Hon. Kakule Molo soupçonné de collaborer avec les balkanisateurs

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Depuis l’atelier du 18 mai dernier financé par une ONG française dénommée « Leadership Collaboratif » au Centre d’Accueil UHAI de Kikyo/Butembo, le nom de l’Honorable Kakule Molo, Député National, Représentant Légal de l’Eglise Protestante CBCA (Communauté Baptiste au Cœur de l’Afrique) et élu du territoire de Beni sur la liste DCF-COFEDEC a fait son entrée dans l’opinion politique beniluberoise. Si l’Honorable Kakule Molo n’est pas un inconnu pour les Protestants Baptistes de l’Afrique Centrale, on peut dire sans peur de se tromper qu’en dehors de ce cercle protestant, c’est maintenant que son nom fait une entrée dans l’opinion élargie et plus représentative de Beni-Lubero. En effet, l’Honorable Kakule Molo était classé jusqu’au 18 mai dernier parmi les députés nationaux taciturnes, ceux dont on ne parlait pas et dont on n’avait jamais entendu parler au niveau national dans le cadre d’une motion, question orale, prise de position en faveur de ses électeurs du Territoire de Beni, etc.
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Mais depuis l’atelier de Kikyo du 18 mai dernier, le nom de l’Honorable Kakule Molo circule de bouche à oreille comme étant l’actuel chouchou des balkanisateurs du Kivu. Les balkanisateurs auraient trouvé en lui la personne du moment vue l’extension de son église CBCA et de sa juridiction au-delà des frontières Nord-Kivutiennes et r-d-congolaises. Il jouirait aussi de quelques bons contacts en Allemagne où il aurait travaillé au service de son église CBCA. Tenant compte du fait que l’Allemagne est citée parmi les parrains européens de la balkanisation de la R.D.Congo, savoir que l’Honorable a des bons contacts en Allemagne peut justifier les soupçons de sa sélection présumée et ses multiples voyages vers ce pays nordique, maison mère du protestantisme. Pour piloter l’entité politique trans-provinciale en gestation dans la douleur, la mort, et les incendies des maisons en R.D.Congo, l’ennemi aurait vu en ce député national et homme d’église protestante le profil idéal du leader politique qu’il lui faut.
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Selon certains participants à l’atelier de Kikyo, l’Honorable Kakule Molo qui n’était même pas présent à Kikyo, ferait fréquemment, depuis un certain temps la navette entre l’Allemagne, Kinshasa, Goma et Kigali.
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En sa qualité de Président de la Communauté Baptiste au Cœur de l’Afrique, ses voyages en Allemagne et à Kigali n’auraient rien d’anormal car pouvant être versés sur le compte de sa mission de pasteur d’une Eglise protestante transfrontalière.
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Mais pourquoi l’opinion beniluberoise l’accuserait-t-elle de collaborateur et de tête de pont du Rwanda au Nord-Kivu ? A cette question, certains politiciens répondent que l’Honorable Kakule Molo aurait déjà été reçu plusieurs à Kigali par Paul Kagame qui n’est pas un fidèle de son église mais qui est protestant et qui n’a jamais pardonné aux missionnaires catholiques de favoriser l’ascension des Hutu au Rwanda. Ainsi, ce penchant du leader rwandais pour le protestantisme et les multiples randonnées de l’Honorable Kakule Molo à Kigali, peuvent être à la base des soupcons et de la coloration politique des voyages de l’Honorable. 
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Les mêmes sources rapportent que bien avant ses randonnées de Kigali, l’Honorable Kakule Molo affichait déjà depuis un certain temps sa volonté de sortir de l’anonymat pour régenter la politique nationale. Il aurait voulu, par exemple, remplacer Vital Kamerhe au perchoir de l’Assemblée Nationale. N’ayant pas trouvé l’appui nécessaire au sein de la Majorité Régnante, ce projet ne dépassa pas l’étape du souhait.
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En dépit de cet échec, l’Honorable Kakule Molo n’avait pas désarmé. C’est ainsi que plusieurs sources rapportent qu’il serait aujourd’hui le candidat favori des balkanisateurs pour le Gouvernorat du Nord-Kivu. Les lobbyistes qui soutiendraient sa candidature au poste de Gouverneur du Nord-Kivu avanceraient l’argument selon lequel l’Honorable Kakule Molo serait un gouverneur idéal car il jouirait de deux pouvoirs comme au Moyen-âge, à savoir le pouvoir d’homme d’Etat et celui d’homme d’Eglise, non seulement au Nord-Kivu mais partout où son église CBCA est implantée au Congo. Sa capacité de mobiliser le peuple pour l’adoption de l’agenda de la balkanisation dépasserait ainsi selon ses lobbyistes celui d’un évêque ou d’un prêtre catholique qui ne contrôle qu’un diocèse, une paroisse, et dont toute décision ne doit pas aller à l’encontre de l’avis des autres évêques et prêtres de la région, du pays, voire de l’Eglise Universelle.  Cette argumentation trop simpliste ne tient pas compte du fait que la CBCA n’est pas l’Eglise majoritaire de la région convoitée par les balkanisateurs, mais elle rejoint le schéma des balkanisateurs qui n’ont que faire de la démocratie ou loi de la majorité. Les balkanisateurs présumés de la R.D.Congo sont connus de par le monde par leur imposition de la minorité sur la majorité. C’est par exemple le cas de la Palestine,  l’Ouganda, et le Rwanda, etc.  La R.D.Congo subirait selon le présumé projet de balkanisation, cette loi de la minorité régnante sur une majorité reduite au silence par les armes. Avec l’avènement de l’Honorable Kakule Molo à la tête de l’entité balkanisée de l’Est de la R.D.Congo, on assisterait au règne d’une double minorité régnante, à savoir une minorité religieuse et ethnique. 
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Si les ambitions politiques ci-dessus sont légitimes pour un homme du calibre de Kakule Molo, le plus grand reproche qu’on lui fait est son investissement présumé au service de l’agenda des balkanisateurs qui bafouent les droits humains des congolais parmi lesquels se trouvent ses électeurs du Territoire de Beni.
Prenant l’exemple de la situation actuelle du Nord-Kivu, les fidèles de la CBCA ainsi que la base électorale de l’Honorable de Kakule Molo sont aux prises avec les assassinats au quotidien, les incendies des maisons, les braquages, l’expropriation des terres, les pillages des biens perpétrés par les militaires et les policiers de l’armée régulière, etc. Cette base a plus besoin de securité, de paix et non de routes, des bâtiments d’églises, d’instruments de musique, etc. Organiser un atelier de leadership collaboratif pour cette base aux abois c’est comme donner une conférence sur le savoir vivre à des malades agonisant qui ont urgemment besoin des soins de santé. L’opinion beniluberoise voudrait que l’Honorable Kakule Molo ainsi que tous les autres députés nationaux et provinciaux portent plus haut la souffrance atroce qu’endurent leurs bases électorales respectives au lieu de servir l’agenda des ONG étrangères et régimes qui affichent un intérêt contraire et incompatible avec le bien-être des congolais.
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L’annonce de l’atelier de Kikyo d’où est sorti pour la première fois cette suspicion de l’homme d’église, était déjà mal accueillie dans l’opinion locale qui depuis un certain temps se méfie de tous les séminaires réduisant le conflit congolais aux rapports entre les ethnies de la région. L’atelier de Kikyo n’a pas fait exception à la règle. En effet, les participants à l’atelier ont appris que les contacts avec l’ONG française « Leadership Collaboratif » était l’œuvre de l’Honorable Kakule Molo et que les fonds de tous les ateliers organisés par cette ONG étaient logés dans le compte bancaire de l’Eglise CBCA. Plus grave est le fait que l’atelier de Kikyo ait commis l’erreur de réduire le conflit congolais à la cohabitation entre les ethnies du Kivu exactement comme les balkanisateurs voudraient le faire croire au monde pour faire avancer comme sur des roulettes leur agenda de l’occupation de l’Est de la R.D.Congo en forçant les congolais à aimer leurs bourreaux.
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La thèse que soutiennent les congolais et que l’Honorable Kakule Molo devrait soutenir de toutes ses forces est celle selon laquelle le conflit congolais est avant tout une agression armée du Congo par une coalition rwando-ougandaise au service des transnationales intéressées par le pillage des matières premières dont regorgent la R.D. Congo. La thèse congolaise que tous les analystes sérieux du conflit congolais partagent, fait du conflit congolais un problème de droit international en matière de souveraineté des états, autodétermination des peuples, intangibilité des frontières, commerce international, etc. Toutes les autres causes du conflit avancées par la communauté internationale et ses chercheurs payés, relèvent d’un montage grossier qui cherche à camoufler l’occupation militaire et le pillage des richesses de la R.D. Congo.
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Pour ne donner qu’un exemple de ce montage grossier, parlons de la question des retournés du Rwanda. On se rappelle que Mzee LDK avait chassé les militaires rwandais et ougandais de Kinshasa un certain 28 juillet 1998. Les rwandais établis à Kinshasa bien avant l’événement de Mzee LDK au pouvoir avaient choisis eux aussi de rentrer au Rwanda ou en Ouganda en signe de sympathie pour leurs compatriotes. Mais curieusement Kinshasa ne figure pas parmi les zones de retour des retournés du Rwanda. Tous les retournés du Rwanda auraient jeté leur dévolu sur le Kivu comme leur seule zone préférentielle de retour. Pourquoi ce choix préférentiel du Kivu et pas Kinshasa, Lubumbashi, etc. où vivaient des rwandais?
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L’histoire récente du Kivu démontre que les congolais n’ont jamais chassé les rwandais du Kivu. Au contraire, les kivutiens ont toujours accueillis les rwandais chaque fois qu’ils étaient menacés de génocide au Rwanda. Si certains Tutsi disent avoir quitté le Congo ce n’était pas parce que les congolais les chassaient mais parce qu’ils disaient avoir peur de refugiés Hutu rwandais déversés au Congo par l’ONU après le génocide rwandais de 1994. C’est ainsi que le seul obstacle aux relations de bon voisinage entre le Rwanda et la R.D.Congo était selon le Rwanda et l’ONU, les refugiés Hutu rwandais et leur branche armée FDLR. Maintenant que Paul Kagame dit que les FDLR ne sont plus une menace pour la securité du Rwanda, on voit apparaître la question du retournés congolais du Rwanda qui ont peur, non des FDLR ou des réfugiés Hutu, mais des congolais. Mystère! Par ailleurs, les Hutu FDLR que craignaient les Tutsi s’acharnent actuellement sans motif convaincant non sur les Tutsi mais sur leurs hôtes, les congolais. Il suffit de voir l’identité des victimes des assassinats et incendies des maisons. Elles sont toutes congolaises. L’ONU qui protégeait les Tutsi contre les Hutu comme la prunelle de ses yeux, assiste aujourd’hui dans l’indifférence totale aux massacres des congolais par la coalition Kinyarwandophone Hutu-Tutsi ou « Hutsi ». La conséquence de cette indifférence de la communauté internationale face au drame du peuple congolais est la confusion entretenue au Kivu sur l’identité du bourreau et de la victime, l’identité des retournés du Rwanda, la date et les circonstances de leur départ du Congo, le lieu de leur ancienne habitation au Congo, le lieu de leur nouvelle habitation, etc.
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Selon les participants à l’atelier de Kikyo, les retournés du Rwanda étaient présentés comme des leaders jouissant de plusieurs privilèges et d’une protection sans faille de l’ONU que les congolais du Kivu réclament depuis longtemps à cor et à cri sans suite favorable. C’est ce sentiment d’abandon et l’assistance de l’ONU à deux vitesses, qui font problème aujourd’hui au Kivu et qui poussent les congolais à dénoncer ce qu’ils qualifient d’occupation rwandaise de l’Est du Congo avec l’aide des grandes puissances militaires comme les USA, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Canada, etc., sous la bannière de l’ONU.
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Après l’Abbé Malu Malu, Président de la CEI, l’Honorable-Président Kakule Molo de la CBCA en Afrique Centrale vient de s’ajouter ainsi sur la liste des hommes de Dieu congolais sur qui pèsent des graves soupçons de favoriser l’agenda des occupants de leur milieu d’origine.
L’église étant le dernier bastion de la résistance congolaise depuis que plusieurs politiciens, députés, et sénateurs congolais aient mordu à l’hameçon de l’ennemi, il serait mieux que tous les vaillants fils de Beni-Lubero, en l’occurrence Abbé Malu Malu, et Honorable Kakule Molo, se ressaisissent, reviennent au bercail comme des enfants prodigues, sortent de leur silence pour faire honneur à leur stature d’hommes d’église et pour se laver de tous les soupçons qui pèsent sur eux dans l’opinion beniluberoise. Une manière de se laver de tous ces soupçons qui malheureusement sont pris comme des vérités dans un contexte de tradition orale et où la communication et le rendement des comptes constituent le cadet des soucis des dirigeants, serait de faire le tour de Beni-Lubero pour renouer avec la base et répondre à ses préoccupations de l’heure, à savoir, l’insécurité des personnes, de leurs biens et de leurs terres, l’indifférence du gouvernement congolais, l’apathie de la communauté internationale, etc. C’est cet exercice de communication directe et franche  avec la base qui ferait de nos deux hommes d’église précités des leaders inoubliables du Nord-Kivu et non l’imposition astucieuse des agendas égoïstes des étrangers à leurs frères et sœurs.
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©Beni-Lubero Online
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