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Le GCLG conteste la mise au Point de la Mairie sur le scandale de l’Agent de la Monusco

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Désolation des Observateurs libres et Indépendants de la ville de Butembo face à la réaction du Comité de Sécurité locale quant au contentieux MIKE de la Monusco/Butembo 

Les Observateurs libres et indépendants de la ville de Butembo expriment par ce mot leur désolation face à la défense apportée par le Comité de Sécurité de Butembo dans son article publié sur le site Beni-Lubero Online, portant sur les résultats des enquêtes sur le dossier d’adultère commis par un Agent de la Monusco/Butembo. 

Notre inquiétude persiste : « Est ce que la Monusco aurait pu rejeter leur enfant avec l’eau de bain si celui-ci était interpellé pour avoir emporté un cadeau de grande valeur si l’adultère commis était d’intérêt populaire ? ».

Comme pour vouloir getter des fleurs au forfait commis par Mr MIKE Agent de la Monusco/Butembo, les membres du Comité de Sécurité de la ville de Butembo se sont transformés en « Avocat du diable » tout en voulant apaiser la curiosité de la Monusco dans son article publié sur le site de Beni-Lubero Online.

« Les premières impressions sont bonnes » nous disent les sages. Pourquoi Mr MIKE s’était refugié directement chez le Procureur et non auprès de ses chefs hiérarchiques ? Les soit disant membres du Comité étaient-ils présents pendant que l’événement avait eu lieu ?

En foi de quoi, nous sommes d’avis que le temps écouler entre le déroulement de la scène et la déclaration de la Mairie est suffisant pour que Mr MIKE avec son collège donne un pot de vin aux autorités locales pour qu’elles mettent l’événement dans les oubliettes. Et c’est objectif est atteint.

Nous sommes confiants que les comportements humains ont toujours eu des bases. Et s’il faut prendre en compte les déclarations sentimentales de l’Autorité locale et son équipe de sécurité, n’est-ce pas là, une des grandes raisons qui amènent la population locale non seulement à l’auto-défense, mais aussi et surtout à la vengeance et à la prolifération des conflits. Voilà d’où découle l’insécurité permanante dans la ville de Butembo.

Nous interpellons la conscience de ces autorités de pallier à leur ménopause dans la gestion des graves affaires civiles et militaires. Il n’y a jamais eu des mauvaises troupes, mais des mauvais chefs. La corruption est une mauvaise habitude.

Un proverbe sage des Nande nous dit : « Si lwa mughuma » c’est-à-dire : aujourd’hui le problème est chez moi, demain chez toi.

LWANZO KAMBALE Thierry              

Directeur de projet du Groupe de Chercheurs Libres du Graben (GCLG en sigle)

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Beni-Lubero Online:

L’affaire du scandale de l’officier de la Monusco continue d’alimenter les conversations dans la ville de Butembo. On constate l’absence des parties au conflit  au débat pendant que le public s’attend toujours à un procès et une justice selon les normes. 

Le fait que l’accusé de la Monusco soit responsable de la Division des Droits Humains au Grand-Nord de la Province du Nord-Kivu, une province où la Monusco se dit combattre entre autres choses les violences sexuelles subies par les femmes, explique la curiosité du public qui voudrait connaître le sort reservé à l’officier de la Monusco si sa culpabilité était établie.

Seule la Mairie de Butembo a fait référence à l’épouse incriminée en parlant d’un lien entre cette dernière et la bonne de l’officier de la Monusco accusé. Malgré cela plusieurs zones d’ombre demeurent. 

Comme l’affaire est publique dès le début ( cfr. l’atroupement devant le QG de la Monusco au matin du 4 mai 2011), le public qui croit posséder certains faits indéniables du dossier voudrait connaître la suite. Mais la question est de savoir de qui viendra cette suite tant attendue: Du Parquet de Butembo, du mari lesé par le scandale, de la Monusco, de la Mairie, etc. 

Selon nos sources, l’heure serait à la résolution pacifique du conflit entre les parties. Mais pour le public comme pour le GCLP, la réconciliation ou le pardon ne doit pas alterer les faits. L’exemple de l’Afrique du Sud est encore fraîche dans nos mémoires. Le Comité Vérité et Réconciliation n’avait pas nier les faits de la violence de l’apartheid. Au contraire, les coupables défilaient devant le public pour confesser leurs crimes avant de recevoir le pardon des victimes. Visiblement cette approche n’a pas encore été en RDC où les coupables sont souvent pardonnés sans répentance.

©Beni-Lubero Online

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