Le Rwanda exportateur du bois congolais !

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Un des faits graves de l’anomie qui règne au Nord Kivu, à l’Est de la république démocratique du Congo, c’est sans aucun doute l’abattage intempestif des arbres de la forêt. Plusieurs hommes et femmes amoureux d’un environnement sain déplorent  l’exploitation anarchique et abusive du bois  qui prend une allure inquiétante dans différentes agglomérations du Territoire de Lubero. Plusieurs commerçants de la région  font déplacer des groupes de scieurs pour cette fin.  Le bois est au centre d’un nouveau commerce en R.D. Congo, un commerce qui concurrence avec celui du Coltan, de l’Or, etc.  Comme conséquence de la grande demande du bois, une grande partie de la forêt du territoire de Lubero (et de Beni) vient d’être déboiser, cela sous l’observation impuissante des autorités tant nationales, provinciales, que territoriales. Les agents du service de l’environnement qui ne sont pas payés par le gouvernement se font payer par les destructeurs de la forêt qu’ils sont sensé protéger et promouvoir. Quand ils ont un peu d’argent, ils s’achètent aussi des tronçonneuses pour organiser des coupes de bois en vue du commerce. Qui peut alors donner la leçon à d’autres quand le surveillant devient tricheur?  
 
En territoire de Lubero, des tonnes des planches sont chargées avec comme destination Goma, Rwanda, Burundi, Uganda, Kenya, etc. Ces pays, à leur tour, exportent le bois congolais vers les marchés extérieurs au point de passer pour producteurs numéro un du bois en Afrique Centrale ou Orientale. Cela constitue un manque à gagner pour la RDC car ces planches sont exportées d’une manière illégale et frauduleuse. C’est le Rwanda et le Burundi QUI EN TIRE PROFIT DANS LE CADRE DES PAYS EXPORTATEURS DU BOIS.
 
 Devant les députés provinciaux du Nord Kivu, Honorable Nzangi Buthondo et Honorable Domi Kabuyaya, tous élus du territoire de Lubero, l’administrateur assistant en charge des finances , avait déclaré que ces arbres sont exploités pour la réhabilitation et la construction des ponts dans en territoire de Lubero.  Pour les honorables députés, le nombre des ponts à réhabiliter est inférieur à la quantité d’arbres exploités. Ensuite, ont-ils poursuivi, que ce soit pour la construction des ponts ou le commerce avec les voisins, toute exploitation d’arbres doit  respecter la règle écologique en la matière selon laquelle pour couper un arbre, il faut d’abord en planter dix. L’oubli de cette règle écologique entrainerait dans l’avenir qui n’est pas loin des catastrophes naturelles, le réchauffement de la planète,  le manque d’eau,  la désertification du territoire de Lubero, la guerre de l’eau, etc.
 
Umbo Salama
Butembo
Beni-Lubero Online
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