Le Maire de Beni en guerre contre la prostitution

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Le Maire de Beni, l’Honorable Mufunza Bayengo Ghislain, a déclaré une guerre sans merci contre les réseaux de prostitution opérant dans la ville de Beni et ses environs. C’est ainsi qu’il a signé hier mardi 5 mai 2009, l’arrêté portant numéro 3072/2009/T30, interdisant sur toute l’étendue de sa juridiction toutes les maisons de tolérance communément appelées « QG » (Quartier Général).
 
Dans le même arrêté, le numéro un de la ville de Beni dénonce aussi la vente du chanvre cannabis dans les maisons de tolérance devenues des foyers de propagation du VIH/SIDA et carrefours et refuges des bandits à mains armées. Pour éradiquer le fléau des QG avec toutes ses dépendances ou ramifications, il faut un grand remède et une thérapie de choc.
 
C’est ainsi que le maire de Beni donnent 48 heures aux propriétaires pour fermer leurs maisons de tolérance. Les bailleurs  qui louent des maisons ou chambres aux jeunes filles candidates  qui exercent le métier illégal de prostitution, le maire de Beni exige que ces bailleurs restituent dans les prochaines 48 heures l’argent du loyer versé par les filles ou leurs recruteurs.

Tous les bourgmestres, les agents de la Police Nationale Congolaise et de la securité  de la ville de Beni ont reçu l’ordre de mettre en application cet arrêté dans leurs circonscriptions, passées les 48 heures de délai.   

 
La loi est dure mais c’est la loi !  Pourvu que son application soit  rigoureuse et reçoive l’appui de tous. Dans le cas des jeunes filles désœuvrées qui rodent autour des QG, il faut que leurs parents ou membres de famille contribuent à l’application de l’arrêté du maire de Beni en proposant du boulot alternatif à la prostitution qu’on appelle aussi le plus vieux métier du monde. Le Maire de Beni a donc du pain sur la planche et ne peut s’arrêter à la publication de son arrêté s’il veut obtenir du résultat positif. Il faut une vaste campagne de sensibilisation de toutes les couches sociales, du patronat, et bien sûr de l’Etat suppose être le premier employeur du pays,  pour trouver un travail décent aux prostituées, à leurs recruteurs, et aux propriétaires des QG.  
 
Esaie Kathavu
Beni
Beni-Lubero Online
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