Goma: Assassinat de Mr. AMZA KANANE

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La Paix n’est pas encore revenue au Nord-Kivu. Après la courte accalmie observée pendant le séjour du Président de la République  Joseph Kabila Kabange, les armes ont encore parlé  ce soir vers 19h00, heure de Goma, Quartier TMK, au domicile de Mr. AMZA KANANE.  Des hommes en uniforme et en armes ont fait une entrée forcée à son domicile avant de le cribler des balles. Mr. Amza Kanane est mort sur le champ. Ses assassins se sont sauvés sans précipitation comme s’ils avaient l’assurance de ne pas être arrêter.  L’infortuné Amza Kanane laisse une veuve et deux orphelins.
 
Très connu parmi les jeunes de la ville de Goma, Amza était Président des étudiants de  l’Université de Goma (UNIGOM) de 2003 à 2004.  La douleur est forte pour la famille d’Amza qui avait perdu son  grand frère surnommé CHUI dans les mêmes circonstances. CHUI était aussi abattu par des hommes en armes qui n’ont jamais été arrêtés. Amza et Chui étaient deux militants Hunde pour l’intégrité territoriale de la R.D.Congo. Les deux étaient connus pour leur esprit de collaboration avec tous les fils et filles du Nord-Kivu pour combattre l’agression rwandaise. Amza,  bien que Hunde, avait plusieurs collaborateurs Hutu, Nande, Nyanga, et des ressortissants d’autres provinces.  Tous ceux qui ont connu le militantisme d’Amza lient son assassinat à ses appels au réveil patriotique des Nord-Kivutiens. Son assassinat est selon eux une  perte d’un combattant pour la liberté  du congolais au moment où on avait plus de besoin de lui.  Que son âme repose en paix auprès de six millions des congolais fauchés par une guerre d’agression rwando-ougandaise !
 
La situation sécuritaire au Nord-Kivu est préoccupante. Une méfiance de tous envers tous caractérise le climat dans la ville de Goma. On se croirait à Moscou ou à Saint Petesbourg à l’époque des mouchards du KGB. L’origine de cette psychoise n’est autre que la présence des rwandais venus du Rwanda sous couvert opérations militaires conjointes Rwanda-Congo pour intégrer plusieurs services militaires et de renseignement tels l’ANR, la DGM, la Police, l’armée du Nord-Kivu. Ainsi les congolais qui travaillent dans les mêmes services  que ces expatriés rwandais, sont obligés de fermer le bec par peur de subir le sort de Kamerhe ou celui d’Amza. La question que tous se posent est le genre de paix qui sortira de ces opérations administratives conjointes entre le Rwanda et la R.D.Congo dans la province du Nord-Kivu. 
 
Les députés qui ont déjà dénoncé les opérations militaires conjointes Rwanda-Congo devraient exiger aussi l’évaluation des opérations administratives conjointes Rwanda-Congo qui sont en cours au Nord-Kivu, en commençant par la ville de Goma.   
 
A l’intérieur de la Province du Nord-Kivu, des violents combats à l’arme lourde ont opposé au matin de ce samedi 14 mars les Fardc aux FDLR dans le village de Mbughavinywa, au Sud du Territoire de Lubero. Cinq jeunes avaient été égorgés dans ce même village par les Fardc dans la nuit du mardi au mercredi 11 mars. Le bilan des affrontements de ce matin serait de 4 morts parmi les civils. Les Fardc au front de Mbughavinywa sont sous le commandement du Colonel Kyuma.
 
D’autres combats opposants les Fardc aux FDLR sont signalés dans plusieurs coins du territoire de Masisi.
 
Devant ce tableau plus que sombre, le gouvernement de Joseph Kabila ne peut, en toute conscience, se cabrer dans son refus d’une évaluation des opérations militaires au Nord-Kivu telle que demandée par la pétition Kyaviro.
Ainsi les sénateurs,  les députés nationaux et provinciaux,  toutes les appartenances politiques confondues, doivent se montrer à la hauteur des attentes de leurs électeurs, en appuyant l’exécution de la pétition Kyaviro et en soutenant la résolution constitutionnelle de l’affaire Kamerhe. Il y va de leur crédibilité. Le traitement du dossier Nord-Kivu les rendra congolais ou congorais !
 
Correspondance particulière de Goma
 
Beni-Lubero Online
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