L’armée rwandaise au N/Kivu avec Vaches et Femmes

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Depuis hier mercredi 21 janvier 2009, à partir de dix heures, heure locale, les faux espoirs de la fin de la guerre suscités par des messages diffusés sur plusieurs radios périphériques se sont estompés brutalement. Les habitants du Territoire de Rutshuru qui habitent le long de la frontière rwandaise, que ce soit dans les villages frontaliers ou dans les brousses, assistent à des incursions massives des militaires rwandais lourdement armés et accompagnés de leurs femmes, des vaches, avc beaucoup de biens. Toute la frontière rwando-congolaise est devenue une passoire pour les rwandais et leur bétail. La façon dont se dèroulent ces incursions massives fait douter d’une guerre prochaine contre des FDLR.
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Les coups téléphoniques de Rubare, Kibumba, et de Bunagana confirment ces incursions massives des rwandais dont le nombre serait de loin supérieur à 8 000, si l’on considère seulement ceux qui sont entrés en Territoire de Rutshuru en l’espace des dernières 24 heures. Lors de leur traversée de la frontière, tous étaient en tenues militaires, à part les vaches bien sûr. Les femmes étaient les plus nombreuses, en tenues militaires mais sans armes. Elles transportaient des gros baluchons au dos. Tous étaient d’un regard menaçant et méfiant. La première direction de cette expédition semble être Kiwanja. Mais de Kiwanja, on apprend que cette première expédition coloniale rwandaise n’a pas encore fait son entrée dans la cité. Selon les rumeurs qui circulent, les militaires de cette première expédition coloniale seraient occupés à installer leurs femmes et leurs vaches dans des endroits de leur choix sur le tronçon Bunagana-Kiwanja.
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Ceux qu’on appelle à tort ou en raison Fardc, circulent dans le territoire jadis contrôlé par le CNDP de Nkunda promettant la fin de la guerre. Ils ont donné 12 jours aux FDLR pour se rendre volontairement. Autrement, disent-ils, le désarmement pourrait se faire par la force ». De quelle force parlent-ils si pendant 12 ans ils n’ont jamais manifesté cette force?
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L’entrée des militaires rwandais au Congo avec vaches et femmes rwandaises, fait dire à certains observateurs que l’ultimatum lancé aux FDLR peut être renouveler ou prolonger plusieurs fois jusqu’à ce que l’installation des colonies rwandaises au Nord-Kivu soit effective. En effet, plusieurs signes indiquent que l’occupation rwandaise du Nord-Kivu est entrée dans une phase critique. Le profil bas du gouvernement provincial et central en est un. Ensuite l’entrée des rwandais au Congo par les sentiers de la brousse sans recensement par un comité militaire d’accueil congolais fait douter vraiment d’un accord rationnel bilatéral. Ce que l’on voit est une pure irresponsabilité du gouvernement congolais qui n’est pas en mesure de prendre en charge ses invités et de dire, par exemple,  combien des rwandais sont entrés sur le sol congolais, où ils sont, qu’est-ce qu’ils sont entrain de faire, etc.  Notez aussi qu’aucune organisation congolaise ou internationale ne parle d’une possible réinstallation des déplacés congolais dans leurs villages qu’ils ont fui depuis deux ans. La non implication du gouvernorat du Nord-Kivu ainsi que de l’Assemblée Provinciale dans une action qui concerne leurs administrés, demontre toute l’ambiguité de l’accord secret du 16 janvier 2009. En conclusion, les observateurs sur terrain doutent d’une guerre contre les FDLR, à moins que les vaches venues du Rwanda soient des « Vaches Policières » spécialisées dans la reconnaissance des génocidaires Hutu. On peut aussi réfléchir par l’absurde en disant que les femmes rwandaises plus nombreuses que les militaires rwandais qui entrent au Congo depuis hier font partie du corps civil de l’armée rwandaise et qu’elles sont venues prêter main forte aux militaires pour ce qui est de la cuisine, des soins de santé, de la communication, etc. Non, ça sent du roussis! Il suffira de voir une des images de ces expéditions rwandaises pour conclure que l’arbre cache la forêt.
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Aussi, le jeu de Ping Pong entre les collabos de longue date dans le conflit du Nord-Kivu qui jouent aujourd’hui à l’ignorant vis-à-vis de l’entrée des rwandais au Congo est malsain et démagogue. Ils veulent, comme d’habitude,  prendre les congolais en bourrique. Leur stratégie est une véritable fuite en avant, faire le ponce Pilate, et fabriquer d’autres boucs émissaires. D’après certains députés provinciaux du Nord-Kivu qui ont requis l’anonymat, les membres des communautés ethniques du Nord-Kivu qui ne sont pas rwandophones sont sous pression des cerveaux de l’occupation en cours. Celui qui ose remettre en cause l’accord secret de Goma du 16 janvier 2009, est accusé d’extremiste. Il n’est pas impossible d’après eux que cette occupation se trouve bientôt un autre bouc émissaire que les FDLR et Nkunda. A bon entendeur, salut!
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Que va-t-il se passer alors dans les prochains jours ou mois ? La plus grande probabilité n’est pas la paix mais plutôt la continuation de la guerre de Nkunda contre la population civile congolaise et les Mai-Mai congolais pour créer l’espace et sécuriser les occupants rwandais. On s’orienterait vers une occupation militaire du Nord-Kivu. Ainsi, les victimes congolaises pourraient être présentées aux yeux du monde comme FDLR, collaborateurs des FDLR, Mai-Mai, forces négatives, etc. Bref, plusieurs observateurs craignent un génocide des congolais pour créer de l’espace aux rwandais. L’agression du Congo dévoilera ainsi sa double visée territoriale et économique.
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Les cerveaux moteurs de cette occupation machiavélique se frotteraient aujourd’hui les mains pour avoir finalement trouvé la faille pour assener un coup fatal au Congo. Le gouvernement congolais aura ainsi permis par sa signature le retour officiel du Rwanda au Congo. Mais à quel prix? Diviser le CNDP, proclamer en crescendo la fin de la guerre par une dissidence, ensuite par la rébellion toute entière. Au cas où Ntaganda serait floué par Kinshasa, Nkunda continuerait ses revendications dans le cadre des accords de Nairobi. Comme la carte Ntaganda a été accepté par Kinshasa, un accord militaire avec le Kinshasa pour désarmer les FDLR a été signé. Les troupes rwandaises entrent officiellement au Congo depuis hier. Mais en réalité, c’est depuis deux semaines que le matériel militaire entrait au Congo par Bunagana. On comprend aussi pourquoi certaines grandes puissances occidentales qui utilisent le Rwanda n’avaient voulu que les troupes angolaises viennent désarmer les FDLR. Il ne fallait pas changer la carte gagnante. Pas de révolution sans moi, s’il vous plait ! Après le fait accompli de l’occupation, il n’est pas impossible que les deux camps s’accordent pour reprendre indéfiniment les pourparlers de Nairobi. Cette possibilité de dialogue ou des négociations permettrait aux collabos de Kinshasa de sauver la face et de se maintenir au pouvoir en promettant, par exemple, une contre offensive foudroyante, ou la création d’un marché économique commun avec le Rwanda et l’Ouganda, et tutti quanti.
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Le jeu de Ping Pong auquel se livrent tous les collabos actuellement, tels le Gouvernement de Kinshasa, Kigali, CNDP aile-Nkunda, CNDP aile-Ntaganda, FDLR, Monuc, Consuls, ONG internationales, n’est donc qu’une poudre aux yeux. Les déclarations des FDLR ainsi que celles de la coalition militaire qui veut les désarmer ne donnent aucune indication du lieu où se trouvent ces FDLR. Comme des terroristes, les FDLR peuvent se trouver partout. En conséquence la guerre pour les désarmer est sans frontières. Toutes ces failles professionnelles laissent penser que les collabos congolais voudraient sortir blancs comme neige de cette haute trahison du siècle pour tenter de préserver leur place du bon côté de l’histoire qu’on écrira sur le Congo. Ne suivez pas leurs déclarations qui ne sont que des ballons d’essai qu’ils lancent à l’air pour tester la température du pays! Ne commettez pas l’erreur de vous jeter dans les bras d’un collabo connu qui ose déclarer aujourd’hui qu’il n’était pas informé du deal signé à Goma. Ces collabos recoupent des informations pour l’invention d’une nouvelle rhétorique qui les maintiendrait au pouvoir à l’Ouest après avoir vendu l’Est. Ces collabos congolais peuvent encore se cacher aujourd’hui derrière l’appellation générique comme « Kinshasa », « gouvernement congolais », etc. mais ils n’en ont plus pour longtemps.
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Comme dit un proverbe africain, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de le tuer. La réaction du peuple congolaisqui se trouve aujourd’hui « palestiniser » est en effet très attendu. Rappelez-vous que les palestiniens de Gaza et ceux de Westbank étaient chassés des villes d’Israël par les juifs jouissant d’un mandat de l’ONU. L’Etat actuel d’Israël avait alors été crée ex-nihilo. Les britanniques ou anglo-saxons en général qui soutiennent aujourd’hui le Rwanda dans son agression du Congo étaient les mêmes qui avaient soutenu à l’ONU la création ex-nihilo et la reconnaissance de l’Etat d’Israël. 50 ans après, le problème n’est pas résolu mais les anglo-saxons semblent n’avoir pas assimilé la leçon de la sempiternelle crise palestinienne. On peut dire sans peur de se tromper que le Nord-Kivu est sur les traces de la Palestine si rien ne change dans les prochains jours. Personne ne peut prédire aujourd’hui avec exactitude ce que fera demain le déplacé congolais sans espoir, sans alternative, dépouillé de ses terres, ses champs, ses maisons, sa fierté d’être congolais, déçu par l’ONU, les anglo-saxons, les belges, les français, etc. Il en est de même du kinois, du katangais, du Kongolais, du kasaien, du Mongo, de l’Alur, etc. Que fera-t-il demain des traîtres restés au pouvoir dans leurs régions respectives après avoir vendu le Nord-Kivu?
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Les Congolais sont donc avertis du calvaire qui les attend sur le chemin de croix tracé en catimini à Goma le vendredi 16 janvier 2009, anniversaire de Mzee LDK. Toute la vérité éclatera au grand jour. Qui savait que ceux qui avaient comploté la mort de Lumumba, ceux qui l’avaient exécuté nuitamment dans une brousse du Katanga, passeraient aux aveux 50 ans après. De la même manière, ceux qui facilitent aujourd’hui l’occupation du Nord-Kivu seront connus et punis par le peuple, le souverain primaire!
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Beni-Lubero Online
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