LA V

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L’acharnement que Mr Pascal KINDUELO, PAD de la BIC, a entrepris depuis l’année 2004 contre l’Honorable PALUKU, n’est pas sans cacher certains objectifs on ne peut plus inhabituels. Pour ce faire, Mr KINDUELO veut utiliser concomitamment la machine judiciaire fondée sur le mensonge et les enlèvements pour anéantir, voire éliminer physiquement l’Honorable PALUKU à des fins obscures, alors que Mr PALUKU devrait plutôt être remercié, compte tenu des œuvres qu’il a accomplies.
Pour atteindre ses objectifs, il a utilisé le bras politico-militaire de l’ex-mouvement rebelle contrôlant la région Beni-Butembo dont le président est actuellement administrateur à la Banque Internationale de Crédit pour la circonstance.
Afin d’éclairer l’opinion tant nationale qu’internationale sur ce montage diabolique qui ternit l’image de l’Honorable PALUKU, veuillez trouver ci-dessous :
1. La présentation des faits
2. La réponse au rapport de la commission de validation de mandat
3. Les tentatives d’enlèvement
4. Deux autres cas d’acharnement contre Mr PALUKU
5. Une conclusion d’ensemble
1. PRÉSENTATION DES FAITS
Au mois de mai 1996, Monsieur PALUKU Wa MUTHETHI, alors chef de département commercial à l’UZB (Union Zaïroise des Banques à Kinshasa), est contacté par Monsieur Pascal KINDUELO avec comme objectif d’aller ouvrir la Banque Internationale de Crédit (BIC) à Butembo. Après avoir posé les conditions, Mr PALUKU démissionne et s’en va à Butembo avec un capital de 50 000 $.
Au mois de novembre 1996, la guerre éclate à l’Est du pays et l’agence de Butembo est coupée du siège, alors que les activités venaient à peine de commencer, juste après la fin des travaux d’aménagement de l’immeuble abritant la Banque, dont le coût d’investissement s’est élevé à 153 000 $.
Quatre ans après, c’est-à-dire à l’an 2000, la Banque de Butembo avait atteint sa vitesse de croisière et avait réalisé des profits qui pouvaient permettre une certaine expansion. Ceci avait permis d’ouvrir une autre agence à Beni dont le coût s’est élevé à 106 000 $.
Deux ans après, en 2002, la BIC ayant pris l’ascendance à l’Est du pays, une autre agence fut ouverte à Goma avec comme objectif d’acquérir un bâtiment propriétaire à la Banque d’une valeur de 400 000 $. Notez que le siège de la BIC à Kinshasa est locataire et qu’à cette date, la Banque tout entière n’avait aucun immeuble, l’investissement de Mbanza-Ngungu étant intervenu après, en novembre 2003.
Après la réunification du pays en juin 2003, un contrôle de la Banque Centrale sur l’administration des agences durant les sept ans de gestion est effectué. Le rapport de ce contrôle aboutit à l’agréation de ces banques ouvertes pendant la rébellion par le Gouverneur de la Banque Centrale au mois de février 2004 (voir lettre de la Banque Centrale). En décembre 2003, un contrôle de la BIC, composé de cinq inspecteurs, est effectué. Un rapport très positif à ce sujet existe.
En janvier 2004, un audit externe de la société, composé lui aussi de cinq inspecteurs, est effectué. Le rapport, très bon, est en notre possession.
En octobre 2004, un contrôle des inspecteurs du siège est effectué et ce, en l’absence de Mr PALUKU, alors en congé à Kinshasa. Le rapport de ce contrôle, quoique tendancieux, est bon. Il a en fait été mené sur base des informations selon lesquelles Mr PALUKU a construit deux maisons durant les huit ans de service.
En novembre 2004, Mr KINDUELO viendra précipitamment à Butembo pour convoquer une réunion de « sages » arbitrée par Monseigneur Melchisédech, évêque du Diocèse Butembo-Beni. Au lieu de se fonder sur le rapport de l’audit interne des inspecteurs du siège qui étaient encore sur place, toute la réunion tourne autour des considérations suivantes :
v Construction de deux maisons
v Associations des associés
C’est de cette réunion qu’il sortira la décision des plus injustes que pour avoir participé à la création des sociétés et avoir construit deux maisons, il fallait remettre l’une des maisons à la Banque ! Cela à la date du 8 novembre 2004. En contrepartie, le travail devrait continuer normalement. Mr KINDUELO, content d’avoir acquis gratuitement un immeuble, retournera à Kinshasa le 12 novembre 2004. Il faut noter que le salaire de Mr PALUKU, Directeur de la BIC à l’Est du pays, s’élevait à 3 400 $ par mois, ce qui fait au total 326 000 $, sans compter les primes spéciales de guerre qui représentait 5% du bénéfice réalisé qui a été de 2 000 000 de $.
La nuit du 13 novembre 2004, c’est-à-dire le lendemain du départ de Mr KINDUELO, un cambriolage est effectué à la BIC Beni. 524 000 $ sont emportés. Mr KINDUELO retourne précipitamment à Beni et crie que c’est PALUKU qui a volé. Heureusement, les voleurs sont arrêtés le même jour. Il convient de noter que pendant la guerre, il n’y avait jamais eu de braquage. Les voleurs capturés, nous le confirmons, sont des militaires proches de la famille d’un haut cadre de l’ex-mouvement rebelle contrôlant la région Beni-Butembo et quelques Ougandais. La direction de ce mouvement rebelle décide, avec l’accord de Mr KINDUELO, que les voleurs soient transférés à Kinshasa. Certains Ougandais sont retournés en Ouganda et les agents de sécurité proches d’un haut cadre dudit mouvement rebelle, agents qui avaient été arrêtés avec l’argent volé, sont relaxés et remis au service à la frontière. Une partie des fonds volés (200 000 $) sont remis à la Banque, alors que presque toutes les sommes avaient été récupérées par les services de sécurité de ce mouvement rebelle. L’avion qui avait été loué en vue de transférer les voleurs à Kinshasa, malgré le refus catégorique de l’Auditorat de Beni et du Parquet, est géré par un Colonel de ce mouvement rebelle. Précisons que les voleurs transférés à Kinshasa comprenaient deux Ougandais et trois congolais militaires dudit mouvement rebelle et proches de la famille du président dudit mouvement, désormais parti politique.
Les informations en notre possession démontrent clairement que l’avion qui transportait les voleurs était loué par la BIC, quoi que celle-ci ait nié lorsque nos avocats ont signifié cela à Mr Pascal KINDUELO qui, par la suite, a tenté de procéder à l’enlèvement de Mr PALUKU par le Colonel précité pour l’emmener à Kinshasa (voir lettre des avocats en annexe).
En janvier 2005, ouverture du procès à Beni, en l’absence des voleurs. Notons que lesdits voleurs avaient les grades de capitaine et de lieutenant. L’auditorat de Beni était le plus compétent pour les juger. En dépit de l’insistance du Tribunal et de l’Auditorat, le Colonel précité refuse de remettre les malfrats à Beni. L’Auditorat à Kinshasa ignore parfaitement où ces bandits se trouvent. Le procès prend fin le 28 avril 2005. Mr PALUKU est acquitté et la BIC l’autorise à reprendre le travail au mois de mai.
Le 31 mai 2005, le jour même où Mr PALUKU reprend le travail à Butembo, en présence des inspecteurs venus de Kinshasa, un nouveau cambriolage a lieu à 15 heures sur la route de l’aéroport. Les militaires, toujours du mouvement rebelle en question, braquent le véhicule de la Banque, ravissent 300 000 $ et fuient en moto. Ils sont connus et le lieu où ils vont est identifié. Mais rien n’est fait sur place. Un rapport est néanmoins établi par un membre de sécurité et deux avocats qui avaient enquêté. Ils sont poursuivis par les services de sécurité de Butembo (qui ont la coloration du mouvement rebelle en question qui contrôle encore plus ou moins la ville) et sont actuellement en exil. Au lieu de suivre la piste proposée par les enquêteurs, la Banque demande plutôt que Mr PALUKU soit arrêté et transféré à Goma. C’est toujours le même schéma perfide : éviter tout procès au lieu du crime pour masquer la vérité.
Entre temps, un chef de service de ce mouvement rebelle, le commandant bataillon de Butembo et l’avocat de la BIC font extraire de la prison de Butembo un voleur à main armée au nom d’Aimé MABIALA à qui l’on demande d’aller témoigner à Goma que Mr PALUKU est commanditaire du vol. Malheureusement, lors de l’interrogatoire au sein du Parquet Général de Goma, Mr Aimé niera tout en bloc. L’avocat de la Banque a toujours nié avoir participé à ce montage, accusant plutôt les autorités dudit mouvement rebelle. Nous avons cependant en notre possession un document accablant où Mr Aimé écrit une lettre à cet avocat (voir annexe) ! Par ailleurs, des informations non confirmées attestent que les 300 000 $ volés sont retournés à Kinshasa par le biais d’un haut cadre de ce mouvement rebelle.
Le 15 juillet 2005, alors que le dossier des 300 000 $ a tourné au vinaigre, le montage du faux témoin ayant lamentablement échoué (les vrais voleurs, connus, et étant restés à Butembo), le Procureur Général de Goma abandonnera ce dossier et ouvrira à l’endroit de Mr PALUKU un autre, un dossier de loyer. Il s’agit d’un loyer de 1000 $ par mois touchant la maison que Mr PALUKU a cédée à la Banque environ une année auparavant, lors du Conseil des « Sages » tenu à Butembo le 8 novembre 2004. Mr PALUKU a beau expliquer que ce loyer lui revenait bel et bien, cela étant noir sur blanc stipulé dans l’accord issu du conseil des sages. Il ne fut pas écouté et fut inculpé, puis jugé après un procès bidon de trois jours. Appel du jugement fut immédiatement interjeté. C’est ce jugement frappé d’appel que la BIC et le PGR brandissent pour détenir l’Honorable PALUKU en prison.
2. AU SUJET DU RAPPORT DE LA COMMISSION DE VALIDATION DE MANDAT
2.1. Présentation des faits
Il a été affirmé que Mr PALUKU a été affecté en février 1996 à l’agence de Butembo comme Directeur-Gérant. La réalité est qu’en février 1996, la BIC n’existait pas à Butembo ! Mr PALUKU n’a pas demandé d’emploi à la BIC. Il a été contacté par Mr KINDUELO, alors qu’il travaillait à l’UZB comme chef de département commercial. Il a été demandé à Mr PALUKU s’il pouvait implanter la Banque à Butembo, sa ville natale. Il a accepté sous certaines conditions et s’en est allé implanter avec 50 000 $.
Ce n’est pas en 2004 que l’audit a eu lieu à Butembo, mais plutôt en novembre 2003. Il y eut d’abord l’audit de la Banque Centrale, dont les résultats ont abouti à l’agréation des agences créées pendant la rébellion. Le rapport de la Banque Centrale a été excellent. Il s’en est suivi deux autres missions d’audit, l’une du siège et l’autre externe. Le rapport de ces missions en notre possession s’avère excellent. Il a même été promis à Mr PALUKU un cadeau pour avoir créé trois banques pendant la rébellion avec un capital de 50 000 $ qui ont été fructifiés au point de donner à la BIC la propriété d’un immeuble valant 400 000 $ et un bénéfice d’environ 2 000 000 de $.
Le rapport d’octobre 2004 qui évoque « une gestion calamiteuse » n’est pas juste. Nous avons le rapport officiel signé par les inspecteurs et le sous-directeur.
En outre, comment, dans un rapport de gestion de la Banque, on peut constater qu’il y a enrichissement illégal du chef de PALUKU ? Comment pouvait-on rendre les comptes des clients débiteurs et demander à la hiérarchie, alors que les instructions de la Banque autorisent le Directeur de rendre les comptes débiteurs ? Il faut rappeler que Mr PALUKU était Directeur à l’Est et dirigeait les banques qu’il a créées, à savoir à Butembo, à Beni et à Goma. Mr KINDUELO trompe le monde lorsqu’il affirme que Mr PALUKU était gérant seulement à Butembo. Mr PALUKU avait le pouvoir d’accorder des crédits pendant la rébellion sans l’accord du siège dont il était du reste coupé.
La réunion du Conseil des Sages s’est tenue parce que la BIC était dans l’impossibilité de prouver que la gestion de la Banque était calamiteuse. La maison de Beni a été cédée à la Banque suite aux conseils et pressions des sages et non suite à des dettes à payer. La cession ne pouvait être effective que si les autres associés étaient d’accord. Dans ce même procès-verbal du conseil des sages, Mr PALUKU a précisé que cette maison cédée était louée pour une durée de deux ans. C’est ce loyer perçu par la société qui, en fait, constitue la matière du jugement dont fait allusion le Procureur Général de la République (PGR), jugement frappé d’appel.
2.2. Engagements prétendus de Mr PALUKU envers la Banque
À la date du 30 juin 2005, date à laquelle Mr PALUKU a quitté la Banque, Mr PALUKU n’a aucun engagement envers celle-ci. Le chiffre avancé de 4 000 000 de $ est totalement farfelu. Au contraire, la Banque doit des décomptes finals et des dommages-intérêts. Le dossier est à l’inspection du Travail. Comment la Banque peut-elle mettre sur le dos de Mr PALUKU l’encours global de la Banque, à savoir les engagements des différents clients ? Cela est hautement absurde !! En effet, lesdits engagements sont couverts par des contrats hypothécaires contractés par ces clients. À notre connaissance, les engagements des clients au 30 juin 2005 s’élevaient à plus ou moins 1 500 000 $ et leurs garanties hypothécaires étaient évaluées à plus ou moins 5 000 000 de $. Cela est parfaitement vérifiable dans les livres de la Banque.
2.3. Cambriolage de Beni : 524 000 $
Le rapport de la commission reprend une fois de plus la version trompeuse de la Banque. Comment comprendre que l’on puisse affirmer sans gêne que des Ougandais arrêtés avec l’argent citent nommément PALUKU Wa MUTHETHI, alors que lesdits Ougandais ne le connaissent même pas ? Nous vous rappelons que le procès en rapport avec cette histoire montée a été jugé à Beni. Nous vous disons en outre que nous possédons tous les procès-verbaux des Ougandais civils et des militaires congolais proches de la haute hiérarchie du mouvement rebelle précité, procès-verbaux que la Banque n’évoque pas dans le rapport adressé à la commission, alors qu’elle sait pertinemment que lesdits militaires et les deux Ougandais ont été transférés à Kinshasa. Les autres Ougandais ont été transférés en Ouganda sur instruction de cette haute hiérarchie et ce, malgré le refus de l’Auditorat militaire de Beni. Ce silence de la Banque n’est pas gratuit.
La Banque affirme que 200 000 $ ont été récupérés à la frontière chez les Ougandais. Elle omet sciemment de dire qu’une partie de la somme (environ 50 000 $) avait été récupérée entre les mains des proches d’une haute personnalité du mouvement rebelle précité. Lesdits proches seront arrêtés avec trois militaires ougandais et deux civils. Notons que ces derniers nient dans des PV connaître Monsieur PALUKU.
Au moment où ces lignes sont transcrites, la Banque, en connivence avec les autorités de cet ex-mouvement rebelle, a monté un jugement à l’auditorat en vue d’acquitter les certains membres dudit mouvement rebelle et de condamner Mr PALUKU pour incitation militaire. Le procès se déroula en catimini et ce, depuis le 4 octobre 2006 (comme par hasard, le lendemain de la décision de surséance de la validation de Mr PALUKU), alors que tous ces bandits précités étaient à Kinshasa depuis novembre 2004. Le but de cette machination machiavélique : brandir à l’Assemblée Nationale un jugement de condamnation définitive.
Comment comprendre que le Procureur Général de la République, qui connaît l’existence de ce procès bidon (puisqu’il en fait allusion dans son avis RP 205 au Tribunal militaire) a-t-il pris la décision de transférer l’Honorable PALUKU à Goma le 2 décembre 2006, alors qu’il y avait un dossier pendant à Kinshasa ?
Signalons que depuis le 23 décembre 2006, un jugement de condamnation tomba effectivement : 20 ans de prison pour incitation militaire, alors que le mandat de l’Honorable venait d’être validé le 16 décembre 2006. Grâce à la diligence des avocats, ce jugement inique est actuellement frappé d’opposition. Notons qu’un procès concernant ces mêmes faits a déjà été jugé à Beni avec l’acquittement de l’Honorable PALUKU et qu’au mois de mars 2007, chose étrange, le même procès a été convoqué à Goma par appel du Ministère Public (voir infra).
2.4. Cambriolage des 300 000 $ à Butembo
Nous vous rappelons que ce cambriolage a eu lieu le 31 mai 2005 à 15 heures, date à laquelle Mr PALUKU a repris le travail, car suspendu depuis le procès de Beni. La commission affirme que le bordereau d’envoi des fonds n’a pas été répertorié dans les livres de la Banque. Une fausseté de plus. Mr PALUKU, en tant que Directeur, contresigne un document déjà signé par le Trésorier et ces documents sont correctement classés.
La Banque confirme que les fonds étaient confiés à un chauffeur. Encore un mensonge. Les fonds avaient été confiés à un chef de service conduit par un chauffeur, comme à l’accoutumée. Rappelons que Mr PALUKU venait de faire quatre mois sans travailler et le jour du braquage était son premier jour de reprise de boulot, comme par hasard… Par ailleurs, il était de coutume dans la région pendant la rébellion, afin d’éviter toute suspicion, que l’envoi des fonds ne soit jamais accompagné d’un convoi militaire. Il en a toujours été ainsi durant toute la période de la rébellion.
La Banque a en outre omis un certain nombre de détails quant à ce cambriolage :
1. Nous ne le répéterons jamais assez, les inspecteurs de la Banque étaient en mission à Butembo et avaient été mis au courant du transport de cet argent (300 000 $).
2. Les cambrioleurs qui ont dérobé les sommes sont parfaitement connus. Il s’agit entre autres d’un lieutenant et d’un capitaine du mouvement rebelle précité. Un rapport a été établi là-dessus et la Banque en était au courant. Les individus qui ont établi ledit rapport (deux agents de sécurité et deux avocats) sont maintenant en exil, car menacés de mort par les services de sécurité de Butembo (de la coloration du mouvement rebelle susmentionné). Un procès-verbal de l’agent de sécurité en exil a été établi à Beni à l’auditorat militaire
3. Le montage du faux témoin Aimé, tel que décrit précédemment, a été fignolé par le chef de service de sécurité (coloration du mouvement rebelle susmentionné), le commandant bataillon (coloration du mouvement rebelle susmentionné) et l’avocat de la BIC Butembo. Nous avons des documents qui confirment cette accusation
Comment expliquer qu’étant au courant de toutes ces informations, la Banque ne voie qu’un individu à inculper : Mr PALUKU ?
3. TENTATIVES D’ENLÈVEMENT CONTRE MR PALUKU
1. 8 décembre 2004 : Le Colonel précité dudit mouvement rebelle envoie au domicile de Mr PALUKU un camion rempli de militaires, à 20 heures, et ce, dans le but de le conduire menotté à Beni pour l’acheminer à Kinshasa sur instruction de Mr KINDUELO. Informé, Mr PALUKU parvient à se cacher
2. 30 décembre 2004 : Le même Colonel revient en charge.
Les avocats de Mr PALUKU établis à Kinshasa demandent une audience chez le fameux Colonel qui les menace de mort, tout en affirmant que c’est sur instruction de la BIC Kinshasa qu’il agit ainsi.
Une lettre de protestation est adressée par les avocats au PAD KINDUELO. Ce dernier nie tout. Mais menacé par l’Église Catholique à ce sujet, il est pris de panique et le 7 janvier 2005, il lève précipitamment sa mesure de suspension de Mr PALUKU qui n’a cependant pas pouvoir de participer à la gestion de la Banque. KINDUELO demande également à la Banque de prendre part au procès de Beni. Il sied de noter que la Banque avait opté pour le transfert des voleurs à Kinshasa et l’enlèvement de Mr PALUKU, histoire d’altérer la vérité qui jaillirait à Beni..
3. 8 juillet 2005 : alors que le Procureur Général de Goma avait envoyé un mandat de comparution à Goma le 12 juillet 2005, six militaires de l’Auditorat de Butembo envahirent la maison de Mr PALUKU. Ils tirèrent des balles durant cinq heures, de 13 heures à dix-huit heures. Mr PALUKU aura la vie sauve grâce à l’intervention de l’auditeur général de Kinshasa qui, contacté par téléphone par les avocats de Mr PALUKU à Kinshasa, niera avoir donné l’ordre d’envahir la résidence. Il interviendra avec énergie auprès de l’auditeur de garnison de Beni qui a commandé le peloton (d’exécution). Notez que les autorités politico-militaires de Butembo, tous du mouvement rebelle susmentionné, avaient fermé leur téléphone.
4. 10 novembre 2006 (et non le 17 novembre 2006, comme écrit dans le rapport) : Il est 19 heures à la Paroisse de la Résurrection de Lemba, Quartier Salongo-Sud. Trois véhicules contenant 12 personnes au total procèdent à l’enlèvement de Mr PALUKU. Armés, les ravisseurs tentent d’emmener l’Honorable au bord du fleuve. Mais poursuivis par les fidèles qui étaient à la messe, ils le conduisent à la prison de Makala.
5. 3 décembre 2006 : vers 4 h 30’ du matin, sept militaires font irruption en prison dans le but d’enlever Mr PALUKU. Les prisonniers protestent. Une heure plus tard, vers 5 h 30’, les militaires reviennent à charge avec un document signé par le Procureur Général de la République, document qui autorise le transfert de Mr PALUKU à Goma. Mr PALUKU est menotté des pieds et des mains, jeté dans un véhicule dont le coffre contient des armes et conduit à l’aéroport, accompagné de trois véhicules et de militaires. L’avion décolle ; destination : Goma. Mais arrivé à Mbuji-Mayi, des ordres viennent de Kinshasa, sommant les ravisseurs de ramener Mr PALUKU à la capitale.
Comment Mr PALUKU pouvait-il être transféré à Goma sans être informé au préalable, alors que le règlement de la prison exige que la personne à transférer doive être informée dans les 48 heures, cela en vue de lui permettre de se préparer et d’informer sa famille et ses avocats ?
Comment pouvait-on le prendre à 4 heures du matin, alors que l’avion devait décoller à 9 h 15 ?
Enfin, comment devait-il aller à Goma, alors que le PGR, dans son rapport à l’Assemblée Nationale, affirmait que Mr PALUKU avait un dossier pendant au Tribunal militaire de garnison de Kinshasa ?
4. DEUX AUTRES CAS D’ACHARNEMENT CONTRE MR PALUKU
1. Le 31 janvier 2007, lors d’une motion, l’Assemblée Nationale décide de libérer provisoirement l’Honorable PALUKU. Lors de cette motion, le Président de l’Assemblée signale que le PGR a demandé une levée d’immunités en l’endroit de l’Honorable. On peut se poser ici une question toute simple : lui qui crie haut et fort que Mr PALUKU est condamné définitivement, comment peut-il demander une levée d’immunité ? On ne peut pas à la fois être condamné et jouir des immunités !
2. Début mars 2007, la BIC relance à la Cour d’Appel de Goma l’appel de deux dossiers : celui du loyer de 24 000 $ et celui du braquage de Beni ! Dans la citation à comparaître, l’avocat de la BIC a pris le soin tout particulier d’escamoter la qualité de député de Mr PALUKU, préférant désigner en sa personne la qualité d’ « ancien Directeur de la BIC » ! Un tel comportement dénote la mauvaise foi caractérisée de la BIC qui fait ici semblant d’ignorer que Mr PALUKU est député élu et validé depuis le 16 décembre 2006. Comment peut-elle se permettre en effet d’interjeter appel à une Cour d’Appel, alors qu’un député est justiciable de la Cour Suprême de Justice et encore là, au cas où l’on aurait levé les immunités, chose qui ne s’est pas opérée pour le cas d’espèce ? Par ailleurs, comment la BIC se permet-elle de relancer l’appel d’un dossier de loyer, alors que le PGR dit haut et fort à qui veut l’entendre que ledit dossier est frappé d’un jugement définitif ?
Les avocats de l’Honorable eurent tôt fait de soulever l’incompétence matérielle manifeste de la Cour d’Appel de Goma. Il s’agit d’une exception d’ordre public à examiner obligatoirement avant de traiter le fond du dossier. La Cour d’Appel eut une attitude des plus douteuses : au lieu d’examiner l’exception, elle décida de s’attaquer directement au fond ! Indignés, les avocats firent immédiatement cassation. Ceci concerne le dossier du loyer de 24 000 $.
La BIC n’a pas usé de ses basses magouilles habituelles quant au dossier du braquage de Beni. Tout justement, pour ce qui est de ce dossier, nous vous rappelons que la BIC a fomenté un procès honteux qui condamna Mr PALUKU à 20 ans de prison et ce, une semaine après sa validation. Ledit procès, dans un huis-clos et dans un défaut totaux, eut lieu dans un tribunal de garnison. On fit opposition au jugement immédiatement. Se permettre de relancer le même dossier à la Cour d’Appel de Goma constitue un acharnement morbide contre la personne de l’Honorable PALUKU, d’autant plus suspect que l’appel interjeté par la BIC l’a été au mépris complet de sa qualité de député.
Par ailleurs, pourquoi la BIC fait-elle appel d’un jugement qu’elle prétend être définitif (cas du dossier du loyer) ? Pourquoi faire appel à la Cour d’Appel de Goma d’un jugement frappé d’opposition à un tribunal de garnison de Kinshasa (cas du dossier de braquage) ? L’amour parfait qui règne entre la BIC et le Parquet Général de Goma est très suspect.
5. CONCLUSION
De tout ce qui précède, nous pouvons noter les conclusions suivantes :
1. Tous les actes diaboliques de dénigrement et de tentative d’élimination physique de Mr PALUKU sont organisés par Mr KINDUELO. Le but de tout cela est d’empêcher que l’Honorable ne dénonce un jour tous ces montages machiavéliques. De plus, Mr KINDUELO veut montrer à l’opinion que Mr PALUKU n’a rien fait pour la BIC, alors qu’il est établi qu’en 1996, il n’y avait aucune banque BIC à l’Est du pays et qu’en 2004, il se trouvait déjà trois banques qui fonctionnent très bien encore maintenant et qui représentent 50 % sur tous les plans de la BIC qui n’a que deux immeubles propres à la Banque : un à Goma (agence créée par Mr PALUKU) et un autre à Mbanza-Ngungu, celui du siège étant en location.
2. Mr PALUKU ne doit rien à la Banque BIC, contrairement à ce qu’affirme Mr KINDUELO. Il semble ignorer ce qu’on appelle « engagements des clients de la Banque » dont fait partie la société dont Mr PALUKU est associé. Les engagements de ladite société ne représentent que plus ou moins 8 % des engagements globaux. Notez par ailleurs que les engagements des clients sont couverts par des garanties hypothécaires dont les valeurs sont trois fois supérieures aux crédits.
3. La cession de la maison à la BIC (qui appartenant à la société dont Mr PALUKU est associé) n’a pas pour but de couvrir des fonds volés où quoi que ce soit. Elle a été réalisée en fait pour apaiser la jalousie de Mr KINDUELO qui avait dépassé le seuil normal. De bonne foi, l’Honorable s’imaginait qu’un tel acte le réconcilierait avec KINDUELO, mais il ignorait que ce dernier fomentait à son encontre des plans démoniaques. Mr PALUKU pensait aussi que dans les négociations, il serait actionnaire à la Banque, en récompense aux services rendus. En effet, créer trois banques avec un capital de 50 000 $, il faut le faire.
4. Le transfert à Kinshasa des bandits armés du braquage de Beni a été effectué en vue de cacher la vérité. Il est possible que le président de l’ex-mouvement rebelle susmentionné (qui, rappelons-le, contrôlait alors Beni et Butembo) dont les auteurs sont ses proches ait trompé la BIC pour justifier le transfert des bandits. En effet, un procès à Beni allait tout éclairer, surtout que tous les bandits ont été arrêtés avec l’argent volé.
5. Il convient de faire remarquer ici que les deux cambriolages (de Beni et de Butembo) ont eu lieu en l’espace de six mois, alors que durant huit ans et au plus fort de la rébellion, il n’y a jamais eu de braquage. Notez également que durant ces six mois, les inspecteurs du siège étaient à Beni et à Butembo.
6. Quant au cambriolage de Butembo, il convient qu’un procès équitable soit ouvert et que les personnes en exil rentrent. Toutes les personnes qui ont participé au montage du faux témoin doivent être arrêtées.
Nous croyons que l’opinion tant nationale qu’internationale comprend pourquoi l’Honorable PALUKU est menacé de mort par la BIC et par le RCD/KML, pour ne pas le citer.
PALUKU Wa MUTHETHI.
Député National élu de la circonscription électorale de Beni
Beni-Lubero Online

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