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Les congolais découvrent petit à petit le jeu de la guerre d’occupation dont la ligne de front est aujourd’hui au Nord-Kivu. Comme le rapport de l’ONU l’a révélé bien que tardivement, Kinshasa et Kigali sont complices de la guerre actuelle. Si tel n’était pas le cas, Kinshasa serait déjà venu en aide aux déplacés du Nord-Kivu abandonnés à leurs bourreaux qui sont aussi bien dans les rangs du CNDP que des Fardc. Pendant que les horreurs de Kiwanja effraient l’humanite consciencieuse, les autorités de Kinshasa sont les plus calmes du monde.  Les rescapés des massacres perpétrés par les rwandais du CNDP sont abattus par les Fardc dans les zones dites sous-contrôle des Fardc. Rappelez-vous que pendant le fameux mixage de l’armée que les congolais avaient beaucoup décrié, les rebelles du CNDP avaient été habillés en Fardc et élevés à des grades de commandement au sein des Fardc. Beni-Lubero Online avait dénoncé cette deuxième infiltration rwandaise des Fardc, la première ayant eu lieu avec l’arrivée du RCD-Goma à Kinshasa. Une fois que le mixage était fini, Nkunda avait repris les armes pour des raisons qu’il ne manque jamais. Le vide laissé par ses éléments infiltrés aux Fardc était comblé par des nouveaux éléments recrutés au Rwanda. C’est en ce moment précis que Kinshasa a voulu faire la guerre à Nkunda. Beni-Lubero Online avait alors poser la question : avec quelle troupes et quels commandants Kinshasa se battra-t-il ? La suite est connue. Toutes les opérations militaires de Kinshasa au Nord-Kivu n’étaient que du Théâtre car dirigées essentiellement sur terrain par des commandants issus du CNDP ou du RCD-Goma. Les Fardc loyalistes n’étaient que dans deux brigades qui sont en déroute aujourd’hui faute de ravitaillement par Kinshasa. Aujourd’hui cette mascarade de guerre saute aux yeux des congolais. Les Humanitaires l’ont aussi constaté dans les camps des déplacés où des exactions sommaires et des viols sont commis par ceux qu’on appelle Fardc, mais qui en réalité sont des transfuges du CNDP-RCD-Goma par la magie du fameux mixage. Aujourd’hui, comme le rapport de CEJA ci-dessous l’indique, la guerre d’occupation se fait à Rutshuru et au Masisi par les rwandais, à Beni-Lubero, au Sud-Kivu, en Ituri, etc. par les Fardc issus du mixage. Notez au passage que ces troupes mixées avaient  reçu une formation militaire de la communauté internationale qui soutient Nkunda aujourd’hui. On peut se demander ce qu’on leur avait appris au juste. Pour que l’occupation actuelle de l’Est du Congo se déroule comme planifié, Kinshasa a abandonné militairement l’Est du Congo. Beni-Lubero Online l’avait dénoncé. Pour distraire les congolais, Kinshasa a changé de Premier Ministre, remanié le gouvernement, cacher et retrouver les armes dans toutes les communes de Kinshasa, prononcé un discours vide et sans calendrier d’actions concrètes, demandé aux congolais de prier le Bon Dieu et de s’aimer les uns les autres. Sur terrain, les occupants rwandais, la Bible à la main, exécutent un véritable génocide dont le rapport ci-dessus reprend toutes les méthodes utilisées. Il serait bon que le gouverneur du Nord-Kivu  réponde à ce rapport accablant qui lui est envoyé et qui confirme par des faits troublants qu’il n’y a pas de différence entre les Fardc et le CNDP au Nord-Kivu. ( Beni-Lubero Online)
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Centre d’Etudes Juridiques Appliquées.
Université Catholique du Graben
B.P. 29 Butembo/Nord Kivu
République Démocratique du Congo.


Butembo, le 13 décembre 2008.
A son Excellence Monsieur le Gouverneur
De la province du Nord Kivu à Goma


Concerne : La recrudescence des violations des droits
de l’homme en ville de Butembo et ses environs.

Excellence Monsieur le Gouverneur,
Nous avons l’honneur de vous adresser cette correspondance pour vous faire part de nos préoccupations au sujet de la recrudescence de l’insécurité causée principalement par les militaires des FARDC installés à Butembo et de nos recommandations sur les mesures a prendre pour y mettre fin.
En date du 13 septembre 2008, la ville de Butembo a connu l’installation de nouvelles autorités, entre autres les maires de ville et les bourgmestres de quatre communes constituant ladite ville. La présence de nouvelles autorités a réconforté de manière très remarquable les populations de cette jeune ville. En fait, la population venait d’être nourrie d’un espoir de voir la sécurité se rétablir dans la ville. L’insécurité commençait à gagner du terrain dans la ville malgré les réunions de sécurité tenues par l’autorité locale. Les cas de vol à main armée, de viol, d’extorsion de biens de valeur,… étaient régulièrement enregistrés par les militants de droits de l’homme de la ville de Butembo.
L’entrée en fonction de nouvelles autorités a été malheureusement suivie d’une insécurité totale et généralisée sur toute l’étendue de la ville. Cette insécurité a comme point de chute les violations massives de droits humains dont les seules victimes sont les paisibles populations civiles.
Cette insécurité s’est accentuée suite à l’arrivée des militaires des Forces Armées de la R.D.Congo qui fuyaient l’avancée des troupes rebelles du mouvement politico-militaire Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) du général déchu Laurent Nkunda. Ces fuyards sont arrivés dans la ville de Butembo au cours de la première quinzaine du mois de novembre alors que le maire titulaire venait d’effectuer un voyage laissant ainsi derrière lui une situation chaotique. Outre les exactions commises par les militaires et les bandits à main armée, la ville de Butembo a accueilli les déplacés venus du sud du territoire de Lubero ainsi que ceux des territoires de Rutshuru et de Masisi. Alors qu’elles essayent de pourvoir aux besoins des déplacés, les populations civiles de Butembo sont victimes d’exactions de toutes sortes de la part des militaires FARDC et de beaucoup d’autres hommes armés.
Ce qui suit est un bref résumé des violations des droits de l’homme subies par la population de Butembo de novembre à la première quinzaine du mois de décembre 2008. Nous aimerions attirer votre attention sur l’insécurité observée particulièrement dans le quartier de Rughenda proche du camp militaire, et de façon plus générale, des formes des violations des droits de l’homme qui ont été portées à notre attention par divers témoignages.
I. L’INSECURITE GENERALISEE DANS LES QUARTIERS ENVIRONNANT LE CAMP MILITAIRE DE RUGHENDA.
Il nous revient que les habitants des quartiers environnant le camp militaire de Rughenda vivent dans une situation d’insécurité totale qui s’est accentuée après l’arrivée des militaires en provenance du sud du territoire de Lubero. Ces militaires ont rejoint le camp militaire après avoir perdu plusieurs localités en faveur du CNDP.
D’après les témoignages que nous avons recueillis et notre propre observation, au lieu d’occuper leurs casernes, plusieurs militaires ont préféré habiter dans les maisons des populations civiles et ont eu l’habitude d’obliger leurs bailleurs à dormir avant 20 heures. Un chef de nyumba kumi de ce quartier nous a déclare que « les militaires sont venus occuper une chambre extérieure de ma maison sans mon consentement. Chaque fois qu’il est presque 20 heures, ils sont drogués et profèrent des menaces à l’endroit de ma famille. C’est ainsi que nous sommes obligés de dormir chaque fois avant qu’ils ne jouent ce théâtre. En moyenne dans chaque cellule du quartier Rughenda, 50 maisons sont occupées par les militaires ce qui rassure moins les pauvres habitants de ce milieu. Personne ne peut facilement finir la construction de son chantier dans ce quartier. Plusieurs chantiers ont, en effet, été abandonnés par les propriétaires suite à l’insécurité dans cette contrée. »
D’après d’autres témoignages que nous avons recueillis, c’est pour leur permettre de piller nuitamment sans être vus que les militaires intimident la population civile et l’obligent à se coucher à la tombée du soir. Ces militaires ramènent le produit de leur pillage dans le camp au vu et au su de leurs chefs hiérarchiques et sans être inquiétés par ces derniers.
l’insécurité est telle que certains habitants de Rughenda sont à présent obligés d’abandonner leurs maisons aux heures vespérales pour revenir le lendemain matin craignant les exactions qu’elles pourraient subir de la part de leurs voisins militaires du camp de Rughenda.
II. LES EXACTIONS COMMISES SUR LES POPULATIONS CIVILES.
a) Les extorsions et les tortures.
Les cas d’extorsions sont généralement commis par des militaires qui se cachent dans les carrefours de chemins communément appelés Rond point. C’est là que vers dix neuf heures les militaires attendent et traquent les membres de la population civile auxquels ils ravissent téléphones, montres, chaînettes, gourmettes, bagues, argent de poche et autres objets de valeur. Très souvent, leurs victimes sont torturées au cours de ces opérations. Certaines victimes ont dû être hospitalisées après avoir été rouées des coups par les militaires.
Au quartier Mutiri, le tronçon CUGEKI – Rond-point Mutiri – Mukuna est l’un des théâtres de telles violations des droits humains. Plusieurs cas ont été signalés au CEJA. Le cas le plus récent remonte à la date du 30 novembre 2008 lorsqu’un jeune homme d’environ 20 ans habitant le quartier Mutiri a été brutalement frappé par un groupe des militaires qui lui ont ravi vingt dollars ainsi que sa moto. Pour le moment, il est admis au Centre de Santé Wanamahika pour de soins appropriés.
Les cas de tortures et d’extorsion ont été aussi perpétrés dans les domiciles des civils. Le 6 décembre 2008 au quartier Vungi/A un ménage a été visité par des hommes armés et vêtus de tenues militaires. Après intimidation et menace de mort à l’endroit du responsable de famille qui a été blessé à la langue par un couteau qui a été inséré dans sa bouche par les assaillants, sa femme a été contrainte de débourser une somme de 610$ en échange de la libération de son mari. Un générateur d’électricité a été également emporté par les militaires. Une fille de 16 ans qui vend des arachides a également été forcée de leur donner une somme de 10 $us pour échapper à la menace d’attaque sexuelle.
Le 4 décembre 2008, K.M., un père de famille du quartier Katwa, a été torturé et ligoté à son domicile par des militaires qui ont emporté deux sacs contenant des biens personnels. La victime venait d’acheter des marchandises destinées à ses activités commerciales qu’il entreprend dans la province Orientale. Les mêmes militaires ont ensuite attaqué une cafeteria voisine de la maison de K.M. dont ils ont torturé le responsable et extorqué une somme de 20$ ainsi que trois bouteilles de bière primus.
Le CEJA a rencontré le nommé P.M peu de temps après qu’il avait été torturé par des militaires dans la nuit du 6 décembre aux environs de 19h00 quand il regagnait son domicile après avoir accompagné son ami. Le 9 décembre 2008, Monsieur P.K a été torturé par des militaires qui lui ont infligé une bastonnade avant de procéder au viol de ses deux filles. Au quartier Kavitero, le propriétaire d’une cafétéria a été poignardé aux bras et aux cuisses par des militaires qui ont fait irruption dans sa cafétéria. Il a été admis au Centre de Santé Mama Musay pour des soins.
b) Viol et violences sexuelles.
De nombreux actes de viol et des violences sexuelles à l’endroit des femmes et des jeunes filles nous ont également été signalés.
En date du 4 décembre dans le quartier Katwa, des militaires ont violé l’épouse du nommé K.M. Ce dernier était ligoté et était obligé d’assister passivement au viol de sa femme par une bande d’environ 5 militaires.
Une fillette de 16 ans a été aussi victime des harcèlements sexuels de la part d’un militaire qui faisait partie d’une bande qui opéraient à leur domicile sis au quartier Vungi/A. Cinq jour plus tard, les militaires ont fait irruption dans la famille de P.K où ils ont violé deux filles, L.K et K.M
c) Assassinat et tentative d’assassinat.
Un cas d’assassinat a été enregistré en date du 30 novembre 2008 aux environs de 22 heures. En fait, Kakule Kahuwite, enseignant dans les institutions universitaires de la ville de Butembo, a été froidement abattu à son domicile par des hommes armés. La victime a été inhumée le lendemain après plusieurs incidents occasionnés par des étudiants en colère. Ces derniers ont mis le feu sur des installations de la caserne de Rughenda et ont détruit les biens des militaires. Furieux, les militaires ont promis à la population civile qu’ils se feront restituer leurs biens détruits par les étudiants. C’est à cette promesse de vengeance qu’on attribue en partie les pillages auxquels les militaires s’adonnent la nuit.
Abandonnée à elle-même, la population civile prend souvent d’énormes risques à vouloir se défendre des attaques des militaires. Parfois la population civile réussit à repousser ces attaques. C’est ainsi qu’au quartier Furu, une tentative d’assassinat d’un tenancier de boucherie a été déjouée par les jeunes de ce quartier en date du 25 novembre 2008. Des militaires armés et en uniforme des FARDC avaient tiré plusieurs coups de balle en l’air pour maîtriser leur victime. Les jeunes du quartier sont venus à la rescousse de la victime qu’ils ont réussi a libérer après avoir maîtrisé les assaillants et avoir ravi leurs deux armes.
d) Pillages de biens et incendies des maisons.
Les agglomérations environnant le camp militaire de Rughenda vivent le calvaire. Selon les déclarations d’un des chefs de cellules de ce quartier, les militaires ne se gênent plus à prendre de force les animaux de la basse cours et les ustensiles de cuisines et autres biens qu’ils rencontrent dans les maisons de civils. Un chef de quartier nous a déclaré le 2 décembre, que « La cellule Makangala enregistre chaque jour des visites des hommes en armes qui emportent surtout les biens de cuisine. Les bétails, les bidons, les casseroles, les cuvettes sont les plus visés. Ils cassent des cadenas par des coups de balles pour accéder aux maisons. En cellule Ngote/A, les mêmes hommes ont emporté les mêmes effets dans 11 parcelles pendant le mois de novembre 2008. »
Du côté de Vutarangya, les militaires ont inquiété une famille de laquelle, ils ont emporté des téléphones, une radio Sharp, 11 pièces de wax, des assiettes de cuisine et 5 paires de souliers dame. Sous des crépitements de balle, le père de famille a dû accéder à toutes leurs demandes quand il voyait sa fille presqu’étranglée sous les harcèlements sexuels de des militaires.
Un habitant de la même cellule répondant au nom de M.Y. a été victime de l’extorsion d’une somme de 279$ en date du 23 novembre 2008 aux environs de 23 heures. Les assaillants, habillés en tenue des FARDC, ont également emporté un poste téléviseur, un lecteur vidéo et 3 téléphones portables. Ces biens ont été chargés dans un véhicule militaire de marque Man.
Le lendemain, deux balles sans douille et une autre avec douille ont été retrouvées dans la parcelle de la victime. Plus de 10 postes téléviseurs et leurs connexes ont été emportés des domiciles des civils au quartier Vutetse.
Le CEJA a constaté qu’au cours des dernières semaines quatre maisons ont été incendiées par des militaires en quête des biens à piller. Selon les déclarations d’un notable, le mois de novembre a connu l’incendie criminel de dix maisons à Rughenda par des militaires qui en profitaient pour emporter groupes électrogènes, postes de télévision et leurs connexes, téléphones, et sommes d’argent. Selon lui, les militaires incendiaient les maisons lorsqu’ils ne parvenaient pas à forcer les portes ou les fenêtres.
Les militaires n’épargnent pas les cafétérias. C’est ainsi qu’en date du 6 décembre 2008 et aux environs de 20heures, une bande de 11 militaires a fait irruption dans la cafétéria située sur la rue adjacente au couvent des sœurs orantes de Kasongami. Ils ont maîtrisé tous les clients et ont emporté tout ce qu’ils trouvaient sur leurs otages, les téléphones, l’argent, montres, gourmettes, etc. En plus des 13 bouteilles de bière qui restaient en stock, ils ont emporté la totalité du chiffre d’affaires réalisé ce jour.
Ces cas ne sont pas exhaustifs. En fait, il ne se passe pas une nuit sans exaction. L’on dirait que la ville de Butembo n’a pas de commandant bataillon pour encadrer les militaires.
Outre les abus commis par les militaires, il s’avère utile de mentionner que les quartiers situés à l’Ouest de la ville de Butembo sont le théâtre d’exactions commises par plusieurs groupes armés. Dans la commune Bulamba, par exemple, les may may/aile Vurondo contrôlent les quartiers Matembe et Malende. Ils y perçoivent des taxes sur les produits vivriers. En guise d’exemple, le tenancier d’un moulin doit prélever une mésurette de farine pour les may may. Les jours de marché, les may may se placent au niveau des routes menant vers le marché central de Butembo. Ils y obligent chaque vendeur à donner une mesurette de vivres qu’il transporte. Les vendeurs à engin motorisé paient une somme qui varie entre 10 et 20$. Le cas le plus récent est celui d’un commerçant ambulant répondant au nom de J.M qui venait de Manguredjipa. Il s’est vu ravir sa moto par les may may à Vulamba. Il l’a récupérée après avoir payé une somme de 20$ en date du 8 décembre 2008.
III. LA REACTION DES AUTORITES LOCALES.
Face à cette situation d’insécurité généralisée en ville de Butembo, la reaction des autorités locales a largement été stérile et impuissante. Dans certains cas les autorités ne sont pas allées au-delà de l’organisation des réunions de sécurité. Dans d’autres cas, ce sont les mêmes civils, victimes des militaires et des groupes armés, que les autorités ont appelés à contribution pour organiser leur auto-defense.
En commune Kimemi, le bourgmestre a initié une opération dénommée gundua wa baya (« denichez les mauvais »). Celle ci consiste à effectuer des patrouilles mixtes durant la nuit. En fait, chaque cellule est appelée à s’organiser pour constituer un groupe d’environ 40 personnes par nuit pour veiller à la sécurité dans son rayon d’action. Le bourgmestre a promis mettre deux policiers armés à la disposition de chaque groupe. Dans les faits, cependant, certains groupes restent dépourvus de policiers. Ainsi, ils sont impuissants devant des bandits armés et en tenue militaire. Tel est le cas du groupe de la cellule Mutanga qui n’a pas pu faire face a des militaires rencontrés au cours d’une patrouille. Un des patrouilleurs civils été poignardé par les militaires dans la nuit du 10 au 11 décembre 2008. Même si dans certains cas des patrouilles ont empêché la commission d’attaques (par exemple dans la nuit du 9 au 10 décembre 2008, un groupe de patrouilleurs dont le bourgmestre faisait partie a arrêté et conduit en prison une bande des militaires qui déambulaient dans le quartier Kasongomi et deux personnes qui opéraient des attaques dans le quartier Vulamba) une telle stratégie de sécurité a des limites puisqu’elle consiste à demander à la population civile non armée a se prendre entièrement en charge face aux membres armés de ses propres forces de sécurité. De plus, en l’absence d’un dispositif judiciaire adéquat, les personnes arrêtées sont presqu’immédiatement relâchées et reprennent le chemin d’attaques contre les civils.
Pour mettre fin à cette situation de totale insécurité, le CEJA pense que trois types de mesures doivent être immédiatement prises. Tout d’abord, il est important d’initier des poursuites judiciaires à l’endroit des militaires auteurs d’attaques contre les civils et autres abus de droits de l’homme qui ont été arrêtés. Ensuite, il est urgent de faire en sorte que tous les militaires regagnent leur camp de Rughenda et qu’il soit nommé un commandant bataillon en ville de Butembo qui s’occuperait du contrôle des militaires. Enfin, les may may qui sont opérationnels à l’ouest de la ville devraient amener à respecter les engagements pris dans le cadre du programme Amani Léo qui prévoyaient leur cantonnement.
Sans l’ensemble de ces mesures, Butembo et ses environs continueront à vivre une situation de guerre civile caractérisée par des attaques systématiques opérées par les forces armées et de l’ordre sur la population civile devant une totale impuissance des autorités de l’Etat. Il n’ya aucune différence entre une telle situation et l’état de guerre qui sévit actuellement dans le territoire de Rutshuru et au sud du territoire de Lubero entre les FARDC et le CNDP.
Veuillez agréer, Son excellence Monsieur le Gouverneur de province, l’expression de notre haute considération.
Fait à Butembo, le 13 décembre 2008
L’Observatoire social de CEJA
Butembo
Beni-Lubero Online
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A cause de l’insécurité toujours grandissante et menaçante au Nord-Kivu, et plus précisément au Sud du Territoire de Lubero, les Pères Assomptionnistes ont décidé de fermer momentanément leur Paroisse Catholique de Luofu. Rappelez-vous que les Rebelles rwandais du RUD avaient menacé de bombarder la Paroisse de Luofu pour un deal mal négocié entre la Monuc et les rebelles du RUD, avec le curé de la paroisse comme garantie morale. Ce qui est étonnant c’est le fait que la Monuc avec toute sa puissance de feu ait laissé l’affaire pourrir jusqu’à pousser les Assomptionnistes à fermer leur paroisse pour sauver ses prêtres menacés de mort, surtout le curé.
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La menace des rebelles rwandais du RUD se fait ainsi valoir et la Monuc qui l’avait provoquée en impliquant des prêtres dans ses opérations de DDRR, ne fait rien pour dissuader les rebelles. Ce comportement digne d’un Ponce Pilate n’est pas nouveau de la part de la Monuc dont les accointances avec les rebelles rwandais au Congo, qu’ils soient de Nkunda, FDLR, ou du RUD, n’est plus à démontrer.
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Les Prêtres de Luofu de leur côté, craignant pour leurs vies, n’ont pas encore révélé au grand public la vraie nature du deal où l’une des trois parties aurait trahie. Dans l’opinion locale, c’est la Monuc qui n’aurait pas tenu ses engagements vis-à-vis des rebelles rwandais. Malheureusement, ces derniers accusent les prêtres de Luofu d’être complices de la Monuc. Selon d’autres observateurs, il y a un ca ne va pas ! Les prêtres seraient victimes d’un coup monté par la Monuc et les rebelles du RUD pour laisser sans prêtres et sans œil gênant ce terrain de Luofu très convoité par « les rwandais refugiés au Rwanda » qui disent à qui veut les entendre qu’ils étaient chassés de Luofu et de ses environs, et qu’ils aimeraient retrouver leurs fermes et leurs maisons. L’application de l’accord louche de Goma permettra de déceler ce qui était à l’origine de ce coup fourré de Luofu.
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Le curé de Luofu qui a reçu plusieurs menaces de mort avant que ses supérieurs ne décident de fermer la paroisse serait déjà parti en exil, loin du Diocèse de Butembo. Les autres prêtres auraient été dispersés dans des paroisses loin de Luofu.
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Plus près de Butembo, la Paroisse de Butembo-Kitatumba, elle aussi animée par des Pères Assomptionnistes, a déjà fermé ou au moins abandonné trois de ses secteurs pastoraux, à savoir, Butuhe, Kahamba, Kitovo, à cause de la menace des hommes armés qui se disent Mai-Mai et qui ne veulent plus voir des prêtres dans cette contrée de Vurondo. Cette fermeture est intervenue en même temps que celle de Luofu, c’est-à-dire un peu avant la Noël des chrétiens. Deux prêtres de Kitatumba avaient échappé de justesse au kidnapping vers Kahamba, abandonnant dans leur fuite argent, moto, etc. Dans la foulée de cet échec de Kidnapping des hommes de Dieu, toutes les infrastructures d’Eglise du secteur Kahamba ainsi que le Centre de Santé avaient été saccagés et pillés par les Mai-Mai. Le personnel de santé avait réussi à se sauver de justesse, abandonnant derrière lui les malades et cela jusqu’à nos jours.
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En Territoire de Beni, on signale un camp de recrutement et d’entrainement de Nkunda, dans la localité de Kisiki-Kokola à 15 Km de la route Beni-Eringeti-Bunia. Ce camp connu de tous les habitants de la région ne semble pas pourtant préoccupé le gouvernement congolais et la Monuc. Certains vont jusqu’à se demander s’il existe un gouvernement congolais au Nord-Kivu ou si le CNDP qui a remporté une victoire successive et à Mushake et à la Conférence de Goma, ne serait déjà entrain d’administrer la région !
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Les trois faits précités démontrent combien toute la triste réalité du Nord-Kivu n’avait pas été prise en compte par les « perdiemistes » de Goma. Une chose est vraie, c’est que le Nord-Kivu est plus que jamais dans la tourmente. Les « bons rebelles rwandais » ont volé la vedette au gouvernement élu de Kinshasa qui ne fait que céder depuis le début de la transition sans jamais obtenir gain de cause. En effet, pendant la longue transition congolaise, ce sont les « bons rebelles rwandais » par opposition aux victimes congolaises qui sont considérées comme coupables de haine ethnique, qui dictent la politique intérieure et extérieure du Congo, et plus précisément celle du Kivu. La simple signature d’un texte que d’aucuns ont voulu présenté comme une avancée majeure vers la paix n’e serait qu’un trompe-l’œil protocolaire qui cache un vaste projet de recolonisation du Grand Kivu par les capitalistes néolibéraux et une maffia rwando-congolaise interposée. Si cette recolonisation profite déjà aux hommes au pouvoir actuellement au Congo, le peuple congolais n’y trouve pas encore son compte, y compris les prêtres et les pasteurs. C’est pourquoi le peuple congolais à travers toutes ses associations non-gouvernementales, doit impérativement surveiller à la loupe la suite de l’accord de Goma pour éviter que son application ne serve, comme sur un plateau, le Kivu au Rwanda et à des groupes économiques maffieux de par le monde.
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Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online

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Depuis le déploiement des militaires de la deuxième Brigade en ville de Butembo au mois de juillet 2006, l’insécurité grandissante dans la région semble organisée comme mode opératoire des Militaires en poste à Butembo. En effet, cette insécurité qui a déjà couté la vie à des dizaines des civils rien que dans la ville de Butembo, se déplace d’un quartier à un autre comme pour tester la résistance des habitants de différents coins de la ville ou pour endeuiller la ville à petits feux ou par intermittence. Ainsi la ville dans son ensemble ne découvrira que sur le tard l’ampleur des dégâts causés.  De plus en plus, les habitants de Butembo parlent d’une insécurité organisée, car les dénonciations des crimes commis par les militaires sont restées sans suite de la part des autorités politico-militaires de la ville. Aucune arrestation n’est faite et par conséquent aucune punition exemplaire n’est administrée à l’encontre des malfrats en armes et en tenues militaires.
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Les nouvelles qui arrivent de Goma, de Masisi, de Walikale, et de Rutshuru confirment que cette sourde oreille des autorités politico-militaires vis-à-vis des réclamations de la population congolaise agressée est la règle ou le mode opératoire des chefs militaires. Cette situation crée la psychose chez les victimes qui decouvrent qu’ils n’ont pas de protecteur pouvant les secourir en cas de danger. La conséquence de cette frustration c’est la révolte, se faire justice comme  les habitants de certains quartiers de Goma  qui se sont faits justice en tuant un malfrat qui avait assassiné un paisible congolais de leur voisinage.
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On est de nouveau retombé dans la situation qui prévalait au Congo à l’époque de Mobutu où la Garde Civile qui était censée garder la population, était appelée « Contre Civils » car elle sévissait contre les Zaïrois qu’elle était censée protéger. Les militaires Fardc en poste au Nord-Kivu sont devenus Contre les Civils… Malheur à celui qui les rencontre sur son chemin ou celui à qui ils décident de rendre visite la nuit.
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Ce dernier temps c’est le tour de la Commune Vulamba, Quartier Congo ya Sika, dans les Cellules LWANGONGO, KATOVOVO, KITATUMBA et MULUNGULU, de subir les affres de l’insécurité chaque nuit à partir de 21 heures. Si les mois passés ces malfrats attendaient leurs victimes dans les endroits non éclairés de la ville, aujourd’hui ils font du porte à porte, en s’invitant dans les domiciles pendant les heures du repos de la nuit. Le mode opératoire de ces malfrats est simple : Ils frappent à la porte sommant les habitants de la maison à ouvrir s’ils ne veulent pas que leur porte soit défoncée. Une fois à l’intérieur de la maison, ils se servent de tout ce qu’ils trouvent d’intéressant, font une fouille systématique de la maison en ravissant téléphones, argent, bijoux, habits de fête, etc.… lors de cette première étape de leur vol qu’ils appellent : « Premiers soins ». Le même terme est utilisé par les malfrats qui attendent leurs victimes dans les avenues non éclairées de la ville. Le dépouillement de la victime de son téléphone portable et de tout le contenu de ses poches est aussi appelé dans le jargon des bandits « premiers soins ».
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Si la maisonnée ne satisfait pas à cette étape des « premiers soins », les malfrats passent alors au passage à tabac des habitants de la maison, aux viols des femmes, etc. S’il y a résistance, la brutalité double d’intensité et dans certains cas, les coups et blessures administrés par les malfrats armés ont provoqué la mort. A la fin de l’opération, si la maisonnée a une literie de qualité, les malfrats défont les lits des habitants pour emporter matelas, draps de lit, couvre-lits, et oreillers. Le transport de ces objets volumineux et pesants démontre l’assurance sécuritaire qu’ont ces bandits vis-à-vis de leur sécurité même après avoir commis leur forfait. Ils ne sont pas du tout presses à quitter le lieu de leurs crimes. Les appels aux commandants de la ville en cas d’agression ne reçoivent pas de réponse…
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Le Vendredi 4 mai 2007, L’habitation de Maman MASIKA KAMBERE, de la cellule Mulungulu, no. 38, a été visitée par ces malfrats qui lui ont pris de l’argent, avant d’emporter ses huit pièces de pagne, deux matelas et deux couvertures.
Contacté, le Chef de la Cellule Mulungulu, Mr LURAKWA ZAGABE GORILLE a confirmé ces actes de vandalisme contre ses administrés. Il a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités politico-administratives ainsi qu’au Comité Urbain de Sécurité de se ressaisir pour prendre en main leur responsabilité en faveur de la sécurité des bubolais et de leurs biens.
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Philippe Kasenzera
Butembo
Beni-Lubero Online

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L’INSECURITE SE PORTE BIEN EN COMMUNE VULAMBA
 
Un réseau d’hommes en treillis et armés est devenu source des troubles de la quiétude des passants en face du bureau municipal de la Commune Vulamba, non loin du chantier de la Mairie de la ville de Butembo. Ces actes se produisent souvent dès la tombée de la nuit. Ces inciviques se cachent dans des kiosques se trouvant au bord de la route et dans des constructions inachevées. Ils extorquent plusieurs biens de valeurs aux passants, à savoir, de l’argent, des téléphones portables, des chainettes, des montres. Quand ces passants sont des femmes, elles sont exposées au viol et a d’autres formes d’humiliations.
Les observateurs se demandent comment ces bandits peuvent opérer à quelques mètres seulement du lieu où se trouvent les policiers qui montent non seulement la garde à la Commune Vulamba, et non loin de l’Etat-major de la Police Nationale Congolaise à Butembo.
Les autorités politiques militaires et civiles devront faire leur possible pour démanteler ce réseau des malfrats qui opèrent nuitamment et qui causent de l’insomnie aux habitants de cette partie de la ville de Butembo, notamment dans les quartiers Kavitero et Bel Air.
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Philippe Kasenzera
Butembo
Beni-Lubero Online
 
LA ROUTE BUTEMBO-BENI, UN DANGER POUR LE VOYAGEUR
 
Depuis la réfection du tronçon Butembo-Beni par le contigent indonésien de la MONUC, le voyageur de la route Butembo-Beni court beaucoup de risques de perdre sa vie lors de ce court trajet de 52 km seulement . Il ne se passe un jour en effet sans qu’on entende parler d’un accident grave ou mortel .    
Pas plus tard que mardi 17 avril , deux accidents ont été signalé sur le troncon Butembo-Beni,  le premier au niveau de MABOYA où une collision de deux motos a fait trois blessés graves, et les deux motos completement endommagées. Tous les trois blessés graves ont été admis à l’hopital General de Maboya pour les premiers soins.
Le second accident a été enregistré un peu plus loin à l’entrée de Beni où un autre motard a fait une colision frontale avec un gros véhicule de transport.  Même s’il n y a pas eu mort d’homme, le motard est dans un état critique dans une clinique de Beni.   
 
Les  conducteurs des véhicules qui fréquentent le tronçon Butembo-Beni continuent d’accuser l’étroitesse de la route comme étant la base des accidents. Mais les observateurs leur reprochent l’excès de vitesse.
Cette bonne nouvelle de la réfection de la route qui amène avec elle la mort est entrain de s’étendre vers Lubero. Le contigent indonésien de la MONUC, plus précisement son détachement du génie civil progresse à grands pas vers Lubero. Pour le moment la réfection a légérement dépassé la localité de Musienene. Le peuple se réjouit de cette réfection de la route et demande aux conducteurs de suivre le code de la route pour diminuer le accidents de circulation.
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Zawadi Nzanzu
Butembo
Beni-Lubero Online

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