Le Commer

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
 
Pour la première fois depuis que les hommes en armes et en uniforme militaire endeuillent la ville de Butembo et ses environs, un opérateur économique de grande facture, à savoir Mr NGULU Léon, Directeur Commercial des ETS TSONGO KASEREKA KAMUNGELE a été attaqué en son domicile situé dans le quartier  résidentiel  MGL.  Ce quartier où vivent les  hommes d’affaires était reste jusqu’à présent hors du périmètre des tueurs. Depuis mardi passé, cela n’est plus le cas.
 
L’attaque a eu lieu le Mardi 22 décembre 2009, à 21h15, heure de Butembo. La famille de l’homme d’affaires NGULU aperçoit de l’intérieur de leur maison une bande de  plus ou moins 10 personnes bien armées qui s’apprêtent à forcer des portes pour entrer. Sans tarder, Papa NGULU fait appel à la Police. Dans quelques minutes, la Police du GMI arrive sur le lieu de l’attaque. Il s’en suit un échange des tirs entre les bandits qui étaient déjà à pied d’œuvre  dans la parcelle et la Police du GMI dont le nombre surpasse heureusement les bandits ! Devant le feu de la Police, les bandits dans la débandade entrent dans un sauve-qui-peut. Dans la foulée,  ils abandonnent derrière eux une arme à feu, une jacket militaire, des bottines, quelques cagoules, et l’un d’entre eux capturé par la Police. Pour la première fois un tueur de grand chemin est arrêté.
 
Papa NGULU et sa famille ont ainsi été sauvés de justesse par l’intervention rapide de la Police du GMI. C’est aussi la première fois que la police intervient en temps pour sauver une personne en danger qui appelle au secours !  Bravo à la Police du GMI qui vient de démontrer qu’elle existe toujours, et qu’elle peut recevoir les appels des personnes en danger. Les bubolais espèrent que cette première  intervention musclée ne sera pas la dernière  et qu’elle s’étendra aux bas quartiers de la ville où les exactions sont monnaie courante.
 
Les bubolais espèrent que les autorités de la ville mettront à profit cette belle capture d’un tueur pour mettrait fin à la polémique sur l’identité des hommes en armes et en tenue militaire qui endeuillent la vie ainsi que toute la région, dans une impunité totale et déconcertante.   
 
Malheureusement  le salut de Papa NGULU et de sa famille qui fait la joie de tous les bubolais,  apparaît comme une oasis en plein désert.
 
Pendant que les balles crépitaient à la résidence de Papa NGULU au quartier MGL, d’autres crépitements de balles étaient entendus à Mukuna, Rughenda, etc., au point que certains ont cru que Butembo était en guerre ou pris d’assaut par les immigrés clandestins et armés. Après cet ouragan, les bubolais continuent à se demander ce que signifiaient ces crépitements des balles en même temps.   
 
En dehors de la ville, plus précisément sur la colline de Matembe à l’ouest de Butembo, une centaine d’hommes en armes non autrement identifiés, sèment la terreur en extorquant les biens de la population.
 
Même situation à Malende et à Kambaila. Des hommes bien armés ne cachent plus leur présence car ils opèrent ouvertement sur la route de Biambwe-Manguredjipa mais aussi dans les villages du coin comme Katambi, ravissant argent, habits, nourriture, etc.
 
Dans la soirée du Samedi 19 Décembre, vers 19h, un groupe d’hommes armés a opéré dans un café- bistro de l’Avenue Mgr Kataliko (Route CUGEKI), ravissant  selon plusieurs sources une cagnotte de 25 000 $ et procédant à une fouille systématique des poches de tous les clients qui bravaient les tueries de 19h pour passer leur week-end dans ce café d’une rue pourtant bien fréquentée jusque tard dans la nuit. Parmi les clients malchanceux, un agent de l’Ofida a été fusillé à un de ses pieds.
 
En Territoire de Beni, une centaine d’hommes, la plupart d’eux armés, viennent de s’installer dans le village de Kamango, à Mutwanga. Ils disent qu’ils sont des refugiés  rwandais, originaires de Kamango.  Les appels téléphoniques de Kamango appellent les autorites administratives du Territoire de Beni au secours car ces refugiés auraient commencé à ravir des champs aux autochtones.
 
La situation sécuritaire partout dans l’espace Beni-Lubero est ainsi préoccupante. Les autorités administratives qui osent parler de cette situation disent que le domaine de la securité et de l’armée ne relève pas de leur compétence mais plutôt du gouvernement central, et que tous les rapports à l’hiérarchie sont restés lettres mortes.  
 
Une chose est claire. Les actes d’insécurité et des violations des droits fondamentaux des congolais dans ce coin du pays ne relèvent plus du simple banditisme ou d’une action d’éléments incontrôlés de l’armée comme certaines autorités se plaisent à les décrire.  Tous les éléments pour les qualifier d’une occupation militaire sont déjà réunis… Tous ceux qui ont déjà visualisé les films ou reportages sur l’occupation de la Palestine par des juifs de la diaspora européenne en 1947 comprendront ce qui se passe aujourd’hui au Nord-Kivu. L’ONU et les Grandes puissances occidentales étaient actives sur terrain à Palestine et les juifs arrivaient d’Europe surarmés. Les palestiniens avaient été chassés de leurs terres, pour écoper jusqu’aujourd’hui de l’épithète de terroristes.  
 
Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online
Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Le Commer

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
Ceux qui avaient douté de la Conférence de Paix de Goma comme prélude au retour de la paix n’ont jamais été désavoués dans les faits. L’accord signé à Goma portait en lui-même les germes des difficultés énormes pour sa mise en pratique, notamment l’absence d’un Etat fort et d’une armée congolaise dissuasive. Après le désengagement des Fardc du front du Nord-Kivu, l’heure est à l’occupation de la région par les rebelles étrangers, alliés traditionnels du Rwanda et de Nkunda. Le même schéma de l’agression du Congo en 1996 et en 1998 par la coalition Rwando-ougandaise se laisse voir de nouveau.
.
C’est ainsi que la population du Territoire de Beni assiste au retour dans la vallée de la Semuliki, notamment à Karuruma, Territoire de Beni, des éleveurs armés qui se disent de nationalité ougandaise. La semaine passée, ces ougandais armés ont attaqué et pillé une voiture de marque SURF en provenance de Kasindi avec comme destination Butembo, tuant ainsi un Jeune commerçant de moins de trente ans du nom de SAFARI, surnommé TAJIRI (ce qui veut dire Riche). Ce nième assassinat d’un hommes d’affaires de Beni-Lubero suscite plusieurs questions parmi les opérateurs économiques qui se sentent particulièrement visés par des forces occultes.
Les pratiques d’antan reviennent dans la vallée de la Semuliki où les congolais assistent impuissants au retour dans la région des éleveurs arrogants qui font paître leurs troupeaux dans les champs d’autrui, utilisant leurs fusils pour récolter où ils n’ont pas semé, pillent les véhicules, tuent qui veulent, etc. Et tout se passe après une signature d’un accord de paix dont l’application a été confiée à quelques casques bleus de la Monuc qui attendent tout rapport de violation de l’accord dans des bureaux climatisés de Goma. Il n’y a pas meilleure façon de se moquer des congolais et du Congo qui a une armée de plus 100 000 militaires tous maintenus loin des populations du Territoire de Beni et notamment celles de Karuruma qui souffrent de l’agression des rebelles ougandais.
.
Les paysans qui les ont vu de près affirment comment toujours que ces éleveurs sont en réalité des militaires ougandais de l’ethnie Banyangole (des Tutsi de l’Ouganda) et des militaires rwandais, et Hema déguisés en éleveurs.
.
En Ituri, notamment à Mahagi et à Kasenya, des sources de la société civile parlent de la présence des militaires ougandais dans la région autour du Lac Albert pour sécuriser les multiples prospections des sites du pétrole que l’Ouganda s’est déjà approprié. Le fait que Kinshasa n’ouvre plus son bec pour protester contre cet état des choses ne fait que confirmer ce que d’aucuns appellent complicité ou tout simple faiblesse du gouvernement actuel limitant son action à la Commune de Gombe de Kinshasa qui elle aussi souffre des bandits et des coupures de courant…
Ailleurs dans les territoires de Beni et de Lubero, les infiltrations sont toujours signalées, surtout dans les villes. Le recrutement des jeunes par des émissaires de Nkunda dans la région d’Oïcha-Eringeti et Butembo, continue avec la complicité de certains commandants des Fardc.
.
Pour lutter contre ces infiltrations qui n’annoncent nullement le retour à la paix, les bourgmestres et les chefs des quartiers de Butembo lancent un appel à leurs administrés pour rester vigilants et dénoncer à la Police toute personne suspecte. Mais avec la démission de l’Etat congolais et des Fardc du Nord-Kivu, tous les efforts de securité peuvent ne pas faire long feu come par le passé. On craint d’assister de nouveau au jeu malsain consistant à arrêter un voleur, le remettre au Commissariat de Police le plus proche, et le lendemain apprendre de la Police que le voleur a pris la fuite ou qu’il a été transféré nuitamment dans une prison de Goma…
.
S’il y a un fruit tangible de l’accord de paix de Goma, c’est certainement le retour des rebelles étrangers à l’Est du Congo.  Les medias coupagistes qui parlent de reprise des combats à l’Est doivent s’informer à la source pour préciser leurs propos. Celui a repris la guerre et qui attaque les Mai-Mai c’est Nkunda. Sachant qu’il y a aussi des Faux Mai-Mai, certaines déclarations des Mai-Mai participent de la meme stratégie de Nkunda. Ce qui se passe à l’Est du Congo se veut être le dernier assaut de Nkunda contre la résistance congolaise pour achever sa mission. Et si les facilitateurs internationaux parlent de l’application de l’Accord de Nairobi, c’est parce que cet accord prévoit le contrôle des frontières pour qu’il n’y ait plus des mouvements rebelles aux frontières. Sachant que les rebelles étrangers invités par Nkunda sont déjà en position à l’intérieur du Congo, les facilitateurs de l’agression du Congo veulent se déployer maintenant aux frontières pour maintenir les rebelles à l’intérieur du Congo. 
.
Devant ce fait, les populations congolaises par la voie de ses fils et filles qui ont encore des mains pures, doivent prendre conscience de la gravité de la situation actuelle du Congo, prendre acte de l’absence et de l’incapacité notoire du gouvernement congolais pour sécuriser les personnes et leurs biens. L’heure est au sursaut patriotique ! Attendre encore quelque chose de Kinshasa ou de la Communauté Internationale, serait accompagner le voleur jusque dans sa chambre à coucher, lui donner la clef du coffre-fort avant de se faire tuer impitoyablement par lui. Les congolais se laisseront-ils mener jusqu’à ce point?
.
Kakule Mathe
Butembo
Beni-Lubero Online

.

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Le Commer

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail
Chers Batunga,
Depuis une heure et demie, la vie s’est arrêtée à Butembo et toute la ville est plongée dans la plus profonde consternation.
.
A midi pile (12h 00), ce jeudi, heure de Butembo, c’est-à-dire il y a exactement une heure et demie, des personnes non encore identifiés ont abattu dans son bureau, sis boulevard Présidentiel, en face de l’ex-Shell et du croisement boulevard Présidentiel – route Collège Kambali, un des plus grands commerçants de la place, le Docteur KISONIA, plus connu
sous le surnom de KIDUBAI. La minute qui a suivi, ils ont disparu dans la nature, emportant avec eux une importante somme d’argent. Nul ne sait encore les mobiles de cet assassinat, mais nous espérons avoir plus de détails dans les toutes prochaines heures.
.
D’ores et déjà, nous présentons nos condoléances à la famille de l’illustre disparu, condamnons avec la toute dernière énergie cet acte ignoble et demandons au maire, Zébédée Wabunga Singa, de traquer jusque dans leur dernier repère les auteurs de ce meurtre, mais surtout de mettre fin à l’insécurité qui a élu domicile à Butembo depuis
plusieurs mois, devant la quasi-indifférence ou impuissance des autorités urbaines.
Pierre Mumbere Mujomba
Providence, USA
Beni-Lubero Online

.

Facebooktwitterredditpinterestlinkedinmail

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*