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Le sit-in du Jeudi 1er Sept. devant le bureau de la CENI réunira-t-il toute l’opposition congolaise ?

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Les partis politiques soutenant Etienne Tshisekedi wa Mulumba ( ETwM en sigle) préparent un sit-in demain Jeudi 1er septembre 2011 devant le bureau de la CENI pour exiger un audit du fichier électoral. Selon Jacquemin Shabani, porte-parole de l’UDPS, la coalition ETwM veut connaître qui sont les futurs électeurs (listes électorales, identité des électeurs), où sont-ils (cartographie des circonscriptions électorales, adresses des bureaux de vote), combien sont-ils, etc. En faisant de l’audit du fichier électoral son cheval de bataille, la coalition ETwM, en dépit de son arrogance de gagner seule sans ce qu’elle appelle « fausse opposition » et d’organiser ses manifestations seulement à Kinshasa et pas à l’Est du pays, démontre néanmoins qu’elle veut rejoindre les forces vives de la société congolaise, les organisations de la société civile, les groupes d’auto-défense, les combattants de la diaspora, etc. qui ont été les premiers à dénoncer les tricheries constatées lors de la révision du fichier électoral, notamment l’enrôlement des mineurs, des étrangers (rwandais, ougandais, burundais), des militaires, etc.

Pour plusieurs observateurs, ce combat pour la transparence du processus électoral en cours, devrait intéresser tous les candidats aux prochaines élections. Tout candidat sérieux devrait exiger des conditions pour des élections transparentes, démocratiques, apaisées, etc. D’où la question de savoir si le sit-in organisé par la coalition ETwM demain jeudi 1er septembre 2011 connaîtra la participation de toute l’opposition congolaise en dépit de son déchirement provoqué par la désignation de son candidat commun ou unique. 

La classe politique congolaise ne devrait pas perdre de vue que le problème numéro un de la RDC c’est l’occupation rwando-ougandaise dont la matérialisation se poursuit à grands pas à l’Est du pays profitant de l’euphorie électorale qui semble de nouveau distraire les congolais comme en 2006. Profitant de l’euphorie des élections de 2006, les militaires de la deuxième brigade non brassée de l’ancienne rébellion RCD-GOMA qui endeuillaient les territoires de Masisi et de Rutshuru avaient été déployés dans les territoires de Lubero et de Beni deux semaines avant les élections. La société civile de Beni-Lubero avait pourtant réfuté auparavant et avec véhémence le déploiement de cette brigade en Beni-Lubero. La conséquence de ce déploiement de la deuxième brigade non brassée fut le démantèlement de l’armée congolaise issue du RCD-K-ML qui jusqu’alors empêchait l’occupation de Beni-Lubero par des militaires pro-Rwanda. Les vaillants commandants du RCD-K-ML partirent en exil après un ou deux ans sans fonction et sans affectation dans l’armée dite intégrée. Antipas Mbusa Nyamwisi qui crut que la démocratie électorale allait tout résoudre, venda à vil prix son capital politique à un régime dont il ne connaissait pas les tenants et les aboutissants. Il est vrai qu’il a déjà fait son mea culpa en confessant publiquement qu’il s’était trompé en 2006, pourtant les signes de l’occupation rwandaise étaient tellement visibles en dépit des élections pour que nul n’en ignore ?  

Aujourd’hui, cinq ans après, les politiciens congolais ne semblent pas avoir assimilé la leçon de 2006 en dépit de la situation qui prévaut en RDC. Comme en 2006, les mêmes grandes puissances qui conditionnaient la paix en RDC à l’harmonisation des relations avec le Rwanda, au démantèlement des groupes congolais d’auto-défense (Mai-Mai), au brassage, mixage, intégration des milices pro-Rwanda dans l’armée et la police congolaises, à l’organisation des opérations militaires conjointes avec le Rwanda et l’Ouganda, à l’amnistie générale et sans conditions des miliciens pro-Rwanda responsables de 8 millions des morts congolais, à l’intégration au gouvernement les cadres des anciennes milices pro-Rwanda, etc. sont les mêmes grandes puissances à qui l’opposition politique d’aujourd’hui fait la cour pour son intronisation qui s’apparente à un simple « ôte-toi de là pour que je m’y mette ». L’échec notoire de la démocratie électorale issue des élections de 2006 ne semble pas servir de leçon aux politiciens congolais qui voient les élus de 2006 régner en RDC sans rien gouverner car ils n’ont pas tous les moyens de leurs politiques. En effet, en dépit de la signature des accords de paix avec le Rwanda et l’Ouganda, les élus de 2006 assistent impuissants à la recrudescence des tueries de leurs électeurs, des viols de leurs mamans, des vols à mains armées, des incendies de leurs villages d’origine, etc. comme jamais avant la signature des accords de paix. A plus de cette violence inouïe infligée à la population civile congolaise, ils assistent impuissants à l’afflux des rwandais dans leurs villages d’origine. 

Parmi ces rwandais qui affluent à l’Est de la RDC, certains sont des anciens FDLR rapatriés auparavant au Rwanda par la Monuc/Monusco ( cas de Luofu, Masisi, Walikale au Nord-Kivu), et des Hutu du Rwanda dont les plus jeunes reçoivent, avant d’entrer en RDC, un entrainement militaire et un apprentissage des langues congolaises parlées au Kivu dans un camp d’entrainement sur l’île Iwawa du Lac Kivu. Une fois en RDC, ces Hutu rwandais portent le manteau des FDLR pour continuer la guerre d’occupation du Kivu. Au Sud-Kivu comme au Nord-Kivu, l’armée et la police congolaises abandonnent des secteurs entiers sous prétexte d’aller en formation des nouveaux régiments militaires. Ainsi, par exemple, selon la Radio Onusienne Okapi, la localité de Kitindi en Collectivité IKANZA-KASANZA, Territoire de Shabunda au Sud-Kivu est sans militaires Fardc depuis le 1er juin 2011 (Cfr. Emission du Mardi 30/08/2011). Mais ce qui surprend les observateurs, est le fait que, dans une région réputée insécurisée comme le Kivu, le commandement militaire n’ait pas prévu une relève militaire à Katindi depuis le 1er juin 2011 dans un pays qui possèdent un effectif de 130 000 militaires. Ainsi, comme par surprise, Katindi est occupé par des FDLR qui ont brulé les maisons, chassé les Mai-Mai Raia Mutomboki qui essayaient de défendre la population locale, et provoqué la fuite de la population civile en brousse. Dans les localités comme la presqu’île d’Ubwari à FIZI, la Radio Okapi rapporte une attaque des Mai-Mai Yakutumba par des Fardc mais pas des FDLR qui y commettent des atrocités sur les civils. Le mensonge est tellement monstrueux que personne y compris la radio onusienne ne peut plus le dissimuler pendant longtemps aux yeux des congolais. Les soi-disant FDLR qui investissent les localités abandonnées par les militaires congolais semblent être une faction de l’armée d’occupation du Kivu qu’on appelle encore faussement Fardc. Herman Cohen des USA l’a bien dit : « Pour les USA, le Kivu appartient déjà au Rwanda ». Cette affirmation se confirme au point de vue militaire. Les militaires congolais sont ceux qu’on envoie en formation pour les éloigner du terrain devant être occupé. La mission des FDLR constituant l’actuelle armée d’occupation du Kivu est de casser la résistance Mai-Mai. Ainsi au niveau national et international, les crimes commis contre les populations congolaises lors des attaques en cours seront mis sur le compte des FDLR (qui en réalité n’existent plus dans la version officielle connue au niveau international) et des Mai-Mai. Les FDLR connus officiellement comme Hutu porteront ainsi la responsabilité de tous les crimes commis par les extrémistes rwandais en RDC. De la même manière l’étiquette Mai-Mai sera utilisée pour étendre ce montage de guerre FDLR-Mai-Mai dans toutes les régions congolaises convoitées par le Rwanda. Les Extrémistes Tutsi rwandais voudraient ainsi se servir des FDLR Hutu et des Mai-Mai Congolais pour étendre leur empire jusqu’où ils voudront, profitant de la gloutonnerie de la classe politique congolaise qui règne sans gouverner la RDC pourvu qu’elle amasse de l’argent sale et du prestige. 

La révision du fichier électoral avait démontrée que l’accommodation des rwandais affluant aujourd’hui au Kivu et le projet de la balkanisation de la RDC était l’aune et la mesure du processus électoral en cours. En effet, on a vu que la fixation de la date de la révision du fichier électoral dans le Kivu, les kits électoraux ambulants, etc, dépendaient de l’opération d’implantation des rwandais dans le Kivu. L’enrôlement des mineurs au Katanga avait comme but d’y rendre impossible une défaite électorale du candidat des balkanisateurs. C’est ainsi que, de l’avis de plusieurs observateurs, si le fichier électoral actuel n’est pas nettoyé, et si la classe politique congolaise ne prend pas toutes ses dispositions pour faire échec à une nouvelle mascarade électorale, le processus électoral en cours sonnera le glas de la RDC telle qu’elle existe aujourd’hui. Il ne faut pas être prophète pour l’affirmer. Le peuple congolais, au-delà de la divergence d’opinions politiques, doit donc faire diligence pour faire de l’audit du fichier électoral une préoccupation majeure, car ce fichier est une bombe qui risque d’embraser demain la RDC. Le peuple congolais ne doit pas non plus se laisser entraîner aveuglement dans la radicalisation et la diabolisation réciproque qu’on observe entre les différents partis politiques et qui n’ont  aucun rapport avec la situation réelle du pays telle que décrite ci-haut. Le peuple congolais doit ainsi faire échec à cette diabolisation réciproque entre les partis politiques pour barrer la route à ceux qui voudraient l’utiliser pour attiser des conflits meurtriers au-lendemain de la proclamation des résultats des élections. 

Kakule Mathe

Butembo

©Beni-Lubero Online

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Rwanda-RDC : Transplantation de populations rwandaises dans les provinces du Kivu (mediacongo)

Jeudi 7 juillet 2011

Depuis son île d’Iwawa sur le lac Kivu, le Rwanda a mis en place une machine pour assurer la transplantation de sa population hutu dans les provinces du Kivu en République démocratique du Congo. 

Il s’agit du recrutement forcé et de l’entrainement des jeunes désœuvrés prêts à aller à l’assaut.

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               Le Goulag de l’île d’Iwawa dans le Lac Kivu

Sur place en RDC, un dispositif est mis en place pour créer la psychose chez les autochtones. Kinshasa va-t-il laisser se matérialiser ce nouveau plan d’invasion et d’occupation ? 

Le Rwanda ne désarmer pas dans sa quête permanente de prendre possession d’une partie du territoire de la RDC, particulièrement les deux Kivu.

A Kigali, des stratèges sont toujours à l’œuvre pour mettre en place ce plan macabre de détacher l’Est du reste du territoire national. 

La dernière trouvaille en date se trouve être la transplantation de la population hutu rwandaise sur le sol congolais. 

La partition se joue sur l’île rwandaise d’Iwawa dans le lac Kivu. 

Elle durerait depuis trois ans. Des jeunes Rwandais, pour la plupart des désœuvrés et ressortissants de la communauté hutu, sont enrôlés de force dans l’armée et envoyés en formation intensive dans un camp ouvert sur l’île. 

L’objectif est d’envoyer la future force d’invasion occuper les provinces du Nord et Sud-Kivu ainsi que le Maniema. 

Dans un récent reportage paru dans ses colonnes, signé Jeffery Gettleman sous le titre « The hidden side of the war in south Kivu » (la face cachée de la guerre au Sud-Kivu), New York Times, décrit les conditions misérables d’incarcération dans ce camp d’Iwawa, que d’autres ont nommé le «goulag » dans l’île d’Iwawa…

Au regard de ces faits, faut-il continuer de douter de la volonté d’invasion des territoires du Kivu qui a toujours habité le régime de Kigali ? 

Kinshasa doit parer au plus pressé et surtout être en mesure de répondre avec efficacité aux instincts belliqueux du régime de Kigali. 

Il ne s’agit donc pas de dormir sur ses lauriers et prendre le camp d’entrainement de l’île d’Iwawa pour une fiction.” 

http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=18277

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