Les Secrets de la crise congolaise ( Par Muhindo Mughanda)

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« L’arbre qui cache la forêt. Les secrets de la (nouvelle) crise en République Démocratique du Congo »
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Vient de paraître aux éditions Harmattan un nouveau livre de Muhindo Mughanda (Photo ci-contre) sur la nouvelle crise congolaise (http://www.editions-harmattan.fr/harmattan/pop_italia.asp#t7- ISBN 978-88-7892-124-5). Intitulé L’arbre qui cache la forêt, cet ouvrage veut souligner qu’on ne devrait pas être un grand géni pour dénicher les vrais auteurs du mal congolais. Le sous-titre, « Les secrets de la (nouvelle) crise en République Démocratique du Congo », n’est donc qu’ironique. Le choix de mettre entre parenthèse l’adjectif "nouvelle" va dans le même sens.
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Dans sa démarche l’auteur conjugue les modèles métaphoriques de l’arbre empruntée à la narrative, le modèle organistique enrichi pris de la sociologie de l’organisation et le modèle des niveaux d’analyse très utilisé dans la science politique contemporaine.
Le modèle métaphorique considère la crise congolaise à la trêve d’un arbre qui n’est tel que s’il a des racines (R), un tronc (T), des rameaux (Rm), les feuilles (F) et la sève (S).
Le modèle organistique enrichi appelé par l’auteur modèle super organistique considère que chaque organisation comprend souvent un intérêt (I), un super cerveau (SC), un cerveau (C), les bras (B), leurs actions (A) et les informations (I).
Le modèle des niveaux d’analyse qui, pour gérer l’incertitude liée à la complexité du politique, suggère de concentrer l’attention sur des «unités d’analyse». Selon l’extension du sens, il place les niveaux d’analyses sur un continuum dont les limites extrêmes sont respectivement le global et l’individuel. Il considère en outre qu’au milieu, il y a un nombre infini de possibilité d’unités et de niveaux d’analyse. Toutefois le Global (G), le régional (R), l’étatique (E), le paraétatique (PE) et l’individuel (In), sont les niveaux que l’auteur a considérés les plus pertinents au cas congolais pour des raisons qu’il fournit dans l’ouvrage.
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Pendant que les deux premiers modèles sont utilisés pour élaborer une sorte de phénoménologie du conflit congolais, le troisième permet d’identifier le niveau de sens le plus déterminant, et par conséquent le niveau sur lequel positionner la possibilité d’une solution effective au conflit qui ensanglante la République Démocratique du Congo.
L’analyse montre que, l’arbre qui cache la forêt de la (nouvelle) crise congolaise plonge ses racines principalement dans les intérêts des puissances anglo-saxonnes, qui sont aussi le super cerveau de ce scenario. Le tronc est composé des puissances régionales, notamment l’Ouganda, le Rwanda, qui sont aussi le cerveau des (nouveaux) conflits congolais. Enfin, les branches sont les différentes phases de la crise et les feuilles, les différents mouvements militaires qui représentent aussi les bras de la machine organisationnelle, appuyés par les puissances anglo-saxonnes. La sève de cet arbre est constituée des ressources minières de la RDC qui constituent tant l’intérêt que l’information. Tout cela se passe en République Démocratique du Congo, car en tant que terra nullius, elle constitue un terrain favorable aux crises de ce genre.
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Muhindo Mughanda
Italie
Beni-Lubero Online
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