Les non-dit de la présence des 1400 étrangers en ville de Goma

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Les images sont non seulement impressionnantes, mais elles sont aussi inquiétantes.
C’est une marmaille ! Des femmes, des hommes et des enfants sont entassés sur un
terrain clôturé par des murs assez élevés. Ils ont été découverts par des curieux. Et du
coup la nouvelle s’est propagée rapidement dans toute la ville de Goma où se trouvent
ces étrangers. Ils sont là depuis quelques jours et les habitants de Goma, ni même le
Gouverneur la province du Nord-Kivu, M. Carly Nzanzu Kasivita (selon ses dires)
n’étaient au courant de leur présence. La crainte, l’inquiétude et la panique rythment alors
l’atmosphère de Goma…

Aux questions de journalistes, ces étrangers répondent qu’ils arrivent du Burundi, et
cherchent refuge en R.D.Congo. Ils se disent donc « réfugiés » sans pourtant passer par
les services frontaliers et n’ayant aucun statut de la part du HCR. Tout indique qu’ils se
sont plutôt infiltrés sur un terrain pourtant hautement militarisé… Si la R.D. Congo
demeure toujours un État souverain, comment est-il possible d’assister à ces genres de
scénarios ? On sait que la province du Nord-Kivu ne partage pas de frontière avec le
Burundi, mais plutôt avec le Rwanda et l’Ouganda. Il serait donc envisageable de penser
que ces étrangers arrivent plutôt de ces pays… Or, ces étrangers persistent et avancent
qu’ils sont burundais. S’ils le sont réellement, il doit y avoir une complicité entre ces
étrangers et les gouvernants du Nord-Kivu ou du moins ceux de la R.D.Congo. Seule la
complicité est à même d’expliquer leur infiltration sur le sol congolais. Sinon, qui sont-ils?

Qui les nourrit et les logent ?
Lorsqu’on les écoute, ces hommes, ces femmes et ces enfants ne nomment jamais les
personnes qui les soutiennent. Ils affirment plutôt et de manière répétitive, être en quête
de terres fertiles. Le discours est étonnamment identique à celui des égorgeurs qui
endeuillent le territoire de Beni. Tous affirment être en quête des terres fertiles dont la
plupart se situent en territoires de Beni-Lubero.
Ces indices sont significatifs pour tout observateur averti. Il ne s’agit même pas d’une
simple coïncidence entre la présence de ces étrangers et les massacres de Beni. Plus

d’une fois devant la presse les Fardc dans le bilan de leurs opérations à la presse les
Fardc déclarent que parmi des prétendus Adf arrêtés il y a des sujets burundais.
Par ailleurs, ces évènements arrivent quelques jours après l’arrestation en Ituri
d’un Monsieur que l’armée congolaise a présenté comme le cerveau moteur des
distributeurs des cartes d’électeurs aux prétendus ADF. Peut-être étaient-ils à
Goma en transit, en attendant de recevoir des cartes d’électeurs congolaises qui leur
permettraient de rejoindre les zones des massacres … Burundais ou pas, ces gens
Tout en remerciant le Gouvernement Congolais d’avoir décidé de les rapatrier chez
eux, le peuple demande que les complices soient arrêtés et déférés devant la Justice.
Parmi ces complices, il y a notamment les patrons de la sécurité et de l’immigration
de la province du Nord-Kivu et sans nul doute le propriétaire de la parcelle où ils
étaient cachés. Ne pas procéder à leur arrestation immédiate signifierait que le
Gouvernement Congolais est complice de l’occupation de notre pays. Car nous en
sommes convaincus qu’à partir d’eux, toute la chaîne des fossoyeurs de la
République sera dénichée. Par eux, la vraie identité de ces mercenaires sera
dévoilée.

La Rédaction

©Beni-Lubero Online.

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