Les leaders de l'opposition politique congolaise à Genève

Le choix du candidat unique de l’opposition soulage la population. Les nouveaux scénarios du FCC embarrassé

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L’opposition politique congolaise réunie à Genève a prouvé sa maturité. Enfin, les leaders de la lutte pour l’alternance politique et le changement en RDC s’accorde sur un candidat unique en la personne de Martin Fayulu. Le choix réussi d’un candidat unique de l’opposition dans la course présidentiel est salué dans tous les coins de la République. Et comme le souligne Adolphe Muzito, un membre dudit conclave de Genève, “Fayulu est le porte-étendard de la lutte de tous les congolais pour le changement, il en est l’instrument qui doit conduire le peuple à cette victoire”.


Toutes les régions de la RDC ont certes besoin du changement, mais à des niveaux divers. Aussi, peut-on constater la région de l’est du pays, particulièrement celle de Beni, a afficher une attitude particulière pour exprimer son espoir. Dans ce contexte, toute tendance divergente et non favorable à une coalition politique pouvant maximiser la chance de bouter le régime de Kabila hors du pouvoir est perçue comme une complicité avérée en faveur des bourreaux du peuple congolais. Tel est le cas de l’UDPS qui a lancé aussitôt après le communiqué final de Genève une contestation contre la candidature unique de l’opposition, pour l’unique raison que Félix Tshisekedi Tshilombo y a manqué la course. En tout cas la réaction de l’UDPS fait comprendre assez que ce parti aussi vieux que l’histoire de la lutte pour la démocratie en RDC n’a que des visés opportunistes et, (…) comprend qui pourra. Son jeu ambivalent date de l’époque de la deuxième République. La population congolaise comprend de plus en plus que ce genre de complexe de supériorité tout à fait vide de tout projet de société clair ni souci du rassemblement national n’est qu’un instrument de distraction du peuple pour empêcher la formation d’un bloc des véritables opposants. Il s’agit là donc d’une stratégie inavouée visant à accompagner indirectement le pouvoir prédateur des dirigeants de ce parti dont la bouche reste grandement ouverte pour avaler les pots de vin.


De toutes les façons, le régime de Kabila est partant. C’est pourquoi le camp de la majorité au pouvoir envisage déjà multiplier de stratégie pour déjouer la victoire du peuple qui pointe à l’horizon. Selon une source de la présidence de la République congolaise, les scénarios ci-après, entre autres, sont sur la table:


Premier scénario: Conscient que son dauphin n’a aucune garantie de gagner les élections face au candidat unique de l’opposition, Joseph Kabila envisagerait déjà bloquer les moyens pouvant aider la CENI de conduire à son terme le processus élection dans la première étape, la présidentielle, est attendue au 23 décembre 2018. Alors, la CENI sera invitée à déclarer le report des élections, entretemps Kabila prolonge son glissement du pouvoir.
Deuxième scénario: Accepter d’aller aux élections si et seulement si le camp de Joseph Kabila est rassuré de la mise au point des différentes stratégies de la fraude déjà planifiées.
Troisième stratégie, la plus menaçante, c’est d’activer les poches et foyers d’insécurité partout dans le pays, spécialement dans la région de l’est de manière à ce que les élections tant réclamées se déroulent partiellement dans certaines régions et que le résultat qui en sortira soit sans valeur.


La population devrait être très vigilante pour surveiller et déjouer ces derniers pièges du régime prédateur, car la victoire est déjà à la porte.

Tshibwabwa Godefroid
Kinshasa

©Beni-Lubero Online.

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Un commentaire

  1. BRAVO à l’opposition congolaise. En Beni Ville et Territoire, le choix de la candidature unique de l’opposition nous réconforte. Nous n’attendons que la date du 23/12/2018 pour sanctionner le régime sanguinaire qui nous a longtemps endeuillé. Que toute la population de la RDC comprennent que nous en avons mare et qu’elle nous aident à faire partir ce groupe des malins au moyens des urnes. Profitons de cette occasion.
    Accorder un mandat au FCC, c’est prolonger notre souffrance à l’Est.

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