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L’illusion démocratique

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La démocratie a déjà cessé d’être une réalité. Les responsables des organisations qui exercent le pouvoir réel ne sont pas élus, et le public n’est pas informé de leurs décisions. 

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La marge d’action des états est de plus en plus réduite par des accords économiques internationaux pour lesquels les citoyens n’ont été ni consultés, ni informés. Tous ces traités élaborés ces cinq dernières années (GATT, OMC, AMI, NTM, NAFTA) visent un but unique: le transfert du pouvoir des états vers des organisations non-élues, au moyen d’un processus appelé “mondialisation”. Une suspension proclamée de la démocratie n’aurait pas manqué de provoquer . Les citoyens continuent à voter, mais leur vote a été vidé de tout contenu. Ils votent pour des responsables qui n’ont plus de pouvoir réel.Et c’est bien parce qu’il n’y a plus rien à décider que les programmes politiques de “droite” et de “gauche” en sont venus à tant se ressembler dans tous les pays occidentaux. 

Pour résumer, nous n’avons pas le choix du plat mais nous avons le choix de la sauce. Le plat s’appelle “nouvel esclavage”, avec sauce de droite pimentée ou sauce de gauche aigre-douce.

Le pouvoir a déjà changé de mains 

Les véritables maîtres du monde ne sont plus les gouvernements, mais les dirigeants de groupes multinationaux financiers ou industriels, et d’institutions internationales opaques (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC, banques centrales). Or ces dirigeants ne sont pas élus, malgré l’impact de leurs décisions sur la vie des populations. 

Le pouvoir de ces organisations s’exerce sur une dimension planétaire, alors que le pouvoir des états est limité à une dimension nationale. 

Par ailleurs, le poids des sociétés multinationales dans les flux financiers a depuis longtemps dépassé celui des états. 

A dimension transnationale, plus riches que les états, mais aussi principales sources de financement des partis politiques de toutes tendances et dans la plupart des pays, ces organisations sont de fait au dessus des lois et du pouvoir politique, au dessus de la démocratie. 

Voici une liste des chiffres d’affaires de certaines multinationales, comparés avec le PIB des états. Elle en dit long sur la puissance planétaire que ces sociétés sont en train d’acquérir. 

Une puissance toujours plus démesurée, du fait de l’accélération des fusions entre multinationales. 

Chiffres d’affaires ou PIB, en milliards de dollars 

Ø     General Motors 178,2 

Ø     Singapour 96,3 

Ø     Danemark 161,1 

Ø     Toyota 95,2 

Ø     Thaïlande 157,3 

Ø     Israel 92 

Ø     Ford 153,5 

Ø     General Electric 90,8 

Ø     Norvège 153,4 

Ø     Philippines 83,1 

Ø     Mitsui & Co 142,8 

Ø     IBM 78,5 

Ø     Pologne 135,7 

Ø     NTT 77 

Ø     Afrique du Sud 129,1 

Ø     Axa – UAP 76,9

Ø     Mitsubishi 129 

Ø     Egypte 75,2 

Ø     Royal Dutch Shell 128,1 

Ø     Chili 74,3 

Ø     Itoshu 126,7 

Ø     Irlande 72 

Ø     Arabie Saoudite 125,3 

Ø     Daimler-Benz 71,5 

Ø     Exxon (Esso) 122,4 

Ø     British Petroleum 71,2 

Ø     Wall Mart 119,3 

Ø     Venezuela 67,3 

Ø     Ford 100,1 

Ø     Groupe Volkswagen 65,3 

Ø     Grèce 119,1 

Ø     Nouvelle Zélande 65 

Ø     Finlande 116,2 

Ø     Unilever 43,7 

Ø     Marubeni 11,2 

Ø     Pakistan 41,9 

Ø     Sumimoto 109,3 

Ø     Nestle 38,4 

Ø     Malaisie 97,5 

Ø     Sony 34,4 

Ø     Portugal 97,4 

Ø     Egypte   33,5 

Ø     Singapour 96,3 

Ø     Nigeria 29,6 

v     Ensemble des 5 plus grandes firmes 526,1 

v     Proche-Orient et Afrique du Nord 454,5 

v     Asie du Sud 297,4 

v     Afrique Sub-Saharienne 269,9 

Chiffres 1999, sauf les chiffres en italique qui datent de 1992 

Sources: Banque Mondiale (World Development Repport 1998-1999), Forbes, The Nation, Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social (States of Disarray, Genève, 1995), Courrier International, Le Monde Diplomatique. 

Stratégies et objectifs pour le contrôle du monde 

Les responsables du pouvoir économique sont quasiment tous issus du même monde, des mêmes milieux sociaux. Ils se connaissent, se rencontrent, partagent les mêmes vues et les mêmes intérêts. 

Ils partagent donc tout naturellement la même vision de ce que devrait être le monde idéal futur. 

Il est dès lors naturel qu’ils s’accordent sur une stratégie et synchronisent leurs actions respectives vers des objectifs communs, en induisant des situations économiques favorables à la réalisation de leurs objectifs, à savoir: 

Affaiblissement des états et du pouvoir politique. Déréglementation. Privatisation des services publics. 

Désengagement total des états de l’économie, y compris des secteurs de l’éducation, de la recherche, et à terme de la police et de l’armée, destinés à devenir des secteurs exploitables par des entreprises privées. 

Endettement des états au moyen de la corruption, des travaux publics inutiles, des subventions données aux entreprises sans contrepartie, ou des dépenses militaires. Lorsqu’une montagne de dettes a été accumulée, les gouvernements sont contraints aux privatisations et au démantèlement des services publics. Plus un gouvernement est sous le contrôle des “Maîtres du Monde”, et plus il fait augmenter la dette de son pays. 

Précarisation des emplois et maintien d’un niveau de chômage élevé, entretenu grâce aux délocalisations et à la mondialisation du marché du travail. Ceci accroît la pression économique sur les salariés, qui sont alors prêts à accepter n’importe quel salaire ou conditions de travail. 

Réduction des aides sociales, pour accroître la motivation du chômeur à accepter n’importe quel travail à n’importe quel salaire. Des aides sociales trop élevées empêchent le chômage de faire pression efficacement sur le marché du travail. 

Empêcher la montée des revendications salariales dans le Tiers-Monde, en y maintenant des régimes totalitaires ou corrompus. Si les travailleurs du Tiers Monde étaient mieux rémunérés, cela briserait le principe même des délocalisations et du levier qu’elles exercent sur le marché du travail et la société en occident. Ceci est donc un verrou stratégique essentiel qui doit être préservé à tout prix. La fameuse “crise asiatique” de 1998 a été déclenchée dans le but de préserver ce verrou. 

Les attributs du pouvoir 

Les organisations multinationales privées se dotent progressivement de tous les attributs de la puissance des états: réseaux de communication, satellites (2), services de renseignements, fichiers sur les individus (3), institutions judiciaires (établies par l’OMC et l’AMI, accord grâce auquel une multinationale pourra traîner un état devant une cours de justice internationale spéciale). 

L’étape suivante -et ultime- pour ces organisations sera d’obtenir la part de pouvoir militaire et policier qui correspond à leur nouvelle puissance, en créant leurs propres forces armées, car les armées et polices nationales ne sont pas adaptées à la défense de leurs intérêts dans le monde. 

A terme, les armées sont appelées à devenir des entreprises privées, des prestataires de services travaillant sous contrat avec les états, aussi bien qu’avec n’importe quel client privé capable de payer leurs services. Mais à l’étape ultime du plan, ces armées privées serviront les intérêts des grandes multinationales, et attaqueront les états qui ne se plieront pas aux règles du nouvel ordre économique. 

En attendant, ce rôle est assumé par l’armée des Etats-Unis, le pays le mieux contrôlé par les multinationales. 

Pour découvrir comment nous sommes devenus les esclaves de ses vampires, analysons très profondément les interventions des milices ci-après: Africom, Eufor, ONU sous Monusco, Onuci et choses semblable et réaliserons qu’il faut à tout les peuples opprimés du monde de se lever comme UN contre cette bande des criminels réputés mondial. 

Source Internet: www.syti.net 

©Beni-Lubero Online 

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