens unique. Le 26 octobre 2008, un groupe des militaires de la 2e brigade arrivèrent à Goma pour exiger la libération de leur commandant et en cas de refus, ils procéderaient à sa libération armée. A la fin des tractations, le colonel Kasongo fut libéré mais sans fonction, sa place ayant été occupé par un pro-Nkunda pendant son incarcération. Ce remplaçant du Colonel Kasongo est celui qui avait orchestré nuitamment la chute de Rumangabo.
 
  1. Le détournement de la solde des militaires au front de Kanyabayonga ( Lubero)
 
 Le colonel Muhungura(Tutsi) avait retiré les soldes des militaires le vendredi 7 novembre 2008 à la Banque Commerciale du Congo à Butembo avant de se rendre à Kanyabayonga pour payer les militaires. Mais à la grande surprise des militaires, le colonel Muhungura, n’est jamais arrivé à Kanyabayonga. Le colonel Muhungura s’était volatilisé dans la nature avec la solde des militaires. C’est ce fait ( une solde annoncée mais qui n’était pas arrivée)  qui était la cause immédiate du pillage de Kanyabayonga, un pillage que les radios internationales  ( radios-panique) avaient mis sur le dos des Fardc trop peureux pour affronter le feu de Nkunda. Après la disparition du colonel Muhungura, le major Patrick, un autre Tutsi, qui se prélassait à l’hôtel Butembo avait quitté précipitamment Butembo le 8 novembre 2008 pour une destination inconnue. Selon plusieurs sources non encore confirmées, le Colonel Muhungura  aurait  rejoint le QG de Nkunda à Bunagana, Territoire de Rutshuru. Pour se moquer des congolais, les juges du tribunal militaire de Goma viennent de condamner à perpétuité quatre caporaux de l’armée  qui ont violé des femmes, volé quelques poules, et qui avaient gaspillé leurs munitions en tirant quelques balles par ici et par là. Comme on pouvait s’y attendre, le nom du Colonel Muhungura n’apparait pas sur la liste des condamnes. On n’a pas entendu non plus que le Colonel Muhungura était recherché activement par la police judiciaire.  
 
Que disent les Fardc loyalistes de l’aide attendue de l’Angola ?
 
 A la question de savoir ce que les Fardc loyalistes  pensent de l’aide qu’apporterait l’Angola, ces vaillants Fardc disent que les angolais viendraient au Congo pour défendre Joseph Kabila à Kinshasa quand l’Est sera officiellement proclamé République HIMA ou … des Grands Lacs. La peur de l’Union Européenne dirigée par la France et qui attend contrôler l’Ouest du Congo, c’est que d’autres opportunistes s’accaparent du pouvoir à Kinshasa dans la foulée de la chute officielle du Kivu et de l’Ituri. Notez que cette balkanisation avait échoué pour la première fois en août 2006, le jour de la proclamation des premiers résultats des présidentielles. Quelqu’un à Kinshasa dans l’entourage de Joseph Kabila aurait violé la consigne… Bref, l’entrée de l’Angola sur la scène politique congolaise, n’est pas de bonne augure. Ainsi, le Rwanda et l’Ouganda sécuriseraient l’Est pour les Anglo-saxons pendant que l’Angola sécuriserait l’Ouest, et notamment la capitale Kinshasa, pour  l’Union Européenne. Cette hypothèse plausible permet de comprendre pourquoi l’Angola avait participé la semaine dernière  à la réunion de l’Union Européenne sur la crise congolaise. C’est en effet à la sortie de cette réunion de Bruxelles que l’Angola avait déclaré sa disponibilité pour aider le Congo militairement. L’Angola est ainsi l’énigme actuelle du puzzle congolais. L’Angola devient un arbitre puissant. En effet, devant le refus des congolais d’accepter Nkunda malgré son soutien international, fait de l’Angola un arbitre intéressant qui décidera à quel belligérant attribuer un carton rouge. Ceci explique pourquoi aujourd’hui tous les médiateurs internationaux qui se bousculent au portillon du Congo, entament leur visite à Luanda (Angola), font un crochet à Kinshasa et à Jomba (Nord-Kivu) avant de se rendre à Kigali (Rwanda) pour  faire rapport au Grand Maître des céans Paul Kagame. Malgré ce fait avéré d’une diplomatie qui s’achève toujours à Kigali, les grandes puissances continuent à soutenir qu’il n’y a pas de signes de la présence du Rwanda au Congo.
 
Si les révélations troublantes ci-dessus se confirment, on peut dire que le peuple congolais a démontré qu’il est, dans son ensemble, pacifique et patriotique. Les grandes puissances n’ont pas réussi à former une rébellion intérieure. Le nationalisme du peuple congolais a poussé les grandes puissances à recruter leurs rebellions en dehors des frontières congolaises. Ce fait un atout pour l’avenir du Congo un et indivisible. Le pouvoir du peuple congolais est donc ainsi vacant, la classe politique actuelle ayant trahi les aspirations profondes du peuple congolais.  Plusieurs des dirigeants actuels comme Vital Kamerhe se prépareraient à fuir le pays raison pour laquelle ils se construisent des villas au Maroc, à Chine, en Inde, en Afrique du Sud, etc. Il semble que les politiciens fuyards éviteraient de se construire des villas dans les pays où la diaspora congolaise est farouche. Cette peur de la sanction du peuple est un atout pour l’avenir du Congo. Mais où trouver les dirigeants qu’il nous faut ? Le problème est que le peuple n’a pas d’âme. Les vrais et dignes fils du Congo  doivent alors se manifester maintenant. Ils peuvent  composer avec les Militaires loyalistes, les vrais Mai-Mai qui se réorganisent petit à petit, les confessions religieuses qui restent les seules connections internationales crédibles, etc. L’heure a sonné pour que le peuple congolais finance la politique de ses dirigeants pour éviter de dépendre de la Monuc, du FMI, des dons des néo-colonialistes qu’on appelle grandes puissances. La balle est désormais dans le camp des congolais qui critiquent souvent les gouvernants actuels ! L’occasion de vous manifester est là.  Ne vous dérobez pas ! Au contraire, prenez votre courage, levez-vous et unissez-vous pour sauver le Congo un et indivisible de la balkanisation ! Le pouvoir du peuple congolais est dans la rue !
 
Edgar Kahindo
Racodit-Butembo
Beni-Lubero Online
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