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L’attaque d’Oïcha : un montage de la coalition CNDP/ADF-NALU

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L’occupation militaire rwando-ougandaise du Territoire de Beni poursuit ses manœuvres dilatoires visant à faire échouer l’organisation des élections apaisées dans la région. Faute d’adversaires dans la région, les occupants qui ne peuvent jamais gagner une élection libre au pays se les fabriquent pour justifier ce qu’ils savent bien faire, notamment, la guerre contre les populations civiles congolaises. Les accointances entre les rebelles qu’on appelle ADF/NALU et les Fardc issus du CNDP ne sont plus à démontrer. Pour les observateurs les combats de la coalition ADF/NALU/CNDP auraient comme but de terroriser et de disperser la population, se débarrasser des congolais gênants, y compris les militaires et les policiers. 

L’attaque de jeudi 3 novembre 2011 de 4h00 jusqu’à 10h00 du matin dans la cité d’Oïcha en donne une illustration qui rappelle les combats de Mushaki en Territoire de Masisi par le CNDP dans les années 2007-2008. Les cibles des combats de Mushaki de triste mémoire, étaient les militaires congolais que Kinshasa envoyait mourir au front de Mushaki pour donner avantage au CNDP de Laurent Nkunda.

Les commandants actuels des Fardc étant des anciens du CNDP, les troupes congolaises ont ainsi comme premier ennemi leurs propres commandants. Quand ces derniers ne détournent pas la solde de leurs troupes, ils peuvent comme à Mushaki, les livrer à l’adversaire ou les faire exécuter par des coups fourrés, des ambuscades montées de toutes pièces.

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La Localité d’Eringeti où plusieurs civils et militaires rwandais se sont déjà installés militairement

Depuis le début des Opérations Ruwenzori, les militaires congolais sont souvent les victimes des attaques de ceux qu’on appelle ADF/NALU. Les victimes des attaques de Jeudi matin à Oïcha sont, d’après les sources de l’Hôpital, des militaires congolais. Ce n’est pas la première fois que les militaires rwandais sortent indemnes des attaques qui emportent bon nombre de policiers et militaires congolais! 

Pourquoi les militaires congolais sont les seules victimes ? 

L’occupation militaire rwando-ougandaise de la région du Kivu-Ituri ne peut se faire que par la ruse car les occupants ne veulent pas que le monde libre sache qu’ils peuvent se permettre pareille entreprise. En dépit de la condamnation par les congolais, à l’exception des caciques du régime de Joseph Kabila, l’occupation se poursuit lentement mais sûrement. A part les populations congolaises, les militaires congolais déployés dans le Kivu-Ituri gênent aussi le sinistre plan de l’occupation militaire. Ainsi plusieurs occasions seraient créées de toute pièce pour diminuer le nombre des militaires et policiers congolais gênants. 

Selon les observateurs sur terrain, l’attaque d’Oïcha du camp militaire de Mukikira au matin du jeudi 3 novembre semble confirmer cette hypothèse. Les deux infiltrés ougandais, cadres des ADF/NALU arrêtés la semaine dernière aux abords de la forêt de Nobili semblent avoir été l’occasion qui a fait le larron. Interrogés, ces deux infiltrés auraient dit qu’ils résidaient à Londres avant de revenir en Ouganda. L’un d’eux aurait dit qu’il était candidat malheureux aux élections présidentielles ougandaises de mars 2011. 

La fait que la société civile de la place demande que les deux prisonniers soient transférés loin d’Oïcha peut indiquer que l’attaque du Jeudi 3 novembre n’avait pas réussi à libérer les deux infiltrés ougandais. Ce qui n’est pas surprenant. La libération de ces deux infiltrés pourra dorénavant servir d’alibi pour attaquer la cité, liquider les personnes gênants, faire peur aux candidats aux élections du 28 novembre prochain, provoquer un déplacement massif des populations, etc. 

Tenant compte du fait que la Cité d’Oïcha est sur- militarisée au point d’inquiéter ses habitants, les observateurs se demandent comment plusieurs soi-disant ADF/NALU ont pu entrer dans la cité avec un armement lourd jusqu’à attaquer le camp militaire au cœur de la cité sans que personne ne s’en aperçoive?  

Après la tuerie des militaires congolais au cours des premiers moments de l’attaque, les soi-disant ADF/NALU ont continué à opérer dans la cité où ils ont enlevé plusieurs filles, pillé des boutiques, avant de retourner calmement dans leur retranchement de Kamango. Les témoins disent avoir été choqués de voir que ceux qu’on appelle ADF-NALU portaient les mêmes tenues militaires que les Fardc au point que certains ont pensé à une mutinerie au sein du camp de Mukikira. Comme pendant les opérations Ruwenzori, les combats du Jeudi 3 novembre, n’avaient pas de ligne de front après la tuerie des braves militaires congolais qui se seraient bien défendus avant de succomber au feu de la coalition ADF/NALU/CNDP. 

La fin des combats était aussi révélatrice. Ceux qu’on appelle assaillants n’ont pas été poursuivis par les Fardc jusque dans leur dernier tranchement. Quand ceux qu’on appelle ADF/NALU ont fini leur besogne, ils se sont retirés calmement avec leur butin de guerre. 

Aussitôt, la situation à Oïcha est redevenue calme avec des troupes au repos jusqu’à la prochaine attaque des ADF/NALU. Depuis le début des Opérations Rwenzori, les Fardc n’ont jamais donné l’impression d’être vraiment en guerre contre un ennemi redoutable. En dépit des attaques meurtrières, le front du Ruwenzori reçoit rarement de renfort militaire ou de relève militaire pour poursuivre l’ennemi dans son dernier retranchement. Ce fait démontre que les ADF/NALU et les FARDC (CNDP) sont dans la même mission contre les populations civiles congolaises, les militaires et policiers congolais. 

Que faire ? 

Comme le régime de Joseph Kabila est complice de l’occupation rwando-ougandaise du Kivu-Ituri, il n’y a que le changement de son régime par tous les moyens qui permettra le retour de la paix durable dans la région. Si le peuple congolais ne mette pas le régime de Joseph Kabila hors d’état de nuire le 28 novembre prochain, ça sera la fin de la R.D.Congo comme pays un et indivisible. L’afflux des militaires et civils rwandais et ougandais dans la région est un signe qui ne trompe pas de la balkanisation que les congolais n’aiment pas mais qui se met en place devant leurs yeux impuissants parce que toutes les institutions citoyennes du pays sont en otage et ses animateurs corrompus. Pour mettre fin à la crise congolaise, il faut des animateurs crédibles aux yeux du peuple congolais. 

Correspondance Particulière d’Oïcha 

©Beni-Lubero Online

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