Les HUNDE dénoncent le complot du Rwanda contre le Kivu

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REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO
PROVINCE DU NORD-KIVU
 
COMMUNAUTE HUNDE
 
Tél. : – 0853117865, 0810634108
 
E-mail : kipfungarb2007@ yahoo.fr
 
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      Goma, le 03/08/2007
 
MEMORANDUM DE LA COMMUNUATE HUNDE A
SON EXCELLENCE  MONSIEUR LE SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES
  
Nous, chefs coutumiers et notables Hunde originaires des territoires de Masisi, Rutshuru, Walikale, Nyiragongo et Goma en province du Nord-Kivu et Kalehe en province du Sud-Kivu, saisissons l’occasion .des agitations orchestrées autour de la sécurité à l’Est de la République dont Kitshanga, Nyamitaba, Nyanzale, Sake,Rutshuru … afin de dénoncer pour la énième fois le complot ourdi par le Rwanda et ses ressortissants installés au Congo contre notre pays en général et le peuple Hunde en particulier et qui nous menace, nous, notre peuple, nos institutions coutumières, notre patrimoine foncier et notre appartenance au peuple congolais.
 
Nous tenons tout d’abord à préciser que notre objectif ici n’est pas de nous opposer à la jouissance des droits des populations avec lesquelles nous vivons et que nous avons accueillies en qualité des réfugiés ou immigrés. Notre but est de dénoncer le complot ourdi par les dirigeants du Rwanda leur pays d’origine qui les utilise pour revendiquer à tord une partie du territoire congolais correspondant exactement à notre territoire, y injecter une partie de sa population dont des militaires démobilisés et actifs, et entretenir une rébellion permanente au sein de la classe politique congolaise dans le but de fragiliser le pays et créer ainsi les conditions qui lui permettront d’arriver à la balkanisation du Congo. Les preuves que le Rwanda vise à balkaniser le Congo abondent. Il y a d’abord la lettre adressée au Secrétaire Général des nations Unies par un groupe des hutu et tutsi en 1981 pour réclamer un referendum d’autodétermination sur les territoires de Kalehe, ldjwi, Walikale, Rutshuru, Masisi, Goma et Nyiragongo. L’un des signataires, Monsieur Stanislas RUGIRASHEBUJ Ran était Président des réfugiés au Congo comme s’il y avait un temps après lequel un réfugié devient national sans aucune condition légale. Il y a ensuite les déclarations répétées des autorités rwandaises de Habyarimana à Kagame revendiquant une partie du territoire congolais. La dernière est celle du ministre rwandais Mazimpaka diffusée en kinyarwanda sur les ondes de la Radio officielle du Rwanda à la veille des élections du 30juillet 2006 peu après une interview de monsieur Nkunda. Il y a aussi des nombreux écrits, officiels et privés, de hutu et tutsi où ceux-ci revendiquent une partie du territoire congolais, comprenant notamment les territoires que nous habitons depuis la nuit des temps et où le colonisateur a eu le tord d’amener successivement en 1937 et 1952/1954/1959/ 1965/1972/ 1994 et jusqu’autour’ hui car serait congolais, tout ressortissant d’un pays voisin au Kivu et surtout le rwandais qui foule ses pieds sur le territoire congolais.
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Nous ne pouvons pas ne pas rappeler les dernières manœuvres tentées par l Monsieur MPIRIKANYI FORONGO Secrétaire Général de l’ONG ACODRI du 08 au 11mai 2006 à KICHANGA visant à implanter clandestinement dans le
Masisi, des sujets Rwandais se trouvant actuellement à KILOLIRWE, BURUNGU, KAHE dans le parc de Virunga, dans les champs de particuliers et MUSHAKI au prétexte qu’ils sont congolais. Bien plus, les 46 000 autres familles rwandaises refoulées de la Tanzanie et dont la plupart sont des militaires et que NKUNDA voudrait nous amener est une provocation insupportable.
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Les dirigeants rwandais et leurs relais locaux ne se limitent pas à des écrits et à des déclarations. Profitant de la rébellion que le RCD a lancée en 1998, le Rwanda a entrepris d’injecter chez nous sa propre population qu’il présente comme des congolais qui s’étaient réfugiés au Rwanda lors des guerres qui ont endeuillé notre contrée entre 1987 et 1996. Même les réfugiés rwandais venus chez-nous en 1959 que le HCR par sa lettre du 03 juillet 1965 adressée à Monsieur le Gouverneur BENEZETH MOLEY avait installés à Bibwe (Masisi) et à Ihula (Walikale) et qui sont volontairement rentrés au Rwanda à leur propre demande (cf. lettre du 22/06/1995 en annexe) ont été ramenés au Congo au prétexte qu’ils sont congolais. Les autorités rwandaises qui avaient prémédité leur coup ; les avaient placés dans des camps de réfugiés dès leur arrivée au Rwanda. A l’époque, nous avions noté que ni le HCR qui, pourtant s’était occupé d’eux dans les camps même de Bibwe et Ihula, et qui les avait rapatriés chez eux n’avait pas protesté. Il en est de même à la Belgique qui a administré le Rwanda jusqu’à son indépendance en 1961, et de tous les pays comme la Grande Bretagne, les Etats-Unis d’Amérique et tous les autres qui aujourd’hui soutiennent le Rwanda et ses ressortissants dans leurs aventures expansionnistes et génocidaires n’ont exprimé aucune protestation.
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Profitant de la rébellion du RCD dont ils sont initiateurs, ils ont entrepris de nous déstabiliser en nous excluant des services administratifs, militaires, et autres de notre propre pays. Même nos chefs coutumiers n’ont pas été épargnés. Ceux-ci ont été suspendus abusivement, interdits de rentrer en fonction quand ils étaient réhabilités ou remplacés par des personnes étrangères à nos coutumes. Et pourtant à leur arrivée au pays, ils avaient prêté serment de respecter nos institutions coutumières ainsi que nos us et coutumes. Depuis des lustres ils ont refusé, armes à la main, de payer leurs redevances coutumières alors que celles-ci sont payées jusqu’aujourd’hui partout ailleurs, même entre les gens de même tribu. Jusqu’à leur rébellion eux – même s’étaient d’ailleurs acquittés de cette obligation gage de paix, et de cohabitation entre ayant droit fonciers coutumiers et ceux que ceux-ci ont reçus sur leurs terres.
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Actuellement, ils cherchent à installer sur nos terres de Kalehe, Masisi, Walikale, Rutshuru, ceux ‘de leurs frères qu’ils ont fait venir du Rwanda, de l’Ouganda, de la Tanzanie avec leur bétail, Ils vont jusqu’à exiger que d’autres qui seraient encore dans des camps à BYUMBA et KIBUYE au Rwanda viennent les rejoindre. Leur arrivée permettra d’augmenter leur nombre en vue de réaliser la conquête de notre territoire comme ambition. Si cela venait à se réaliser, ce sera la troisième fois au moins que les autorités rwandaises remplissent ces camps de leurs citoyens qu’ils amènent au Congo au motif que ce sont des congolais. Une fois que les camps sont vides, ils recommencent la même opération et déversent le contenu des camps déjà pleins au Congo. Si ces gens sont réellement des réfugiés congolais, qui les avait reçus au Rwanda comme réfugiés ? Et quelles en sont les preuves ? Qu’avaient-ils fuit au Congo ? Quand ? Quelles sont leurs collines au Congo et leurs chefs coutumiers ?
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Nous savons pour notre part que ceux que le Rwanda nous amène sont ses propres citoyens et que seul une petite parmi eux avait été réfugiés chez-nous et sont volontairement rentré chez-eux en 1994 à la victoire du FPR. Pour preuve ils jetaient leurs cartes d’identité zaïroises à la frontière avant de regagner leur pays natal qui les accueillait sans la moindre formalité.
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En ‘effet, à défaut d’une victoire militaire, ils envisagent comme ils l’ont exprimé en 1981 dans leur lettre adressée au Secrétaire Général de l’ONU, de faire organiser un référendum d’autodétermination sur nos territoires, opération que l’arrivée des infiltrés venus du Rwanda est destinée à faciliter. La contestation par eux des résultats des élections présidentielles avant même leur publication a pour objectif de leur permettre de créer un Etat à eux sur nos terres qu’ils comptent soustraire de l’autorité du gouvernement congolais. Ils ont déjà mis en place leur armée composée des militaires rwandais actifs et démobilisé ainsi que des éléments de FARDC de la 8e Région’ militaire qui paradoxalement ne les contrôle pas. Ces éléments qui ont refusé le brassage tuent, pillent, violent et vont jusqu’à s’attaquer aux éléments des unités brassées qu’ils provoquent, humilient à longueur des journées avec la complicité de certains officiers supérieurs corrompus.
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A Sake, où les derniers incidents se sont déroulés, des éléments de cette armée déguisés en ‘agents du service public chargés du péage routier fonctionnant à son temps sous la supervision de la province ont porté leurs uniformes militaires et pris part aux affrontements qui ont fait des nombreuses victimes parmi les civils. Malgré la promesse faite aux autorités de la 8ème Région militaire, ces insurgés continuent à roder autour du village de Sake tuant tout Hunde et laissant passer toute autre personne.
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Réunis à Nyamitaba, Laurent Nkunda et ses complices ont longuement critiqué les hutu de Masisi qui sont au nombre de ceux qui avaient voté pour le président de la république, Ils avaient par la suite invité les hutu à conclure un pacte avec eux sous la supervision de NKUNDA en vue de défendre ce qu’ils appellent leur territoire. Quelques jours après, ce malin Laurent Nkunda rendra visite au Mwami Bashali de la chefferie du même nom, pour remercier à travers sa personne la communauté Hunde dont les jeunes avaient sauvé des tutsi encerclés et menacés d’extermination par les Hutu au monastère de Mokoto lors de la période sombre de la guerre. Toute personne avertie comprend que cette entreprise est destinée à monter nos communautés les unes contre les autres et saper ainsi la paix qui se rétabli petit à petit chez-nous et permettre ainsi la réalisation de leurs desseins. Nos parents ont accueilli hutu et Tutsi réfugiés et immigrés sans distinction quand ceux-ci fuyaient chacun en son temps la mort certaine au Rwanda. Nous sommes prêts à vivre avec ceux d’entre eux qui veulent vivre chez nous dans la paix et ne sommes nullement opposés à ce que la nationalité congolaise leur soit accordée individuellement et sur demande. Nous disons bien « accorder» car il est clairement établi à travers des documents annexés à la présente qu’ils sont bel et bien rwandais ou l’étaient encore jusqu’il y a peu. En effet, comme tout réfugié, tous les réfugiés rwandais que le HCR a eu à gérer chez nous, ils n’étaient pas congolais, excepté ceux qui avaient individuellement obtenu la nationalité congolaise s’il y en a d’ailleurs. Il en est de même pour les immigrés qui étaient reçus chez nous comme rwandais et identifiés comme tel. Il était clairement dit qu’ils n’avaient aucun droit foncier coutumier, politique et étaient contraints de prêter serment d’allégeance à nos autorités, de s’engager à respecter nos us et coutumes ou invités à regagner le Rwanda leur pays en cas de refus de se soumettre à ces principes.
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Nous constatons d’une part que l’octroi de la nationalité à tous les hutu et tutsi sans distinction ni précision a permis au Rwanda d’injecter un grand nombre de ses citoyens. Même les ex-FAR lnterahamwe refusent de rentrer chez eux avec l’espoir de Se faire naturaliser congolais. Ils affirment comme leurs frères réfugiés et immigrés qu’ils sont sur leurs terres. Nous constatons d’autre part qu’ils sont plus attachés au Rwanda qu’au Congo, ce qui permet au Rwanda de continuer à déstabiliser notre pays à travers eux. C’est pourquoi, nous conseillons aux autorités du Congo notre pays, d’opter pour une politique de naturalisation individuelle organisée de manière à inclure le plus grand nombre de hutu et tutsi réfugiés et immigrés réellement et sincèrement attachés au Congo, prêts à le servir. Ceci permettra la déchéance de la nationalité congolaise de ceux d’entre eux qui auront trahi le Congo par la suite.
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Nous exprimons ici notre disponibilité à aider le Congo notre pays à démontrer que, contrairement à ce qu’affirment les autorités rwandaises et leur population que c’est le Congo qui a perdu du territoire au profit du Rwanda et que le hutu et tutsi installés au Congo qui font cette fausse affirmation sont venus chez-nous comme des réfugiés et des immigrés comme peuvent l’attester la Belgique et l’ONU qui ont vécu cet événement. Les autorités congolaises ont l’obligation de nous protéger, nous et notre territoire. Nous exprimons notre opposition à toute entreprise destinée à nous détacher de notre pays, nous et notre territoire et affirmons ici notre détermination à nous défendre si d’aventure nos autorités et la communauté internationale, l’ONU et l’Union Africaine laissaient faire le Rwanda et ses ressortissants installés chez-nous se faisant ainsi leur complice conformément à notre constitution (voir les articles 63 et 64). Nous nous opposons à tout transfert par le Rwanda de sa population vers nos territoires au prétexte mensonger qu’elle est congolaise.
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Par ailleurs, nous demandons à la Belgique, notre puissance coloniale, de prendre le courage d’avouer clairement le statut des immigrés et réfugiés qu’elle avait amené ici chez nous depuis les années 1937.
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A la victoire du FPR en 1994, des nombreux tutsi sont rentrés au Rwanda, non pas pour s’y réfugier, mais pour s’y réinstaller en tant que citoyen rwandais. Le fait que les autorités rwandaises les aient installés dans des camps et que leur armée ait détruit toutes les archives du territoire de Masisi et celle relative au Kivu au Ministère de l’intérieur à Kinshasa, prouve bien que le Rwanda a planifié son action. Nous invitons ceux de hutu et tutsi, immigrés et réfugiés qui sont réellement attachés au Congo notre pays de refuser catégoriquement à continuer à se faire le relais de la politique suicidaire rwandaise dont la conséquence inévitable sera de provoquer leur rejet par les populations congolaises.
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Nous exprimons ici notre disponibilité de vivre avec ceux d’entre eux qui aspirent à la paix, à la cohabitation pacifique des peuples au respect des convenances sociales, et qui sont prêts à renoncer à l’ingratitude, au mensonge et à la tricherie qui caractérisent le comportement des valets des dirigeants de Kigali. Nous invitons certains de nos compatriotes originaires de toutes les provinces du Congo à cesser de se faire manipuler par les autorités de Kigali et leurs valets locaux. Nous exprimons ici notre refus catégorique à accepter une fois de plus la triste expérience que nous avons vécue sous le RCD où nous et nos populations avons été victimes d’assassinat, viol, vol et autres brimades de la part de l’armée rwandaise avec la complicité de nos compatriotes dont ils se sont séparés à la formation du gouvernement de transition. Tous le monde a remarqué qu’à cet instant là, les tutsi se sont taillés la grosse part du quota réservé au RCD avec un vice président, neuf généraux, des ministres et des vice-ministres, que les hutu n’ont reçu qu’un seul poste ministériel alors que toutes les autres communautés étaient oubliées. Nous sommes prêts à nous opposer à toute entreprise visant à nous faire revivre cette expérience. Nous exprimons notre opposition à toute action organisée à parti de chez nous et dont l’objectif serait de mettre en cause le processus électoral en cours ainsi que l’expérience démocratique que lés citoyens congolais ont salués.
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Nous invitons les membres de toutes les communautés réunis au sein de notre « Baraza la wazee » dont les Hutu et Tutsi, à joindre leurs efforts aux nôtres pour faire: triompher la démocratie, la paix, la cohabitation pacifique entre nos communautés.
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En ce qui concerne les revendications de Laurent NKUNDA et son CNDP, il s’agit ici d’un voleur criant au voleur. Après avoir massacré la population de Kisangani et Bukavu, violé leurs femmes et filles, pillé les biens de ses populations et détruit le tissus économique de ces deux provinces (Province Oriental et Sud-Kivu) en brûlant à son passage les boutiques, magasins et marchés ; Monsieur Laurent NKUNDA ne cesse pas avec son aventure meurtrière et d’envahir le territoire congolais dont Masisi, Walikale, Rutshuru, Nyiragongo et Goma.
Aussitôt installé à Masisi et Rutshuru en province du Nord-Kivu, comme d’habitude, Monsieur NKUNDA, non seulement il a tué, pillé et traumatisé jusqu’à ce jour la population qu’il prend en otage, mais aussi il crée une bande des terroristes constituée d’une grande partie par des étrangers dont lui-même et quelques aveugles nationaux. Cette organisation s’appelle le CNDP dont il se sert pour :
 Chasser la population autochtone de leurs champs et villages au profit de ses partisans étrangers soit disant réfugiés ;
 Brûler la population vive dans leurs villages disant qu’il poursuit les Interahamwe qu’il n’a pas pu poursuivi pendant le règne du RCD ;
 Rançonner les paisibles populations contraintes de vivre avec lui car pries en otage ;
Monter les populations les unes contre les autres faisant voir aux unes qu’elles sont recherchées par les autres pour les exterminer pour leur appartenance soit raciale ou tribale, il s’agit ici de véhiculer la haine tribale pour se tirer des profits personnels ;
S’ériger en chef de l’Etat dans une partie de notre pays (Nord-Kivu) en
Percevant des impôts et taxes ;
Hissant un drapeau de la République du Volcan en chantier par lui ;
Imposant un hymne en Kinyarwanda pour sa pseudo-république ;
Chassant les chefs administratifs, coutumiers et même sécuritaires au profit des hommes de son choix devant lui donner rapport et non plus au gouvernement ni local, ni central ;
Procédant au recrutement des hommes de troupes qui, en grande partie sont les enfants et mobilisés rwandais pour ne citer que ceux-là.
Pour dévier la vigilance de la communauté internationale, par vous et notre gouvernement, qu’il prend en témoin, Laurent NKUNDA ne cesse de vous écrire de manière menaçante comme il est de coutume pour tout rwandais qui se respecte ; vous faisant voir que lui et sa famille (tribu) sont hais et menacés de mort alors qu’en réalité c’est lui et son association de malfaiteurs le CNDP qui s’organisent pour exterminer le peuple qui les avaient accueillis alors que réfugiés et immigrés officiels et clandestins depuis 1959 à ce jour.
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Nous tenons par la même occasion à dénoncer et condamner l’attitude de certaines Agences de presse écrite qui se compromettent par des analyses partisanes de la situation sécuritaire et politique à l’Est du pays. Après avoir avalé l’hameçon irrésistible pour tout incivique au coté de Monsieur NKUNDA BATWARE dit MIHIGO ; Monsieur BELHAR MBUYI Editeur Directeur en chef du Journal ECHOS DES GRANDS-LACS n’a pas hésité à cracher sur sa propre Nation et ainsi la trahir devant NKUNDA. Dans son 12e numéro du vendredi 29 juin 2007, monsieur BELHAR MBUYI décide de dévoiler sa vraie image en s’inscrivant sur la liste des insurgés et ennemis de la démocratisation de notre pays. L’attitude de monsieur BELHAR ne rassure plus les congolais de l’accompagnement des médias pour la démocratisation en cours en RDC notre pays.
Vu l’expérience de ce monsieur et son âge, il devrait savoir qu’on n’a pas besoin d’être journaliste pour savoir que le travail noble journalistique ne se fait pas dans un quartier général d’une partie prenante pour X ou Y affaire, encore moins lorsqu’il s’agit d’une question aussi importante touchant la souveraineté d’un pays qui est le sien. Ne s’agit-il pas ici d’une trahison ? Peut-être qu’il a oublié les règles déontologiques de sa profession et dans ce cas le retour au bas de l’école s’impose pour lui.
Nous ne pouvons pas comprendre que Monsieur BELHAR peut minimiser le point de vue des milliers de congolais s’exprimant à travers leurs élus (députés nationaux), les traitant des animaux lorsqu’il dit : « Après avoir ruminé leur haine ethnique, et leur intolérance politique, un petit groupe de députés du Nord-Kivu réussissent, le 09 mars 2007 à pondre un document… ».
Leur demandant de porter uniforme et d’aller gagner le front à KITSHANGA, Monsieur BELHAR a oublié que la violence armée qu’il a choisi est réservée aux faibles d’esprit, mais encore que plus que jamais l’acquisition du pouvoir par la force en RDC est déjà bannie. A sa place, nous devrions avoir honte de nous, car il ne fait pas la fierté de la presse au Congo en faisant sa rédaction dans le quartier général de Monsieur Laurent NKUNDA qui du reste, est déjà non seulement radié des FARDC, mais aussi recherché pour les viols, pillages, assassinats et sa rébellion contre notre pays. Nous pouvons donc sans peur d’être contredit par qui que ce soit dire que monsieur DELHAR s’est trompé d’allié.
Excellence, nous ne pouvons pas ne pas exprimer notre indignation par rapport à l’utilisation abusive des concepts « extrémiste » et « tribaliste » contre nous et une bonne partie de l’opinion congolaise. Il s’agit ici de violer notre droit d’expression. Ce qui est étonnant est que Monsieur NKUNDA et compagnie, qui ne cessent de faire des luttes partisanes ne sont jamais traités ainsi, par contre, ils sont encouragés et préférés.
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Excellence, nous reconnaissons à votre représentant ici au Congo plusieurs mérites depuis son arrivée en RDC à la tête du CIAT et de la MONUC dont l’unification partielle de notre pays, l’organisation partielle des élections, le rétablissement partiel de l’autorité de l’Etat et le rétablissement de la paix dans une partie du pays à l’occurrence l’Ouest car jamais l’Est à cause de sa préférence à ce terroriste NKUNDA et sa bande.
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Cependant, votre silence par rapport au statut de monsieur Laurent NKUNDA et son entreprise nous fait croire que vous le soutenez de près ou de loin lui laissant continuer son aventure sur nos peuples.
En ce qu’on sache, parmi vos nobles missions à travers votre représentant spécial, la protection des populations civiles de tous les maux d’où qu’ils viendraient en est une, mais à voir la façon dont vous laisser-faire NKUNDA au lieu de le traduire en justice à l’instar de Thomas LUBANGA, on dirait que l’Est de la RDC et précisément le Sud et le Nord-Kivu ne valent rien à vos yeux.
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Lorsque nous voyons tous les moyens qui sont mis à votre disposition (les moyens diplomatiques, politiques, militaires) pour rétablir l’ordre dans ce pays, nous nous disons qu’il vous manque un peu de volonté pour soulager la population du Kivu en le débarrassant du phénomène Nkunda.
Notre gouvernement que vous avez la charge d’accompagner, n’a pas les mains propres dans l’affaire Nkunda, car même après avoir bénéficié du vote massif de la population de l’Est, il reste inerte avec un œil complice se dérobant ainsi de sa mission traditionnelle de sécuriser sa population. Nous l’avons vu envoyé certains de ses membres venir négocier avec Laurent NKUNDA à Masisi et même au Rwanda (Kigali) alors que recherché par lui. Ces négociations nous ont valu le mixage des troupes créé de toutes pièces favorisant Laurent NKUNDA au détriment du brassage qui est une disposition constitutionnelle.
Aussitôt mis en place, vous n’ignorez pas que ce mixage constitue un calvaire de la population, un le calvaire car c’est l’occasion pour Laurent NKUNDA et ses troupes de faire des règlements de comptes en opérant des enlèvements des populations civiles, en assassinant les uns et en torturant les autres. Bref, une insécurité grandissante et criante a vu le jour et ce sont tous vos efforts pour le rétablissement de la paix en RDC qui sont mis en cause.
Vous êtes d’accord avec nous, car à part Laurent NKUNDA lui-même, le gouvernement congolais, l’Assemblée national, la société civile, les observateurs tant nationaux qu’internationaux et la MONUC chapeautée par votre représentant spécial avaient tous reconnu l’hypothèque de la paix à l’est du pays par le mixage mis en place en faveur de NKUNDA.
Ceci nous amène à croire que NKUNDA n’agit pas seul, mais plutôt qu’il y a derrière lui tout un arsenal de sponsors nationaux et internationaux et même la MONUC qui est toujours témoin oculaire jours et nuits des actes ignobles que posent les animateurs du CNDP.
Nous constatons que, le CNDP contrairement à sa définition, à entendre ses revendications et à voir ses pratiques dans la partie sous son contrôle ; n’est qu’un groupement de combattants étrangers au service de certains métropoles étrangers et certains politiciens en mal de positionnement politique et surtout le Rwanda qui voudrait réaliser son rêve de régner sur l’Est de notre pays la RDC en encourageant la partition de ce dernier.
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Excellence Monsieur le secrétaire général, devriez-vous déjà savoir que les populations autochtones ne sont pas contentes ni d’accord avec l’aventure des pays voisins à travers monsieur NKUNDA et que tôt ou tard, nous finirons par nous prendre en charge, vous êtes prévenu ; vous êtes aussi témoin que le peuple congolais en général et celui de l’Est en particulier, est toujours pacifique et hospitalier. La culture génocidaire et celle de la guerre civile ne sont pas propres aux Congolais que nous sommes mais, nous craignos que cela nous soit obligé par le régime actuel de KIGALI (Rwanda) ne favorisant pas la cohabitation des peuples, si vous ne faites pas quelque chose à temps.
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Nous vous prions d’user de votre pouvoir pour éviter le pire au peuple congolais étant donné votre responsabilité en conduisant la plus importante mission de l’organisation des Nations Unies au monde (MONUC) à travers votre représentant spécial dans notre pays, car nous sommes déjà très frustrés de voir les étrangers (Rwandais et autres) régner sur nous en maîtres, il faut dire que c’est seulement dans notre pays où les étrangers continuent à s’imposer par tous les moyens sur les peuples qui leur ont accordé refuge. Ainsi nous vous prions de bien vouloir nous aider à rapatrier tous les réfugiés Hutu rwandais et les FDLR, mais aussi et surtout les militaires Tutsi rwandais et autres étrangers au coté de NKUNDA car tous font des exactions sur nous et nos peuples ; nous crayons que la situation similaire à celle de Kisangani nous arrive aussi au cas où les Hutu et Tutsi rwandais s’affrontent. Dans le cas contraire vous serez tenu responsable des dégâts sous toutes ses formes qu’ils commettent depuis leur arrivée jusqu’à ce jour.
 
Nous sommes aujourd’hui conscients de notre pauvreté imposée, de l’abandon dont nous sommes victime de la part de la communauté tant nationale qu’internationale, de l’instrumentalisation n de certains d’entre nous congolais, et de la division entretenue au sein de nous par les envahisseurs afin de nous exproprier nos terres, ressources et même notre appartenance à la nation congolaise.
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Mais il faille souligner que petit à petit nous prenons conscience des maux qui nous rongent et plus que jamais sommes décidés de nous prendre en charge si vous ne faites rien pour nous éviter de nous rendre justice. Les articles 63 et 64 de notre constitution de la troisième république nous profèrent les droits et devoirs de nous défendre et défendre notre pays en cas d’invasion comme c’est le cas aujourd’hui.
Ne nous mettez pas à l’épreuve car nos jeunes gens, organisés même sans moyens ni soutien quelconque, ont pu réussir à défier l’enfant préféré de la communauté internationale (NKUNDA) et jusqu’à présent sont prêt si nous les autorisons de poursuivre les groupes des malfaiteurs, nous disons le CNDP jusque chez eux au Rwanda.
Nous invitons la MONUC dont vous avez la commande à travers votre représentant spécial, d’aider le gouvernement congolais à mettre en néant ce complot qui menace la paix et l’intégrité territoriale de notre pays ainsi que le processus électoral en cours et la démocratisation en marche déjà petit à petit.
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Nous invitons aussi le Conseil de Sécurité à faire une mise en garde au gouvernement de Kigali(Rwanda) et l’amener à abandonner sa politique actuelle qui compromet la paix, la concorde et la cohabitation pacifique de nos peuples et toute la région des grands lacs. Et l’aider à mettre en place une politique basée sur l’exploitation rationnelle de ses ressources et non sur l’invasion des pays voisins et le pillage de leurs ressources qui compromettent la cohabitation de ses citoyens installés dans ces pays avec les populations qui les ont reçu.
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Nous ne pouvons pas ne pas dénoncer et condamner l’opération de Monsieur Nkunda en cours dans le territoire de Masisi (Ngungu, kichanga, kibabii et Mushaki) et Rutshuru, visant à pourchasser les jeunes intellectuels Hutu, Hunde, Tembo, Nande et autres citoyens encore actifs ayant refusé d’adhérer à sa bande de barbares.
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Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, nous sommes convaincus que vous n’étés pas de ceux la qui pensent que poser clairement son problème est ce qu’on appel extrémisme ou tribalisme. Nous terminons en vous demandant d’user de votre autorité pour faire échec au complot dont nous sommes victimes, nous, nos populations et nos terres dont les objectifs sont de remettre en cause l’intégrité de notre territoire national et dont les actions terroristes de Mr Laurent NKUNDA sont une illustration indiscutable. Sans quoi nous serons sourds à toute voix extérieure, à toute négociation comme on en est déjà bêtement habitué chez nous au pays.
Nous sommes disposés à vous aider dans votre lourde tâche.
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Pour la Communauté Hunde,
 .
Félicien LUANDA                                                       Albert KYAKWIRA                       
Secrétaire Exécutif                                                          Coordonnateur
 
CC :
– Au Conseil de Sécurité de l’ONU
– A Monsieur le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en RDC ;
– A Monsieur le représentant spécial de l’Union Européenne ;
– A Monsieur l’Ambassadeur des Etats Unis d’Amérique en RDC ;
– A Monsieur l’Ambassadeur de la Belgique en RDC ;
– A son Excellence Monsieur le président de l’Union Africaine à Accra/Ghana ;
– A Monsieur l’envoyé spécial du Royaume de Belgique pour la région des grands lacs ;
– A Monsieur le chef de bureau de la MONUC du Nord-Kivu
– A son Excellence Monsieur le président de la RDC ;
– A son excellence Monsieur le premier Ministre de la RDC ;
– A son excellence Monsieur le Ministre de l’intérieur sécurité et décentralisation de la RDC ;
– A son excellence Monsieur le Ministre des affaires extérieures et coopérations internationales de la RDC ;
– A l’honorable président de l’assemblée Nationale de la RDC ;
– A l’honorable président du sénat de la RDC ;
– A l’honorable président du groupe des parlementaires du Nord Kivu ;
– A l’honorable président du groupe des parlementaires du Sud-Kivu ;
– A son excellence Monsieur le gouverneur du Nord-Kivu ;
– A l’honorable président de l’assemblée du Nord-Kivu ;
– A son excellence Monsieur le gouverneur du Sud-Kivu ;
– A l’honorable président de l’Assemble du Sud-Kivu ;
– A Monsieur le président du BARAZA LA WAZEE du Nord-Kivu ;
– A Monsieur le président du CVR/Nord-Kivu ;
– A Monsieur Belhar MBUYI, Editeur-Directeur Général du journal ECHOS DES GRANDS-LACS
– A Monsieur Laurent KUNDABATWARE dit MIHIGHO                                                             
Mis en ligne par
Beni-Lubero Online

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