L’habitat chez les Nande et le Phénomène “parcelle ya famille”

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La maison d’habitation dans la tradition Nande est un signe de maturité et de prospérité. Quand un jeune garçon demande à se marier, un des aspects que l’on regarde c’est l’habitat: A-t-il une maison? Et s’il a une maison, l’a-t-il lui-même construite, avec quelle savoir-faire?La maison tient-elle bien debout?  La famille de la fiancée s’intéresse elle aussi à cette question. Un garcon qui n’a pas de maison propre, et qui n’a pas de champ productif, se voit refuser la main des filles de la contrée. Dernièrement, les Nande ont ajouté d’autres aspects importants à cet habitat, à savoir, une toilette et un baignoir propres au garçon. Le Jeune garçon à l’âge de se marier ne doit plus aller à la même toilette que sa mère. Et une fois marié, il ne faut pas que la belle-fille aille à la même toilette que son beau-père ou sa belle-mère. Ces nouvelles exigences sont une invitation au jeune garçon devenu mature d’avoir sa propre parcelle, et si possible loin de ses parents, et d’être autonome. C’est cela la tradition nande. On ne se marie pas sous le toît de ses parents, ou chez son grand frère, etc. Cette tradition tend à se perdre dans les milieux urbains où les Nande habitent chez leurs parents jusqu’à un âge de grand-père (40 voir 50 ans). Le phénomène de “Parcelle Ya  Famille” est une nouveauté dans la tradition Nande et il est à décourager. La maison appartient à celui qui l’a construite. Si c’est papa et maman qui ont construit, la maison est à eux. Et les parents doivent écrire un testament qui atteste clairement à qui appartiendra la maison après leur mort. Ceci evitera aux frères et soeurs, mêlés aux cousins et cousines, tantes et oncles, de s’empoigner pour savoir à qui doit revenir la maison et la parcelle des parents. Tout Nande à l’âge de se marier doit avoir sa maison. C’est le premier signe de sa maturité, pas seulement au mariage, mais aussi à d’autres postes de responsabilité dans la vie publique. Un Grand professeur, un Grand homme d’Etat qui n’aurait pas de maison à soi, n’est pas mûr selon la tradition Nande. Aux prochaines élections présidentielles et législatives, tous les candidats aux postes aux différents niveaux du pouvoir, devraient passé ce test de l’habitat pour juger de leur maturité. Certains nous dirons que ce phenomène de Parcelle ya Famille est une conséquence de la crise qui sévit au pays depuis de décennies. Mais la crise à elle celle ne peut justifier ce phénomène “Parcelle ya famille”. Le jeune Nande doit savoir qu’avant tout, il doit songer à s’acheter une parcelle et à y constuire sa maison. Pour ceux qui vivent dans les villes ou l’habitat est cher, le jeune doit faire de l’épargne pour être en mesure de louer un appartement. Mais il ne faut pas être locataire toute la vie. La location doit être temporaire. Quand on vit chez autrui, voire chez ses parents on n’est pas encore prêt à se marier ou à assumer des fonctions sociales importantes. Que pensez-vous de mon point de vue sur le phenomène “Parcelle Ya famille”? La discussion est ouverte sur cette page de benilubero.com! Prochainement, nous parlerons des étapes de la construction d’une case et de l’architecture traditionnelle Nande. 

(Ir. Emma Matsoro, architecte , Architecture Traditionnelle Africaine, en sigle ATAF, Boston, USA. )    

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2 plusieurs commentaires

  1. Le fait que dans la culture nande, tout le monde de coutume doit avoir un toit dans sa parcelle a de conséquences bonnes et mauvaises. c’est-à-dire, être jugé immature par le fait de n’avoir pas encore une parcelle, retarde voire empêche un bon nombre d’homme d’entrer dans la vie conjugale. est-il que ce situation semble avantageuse, pour l’épanouissement des villes (Beni et Butembo) et, donne un sens de responsabilité au garçon qui veut s’engager, de surmonter la première des épreuves en tant future mari et père. Mais, tout cela est devenu possible du fait que le système d’appartement à plus de 10 ou 15 niveaux n’est pas encore observable dans les deux villes, où facilement on peut assister au tant de famille dans un seul bâtiment, comme dans les grandes villes.

  2. Le fait que dans la culture nande, tout le monde de coutume doit avoir un toit dans sa parcelle a de conséquences bonnes et mauvaises. c’est-à-dire, être jugé immature par le fait de n’avoir pas encore une parcelle, retarde voire empêche un bon nombre d’homme d’entrer dans la vie conjugale. est-il que ce situation semble avantageuse, pour l’épanouissement des villes (Beni et Butembo) et, donne un sens de responsabilité au garçon qui veut s’engager, de surmonter la première des épreuves en tant future mari et père. Mais, tout cela est devenu possible du fait que le système d’appartement à plus de 10 ou 15 niveaux n’est pas encore observable dans les deux villes, où facilement on peut assister au tant de famille dans un seul bâtiment, comme dans les grandes villes…

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