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Le Colonel Sherushago arrête des témoins de l’opposition en plein travail de compilation

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Trois Témoins de l’opposition ont été arrêtés sans aucun motif vers 14h00 locale le jeudi 08 décembre 2011 en plein travail de compilation par le Colonel SHERUSHAGO, ancien du CNDP. Les témoins représentaient les partis politiques suivants: l’U.N.C., le P.L.D. et E.C.I.D. Ils ont été cueillis en plein travaux de compilation par le Colonel SHERU SHAGO, en charge de la Police Territoire de LUBERO. Ces témoins venaient d’exiger quelques heures avant le Chef d’Antenne de la CENI-Territoire de Lubero de pouvoir afficher comme le recommande la loi électorale les résultats des présidentielles et des législatives qui ressortaient de la compilation à laquelle ils prennaient pris part.

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                          Une vue du Bureau de la Cité de Lubero

En réponse à cette demande, les témoins ont été surpris de voir la Jeep de la police avec à son bord le Colonel SHERUSHAGO et sa garde. Il les a cueillis et conduits sans autre forme de procès dans le cachot de son Etat-major. C’est seulement plus tard le soir qu’il les relâchera, sans doute après des interventions de divers ordre. On ne sait pas ce qui s’était passé au Centre de Compilation de Lubero pendant l’absence des témoins de l’opposition. On suspecte le bourrage des urnes par des bulletins cochés par les retournés de Bunyatenge, Manguredjipa, Kasugho, etc.

Cette situation a tout simplement perturbé le déroulement des travaux de compilation des législatives nationales. D’aucuns se demandent sur instigation de qui avait agit le Chef de la police, quand on sait que ce qu’avait demande les témoins est légal et légitime. Et pourquoi avoir répondu par une arrestation, une action psychologique à une demande polie et non violente ?

Et face à cela, la réaction de la Société Civile du Nord Kivu ne s’était pas faite entendre. Le Président de la Coordination Provinciale de cette structure condamne avec véhémence ces actes d’intimidation qui mettent en doute la transparence et la crédibilité de la CENI. Thomas D’aquin MUITI craint que ces actes aient une certaine incidence sur la poursuite des travaux de compilation des législatives nationales en ce lieu. Il soutient que la demande des Témoins de l’opposition est légitime et légal ; ce qui nécessite qu’elle soit pris en compte. Thomas d’Aquin rappelle que les résultats électoraux ne sont pas «un secret d’Etat ».

Correspondance de Lubero

©Beni-Lubero Online

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